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Hommage à madame Samuelle Ducrocq-Henry 

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Madame Samuelle Ducrocq-Henry

Hommage à madame Samuelle Ducrocq-Henry 

Bonjour tout le monde, 

Hé oui ! Le mois de août tire bientôt à sa fin. Par le fait même la saison estivale ira vers d’autres cieux laissant ainsi sa place à l’automne et à ses couleurs mirifiques. Pour ma part, la saison automnale est le début de la reprise de ma participation en tant que modèle vivant pour les écoles d’arts et les divers ateliers qui offriront une telle activité auprès de leurs membres. 

Pour être franc avec vous, j’ai hâte de pouvoir revivre de telles expériences qui agrémentent ma vie. En effet, être modèle vivant pour des institutions d’enseignement de rang académique supérieur est un privilège que la vie accorde à un nombre restreint de personnes au sein de la société. Ce qui est d’autant plus remarquable réside dans le fait que je sois l’un des rares, peut-être même le seul, modèles vivants avec un handicap physique au Canada. Vous devez sans doute deviner qu’il s’agit d’un véritable honneur pour votre humble serviteur. 

Toutefois, un tel honneur réside avant toute chose à la confiance que les responsables des groupes d’étudiantes et d’étudiantes ont envers moi et à mon sens professionnel dans ce domaine qui me passionne au plus haut point. À propos desdits responsables, L’une d’entre eux ressorte du lot tant par sa gentillesse à mon égard et par grande disponibilité tout au long de mes participations que par sa personnalité extraordinaire. 

Madame Samuelle Ducrocq-Henry est parmi les professionnels les plus compétentes que je connais dans le domaine artistique. Professeure chevronnée dans la transmission de son savoir, pédagogue attentionnée pour le succès de ses élèves, femme avide de connaissance et passionnée par le monde équestre, elle a tout pour impressionner celles et ceux qui la connaissent. 

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de travailler en tant que modèle vivant en de nombreuses occasions lors de ses cours offerts à Montréal. Je dois dire qu’elle a su me mettre à l’aise devant le groupe pour qui je posais dans mon plus simple apparat et ce, dès les premiers instants. Bon ! Il faut tout de même avouer que notre sens de l’humour, notre joie de vivre et une confiance mutuelle constituent un ensemble d’une importance cruciale dans le cadre d’une telle activité.

Cependant, un élément doit être dit une fois pour toutes afin de vous expliquer la raison majeure de ma passion en tant que modèle vivant, c’est-à-dire nudité intégrale, depuis plus de six ans. C’est justement grâce à la rencontre de gens tels que madame Samuelle Ducrocq-Henry que la confiance en ma capacité de réaliser un tel métier n’a eu de cesse de grandir. Grandir au point d’être devenu une de mes plus grandes passions avec, bien entendu, la poésie et la photographie. 

Sincères remerciements à vous madame Samuelle Ducrocq-Henry pour votre confiance et pour la femme que vous êtes. 

Avec grand respect à votre égard ! 

De 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Parfois le passé n’a pas le visage que l’on croyait.

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Magnifique dessin de mon ami Eri Kel de la France

 

Parfois le passé n’a pas le visage que l’on croyait.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je dois avouer que je suis très perturbé par des éléments découverts au sujet d’événements liés à mon passé de jeune vie d’adulte. Des éléments qui concernent directement mon vécu en lien d’une part, avec la cause de mon handicap physique et d’autre part, une manipulation éhontée de personnes mal intentionnées. Des personnes qui ont caché des informations fort importantes à mes parents et à votre humble serviteur. Oui, j’ai le cœur blessé encore une fois parce que l’avoir su, je n’aurais pas sacrifié ma vie de jeunesse et encore moins enrichir de véritables crapules et manipulateurs.

Certains d’entre vous peuvent se questionner à savoir pourquoi ai-je réalisé une telle recherche. Voilà une question tout à fait légitime. Pour y répondre, mon intention était simplement de découvrir qui était cet homme sans aucune animosité. Malheureusement, plusieurs informations trouvées sur le web à son endroit me concernaient par ricochet. Toutefois, tout ce que j’ai trouvé me conforte dans ce que j’ai toujours cru. C’est-à-dire que l’on a abusé à la fois de ma générosité et de ma naïveté et ce, au dépend de bien des aspects liés à mon intégrité physique. Que voulez-vous ? La manière dont je poursuis mes recherches est ce que l’on appelle “une déformation professionnelle”. En effet, je possède une formation en histoire de l’université Laval de Québec.

En résumé, le passé n’a pas toujours le visage que l’on croyait.

Triste constat !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un avis intéressant

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Modèle vivant ? Mistikwonder

 

Un avis intéressant !

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà qu’il m’arrive parfois de discuter avec d’autres modèles vivants au sein de mes nombreux réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit. L’un des plus plus importants est sans contredit Facebook même si d’autres le suivent de très près dans mes échanges avec des artistes œuvrant dans le même domaine que le mien, à l’exception des photographes lesquels occupent une position toute particulière. Il va de soi que nos échanges se déroulent dans le respect, la cordialité et une ouverture d’esprit tout en évitant une quelconque forme de vulgarité. C’est la moindre des choses entre gens civilisés.

Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec une modèle vivant qui habite dans la grande région de Montréal. Une modèle vivant avec qui je n’ai pas eu la chance jusqu’à maintenant de vivre une expérience en duo mais, sait-on jamais ?, cela ne saurait tarder. Nos échanges m’ont amené à lui poser une question qui me trottait dans ma tête, ce depuis longtemps : Pour quelles motifs accepte-t-elle de poser nue à la fois en tant que femme et modèle nue ? En effet, les réalités d’être femme et modèle nue sont indissociables l’une de l’autre. Un peu, sans vouloir être égocentrique, qu’on ne peut passer sous silence le fait que je sois à la fois homme ET modèle nu ET vivant ET avec une handicap physique.

25394009_10155367708949107_1300890650_nBrefs, quels sont ses motifs qui l’ont amené à poser nue ? Elle m’a avoué qu’à ses yeux la sexualité et le corps, en l’occurrence la beauté de celui-ci, devraient être moins tabous au sein de la société. À cela s’ajoute une aisance, voir une familiarité, avec son corps lui permettant ainsi de prendre des poses avec grand plaisir et sans fausse-pudeur. Qui plus est ! Elle est, pour reprendre sa propre expression, une véritable « amoureuse » des selfies même si cela puisse être réalisé en tenue d’Ève.

Sa réponse d’une simplicité fort étonnante mérite une réflexion. Tout d’abord, il est malheureusement vrai que de nos jours, et ce à mon grand désarroi, la sexualité et le nudité ont une image peu enviable au sein de la société. On peut voir des exemples, loin d’être élogieux, sur les sites de pornographie qui polluent l’internet et qui sont, avouons-le, à des années lumières des revues érotiques où la recherche de la beauté est le principal leitmotiv. Soyez rassurés-es ! Il existe encore de nos jours des sites où la beauté de la nudité accompagnée d’un érotisme éloquent est la pierre angulaire de leurs réalisations photographiques. Dieu merci !

12200475_10208456190307319_1418107598_nIl est tout à fait normal que de posséder une aisance avec son corps est un atout majeur dans l’exploration des poses susceptibles d’être réalisées lors d’une séance où la nudité est de mise. Il est à noter qu’une telle aisance est tout aussi importante, voire cruciale, lors de poses avec des costumes. D’ailleurs, j’en sais personnellement quelque chose. En effet, il m’est arrivé à quelques reprises de poser habillé en costume du XVIIIe siècle durant la première partie d’une série de trois. Les deux dernières furent réalisées en tenue d’Adam. Fort heureusement, mon aptitude avec mon corps a été un atout dans le choix de mes poses. Est-il utile de vous dire que cela a été très apprécié par tant par la professeure, madame Samuelle D.H. de Montréal que des élèves présents en salle ?

20171122_183510Pour ce qui est des selfies, je ne sais pas quoi répondre à cela. Toutefois, il est tout de même vrai que chaque personne qui désire œuvrer dans le milieu artistique a une certaine tendance à faire quelques clichés dans leur plus simple apparat soit devant un miroir ou bien devant un appareil-photos dont la minuterie a été programmée. De plus, et si l’occasion est possible, une tierce personne en qui elle a une grande confiance peut s’avérer être utile pour une « première » expérience. De telles opportunités favorisent d’une part, leur aptitude à poser nu pour d’éventuels groupes et d’autre part, et c’est souvent le cas, une acceptation de leurs corps qui ne sont pas conformes, mais qu’est-ce donc que la conformité?, aux images projetées par l’ensemble des médias de masse et, plus souvent qu’autrement et à grand étonnement, les revues de mode. Merci à Mistikwonder pour sa collaboration au sein du présent article. Merci à vous pour votre fidélité à venir lire mes publications. Et, c’est pour moi un devoir de ne pas l’oublier, merci mon Dieu de pouvoir vivre la vie extraordinaire qui s’offre à moi.

Portez-vous bien !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Plaisir de poser nu

 

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Plaisir de poser nu

Bonjour tout le monde,

20171129_131939J’espère que tout se passe bien pour vous. De mon côté, je me remets tranquillement de mes émotions vécues dernièrement à l’occasion de ma séance de nudité artistique laquelle a eu lieu à Shawinigan dans la belle région de la Mauricie. Une région où le domaine de l’art est sans contredit l’un des fondements de cet endroit hautement historique pour ma patrie qu,est le Québec. En effet, c’est en ces lieux que le Québec a débuté l’ère de l’industrialisation et de la modernité.

Sous un autre d’idées,  j’aimerais répondre à trois questions que20171129_135406 plusieurs de mes amis et connaissances me posent en certaines circonstances, en particulier lorsque je reviens de mes voyages pour poser nu au sein d’écoles et d’ateliers d’art. Ces questions sont les suivantes : Quel plaisir ai-je de poser nu devant des gens que je ne connais pas ? Quels bénéfices émotionnels ai-je ? Et le plus important, pourquoi poser nu? Je répondrai à cela de manière très brève.

20171129_134156_HDRTout d’abord, c’est un honneur pour moi de pouvoir offrir mon corps, en y englobant sa sensibilité, sa singularité et sa masculinité aux artistes tant professionnels qu’amateurs, qui désirent découvrir autre chose que ce dont les médias de masse présentent de façon presque quotidienne au commun des mortels. Comme je dis si bien, la beauté n’a ni âge, ni forme et encore moins de limites. Elle se présente quelle telle aux yeux de celui qui lui est déjà prédisposé à la découvrir. Bref, c’est véritablement un plaisir de poser nu et d’y trouver une source d’inspiration selon l’instantanéité du choix personnel de prendre telle ou telle pose.  Parfois, une telle inspiration peut se faire à l’aide de ma robe de chambre.

24131037_893457990804972_3038499564963547810_nEnsuite, j’en retire une panoplie de bénéfices émotionnels tels que la reconnaissance de la vie, de la beauté et de l’authenticité qui animent non seulement mon esprit durant lesdites séances mais aussi l’ambiance qui règne au sein des groupes. Il y a aussi, c’est peut-être difficile à comprendre pour les personnes qui ne sont pas atteintes de handicap physique, la reconnaissance explicite de la virilité chez l’homme que je suis. C’est un plaisir de savoir que les artistes prennent leurs temps de dessiner chacune des parties de mon corps avec justesse et sans fausse pudeur en ayant une vision purement artistique.

D’ailleurs, cela me choque à chaque fois que je regarde une oeuvre d’art, que ce soit un dessin ou bien un tableau, qui ne rend pas justice au corps masculin dans son ensemble. Tous les corps sont beaux, dignes d’être représentés et d’être vus de manière à la fois simple et vraie. Cela concerne autant le corps masculin que féminin.

20171129_135915Enfin, pourquoi poser nu? C’est un fait. Il m’aurait été possible de poser habillé et être plus en conformité selon les normes sociales. Or, je dois avouer que depuis ma naissance, je devais sans cesse adapter mon corps selon justement lesdites normes et ce, au risque de soustraire mon être profond de ce qui il est en réalité. Que d’expériences bio-médicales j’ai du subir pour être conforme aux normes de la société. Or, votre humble serviteur n’est pas et ne sera jamais en parfaite conformité avec les critères de perfection physique véhiculés dans la société. Il est quel tel. Un point, c’est tout. Par conséquent, c’est dans ma nudité artistique que se trouve tout mon potentiel artistique. Les  témoignages de la part des artistes et des étudiants et étudiantes en arts semblent me donner raison. Des témoignages qui démontrent le bien-fondé de ma passion et qui m’encouragent à poursuivre ma route, et ce quoi qu’on en pense ou qu’on en dit.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Ma prothèse

 

Ma prothèse

Bonjour tout le monde,

J’entre directement dans le vif du sujet. Je vous ai mentionné dans un précédent article de ma vision de ma prothèse, ou si vous préférez ma jambe artificielle, sans laquelle ma qualité de vie serait fort différente. En effet, je peux me considérer chanceux de pouvoir non seulement vaquer à mes occupations mais avant toute chose à établir des liens avec autrui.

C’est bien beau de parler et d’écrire afin d’exprimer20171122_181530 nos idées et nos sentiments. Cependant rien en ce monde n’a autant d’importance que d’aller à la rencontre de notre prochain. Et quand j’affirme d’aller à sa rencontre, cela fait référence aux premiers pas dirigés vers cet « autre » qui passera de manière graduelle de « étranger » à connaissance, à collègue et, si l’occasion le permet, à ami ou bien même à âme-sœur.

20171122_202348Pourquoi donc parler de ma prothèse dans un tel article ? Je vous réponds tout simplement par ce qui suit: elle fait partie intégrante de mon corps et ce, au même titre que mes yeux, mon nez, ma bouche, mes bras et tout le reste. Force est de constater, et je sais très bien de quoi je parle, que bon nombre de personnes vivant avec un handicap physique dit « apparent » ressentent une certaine animosité envers leurs prothèses, appelées aussi membres artificiels, puisqu’elles leur rappellent leur différence à l’égard des autres. Il est aisé de comprendre qu’une telle situation peut s’expliquer par un choc émotionnel ou bien par une éducation plus ou moins malsaine face à l’handicap. Après tout, chaque cas est vécu de manière très différente d’une personne à une autre.

En ce qui me concerne, j’ai appris très tôt à vivre avec ma prothèse et à y voir comme un moyen parmi d’autres pour mon épanouissement. Que de sports! Que de sorties entre amis! Que de bons coups et de moins bons ai-je fait grâce à ma prothèse!

Voilà pourquoi c’est avec un plaisir indescriptible que20171122_184455 j’accepte de poser nu avec ou sans ma prothèse lors de mes prestations de nudité artistique. Mais attention! Mon identité ne se base aucunement sur celle-ci. Je suis autre chose que ma prothèse : je suis modèle nu, poète, photographe amateur, grand amant de la nature, amoureux de la vie. Je suis comme vous : un être humain.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une expérience pleinement humaine

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Une expérience pleinement humaine

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous en cette dernière journée de la semaine et que vos projets pour le weekend se concrétiseront selon vos désirs. Pour ma part, j’ai vécu une semaine tout à fait remarquable dans le cadre de ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des artistes professionnels et amateurs. Oui, vous le savez déjà que le fait de poser nu dans un cadre artistique relève d’une véritable passion pour votre humble serviteur, et ce depuis maintenant plus de quatre ans. Quatre années où la chance de faire la rencontre de gens formidables m’a été gracieusement offerte par la vie.

Vous devez certainement vous questionner sur un aspect lié de manière particulière au sein de ma profession de modèle nu. Un aspect qui ne peut échapper à ceux qui ont pris l’habitude de parcourir mon blogue artistique. Et, j’ai nommé le rapport humain lors des séances de nudité auxquelles ma présence est requise par les responsables des ateliers ou bien, dans le cas présent, des cours de dessin de niveau académique ou bien universitaire. C’est précisément sur cet aspect que ce présent article sera articulé avec un triple objectif. Comme le mystère de la sainte trinité est à la base dogmatique du christianisme, le monde du modèle nu, et je fais ici référence à mon observation personnelle, possède également un aspect défini sous trois angles à la fois différents et complémentaires.

new-image8Le premier aspect concerne bien entendu l’acceptation de poser nu devant public. On ne peut pas poser nu comme si on posait habillé. Cela requiert la reconnaissance de nos moindres de petits défauts physiques et un contrôle absolu de soi sans omettre la conscience de nos forces et de nos faiblesses. Cela requiert aussi souvent une période plus ou moins longue de réflexion sur le sérieux de notre démarche. Est-on prêt à offrir notre plus profonde intimité aux regards des autres même si cela est fait dans un cadre bien précis et avec des balises sévères renforçant une éthique de travail bien précise ? Jusqu’où sommes-nous prêts d’aller et surtout pour quelles raisons ? Tout ce que nous nous attendons d’accomplir correspond-t-il à notre système de valeurs ? Ce ne sont-là que des exemples de questionnement que toute personne se doit de résoudre avant même d’entreprendre les démarches auprès d’institutions de l’enseignement des arts. Bref, on n’entre pas dans le monde du nu artistique comme si on entrait dans un moulin.

L’aspect suivant touche l’intériorité du modèle vivant. Oui, c’est un fait. Le modèle est avant toute chose un outil d’apprentissage fort important pour ceux et celles qui souhaitent développer leurs talents en dessin. Toutefois, il est aux antipodes de ce que l’on appelle dans le jargon populaire « une nature morte ». En effet, le modèle vivant ressent des émotions, vit des situations tout au long de la journée, rencontre des gens d’horizons divers et désire parfois partager ce que la vie lui a fait expérimenter depuis sa plus tendre enfance avec les gens pour qui il dévoile sa nudité. Attention ! Loin de moi l’idée que tous les modèles souhaitent réaliser un tel partage avec son public. Cependant, force est d’admettre que c’est souvent mon cas.

C’est ainsi que je prends un certain plaisir à me présenter aux étudiants et aux étudiantes dès les premiers instants du cours pour lequel je suis invité d’y participer. Retenons ici l’élément suivant : Chaque personne présente en classe vit une émotion qui lui est propre. Souvent, la gêne liée à la nudité du modèle vivant peut en déranger quelques-uns. Cela est d’autant plus vrai si le modèle est atteint d’un handicap physique bien visible. Il faut être soi aveugle ou ignorant pour ne pas se l’avouer. Voilà pourquoi, je tente par tous les moyens mis à ma disposition pour briser la glace entre les élèves et moi-même, et ce dans la mesure du possible.

D’ailleurs, cela est davantage important lorsque les élèves sont peu ou pas expérimentés à dessiner du nu. Je me rappelle que la responsable du groupe pour qui j’ai posé ce mercredi 15 février m’avait demandé de faire attention à mes poses puisque justement ses élèves avaient une expérience très limitée dans ce domaine. Il ne m’en fallait pas plus pour m’inciter à briser la glace dès les premières minutes de mon entrée dans la classe. Mettre l’autre à son aise demeure sans contredit un facteur important dans son bien-être personnel surtout si la nudité est au cœur des rapports. C’est là un élément à ne jamais omettre dans toute séance de nudité artistique. J’ajouterais même que parfois une bonne d’humour dénué de vulgarité est un moyen fort utile pour arriver à cette fin.

new-image26Le dernier aspect qui compose la trinité du « modèle nu » est sa capacité à nouer des liens avec l’entourage pour lequel il pose. Nouer des liens qui favoriseront l’émergence d’une créativité jusque-là insoupçonnée chez bon nombre des artistes en herbes présents en salle. Pour se faire, il est impératif de faire les premiers pas vers les autres sans pour autant les exacerber. Ce n’est pas le moment de faire les yeux doux et encore moins de donner un quelconque rendez-vous galant. Ici, le professionnalisme doit être de rigueur en tout temps. Voilà pourquoi, il me fait grandement plaisir de causer avec les élèves potentiellement intéressés à en savoir un peu plus sur mon parcours professionnel et parfois même sur ma vie personnelle en respectant toutefois une certaine limite.

Fait intéressant à retenir ! Les élèves ont eu droit à un dialogue entre leur professeure et votre humble serviteur pendant la dernière, et la plus longue, pose réalisée en classe. Nous avons discuté notamment sur mon parcours de vie, incluant bien entendu mes rêves, mes espoirs et la problématique qui a été à l’origine de ma situation physique toujours en respectant une certaine limite dans les questions. C’est ainsi que les élèves prirent conscience que le modèle est bien vivant et que chaque expérience dans le domaine du nu est avant toute chose pleinement humaine.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ainsi va la vie!

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Ainsi va la vie!

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Si je vous écris en ce moment c’est pour clore un sujet dont le résultat final m’a beaucoup déçu.

857526Vous avez vu la dernière publication sur mon blogue artistique concernant mon expérience vécue en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des artistes professionnels ou amateurs. Il peut arriver que je publie à l’occasion des articles sur mon expérience personnelle avec une modèle nue avec qui j’ai eu la chance extraordinaire de réaliser quelques photos à l’occasion d’une séance de nudité érotique.

J’ai, et j’aurai toujours, beaucoup de respect envers cette femme. Faut-il reconnaître que l’aptitude psychologique de vivre une séance de nudité érotique avec un homme, et ce devant un photographe n’est pas donnée à toutes les femmes surtout si cet homme est atteint d’un handicap physique apparent? Je peux lui dire un grand merci pour avoir accepté de participer à une telle séance en tenant compte de cette particularité. N’est-ce pas?!

Néanmoins, je tiens à rassurer toutes les personnes qui ont vu les photos publiées857518 jusqu’à maintenant au sein de mon blogue que celles-ci ont été prises par un photographe exceptionnel et hautement compétent dans ce domaine. Chaque position, chaque cliché et chaque mouvement ont été faits avec l’accord de la modèle nue. De plus, chaque photo est accompagnée d’un poème que j’ai composé moi-même. Bref, la douceur et la tendresse ont été à la base de cette séance.

Ce qui me chagrine beaucoup dans le déroulement de cette histoire, c’est que plusieurs personnes n’y ont vu qu’une supposée volonté de me montrer le sexe alors qu’il en était autrement. Si elles avaient lu le poème et regardé l’ensemble de la photo, elles auraient pu saisir cette complicité entre la modèle nue et moi-même.

Au lieu de cela, certaines personnes, dont des femmes n’y ont vu qu’une intention malsaine de ma part en publiant une telle photo accompagnée pourtant par un poème vraiment bien composé. Certaines ont même profité de l’occasion pour m’attaquer sur mon handicap physique apparent.

000000820019Or, pour votre information, la présidente de l’association canadienne des victimes de la thalidomide du nom de Mercedes Bengebi a vu à maintes reprises toutes les publications avec la belle modèle nue et elle m’avait écrit qu’elle avait admiré à la fois mon audace et ma capacité de faire tomber les préjugés sur la sexualité des personnes handicapées.

Vraiment dommage que l’on m’ait lancé de telles pierres à mon endroit. Des pierres venant de certains membres du groupe de la famille St Gelais.

Heureusement qu’une personne ait fait exception à l’ensemble de ce groupe. En effet, mon bon cousin Jean-Claude M. a répondu ceci, et je cite textuellement, « Comme on dit, la jalousie mène nul part. Ceux ou celles qui critiquent, n’ont qu’à se regarder intérieurement eux (elles)-mêmes avant de juger, qu’ont-ils (elles) à cacher. Je ne vois rien d’indécent. Si ton sexe avait été en érection, (n’ayons pas peur des mots) cela aurait été toute une autre histoire. C’est TA VIE et non la leur. »

Merci cousin pour ton appui et ta compréhension.

Pour ma part, le dossier est clos.

Ainsi va la vie!

Bonne journée à vous!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une femme ayant un handicap physique peut-elle être belle?

Une femme ayant un handicap physique peut-elle être belle?

Bonjour mes amis-es!

Bien des gens qui parcourent mon blogue artistique doivent certainement se questionner à savoir pourquoi je n’ai pas encore publié d’articles sur

I love SuicideGirls because it is the first website to dare to show the variety of beauty in despite of physical situation. Bravo SuicideGirls.

J’adore les SuicideGirls parce que c’est le premier site web qui a osé  présenter  la diversité de la beauté en dépit de la situation physique. Bravo aux SuicideGirls.

la beauté féminine d’un genre particulier, c’est-à-dire sur les femmes ayant un handicap physique apparent. C’est-là une question tout à fait légitime et logique. Légitime puisqu’il est en effet plutôt rare que je fais référence à l’handicap physique dans ce blogue et tout aussi logique pour la raison que vous vous attendez à ce que j’aborde un tel sujet. Pourquoi n’avais-je donc pas encore réalisé un article sur un tel sujet?  À cela je vous répond que j’avais déjà publié un article dans mon blogue www.rollandstgelais.com où je traite plus particulièrement de la sexualité, de la diversité sociale  et de la vision de la vie à travers mon expérience personnelle. Pourtant, je reconnais mon erreur, jamais la question de la beauté féminine a été développée du point-de-vue de la présence d’un handicap physique quelconque. Par conséquent, je souhaite répondre à cette problématique: une femme ayant un handicap physique peut-elle être belle?

Une petite mise-au-point s’avère être nécessaire afin d’éviter tout imbroglio sur le sujet. Chacun d’entre nous possède une beauté qui lui est particulière. Certains ont un sex-appeal . D’autres possèdent un charisme indéniable. D’autres encore ont un-je-ne-sais-quoi qui les rend tout à fait charmants même si le premier coup d’œil peut nous sembler être anodin. Ceci écrit, le handicap physique est ni plus ni moins qu’une composante parmi tant d’autres qui font de la personne ce qu’elle est. Ce qui est vrai tant chez l’homme que chez la femme.

Malheureusement, la diffusion de sites dédiés à la beauté féminine où la présence de photos de femmes ayant un handicap physique dit « apparent » n’est pas légion. Néanmoins, un des rares sites qui osent outrepasser les règles conventionnelles de beauté mérite toute notre attention. Il s’agit, vous l’avez sans aucun doute deviné, du site des SuicideGirls lequel est considéré par plusieurs comme un site de type « underground ». C’est un fait. La grande majorité des modèles féminines qui y sont présentées ont des caractéristiques bien à elles. D’ailleurs, la spontanéité de la  jeunesse, la présence de tatouages magnifiques et une nudité remarquablement artistique font de ce site l’un des plus appréciés parmi les internautes dont votre humble serviteur est du nombre

Toutefois, la raison principale qui a suscité en moi une véritable adoration pour un tel site réside dans le fait que les propriétaires ont toujours su respecter leurs modèles dans les présentations. L’autre raison, qui est tout aussi importante que la précédente, concerne la qualité des photos où la sensualité et le bon goût vont de pair. Bref, il n’y a pas de demi-mesure entre la beauté et la diversité de celle-ci au sein des divers modèles. Pour eux, je devrais plutôt pour elles car ce site est géré par et pour des femmes, la beauté existe peu importe la présence ou l’absence d’un quelconque handicap physique.

Une femme handicapée peut-elle être sexy?

Une femme handicapée peut-elle être sexy?

Autre question qui doit être résolue: Une femme handicapée peut-elle être sexy? Peut-elle susciter un engouement de la part de la gente masculine? Autrement dit, peut-elle être attirante et désirable au plan strictement sexuel? Désolé pour les termes utilisés, mais il faut parfois savoir dire les vraies choses pour en arriver aux bonnes conclusions. Hé bien oui! Une femme qui vit avec un handicap physique apparent peut, et à fortiori a le droit, de se sentir sexy, belle et désirée par les hommes. Le besoin de plaire et d’être vue comme un être humain à la fois sensuel et sexué existe aussi chez ces femmes. L’absence d’un membre quelconque ne fait pas d’une personne un être angélique. Croyez-moi sur parole, je sais bien de quoi je parle. 😉

J’ai eu la chance d’avoir jadis entretenu un dialogue avec une jeune artiste de la ville de Gatineau, ville située à quelques kilomètres de la capitale fédérale du Canada qui est Ottawa, qui était atteinte de dystrophie musculaire. Nous avions convenu de la possibilité de réaliser une séance de pose nue où j’aurais été « son » modèle afin de développer une nouvelle approche de la nudité vue à partir d’une femme ayant elle-même un handicap physique. Quelle vision aurait-elle eu de son corps, du mien, de nos différences mais aussi de nos ressemblances? Cela aurait été, j’en suis plus que convaincu, réellement intéressant. N’est-ce pas?! Un tel projet n’a pas eu lieu puisque nos liens ont été rompues de manières abruptes. J’espère que sa santé va bien et qu’elle continue à parfaire son talent.

En résumé, la situation physique est certes un élément majeur dans la qualité de vie d’une personne. J’ai bien écrit « majeur » et non pas « unique » puisque la vie est composée d’une mosaïque de facteurs inter reliés qui rendent la vie si différente d’une personne à une autre. Cependant force est d’admettre que les modèles féminins nus sont rarissimes dans le milieu artistique. Il y a bien sûr des exceptions à la règle, mais elles peuvent se compter sur les doigts d’une seule main. Que nous réserve l’avenir? Je ne saurai guère vous répondre.

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. Un remerciement à ma grande amie Élisa pour l’envoie de ces superbes photos.