Archives de tags | honte

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédral ?

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédral
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédrale ?

 

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédrale ?
Car j’ai un peu honte de mes péchés et je me sens mal.
Non pas que je n’ai point aimé ce que j’ai fait à mes amants,
Croyez-moi, de cet instant exquis nous nous en souviendrons longtemps.

 

Mais, à vrai dire, je me sens en ce moment un peu perdue.
Perdue depuis mon réveil sans avoir pris le temps de m’habiller,
Une petite douche, quelques bouchées de croissant et une gorgée de café,
Me voilà devant vous et derrière ces gens complètement dépourvue et presque nue.

 

Quelle belle nuit, mes amants et moi avons passée.
Une nuit à se caresser, à s’embrasser et à jouer des jeux vilains,
Des jeux de langues, des jeux interdits à réaliser à pleines mains,
Maintenant que c’est fini, je me pose cette question : Où est donc le péché?

 

Fille catholique de la pure Bavière,
J’ai été élevée avec des principes sévères,
Par des parents certes très aimants mais un peu austères,
En m’inculquant dès l’heure du levé, dès l’heure du couché, de faire ma prière.

 

Malgré mes nombreux péchés mignons,
Ceux que j’adore faire avec quelques garçons,
Je désir aller à la messe et faire une sincère communion,
Ceci dit, monsieur, où la cathédrale ? Que je puisse y faire ma confession.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux grands fermés

Je fermerai les yeux

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux grands fermés

 

Depuis que j’étais qu’une enfant,
Une question me revenait souvent,
Comment survivre dans un pareil monde ?
Drôle de question pour une fillette sans honte.

 

Déjà je voyais tant d’horreurs,
Que de vieillir me faisait très peur,
Déjà j’entendais tant de mensonges,
Que mes nuits étaient troublés d’affreux songes.

 

M’apercevant de tant de méchanceté dans la société,
Grugeant les quelques gens ayant encore un peu de bonté,
Que de constater que ce monde existe encore m’a souvent étonné.
Quel en serait donc le secret pour y survivre sans mon âme y laisser ?

 

Une fois devenue femme belle, gracieuse et accomplie,
Que je crois après de mûres réflexions avoir enfin compris,
Après avoir tant souffert pour mes gens de tous horizons que j’aimais,
Que seul en mon coeur désillusionné j’y trouverais grande sérénité et joie de la paix.

 

Puisque selon un Petit Prince d’un illustre écrivain,
Qu’il écrivit que c’est qu’avec notre coeur que l’on voit bien,
J’ai décidé qu’à partir de ce jour sans soleil ou cette nuit au clair de lune,
Que pour vivre aisément dans ce monde, je fermerai les yeux. Ô moi la belle brune.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Vérité et Mensonge

Tableau : « La Vérité sortant du puits » Jean-Léon Jérôme, 1896.

Une pause philosophique

Vérité et Mensonge

Selon une légende du 19e siècle la Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour.

Le Mensonge dit à la Vérité :  » Il fait très beau aujourd’hui »

La Vérité regarde autour d’elle et lève les yeux au ciel, le jour était vraiment beau. Ils passent beaucoup de temps ensemble jusqu’au moment d’arriver devant un puits.

Le Mensonge dit à la Vérité : « L’eau est très agréable, prenons un bain ensemble ! »

La Vérité encore une fois méfiante touche l’eau, elle était vraiment agréable. Ils se déshabillent et se mettent à se baigner.

D’un coup, le Mensonge sort de l’eau, met les habits de la Vérité et s’enfuit. La Vérité furieuse sort du puits et court partout afin de trouver le Mensonge et de récupérer ses habits. Le Monde en voyant la Vérité toute nue tourne le regard avec mépris et rage.

La pauvre Vérité retourne au puits et y disparaît à jamais en cachant sa honte.

Depuis, le Mensonge voyage partout dans le monde habillé comme la Vérité, en satisfaisant les besoins de la société, et le Monde ne veut dans aucun cas voir la Vérité nue.

Contorsion

34860795_10156596140613919_3039145727965003776_o

Dessin par mon ami Eri Kel de la France

Contorsion

 

Je m’amuse ainsi,

Comme a été la vie,

Point de honte d’être nue,

Dans ce monde je suis venue.

 

Couchée dans l’allégresse,

Je me bouge un peu les fesses,

Me plaçant ici et là, comme ci et ça,

Dans l’attente religieuse d’un alléluia.

 

Je cache avec précaution une main,

De vos pensées et vos regards coquins,

Afin de satisfaire mes envies bien féminines,

Par lesquelles mon visage a si bonne mine.

 

Avec une ultime attention,

Je garde cette pose avec précaution,

Afin d’agrémenter votre travail de précision,

Par une extraordinaire mais agréable contorsion.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Corps présent ! Regard absent !

Regard absent II

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Corps présent ! Regard absent !

 

Je pense en silence,

Sans prononcer un mot,

Sur ce qui ce passe sur les eaux,

Comme je le faisais durant mon enfance.

 

J’ignore quoi penser de ce monde,

Qui blesse notre sainte mère Dame Nature,

Qui nous offrait ces milles merveilles si pures,

Et maintenant, comment ne point avoir honte ?

 

De nos actions destructrices ?

De nos paroles mensongères et séductrices ?

De nos pensées pernicieuses nous précipitant ?

Dans les flammes de l’Enfer et dans les abîmes du néant ?

 

Peuples aux désirs inassouvis,

Qui exploitent sans arrêt celle qui donne la vie,

Depuis la nuit des temps où Chronos cessa de manger ses enfants,

Labeur des hommes fut le lot de nos ancêtres des terres d’antan.

 

Ne savaient-ils pas notre précarité ?

Où chaque jour de nos pauvres vies est compté ?

Que notre terre est aussi notre unique mère des mers ?

De ces mers découvertes par hommes de paix et hommes de guerre.

 

Oui, mon corps est de plein gré présent.

Oui, mon amour pour cet art est toujours vivant.

Mais, je m’inquiète pour vos enfants les petits et les grands.

Que sera ce monde sans leurs yeux si ce n’est qu’un regard absent ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Puissamment posé

27544900_10156255310878919_8114468950357790177_n

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Puissamment posé

 

Sereinement je me suis mise nue
Dignement ainsi vous m’avez vue
Amoureusement je vous ai crues
Simplement vous avez vu mon intimité poilue.

 

Non, je n’en ai point honte de l’avoir fait,
Car c’est ainsi que je l’aime et sans regret,
Vous le voyez avec vos yeux et moi avec mon cœur,
Et ensemble nous formons un grand chœur.

 

Mais une chose doit être dite,
Une chose à se remémorer très vite,
C’est de vous avoir offert mon corps tant aimé,
Car il fut librement et puissamment posé.

 

De

 

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tels des stigmates

20171122_184929

 

Modèle vivant ? RollandJr St-Gelais La Factrie de Shawinigan

 

Tels des stigmates

 

Dans le brouillard du passé,

Où ces tendres souvenirs sont décédés,

De ces anciens amours disparurent dans le silence,

Et en la torture alimentée par le fer rouge de sa démence.

 

Il est devenu l’ombre de son corps nu,

Ne pouvant s’échapper à ces regards qui l’ont vu,

De ces yeux scrutateurs aux moindres parcelles de ses défauts,

Regardez-le bien, ô modeste peuple, puisqu’il le faut.

 

Profitez-en !

Son corps meurtri est là, maintenant.

Ces cicatrices témoignent de cette violence,

Tels des stigmates du Christ subissant le coup de lance.

 

Que voyez-vous vraiment ?

Un homme qui un jour mourra assurément.

Quelle sera, depuis ce jour fatidique, sa destinée ?

Certainement comme le vôtre depuis l’heure où vous êtes nés.

 

Et en lui point de honte futile,

D’être nu si cela peut vous être utile,

Si cela peut sembler pour certains une obsession,

En son for intérieur il en a fait un art, une véritable passion.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Désolé pour mon grand silence

20171129_131004_HDR

 

Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Absolu dénuement !

WP_20150307_029

Absolu dénuement !

 » Et quel plus absolu dénuement que de se présenter devant Dieu déjà dans notre vie comme le jour du jugement dernier : nu comme un ver? Seuls sont qui ont quelque chose de honteux à cacher ont honte de la nudité. « 

Texte tiré de La nudité n’est pas un péché en Islam de Farhat Othman.