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Détruire les murs

Détruire les murs
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Détruire les murs

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien malgré le temps maussade qu’il fait en ce moment au Québec. Pour mes amis et amies vivant en Europe ou bien ailleurs dans le monde, je vous souhaite un temps ensoleillé. Pour ma part, je vais très bien. La reprise de mes activités se poursuit de manière progressive tout en prenant bien soin de ma minette adorée. Une belle chatte prénommée Goldy et que j’aime beaucoup.

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de parler d’un sujet lequel est assez tabou tant au sein de mon blogue artistique que dans la société en général. Un sujet qui m’est venu à l’esprit à la suite de la présentation en salles de cinéma du film intitulé « Joker » lequel deviendra très certainement un phare dans l’histoire du cinéma. En effet, il est sans contredit une œuvre cinématographique exceptionnelle. J’irai jusqu’à dire qu’il est le plus beau film que j’ai eu la chance de voir dans ma vie et je suis persuadé de ne pas en voir un aussi merveilleux pour le reste de mes jours.

Mais, pourquoi un tel film m’a si bouleversé ? Excellente question qui mérite une réponse à plusieurs volets. Des volets que je tenterai du mieux que je peux de vous expliquer dans ce présent texte. Et, pour corroborer mes propos, j’ai cru utile de mettre comme photo cette œuvre réalisée par G.B. qui est l’un de mes fidèles collaborateurs d’Allemagne.

Tout d’abord, il m’est en avant-plan la construction de murs tant sur le plan des inégalités sociales que les malchances qui peuvent frapper un bon nombre de gens dans la société. Certes, chacun va réagir de manières fort différentes dépendamment de leurs forces et faiblesses intérieures. Pour la grande majorité, les individus essaieront de s’adapter tant bien que mal aux aléas de la vie tandis pour une infime minorité, elles en seront tout simplement incapables.

Ensuite, les apparences sont souvent trompeuses. On peut rencontrer des individus ayant un sourire, comme on dit si bien au Québec, fendu jusqu’aux oreilles mais qui vivent un mal-être indescriptible. Nul ne sait ce qui se cache derrière les yeux d’autrui. À ce titre, j’ai connu plusieurs personnes au cours de ma vie. Des personnes qui avaient, à première vue, tout pour être heureuses selon les critères de la société actuelle. On a qu’à penser à l’argent à profusion, à une maison ressemblant presque à un château, à des conquêtes amoureuses lesquelles se basent quasi exclusivement à une beauté plastique et la liste pourrait être interminable. Pourtant, une majorité de ces personnes ressentent une douleur intérieure inimaginable.

Enfin, et c’est là le point fondamental du présent article, la vulnérabilité de la personne face à tous ces murs auxquels elles devront faire face de manière plus ou moins subtile au cours de leurs vies. Une vulnérabilité qui ressemble étrangement à la nudité lorsqu’elle se reflète dans un miroir et qui porte à se poser trois énigmes existentiels majeurs. En premier lieu, suis-je la personne que je désire être réellement? En deuxième lieu, jusqu’à tel point mon parcours de vie a-t-il influencé l’être que je suis actuellement? Et, en dernier lieu, que puis-je faire pour devenir ce que je suis réellement? Trois énigmes qui découlent de la pensée de Friedrich Nietzche : « Deviens ce que tu es ».

Quoi de mieux alors que de détruire les murs intérieurs pour s’accomplir pleinement? Attention! Je ne louangerai jamais l’immoralité ni le recours à la violence où tout acte pouvant compromettre la sécurité de la société. Cependant, il s’agit ici de s’affirmer tel que l’on est réellement et de prendre les moyens mis à notre disposition, aussi minimes soient-ils, pour se faire. Et se souvenir que le seul objectif des murs est d’être abattus tôt ou tard. Et mieux vaut tard que jamais.

En résumé, le film « Joker » aura eu le mérite de me porter à réflexion. Une réflexion qui me fait plaisir de partager avec vous au sein de mon blogue artistique.

Un grand merci pour votre attention.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Titanic version québécoise

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Le Titanic version québécoise (Mont-Tremblant 25 février 2018)

Titanic version québécoise

Bonjour tout le monde,

20180225_120331Je poursuis la rédaction de mes articles concernant ma prestation surprise qui a eu lieu à Mont-Tremblant en vous parlant d’une pose que j’affectionne et qui peut être intitulée  » Titanic version québécoise ». Vous comprendrez sans aucun doute qu’il s’agit ici d’une point d’humour à l’égard de ce grand classique, peut-être même le plus grand dans l’histoire du cinéma, qu’est l’oeuvre gigantesque de James Cameron du « Titanic ». Véritable chef-d’oeuvre réalisé en 1997 et dont les critiques de cinéma et le grand public eurent que des éloges à l’endroit du réalisateur. Éloges pleinement mérités selon moi.

J’aime beaucoup réaliser une telle pose lorsque la20180225_113704 durée de travail, c’est-à-dire le temps alloué pour le maintien de telle ou telle pose, dépasse les 20 minutes. Pourquoi donc me demanderez-vous ? Trois raisons majeures m’incitent à prendre cette pose tirée d’une séquence des plus romantiques du film de James Cameron. C’est ce que je vous explique dans ce qui suit.

20180225_110858En premier lieu, l’aisance avec laquelle je peux tenir ainsi devant un groupe d’artistes, et ce peu importe leur nombre est sans aucune comparaison avec les autres positions pratiquées lors des séances. D’ailleurs, ladite pose a été faite après celle où je devais me tenir debout pour environ le même temps demandé. Souvenez-vous que je n’ai qu’un demi pied pour accomplir pareille tâche. Qu’à cela ne tienne, mon désir de me surpasser était plus fort que moi. Bref, une position plus confortable était plus que bienvenue.

En deuxième lieu, une telle position permet à l’artiste20180225_113726 de percevoir presque les moindres parcelles de mon physique avec une aisance incroyable. Mais, attention ! Ceci ne signifie aucunement qu’il y ait une forme quelconque de voyeurisme, ni d’exhibitionnisme. Deux réalités qui n’ont pas de place dans le domaine de la nudité artistique. Ceci écrit, l’artiste peut dessiner avec une plus grande aisance ce qu’il a envie de transposer sur papier pour son plaisir et pour celui de la postérité. Que voit-il ? Comment le voit-il ? Que peut-il bien découvrir et, surtout, que désire-t-il laisser sur son support ? Le rôle du modèle, et c’est là mon opinion, consiste justement à lui facilité la tâche.

En dernier lieu, une telle position me permet de me projeter dans le temps et dans l’espace. Autrement dit, mon âme quitte momentanément mon corps pour se retrouver en d’autres lieux et en d’autres moments de ma vie. C’est, si me permettez l’expression, exactement comme si je rêvais sans dormir et sans perdre la conscience d’être modèle pour un groupe. Être là sans y être tout à fait. La meilleur image qui me vient à l’esprit est celle de l’ermite qui du fond de sa grotte ressent le monde qui l’entoure sans quitter les lieux. Il est là sans être là, absent tout en étant pleinement présent.

En résumé, voilà bien une pose qui nous fait penser certes à une séquence cinématographique extraordinaire. Et pourtant, nonobstant ma petite point humoristique dans le titre du présent article, elle renferme toute une gamme de mysticisme. Un mysticisme vécu au plus profond de soi. Être en soi pour devenir plus prêt de l’autre.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada