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Une simple fleur

Deux fleurs
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Une simple fleur

 

 

Une simple fleur,

Offerte par mon cœur,

Pour te démontrer mon amour,

Que j’ai pour toi depuis toujours.

 

 

Fleur dorée,

Qui reflète ta beauté,

De la beauté de la jeunesse,

Qui mérite tant de baisés et caresses.

 

 

Rêvant à vos cheveux d’ébène,

Qui chante un doux parfum sans gêne,

Que je sentirais avec une passion à peine voilée,

Car aucun homme digne de ce nom ne pourrait vous résister.

 

 

De vos seins fermes si adulés,

Je leur offrirais mes mains sans hésiter,

Sacrifiant mes pensées pures l’espace d’un instant,

De cet instant d’égarement qui me plongera en enfer certainement.

 

 

Collant mon corps d’homme viril sur le vôtre,

Mon corps qui recevra votre féminité tel un hôte,

Vous étreignant de mes bras ayant connu les affres de la vie,

Voilà en admirant votre charme l’une de mes nombreuses envies.

 

 

À genoux vers vous je m’approcherai,

Cherchant de mes yeux votre bijoux du plaisir,

C’est mon plus grand secret le plus tôt possible le découvrir,

Tel un vin de grand cru, je le dégusterai tranquillement jusqu’à satiété.

 

 

Savourant votre intimité,

Avec ma bouche bien humectée,

Jusqu’à votre extase j’accomplirai mon devoir,

Selon vos bons vouloirs je vous satisferai chaque soir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me réveille

Je me réveille
Avec la gracieuse permission de Corrado Parrini

Je me réveille

 

Il est presque sept heures,

Je sors tranquillement de ma torpeur,

De mes rêves, de mes chimères avec lenteur,

Afin de retrouver une vie normale remplie de gens hypocrites et menteurs.

 

La main dans mes cheveux,

Cherchant à garder tous mes esprits,

Afin de lui permettre quelques instants de répit,

Car dans le fond, je suis parmi les plus chanceux.

 

Chanceux de pouvoir me lever,

Chanceux de pouvoir encore marcher,

De cette chance bien des gens n’osent pas imaginer,

Car il est ardu de gagner mais si aisé de tout abandonner.

 

Bon assez parlé, assez pensé, assez face à la vie, philosophé,

À quelle femme ai-je fantasmée?

Car je vois bien l’état viril de mon intimité,

Mais, entre vous et moi, j’en retire une certaine fierté.

 

Fierté d’être parmi ces hommes et ces femmes qui forment l’humanité,

Mais aussi un peu surpris d’avoir eu de chaudes visions cette nuit,

Car ma sueur ruisselle en véritables gouttes de pluie,

Gouttes de pluie ou bien gouttes parce que j’ai joui?

 

Je me réveille avec précaution afin d’éviter toutes questions,

Je prends tout le temps nécessaire pour pénétrer cet enfer,

Mais pourquoi donc tant me préoccuper tant m’en faire?

Et puis, zut! C’est décidé, je sors du lit pour voir d’autres horizons.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Merlin et Dorothée

Merlin et Dorothée
Gracieuseté de J. Rekas

Merlin et Dorothée

 

Dans un pays lointain,
Peuplé de farfadets et de lutins,
Vivaient Dame Dorothée et son fidèle Merlin,
Qui parcouraient vastes contrées en suivant leurs chemins.

 

Ayant en secret pour unique devise,
Tellement que Dame Dorothée était éprise,
De son compagnon, de son amant et de son époux depuis toujours,
De faire autant que désirent leurs corps gracieux matin et soir l’amour.

 

Et Merlin avec son phallus magique,
Lui faire connaître plaisirs presque féériques,
Ils se chérirent si tendrement que rien ne pouvait les séparer,
Depuis le moment où ils se connurent en une nuit de pleine lune briller.

 

Dorothée que vous êtes belle en vos simples vêtements,
Qu’à première vue, Merlin fou de vous, devait l’être assurément.
Merlin l’enchanteur ! Merlin aux formules bizarres ! Merlin sans âge !
Dorothée la sorcière, tant vénérée que crainte par l’Église du Moyen Âge !

 

Dites-moi ! Quel est donc votre secret ?
Pour vivre comme vous le faites sans tenir compte de ce qui est,
Quelles occultes prières ou bien mystérieuses incantations ?
Que vous psalmodiez aux anges déchus devenus de l’Enfer ses démons.

 

J’aimerais tant être ce que vous êtes,
Mais devant l’inévitable, j’avoue ma défaite.
Alors avec humilité, je vous fais cette indigente demande.
Donnez-moi votre pouvoir en échange de ma semence pour offrande.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Statue de beauté

Statue de beauté
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Statue de beauté

 

Statue de chair,
Pour toi, j’irai en enfer.
Statue de chair et de pierre,
Pour toi, je supporte les fers.

 

Statue d’un bien inconnu sculpteur,
Pourquoi ai-je de toi tellement peur?
Statue debout dans le noir de la nuit,
Pour toi, mon coeur toujours languit.

 

Statue se tenant les cheveux,
Qui me regarde droit dans les yeux,
Statue ayant de ces seins tellement fermes,
Que je crains qu’à force de les désirer on m’enferme.

 

Statue possédant des fesses bien tendres,
Lesquelles me font penser à une belle Flamande,
Que j’ai connue jadis lorsque je m’enivrais de ma jeunesse,
En lui faisant l’amour avec des mots doux et de belles caresses.

 

Statue de beauté étrange,
Qui rivalise avec celle des anges,
Puis-je coller ma chair contre votre corps?
Car être uni à vous est mon rêve précieux comme l’or.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis un gambler

Le Gambler
Réalisation photo par Pascal from ezpzphotography.de Modèle? Rick B.

Je suis un gambler

 

Je suis un homme bien solitaire,
Pourtant entouré de femmes à la beauté extraordinaire,
Que j’ai rencontrées bien souvent à l’occasion d’une seule nuit,
Ainsi en a été, vraiment à bien y penser, l’ensemble de ma modeste vie.

 

Tôt j’ai appris à jouer avec mon cœur et mes mains,
Car, comme me l’a dit mon défunt père, tout est un coup du destin.
Un jour tu as toutes les cartes dans ton jeu et tu te sens si merveilleux,
Et puis le lendemain tu te rends compte que tu as tout perdu tel un miséreux.

 

Adolescent je fuyais depuis longtemps l’école,
Car je trouve que rien n’en soit et en dépit de moi me colle.
Je n’étais pourtant pas un mauvais garçon à ce que mon père me relatait,
« Viens ! Comment jouer aux cartes et à parier je te montrerai », alors il me disait.

 

Mais le plus important, il me l’a maintes fois répété :
« Tu sais mon fils ! Dans la vie tu aimeras autant que tu pleureras.
Tu rencontreras peut-être un jour celle pour qui ton cœur chavirera.
C’est alors que tu comprendras quel est le sens véritable de ta destinée. »

 

« C’est ainsi que j’ai parcouru tous les bars de ce monde,
Jusqu’au jour où j’ai fait la rencontre de cette femme formidable,
Cette femme qui a réussit à voir en moi davantage qu’un pauvre diable,
C’est pourquoi mon fils ne devient pas semblable à tous ces gens immondes. »

 

« Car tout ce que tu as gagné en un seul soir,
Crois-moi aussitôt gagné, aussitôt tu lui diras bonsoir.
Crois-moi sur parole ! Très vite, tu t’en remettras bien certainement.
Mais, je te le jure, jamais de la perte de celle qui t’aimera assurément. »

 

J’aurais donc dû écouter mon vieux père,
Peut-être aurais-je pu éviter tout cet enfer,
De ces jeux de poker et de ces quelques verres,
Mais, que voulez-vous et que puis-je maintenant y faire ?

 

J’ai vécu presque toute ma vie ainsi,
Bien entendu j’ai connu quelques moments de Paradis,
Dans les bras de femmes, soyez-en convaincus, très séduisantes.
Mais l’impression d’avoir raté quelque peu ma triste vie parfois me hante.

 

Car aucune carte ne pourra remplacer,
Une femme avec qui le reste de mes jours partager,
Voilà pourquoi en avançant âge, finir seul me fait un peu peur,
Une bien étrange sensation jamais connue car je suis avant tout un gambler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tant de tristesse

Tant de tristesse
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tant de tristesse

 

Que puis-je faire?
Pour te retirer de cet enfer.
J’aurais tellement aimer plus t’offrir,
Qu’un simple mot pour te faire sourire.

 

Quel souvenir de ton adolescence,
Qui te fait vivre pareille désespérance?
Dis-moi le ! Je n’en peux plus de te voir souffrir.
Que je puisse sécher tes larmes à jamais et t’entendre rire.

 

Je sais bien que la vie n’a pas toujours été tendre,
Mais face à la réalité fallait-il autrement s’y attendre?
La violence et la haine ont remplacé la paix et l’amour,
Mais, sait-on jamais, seront-ils de retour un de ces jours.

 

Entre toi et moi, je le sais que trop bien,
Que je n’ai malheureusement ni de pieds ni de mains.
Tout ce que j’ai à donner c’est mon cœur, si tu le veux bien.
Quelques mots écrits pour te souhaiter de meilleurs lendemains.

 

Que ferais-je pour transformer cette tristesse?
En un moment d’une joie éternelle et d’allégresse.
Appuie ta joue sur mon épaule car il est seulement pour toi.
Car dans le secret de mon âme je te traiterai tel le ferait un roi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pouvoir de femme

Pouvoir de femme
« Pouvoir de femme » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Pouvoir de femme

 

Dans la vive et forte lumière
Ou dans la plus grande noirceur,
Elle ne craint rien dans le fond de son cœur,
Ni les archanges du ciel foudroyant ni les démons de l’enfer.

 

Force innée en elle depuis le début de la création,
Force tant crainte et espérée afin de bâtir fières nations,
Force dominatrice sévissant au cours de l’histoire de l’humanité,
Force sans laquelle rien n’aurait même en pensées seulement existé.

 

Femmes parfois adulées, parfois soumises,
Mais qui sont dans leurs cœurs toujours insoumises.
Femmes gardiennes des secrètes connaissances traversant les âges,
Qui ont du payer cher leurs savoirs sacrés car brûlées vives au Moyen-âge.

 

De leurs mains, elles soignèrent tant les indigents.
Qu’ils furent de leurs terres ou bien des étrangers lointains.
Car devant la souffrance, rien de plus honorable que des secourables mains.
Faisant fi des conditions des hommes, des femmes et de leurs nombreux enfants.

 

Hélas ! Trois fois hélas ! Bien entendu,
Certaines d’entre elles n’avaient point de vertu.
Car bonté et méchanceté n’ont pas de sexe même le corps nu,
Et que seul compte dans les cieux la valeur d’un cœur pur et généreux.

 

Pouvoir d’aimer est une attribution,
Que seule la vie peut donner sans restriction.
Mais le plus véritable amour sait réchauffer telle une douce flamme,
Voilà la liberté véritable : celle qui réside éternellement dans le pouvoir de femme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tendre tentation

Tendre tentation
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tendre tentation

 

Ô Lucifer,
Quel véritable enfer,
De ne point pouvoir satisfaire,
Cette belle dame de sang et de chair.

 

Que ne ferais-je pas?
Pour être près d’elle cette fois,
Et, pour être franc avec toi, étendu.
Sur elle, moi être mortel et entièrement nu.

 

Beauté d’un soir perdu,
Moi qui croyais avoir tout vu,
Mais devant une beauté si rare,
Qui sait ? Il n’est peut-être pas trop tard.

 

Il y a sept péchés capitaux,
Mais il n’y en a un seul qui soit beau.
C’est lui de la noble luxure à laquelle je tiens vraiment,
Car rien de plus agréable que l’oeuvre de chair assurément.

 

J’ai tant demandé de ne point succomber,
À ce péché qui m’a tellement de joie apporté.
Péché de la chair ! Péché d’amour ! Péché d’illusions !
Cette fois encore je désire succomber à cette tendre tentation.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que passent les nuages

Que passent les nuages

 

Photo par Viktoria de Québec

 

Que passent les nuages

 

Contre vents et marées,
Toujours ainsi depuis que je suis né,
En moi résident l’ombre et la lumière,
Me transportant parfois vers les cieux ou en enfer.

 

Chaque jour je me réveille,
Pour parfois accomplir des merveilles,
Chaque nuit, d’épuisement total je m’endors,
Sans trop me demander si j’ai eu raison ou tort.

 

Chaque jour avance l’heure de mon départ,
Voilà pourquoi je vis avant qu’il ne soit trop tard.
Petits péchés mignons j’ai avec grand plaisir accompli,
En amenant avec moi quelques belles inconnues dans mon lit.

 

J’ai certes fait des erreurs,
À chaque jour, à chaque heure.
Les assumer, parfois j’en ai eu peur,
S’avouer simple humain nous ramène à une torpeur.

 

Cette torpeur du temps qui passe sur un fil,
Et de nos retours sur nos vies souvent défilent,
Ce que nous aurions aimé tant faire bien autrement,
Même si nous savons si bien qu’il en est impossible assurément.

 

Passent les jours du passé,
Passent les chemins de notre destiné,
Passe lentement le temps éphémère de nos âges,
Devant les jours de soleil ou de pluie que passent les nuages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Chaleur dans la nuit

Chaleur de la nuit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Chaleur dans la nuit

 

J’ai chaud vraiment chaud,
Depuis quelques jours il fait trop beau,
Depuis que tu m’as par hasard rencontrée,
Dans ce lieu inédit, inconnu et si insoupçonné.

 

Tu étais là nu dans le silence à m’attendre,
Alors vers toi je suis allée contre toute attente,
Car de tes yeux j’y ai décelé ton désir de me satisfaire,
Pour être franche avec toi, j’étais curieuse de ton savoir-faire.

 

Sans dire un mot, je t’ai suivi dans cette chambre,
Aux murs couleurs de rouge vif et de cette pierre d’ambre.
Lentement et sans façon devant toi je me suis avec plaisir couchée,
En espérant par tes lèvres douces comme de la pulpe être longuement savourée.

 

Ô chaleur écrasante de la nuit,
De la nuit où semble-t-il les chats sont gris,
Et que toi et moi dégustions les plaisirs de la chair,
Tels de nouveaux amants ne songeant point aux sévices de l’enfer.

 

Chaleur torride de nos corps divinement enlacés,
Chaleur de ta hampe tellement viril qu’en moi tu as planté,
De ses coups semblables à un bélier qu’en moi j’ai tant adorée ressentir,
Jusqu’au bord des larmes d’extase et de jouissance qui ne voulaient plus finir.

 

Sentant tes baisers remontant mes cuisses jusqu’à mon cou,
Tu humais chaque parcelle de mon corps témoignant ainsi que tu en étais fou,
Goûtant avec ta langue ma peau de satin en glissant celle-ci jusqu’à mes lèvres,
N’en pouvant plus, je t’implorais de poursuivre ton chemin car moi montait une fièvre.

 

Une fièvre que toi seul avais le pouvoir de faire toujours monter,
Une fièvre que toi seul savais me guérir en me comblant jusqu’à satiété,
Tu avais le don de me posséder tant mon corps que mon âme en cette soirée,
Tu avais le don de me combler tellement que je souhaitais que ce fut pour l’éternité.

 

Sans cesse je te criais de toujours continuer,
Sans cesse je te dévorais telle une lionne déchaînée,
Je t’abjurais de déverser en-moi ton suave élixir d’amour et de vie.
Afin que je puisse me rappeler de cette chambre et de cette chaleur dans la nuit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada