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Essentiel

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Photo par Phylactère

 

Essentiel

Combien de fois perdons-nous notre temps ? 

Combien de pas avons-nous gaspillés par moment ? 

À tant essayer de plaire, de satisfaire et de tout faire ? 

Pour se rendre compte que nous vivons alors un enfer ?

 

Pourtant, personne ne prendra notre place, 

Dans notre cercueil qui sera loin d’être un palace. 

Le moment où pour nous sonnera le glas, 

Et que la grande faucheuse vers nous avancera.

 

Ceci dit, ceci écrit, mes tendres amis, 

Après avoir longtemps réfléchi, 

Sur le sens véritable de nos vies, 

Que nous soyons grands ou petits.

 

Certes, je ne suis pas un sage d’Athènes, 

Ni à la recherche de la belle Hélène, 

Encore moins un prêtre de Sion, 

Qui prie ce Dieu avec le sacré Nom.

 

Mais s’il y a une vérité que j’ai apprise, 

Et qui peut vous éviter bien des surprises, 

C’est en tout temps d’aller vers l’essentiel, 

Et de seulement être authentique sous le ciel.

 

Éloignez-vous des gens à la parole facile, 

Qui vous sourient avec à la main une faucille, 

Détournez-vous des gens qui vous promettent, 

Mers et mondes mais qu’en la Géhenne ils vous y mettent.

 

Allez vers l’essentiel dans ce que vous faites, 

Restez essentiels comme vous l’êtes, 

Car vous savez au fond de vous. 

Que belles paroles rendent fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Se dévoiler, c’est …

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Sarah, enceinte de 6 mois. Crayon pastel sur mylar. Par Nicole Boileau de Montréal

 

Se dévoiler, c’est…

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous? Que se passe-t-il de bon dans vos vies et quels sont vos projets pour la saison estivale qui annonce sa venue dans les prochains jours? Pour ma part, tout baigne dans l’huile. En effet, quelques projets de nudité artistique se pointent à l’horizon dans le cadre de mes activités estivales sans omettre ma passion pour le Baseball. En effet, j’adore ce sport même si c’est loin d’être un sport de rapidité tel que le hockey. Cependant, je reconnais que la logique y a une place prépondérante dans le bon déroulement d’un match.

Il va de soi que mes recherches de dessins, de photographies ou bien de tout support artistique où la nudité est au premier plan se poursuivent de plus bel. C’est ainsi qu’au fil de mes nombreuses investigations, je découvre de véritables petits chefs-d’œuvres dignes de mention. Parmi lesdites découvertes certaines m’interpellent au plus profond de moi. Souvent, je me pose ces questions : « Que peut bien vouloir dire un tel dessin? Quels sont les motifs de l’auteur? Pourquoi suis-je si perturbé par tel ou tel dessin? Pourquoi me vient-il chercher? » À vrai dire, c’est l’aspect humain tant chez l’artiste que chez le modèle qui attire mon attention. Avouons-le! Être modèle nu n’est pas donné à tout le monde. Se donner pleinement et librement face à une tierce-personne qui transpose sur une toile sa fragilité exprimée par la nudité est presque un exploit.

Un exploit qui épouse une pudeur insoupçonnée entre les parties concernées. Se dévoiler, c’est enlever le voile qui recouvre tant le corps que son âme. Laissant apparaître la noblesse de l’être humain dans les moindres parcelles de son intimité. Se dévoiler, c’est accepter d’être authentique en évitant une quelconque forme de vulgarité. Se dévoiler, c’est être capable de porter la vie en soi tout en étant un témoin privilégié au confond de l’univers. Se dévoiler, c’est transmettre le message suivant : Par ma nudité, je suis vivant et je lègue ma vie aux générations futures. Un tel message peut être interprété de manière symbolique ou encore être perçue de manière réelle tel que le dessin réalisé par madame Nicole Boileau.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Comme un chat au réveil

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Magnifique dessin par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

Comme un chat au réveil

 

Comme un chat au réveil
Qui dormait et pourtant veille
Car le modèle ne dort pas il pense
Il rêve à des contes à de la romance.

 


Il ne bouge pas à peine s’il respire
À la limite à peine s’il transpire
Bras étendus et souriant
Devant vous gaiement.

 

Heureux d’être là et entièrement nu
Simplement pour le plaisir d’être venu
Est-ce possible d’être authentique dans cette époque ?
Où tout le monde vous juge et qui de vous se moque.

 

Comme un chat qui allègrement ronronne
Sous les caresses de sa maîtresse si bonne
Caresses qui se transforment sous les pinceaux sur les toiles
Il attend le bon moment où en son âme il mettra toutes les voiles.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

À l’ombre de moi-même

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Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

« À l’ombre de moi-même »  

Réalisation de Eri Kel de la France

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.

Un des aspects les plus curieux d’une séance de nudité artistique se rapporte à l’expérience unique pour le modèle vivant de se retrouver seul face à lui-même. En effet, peu importe le nombre de participants présents à l’atelier, peu importe le niveau académique des étudiants et des étudiantes en arts, le modèle nu vit pleinement une solitude. Personnellement, je qualifierais celle-ci de « solitude intemporelle » puisqu’en effet, la notion même d’espace-temps semble être suspendue.

Tout autour de soi existe sous une autre forme. Les regards, les coups de pinceaux ou de crayons sur le papier vierge, la masculinité susceptible de s’extérioriser sans crainte ni fausse-pudeur, une féminité assumée et pleinement vécue, rien de tout çà ne peut se vivre, s’expérimenter, voire s’intérioriser, en dehors d’une telle séance. Être authentique parce que l’on est  simplement à l’ombre de soi-même, … de moi-même.

Merci de m’avoir lu. 

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Réflexion pour ce samedi

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Réflexion pour ce samedi

« Soyez qui vous êtes car c’est tellement plus difficile d’être un autre. »

RollandJr St-Gelais de Québec

Savoir se donner

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Savoir se donner

(En reprise)

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine s’est bien passée. Pour ma part, tout va bien même si quelques petites situations fort désagréables m’arrivent ces derniers jours. Quoiqu’il en soit, je garde le cap sur la voie du beau, du bien et du bon en mettant de côté les choses futiles de la vie. Est-ce là une réflexion sur mon expérience personnelle face à mon destin ? C’est fort possible.

Cependant le fait de vivre mes séances de nudité artistique, sans omettre la composition de mes poèmes et la réalisation de photos prises au cours desdites séances ou bien selon les circonstances qui s’y prêtent, constitue sans aucun doute une source de plaisir qui permet à votre humble serviteur de faire confiance à la vie. Or, faire confiance à la vie c’est aussi savoir se donner dans ce que l’on fait et, sous un autre ordre d’idées, se donner à ceux et à celles que nous rencontrons dans la vie. Attention ! Je ne dis pas se donner aveuglément, mais d’adapter notre don de soi aux contextes qui lui sont rattachés. Et vous savez aussi bien que moi que les contextes peuvent apparaître, un peu à l’image des grains de sable sur la plage, quasi infinis.

Pour ce qui du don de soi lors d’une séance de nudité artistique, je dois avouer que plusieurs éléments y sont d’une importance capitale. Pour alléger le présent article, j’ai décidé après mûres réflexions, de circonscrire ces éléments au nombre de trois. Trois éléments qui étrangement ont été inspirés de la doctrine fondamentale de la foi chrétienne à savoir la sainte trinité. Trois éléments à la fois indépendants et différents l’un de l’autre mais dont d’autres objets de réflexion viennent les enrichir. Vous conviendrez qu’une telle présentation ressemble de près à un cours de théologie. Il ne faut pas s’en étonner puisque l’une de mes quatre formations universitaires est justement … la théologie chrétienne, notamment catholique, au sein de l’université Laval de Québec.

Tout d’abord, se donner c’est avant tout chose … être authentique, c’est à dire être vrai en chaque instant des poses choisies, analysées et choisies devant un groupe. Par exemple, le fait d’être un homme ne pourra jamais être camouflé d’une manière ou d’une autre pour la simple raison que je suis totalement nu avec tout ce que cela inclut dans la masculinité et même, en certaines occasions la virilité. Ici, le sens professionnel est d’une rigueur absolue.

Ensuite, me donner implique la capacité d’accepter que l’autre soit aussi authentique dans sa vision de mon corps, de mes forces et de mes faiblesses et d’y trouver des richesses jusque-là insoupçonnées. Cela peut quelques fois m’étonner mais aussi, bien que cela soit rarissime, me choquer. Bref, je ne peux en aucun temps condamner l’autre sur sa vision puisqu’il en est l’unique propriétaire et, fait à retenir, je lui ai donné librement accès à mon corps nu. Autrement dit, vous êtes responsable de ce que vous y voyez avec vos yeux alors que je suis responsable de ce que je présente. Un point, c’est tout.

Enfin, se donner c’est de prendre conscience que l’on ne pourra en aucun temps revenir en arrière une fois l’oeuvre réalisée. Ce qui est fait l’a été une fois pour toutes. Le plomb qui a servi à dessiner ne pourra pas être extrait du papier ayant servi à supporter dans le temps le personnage sur le tableau. Ce qui est d’autant plus le cas une fois l’oeuvre signée par l’auteur. Ici, l’acceptation du fait accompli est une preuve de maturité tant chez le modèle nu que chez l’artiste. Une maturité qui se construit au fil du temps, des nombreuses séances et des partages entre les personnes concernées. À titre d’exemple, je suis toujours quelque peu étonné lorsque je regarde l’oeuvre qui est présentée ci-dessus car, bien que l’artiste en herbe a voulu bien faire en réalisant son dessin. Il a simplement perçu mon corps, ma nudité et ma situation physique, avouons-le peu commune, selon ses perceptions de ces réalités. Plusieurs de mes amis et connaissances y ont vu un corps alors que d’autres, votre humble serviteur inclus, y ont découvert totalement autre chose.

En résumé, se donner est subséquemment une question de don et de se don-né , voir ici naître aux yeux de l’autre, et d’éternité. On se donne librement pour renaître sous des formes souvent au diapason de ce qu’on s’est construit de notre propre image corporelle. On se donne aussi pour permettre, sait-on jamais, aux générations suivantes de connaître une partie, souvent minime, de soi. Qui plus est! Une telle partie a pris forme dans la formulation de la réalité d’un artiste professionnel ou amateur. Trois éléments indépendants mais tellement complémentaires qu’ils forment une seule entité.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Être authentique

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Être authentique 

Bonjour,

J’ai eu la chance inouïe en ce samedi 26 novembre 2016 d’avoir contribué à une new-image2expérience à la fois peu commune et extraordinaire proposée par monsieur Simon Douville de Québec. Simon est un étudiant en création littéraire à l’Université Laval de Québec et il étudie également dans le domaine de la photographie depuis quelques temps déjà. Homme au grand cœur et au talent formidable tant en littérature qu’en photographie, sa vision des arts est également des plus intéressantes. Vous avez sans aucun doute deviné que ces caractéristiques ont été des facteurs incitatifs qui m’ont amené à acquiescer à sa demande de collaboration. Et vous avez bien raison.

Au cours de sa formation dans le domaine de la photo, l’idée de photographier des gens ayant un corps atypique, pour reprendre un terme qui est souvent utilisé pour désigner ce qui n’est pas conforme aux critères liés à la normalité, lui est venue à l’esprit. Photographier afin de démontrer que la beauté peut se trouver au sein même de ces corps souvent meurtris mais qui possèdent une histoire de vie dont peu d’entre nous auront peut-être le courage d’affronter. Simon a donc eu l’amabilité de m’inviter à participer à son projet, surtout après avoir entendu parler maintes et maintes fois de mon expérience dans le domaine de la nudité artistique. Ce fut avec un plaisir immense que j’ai accepté sa proposition afin de lui venir en aide dans son projet d’études, surtout après avoir appris que plusieurs hommes avaient refusé de participer.

new-image3Pour ma part, ce fut un exercice vraiment formidable d’avoir pu poser entièrement nu sous l’œil attentif de Simon Douville. D’ailleurs, la seule condition que je lui avais imposée a été de justement réaliser une séance de nudité artistique lors de notre rencontre. Pourquoi donc me direz-vous ? Justement c’est dans la nudité, en l’occurrence la mienne, que je me sens réellement authentique. Une nudité où mon corps peut s’exprimer à la fois dans une liberté absolue et un laisser-aller total. Croyez-moi sur parole ! Il m’a été fort aisé de réaliser une prestation en la présence de Simon Douville. Son respect envers moi, sa belle humeur et sa recherche de l’excellence m’ont prouvé hors de tout doute le grand sérieux dans la réalisation de son projet.

Oui, j’ai adoré poser nu devant l’œil de Simon Douville. J’ai adoré tout simplement new-image4parce qu’il possède tout le potentiel pour devenir un photographe hors-pairs. Il a été ouvert à mes propositions de prendre telles ou telles poses nues, même si certaines d’entre elles allèrent très loin en ce qui concerne les postures. Ne dit-on pas qu’on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs ? Je lui ai donc offert mon plein potentiel à l’occasion de cette séance, et ce sans aucune crainte. Autrement dit, j’ai été tout à fait authentique tant dans mon approche des postures que de ma personne tout entière. Je lui ai donné le meilleur de moi-même et il en a fait autant. Oui, j’ai vécu une expérience formidable à tous les points. Qui plus est ! Je le ferai de nouveau n’importe quand.

Je lui souhaite un franc succès non seulement pour son projet mais aussi pour sa carrière. Bonne chance mon ami !

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jeu de miroir

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Jeu de miroir

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la canicule ne vous affecte pas trop par les temps qui courent. Oui, nous avons eu jusqu’à maintenant une température vraiment magnifique depuis le début de la saison estivale. Espérons qu’il en soit ainsi pour le reste de l’été. Soyez sans crainte, nul n’est ici mon intention de vous parler de la pluie et du beau temps au sein de mon blogue dédié avant toute chose à ma passion pour le nu artistique, mais aussi pour la poésie et la photographie. Trois passions qui rendent ma vie tellement belle qu’une parcelle du paradis vient habiter mon cœur à chaque fois que j’y publie un article.

Aujourd’hui, je désire résoudre une question qui vient me hanter au plus profond de mon être : Se pourrait-il qu’il existe un jeu de miroir qui nous permettrait de survivre au sein de la société, de nos multiples rapports avec nos pairs et même de se voir autrement de ce que nous sommes tels quels ? Un tel jeu de miroir apparaitrait au fil de nos expériences de vie allant des premières interdictions que nous firent nos parents, suivi de très près par les maitres d’écoles, jusqu’à la pseudo moralité imposée de manière plus ou moins subtile par la société ? Autrement dit, nous apprenons à donner à l’ensemble de la société ce à quoi elle s’attend de nous uniquement par la simple nécessité de survivre. En ce faisant, nous apprenons à annihiler notre vraie nature pour le substituer par un hybride fait par une multitude de personnalités bien loin de ce que notre nature profonde est.

C’est ici que le jeu du miroir joue de son pouvoir en trompant l’ensemble de la société et, plus souvent que l’on croit, nous-mêmes. Voilà une question que l’on pose par le biais des réseaux sociaux : « Miroir ! Ô miroir ! Dis-moi qui est … » Pourquoi voulons-nous savoir qui nous sommes par l’entremise des autres ? Ne suffirait-il pas d’être tout simplement ? Être authentique, être vrai, sans oublier être au lieu de paraitre ! Et ce, sans passer par les nombreux réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram et tout le reste. Vous aimez tel type de musique ? Vous adorez vous habiller du genre chic ou bien en sport ? Vous ne souhaitez pas parler à qui que ce soit ? Et, bien, il suffit de le faire. Un point, c’est tout. Inutile de le mentionner ou, en sens inverse, de dire tout le contraire sur tous les réseaux sociaux du web.

Oui, c’est un fait que l’on ne peut pas ignorer. Ardu est de retourner le miroir vers soi ! Tout aussi difficile de s’y regarder et de réapprendre ce que l’on est ! Il est sans contredit encore plus laborieux de travailler sur soi afin de dépoussiérer plusieurs années de crasse, de saleté et de souillure imposées par un encadrement qui ne visait qu’à nous faire entrer, parfois avec une main de fer dans un gant de velours, dans un moule maintes fois utilisé. Bref, c’est en prenant possession de ce miroir, allant même jusqu’à le briser, que chacun et chacune d’entre nous pourra prendre sa destinée véritable.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada