Archives de tags | impressions

Mon expérience de modèle vivant au C.É.G.E.P. de Drummondville

IMG_20190406_182710

Mon expérience de modèle vivant au C.É.G.E.P. de Drummondville

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_081753Je profite de cette journée pour partager avec vous quelques mots de mon expérience de modèle vivant, nu intégral, vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville jeudi le 4 avril 2019. Une expérience qui m’a permis de renouer avec l’une de mes passions, en y incluant la poésie, la photographie et le cinéma, qui rendent ma vie agréable. Qui plus est ! Ce que j’y ai vécu m’a fait reprendre conscience jusqu’à tel point notre jeunesse est belle, formidable et ne demande qu’à se développer au maximum de son potentiel.

Comme à mon habitude, j’arrive toujours la veille dans la ville où doit avoir lieu la séance de modèle nu. Trois facteurs incitatifs me dictent d’agir de cette façon. En premier lieu, prendre le pouls de la ville où je vivrai quelques temps. Que s’en dégage-t-il ? Quelles en sont mes impressions ? Que puis-je bien y trouver d’inspirant dans la réalisation de mes poses futures ? Ce sont là des questions d’importance aléatoire puisque tout peut basculer en un clin d’œil.

En second lieu, réaliser une petite visite surprise dans l’établissementIMG_20190404_145741_468 même où aura lieu la journée de ladite séance. Ceci est pour un double objectif ; savoir à qui j’aurais à faire lors de la séance et me donner une petite idée de ce qu’il serait le plus utile pour rendre l’expérience réellement profitable entre d’une part, votre humble serviteur et d’autre part, le public concerné. Le choix de mes poses doit toujours tenir-compte de l’âge et du niveau artistique des personnes présentes ainsi que des attentes de mon hôte pour cette occasion. Est-il utile de vous rappeler que de s’imprimer des lieux favorise une approche globale de ce que je peux offrir ? Ceci constitue sans aucun doute une aide indéniable dans la visualisation pour la séance prévue pour le lendemain.

IMG_20190405_005219_907En dernier lieu, je vous dirai de me permettre de prendre le temps de prendre mon temps. En effet, un modèle vivant est avant toute chose un être vivant. Faire la rencontre avec des gens de l’endroit, savourer des plats préparés dans un bon restaurant, avoir la chance de tomber en amour pour un court instant avec une jolie dame et se promener au grand air ainsi que de dormir dans un bon lit douillet font parti de mon rituel de préparation. Vivre, ce n’est point exister. Vivre, s’est s’imprégner de la dynamique tant de l’espace que celle du temps. C’est-à-dire tout simplement s’approprier tout ce qui entoure son être. Ce qui est diamétralement opposé au fait d’exister puisque cet être ne fait que subir ce qui l’entoure.

Une fois que toutes ces étapes de la reconnaissance des lieux ont été effectuées et après avoir passé une bonne nuit dans le confort d’un lit douillet, suivi d’un copieux petit-déjeuner, je me dirige à l’établissement où aura lieu la journée des séances de nudité artistique. Là encore, rien n’est laissé au hasard. Une rencontre avec la professeure est nécessaire afin de finaliser notre entente sans oublier d’apposer nos signatures sur le contrat rendant celui-ci officiellement légal.

Ici, ce qui m’a ravi c’est la chance d’avoir pu me présenter aux étudiantes de chacun des deux groupes avec lesquels je travaillerai. Bien qu’elle ait été sommaire, ladite présentation m’a permis d’émettre deux énoncés à la fois clairs et précis. Primo, que ma nudité en ces lieux devait être perçue sur un angle strictement académique. Autrement dit, j’étais leur instrument pour un moment précis dans le cadre de leur formation collégiale. Et, secundo, de ne jamais se sentir gênée de me faire part de leur opinion avenant le cas où une pose pourrait susciter un malaise quelconque au cours de ma prestation. En résumé, j’étais là dans un strict souci d’aide.

Une fois que la glace fut brisée et que la professeure ait donné sesIMG_20190404_134757 directives, les poses nues purent débuter allant des plus ordinaires jusqu’aux plus recherchées. Il va de soi que les premières étaient davantage appropriées pour la réalisation de croquis, très utiles pour réchauffer leurs mains ankylosées par des heures d’inactivité, alors que les secondes étaient plutôt réservées une fois qu’elles furent sorties de leur torpeur. Ici, bien faire les choses, c’est avant tout d’y aller de manière progressive. Il est à noter que j’adopte une telle procédure à chacune des séances où ma présence est requise. Pour ce qui est de la période de repos, j’en profite pour vaquer à diverses occupations. Ceci peut être de discuter avec certaines des étudiantes présentes en ces lieux, en faisant attention de ne jamais m’imposer, de prendre connaissance du niveau de satisfaction de la professeure et, le cas échant, d’apporter certaines corrections aux choix de mes poses et, enfin, tout simplement m’isoler dans ma loge le temps de me reposer jusqu’à la reprise du cours.

Quelques éléments importants doivent être mentionnés dans ceIMG_20190404_144545 présente article. Tout d’abord, que le respect du droit à l’image des étudiantes a été au cœur même de chacune des photos prises tout au long des deux séances de nudité artistique. C’est pourquoi vous ne verrez jamais les étudiantes faces à la caméra, et ce dans un souci de conserver l’entièreté de leur anonymat. Ensuite, les photos ont été prises à la demande de votre humble serviteur afin de rendre mon blogue artistique le plus diversifié possible. Enfin, rien n’a été fait sans l’accord explicite des parties concernées, c’est-à-dire la professeure, ses étudiantes et votre humble serviteur. Ceci démontre sans aucun doute tout le professionnalisme que je mets dans la réalisation de ce blogue pour votre plaisir et le mien.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une journée vraiment pas comme les autres

IMG_20170902_071513_877

 

Une journée vraiment pas comme les autres

 

Une journée vraiment pas comme les autres

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien durant votre weekend. Ici, au Canada, c’est le long congé de la fête du travail. Comme vous l’avez sans doute deviné, nous calquons souvent nos journées fériées sur celles des Etats-Unis puisque d’une part, nos relations commerciales et économiques sont intimement liées avec ce qui a lieu chez Oncle Sam et que, d’autre part, notre histoire est tout simplement imbriquée avec celui de notre voisin immédiat. N’oublions pas que nous avons également en commun la frontière la plus longue au monde. Pas étonnant qu’un vieil adage affirme ceci ;  » Les Etats-Unis ont la grippe mais c’est le Canada qui éternue. « 

857518Qu’à cela ne tienne, je vous parle dans ce présent article de ma dernière expérience vécue durant mon bref séjour dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal. Une expérience axée sur un domaine en parallèle avec celui de modèle nu et qui pourtant, croyez-moi sur parole, n’a strictement rien en commun. C’est bel et bien deux visions de la nudité opposées l’une à l’autre. Ce qui ne m’empêche pas, comme bien d’autres modèles nus tant masculins que féminins, d’être un sujet d’études ou de performance pour toute personne qui oeuvre dans le monde de la nudité artistique. Mon expérience avec la charmante Pénélope vécue jadis dans une chambre d’hôtel en plein cœur du centre-ville de Montréal est sans contredit la plus belle preuve que l’on peut en certaines occasions outrepasser l’art stricte de la nudité artistique en lui donnant un cachet purement érotique sans pour autant verser dans la vulgarité. L’exposition intitulée  » Festival d’art érotique de Montréal  » est sans contredit un incontournable à voir absolument dans le futur pour toute personne oeuvrant dans le monde du nu artistique et/ou érotique.

C’est ainsi, pour en revenir à cette journée exceptionnelle, que j’aiIMG_20170902_094553_687 décidé de visiter, et ce en en deux temps, une exposition axée sur l’art érotique. Qu’attend-t-on par érotisme ? Que pouvons-nous y découvrir sous le regard des auteurs ? Que pouvons-nous y percevoir avec nos sens ? Que voulons-nous y toucher avec nos propres yeux afin de se faire une idée, certes approximative, de l’évolution de l’érotisme au cours des âges ? Fait amusant, l’un des responsables de cette exposition m’a dit en référence avec ladite évolution que « chaque société a fait sa propre découverte, autrement dit redécouvre à sa façon, de la sexualité selon les critères propres au temps qui lui était alloué. » Bref, la nudité érotique est, à l’instar de la nudité artistique, tributaire de la société dans laquelle elle existe. Dis-moi comment tu vois ta nudité et ta sexualité, il y aura de fortes chances que je te dis dans telle époque tu vis. « 

IMG_20170902_071642_929Bref, j’ai passé toute la journée de ce vendredi à Montréal afin de mieux apprécier l’ensemble des oeuvres qui y étaient présentées. Toutefois, il m’est impératif de vous informer que ladite journée s’est déroulée en deux temps bien distinctes. En premier lieu, une bonne partie de mon après-midi fut consacrée à prendre le pouls des oeuvres choisies pour cette occasion. Que pouvais-je bien y trouver et dans quelle ordre ? Quels étaient les sous-thèmes liés à l’érotisme ? Étaient-ce le sadisme ou le masochisme ? Étaient-ce plutôt le fétichisme ou encore une vision plus perverse de la sexualité, voire le côté sombre qui réside, sans aucune exception possible, en chacun d’entre nous ? Je vous répondrai, et ce avec un plaisir à la fois coupable mais tellement délectable, que j’y ai retrouvé à peu près de tout. En second lieu, je suis retourné sur les lieux, un peu comme le ferait un pervert pour se délecter de voir les badauds être à la fois scandalisés et curieux face à une quelconque perversion aussi odieuse puisse-t-elle être, à l’occasion d’une double projection de films, sous formats de bobines, qui passèrent jadis de mains à mains afin d’éviter la censure au sein d’une Amérique puritaine. God bless America !

Quelles sont mes impressions d’une telle exposition ? Je vous répondsIMG_20170902_094842_736 en développant ces trois aspects précis et qui sont l’originalité de ladite exposition, la beauté des oeuvres exposées et  des thématiques inhérentes dans chacune des salles dédiées à cette exposition. Je dois dire à mon grand regret, et même si il m’est aisé de comprendre l’importance de préserver les droits d’auteurs, qu’il m’a été dans l’impossibilité de prendre des clichés de manière directe des oeuvres. Ce qui ne m’a guère empêché de réaliser soit des prises de vue d’ensemble ou encore des gros plans de certaines parties des oeuvres afin d’éviter tout manquement professionnel à l’égard des artistes qui ont participé à une telle exposition.

En ce qui concerne l’originalité d’une telle exposition, force m’est de constater qu’elle ne manque pas de panache. En effet, tout y est réalisé pour permettre aux nombreux visiteurs tant de sexe masculin que de sexe féminin de se sentir véritablement à l’aise en parcourant les cinq salles. Celles-ci ont d’ailleurs la particularité de monter d’un cran dans le degré, est-ce le bon terme à utiliser ?, de perversion sexuelle. Par exemple, la douceur de la licorne y est présentée à l’entrée alors que  la salle dédiée au sadomasochisme se trouve bien loin. Enfin, c’est là mon humble impression. Comme disent si bien les Suisses ;  » je dis çà ou je ne dis rien. »

IMG_20170902_094729_207Pour ce qui est de la beauté des oeuvres, elle y est présente en chacune d’entre elles. Tantôt, on y voit des oeuvres à caractères plutôt classiques et d’autrefois, la liberté de création se trouve accrue de manière, si j’ose m’exprimer ainsi, exponentielle. Chose étrange, et Dieu merci je ne suis pas le seul à avoir remarqué un certain élément, la présence d’oeuvres où le sexe masculin est présenté dans toute sa splendeur est quasi absente. Ce qui n’a guère exclu la chance incroyable de déceler quelques oeuvres dignes de mention parmi les créations exposées. Je pense notamment à une oeuvre précise où l’artiste semble s’être inspiré de l’image du bouc de Lucifer pour le réaliser. Qui plus est le phallus y est présenté avec grand soin.

Finalement, la thématiqueIMG_20170902_095000_017 des salles est aussi un élément qui a rendu ma visité tout à fait agréable. Que de richesses artistiques ! Que de créations aussi fantastiques les unes que les autres ! Quelle variété dans les oeuvres choisies !  D’ailleurs, et c’est là une preuve que la sexualité peut devenir une source incroyable d’inspiration, tout objet semble pouvoir devenir une interprétation d’une sexualité plus ou moins débridée ou tout simplement, disons-le avec honnêteté, hors normes ou encore sortie des sentiers battus. Autre preuve que la sexualité est à la base de nombreuses interrogations à la fois d’ordre morale et d’ordre de l’éthique non seulement propres à chaque époque mais aussi à chacun d’entre nous. En passant, je me suis quelque peu amusé en m’imaginant voir Sigmund Freud analyser chacune de ces oeuvres en essayant de comprendre le fonctionnement de pensées de leurs auteurs lors de leurs créations et, pourquoi pas ?, des réactions des personnes présentes à cette exposition. Bien évidemment votre humble serviteur ne fait pas exception à la règle.

IMG_20170902_065924_583En résumé, il est vrai que cette journée est loin d’être comme les autres. En effet, partir de Québec en autocar pour assister à une telle exposition et revenir dans la nuit relève d’une véritable passion pour la nudité sous toutes ses formes. Certes, j’y ai trouvé de véritables chefs-d’oeuvres dignes de mention. J’y ai aussi fait la rencontre de personnes réellement uniques dans leurs façons d’aborder et, par ricochet de vivre leurs sexualité et d’affronter leur nudité. Mais au-delà ces faits, le plus important c’est de constater jusqu’à tel point les libertés de conscience, d’expression et de circulation constituent le fondement d’une véritable société libre et démocratique. Qui plus est ! Sexualité et liberté vont de pairs dans les méandres de l’histoire.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada