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Nous vieillissons

Nous vieillissons
Nous vieillissons Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu. Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/SilverHair-Woman-829072654

Nous vieillissons

Que nous le voulions ou non, nous vieillissons. Les années deviennent des mois, les mois des semaines, des semaines des jours et les jours des heures. Parfois, nous sommes fiers de nos bons coups mais plus souvent qu’autrement émergent en nous des regrets. Des regrets qui se rapportent davantage à ce que nous n’avons pas fait qu’à ce que nous avons fait.

Puis viennent les souvenirs de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés. Quelques fois des prières pour le repos de leurs âmes aux cieux sont adressées. D’autres fois, une simple pensée pour les incroyants amplement leur suffit. À chacun leur foi, leurs espérances et leurs illusions. Car nul ne le sait ce qu’il y a de l’autre côté du pont comme de raison.

Les cheveux blancs sont la richesse accumulée au fil des années. Des années tricotées au fil des expériences du passé et des jours comptés. Des cheveux blancs qui embellissent telle une couronne d’argent le doux visage d’une mère et d’un père souvent oubliés par leurs enfants trop occupés goûter à la saveur insipide du numérique. De cette saveur imposée par conglomérats situés dans une vallée de silicone.

Oui, nous vieillissons. C’est la loi ultime pour tous. Que nous soyons riches ou pauvres, nous vieillissons. Nul ne peut y échapper. Mais, tant qu’à vieillir, vieillissons en chantant. Une chanson d’amour, une chanson d’antan, une chanson pour agrémenter le temps. Le temps que l’on a pour vaquer à nos occupations. Vieillissons avec le cœur léger car c’est la source du bonheur véritable.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Remise en question de juillet 2019

Remise en question
Photo par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Remise en question de juillet 2019

Parfois il est nécessaire pour notre bien-être de faire des remises en question sur le parcours de notre vie. Cela fait maintenant plus de 21 ans que je vis dans la belle vie de Québec. J’ai, vous devez vous en douter, vécu une multitude d’activités et d’expériences en tout genre. Des expériences qui me feraient plaisir de vous raconter et d’autres que je préfère, pour une question bien personnelle, garder pour moi.

J’ai rencontré des gens super sympas et d’autres moins. J’ai vécu des hauts et des bas comme chaque être humain qui vit en ce monde imparfait mais parfait dans ses imperfections. J’ai eu de la peine comme d’autres en ont eu à cause de moi. Je ne peux hélas revenir dans le passé. Pourquoi le ferais je puisque c’est ainsi que l’on apprend de la vie? Ne dit-on pas que l’on apprend davantage de nos erreurs et de nos échecs que de nos bons coups et de nos succès?

Aurais-je pu faire mieux depuis que je vis à Québec? C’est fort possible. Aurais-je pu avoir d’autres objectifs que d’être modèle nu pour des écoles d’art et des ateliers en art? C’est possible. Aurais-je pu faire autre chose que d’enrichir mon blog artistique ? C’est aussi fort possible. Aurais-je pu faire ceci au lieu de cela? Tout est possible également.

Mais une chose est sûre. Ce que je suis et ce que j’ai fait, je l’assume pleinement. Pourquoi donc me diriez-vous? Tout simplement parce que cela a fait en sorte d’être le RollandJr St-Gelais qui vit en ce moment même.

C’est vrai. J’aurais pu être meilleur et faire mieux. Cependant j’aurais pu faire pire et être moins bon.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec

En me promenant …

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Avec la permission de Marlène D.

 

En me promenant …

 

En me promenant dans les bois,

Alors que je ne m’y attendais vraiment pas,

J’ai aperçu un jeune garçon jouant dans les feuilles d’or,

Tel le ferait un artiste-peintre cherchant l’inspiration de son art.

 

Je ne lui ai point dit un mot,

Et encore moins, faire un seul pas de trop.

Me contentant d’aller m’assoir sur un banc,

En regardant les nuages annonçant l’hiver blanc.

 

Puis, me revoyant en ce garçon.

Je n’ai pu m’empêcher quelques leçons.

Des leçons amères sur le sens de la destinée,

Assez semblable pour tant de gens indigents ou fortunés.

 

Peu importe les richesses accumulées,

Ou bien tous les trésors à jamais dilapidés,

Un seul compte vraiment dans le cœur des hommes,

C’est celui de l’amour qui suivra dans l’éternité nos âmes.

 

De cet amour que nous avons vécu,

Tant en êtres richement vêtus ou presque nus.

Car rien de plus authentique ce que les yeux n’ont point vu,

Ni de plus sacré ce qui se trouve dans le cœur des gens disparus.

 

J’aurais tellement aimé lui raconter,

Le temps de mes multiples frasques de jeunesse,

Le temps où ma peau frémissait à l’idée d’une caresse,

Avant le temps où l’on m’enrôla pour aller mes semblables tuer.

 

J’aurais tellement aimé lui relater,

Mes expériences, mes amours et mes regrets,

De mes bons coups ! De ces femmes que j’adorais !

De mes erreurs du passé longtemps en moi oubliées.

 

Et puis, je me suis ressaisi.

À chacun de faire son chemin,

À chacun d’accomplir son propre destin,

Voilà ce que mon tendre père dans sa sagesse m’a dit.

 

Vas-y jeune homme !

Joues gaiement dans les feuilles de feu,

Bonheur et d’amour ! C’est pour toi mon vœu.

Et souviens-toi que malgré tout la vie est si bonne.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

Quand la chaise ne sert pas à s'asseoir

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

 

Voici une chaise,
Mon amour ! Mets-toi à l’aise !
Allons ! N’aies pas peur.
Tu sais, je suis toute douceur.

 

Raconte-moi ta journée,
Dévoile-moi toutes tes craintes,
Dis-moi tes rêves et tes envies,
Confies-moi tes bons coups et tes envies.

 

Tu sais mon amour,
Être près de toi me suffit,
Pour oublier mes chagrins et mes soucis,
Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours.

 

Ton regard en dit long,
Sur tes secrets désirs et tes émotions,
Te voir enlever doucement tes vêtements,
Fait monter en moi la sève de la passion assurément.

 

Sans dire un mot,
Tu me tournes lentement le dos,
M’offrant ainsi ta croupe tant admirée,
Subjugué par mes pulsions d’amant tant aimé.

 

Sentant ma hampe se gorger de sang,
Ne souhaitant te rendre hommage délicatement,
Tu vis ma silencieuse demande avec grande joie,
À laquelle tu lui répondis avec entrain et de bon aloi.

 

Ô mon amour de ces temps interdits,
Où tout se vit ! Où tout se voit ! Où tout se dit !
C’est à la lueur d’une chandelle du début du soir,
Que tu m’aies appris que la chaise ne sert pas à s’assoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada