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Le moment venu

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Photo par Phylactère

 

Le moment venu

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis dans mes derniers préparatifs pour mon cours séjour en Gaspésie où j’aurai la chance de passer quelques jours en la période des fêtes de Noël pour ensuite revenir à Québec afin d’accompagner mon ami pour les festivités du Jour de l’An. Cela fait beaucoup de chemin à parcourir en très peu de temps. Or, du temps ne se compte pas pour ce qui est de passer quelques bons moments avec ceux et celles que l’on aime.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACeci m’amène à vous parler d’un aspect un peu spécial au sein de ce présent article. À vrai dire, je désire répondre à une question existentialiste au sein de ma vie. Quel horizon vois-je lorsque je regarde le chemin franchi au cours de ma vie actuelle ? Je dirais que mon chemin ressemble beaucoup à une grande ville dans laquelle j’y ai rencontré des gens de tout acabit allant de formidables à moins, disons-le, glorieux. J’y ai expérimenté toutes sortes d’apprentissage allant des plus honorables jusqu’à beaucoup moins. Il y a certes eu des faits qui m’ont fait rire et d’autres pas. Sans oublier le bien que, je le souhaite ardemment, j’ai pu accomplir sans oublier les erreurs qui, je ne peux revenir en arrière, ont sûrement peiné bien des gens que j’ai aimés. Ainsi va la vie !

Il y a des quelques fois où je réfléchis sur le sens même de ma vie. Qu’ai-je donc raté ? Où aurais-je pu mieux faire ? Quels choix aurais-je du réaliser ou bien aurais-je du éviter ? Pourquoi ai-je choisi telle route au lieu d’une autre ? Que de questions ! Des questions à choix multiples où les réponses sont aussi valables les unes que les autres.

Il y a tout de même des éléments qui m’ont façonné deOLYMPUS DIGITAL CAMERA manière que je qualifierais d’indélébile. Je pense, à titres d’exemples, aux faits d’avoir été séparé de ma famille dès les premières années de mon enfance, à l’assassinat de l’aîné de la famille dans des circonstances  liées à l’histoire du Québec en 1972, d’avoir été présenté telle une bête de cirque dans un journal à sensation et ce, à l’âge de 10 ans sans oublier d’avoir été utilisé telle de la vulgaire marchandise par un bureau d’avocats (1) sans, élément important à retenir, n’avoir reçu la protection à  laquelle  je m’attendais de mes parents. Faut-il spécifier qu’ils ont été induits en erreur par ledit bureau d’avocats ?

À bien y penser, ce sont peut-être ces éléments qui expliquent en bonne partie ce que je suis devenu au plus profond de mon être. Fort heureusement, et j’en suis plus que persuadé, ma passion en tant que modèle vivant pour des écoles d’arts, mon amour de la poésie en lien direct avec mon respect pour la langue française et mon intérêt particulier pour la photo sans omettre mon tempérament de mélomane ont fait de moi une personne loin d’être mauvaise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAToutefois, et je terminerai cette missive sur ce point, l’élément fondamental qui anime tout ce que je suis est nul autre que ma foi en Dieu. Oui, je suis pleinement conscient de mes faiblesses, de mes erreurs, de mes réussites, de mes capacités et de bien d’autres choses. Cependant, tout ce que je souhaite de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma personne, c’est qu’il soit présent dans ma vie. Un peu à l’image de la modeste chapelle Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception où je me rends pour assister à la célébration eucharistique le dimanche lorsque je me rends à Montréal dans le cadre de mes activités artistiques. Les lumières de la métropole du Québec peuvent briller autant qu’elles le veuillent. La modeste croix au-dessus de la chapelle saura bien me faire signe le moment venu.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Je me rappelle très bien où j’ai été forcé de me déshabiller dans le bureau d’avocats sans que l’on me demande un seul instant mon avis sur ce fait.

Que changerais-je ?

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Votre humble serviteur à l’hôpital de Baie-St-Paul pour les enfants déficients intellectuels

Que changerais-je ?

 

Que changerais-je ?

Dans le fond que pourrais-je ?

De cette vie si bizarre et si étrange,

Où  tout finalement et contre toute attente s’arrange.

 

D’une naissance si imprévue,

Et de cette créature auparavant jamais vue,

Que l’on avait jadis condamnée chez les monstres à végéter,

Alors qu’à notre époque de bien-pensants on aurait avorté.

 

De ce lieu où jamais il n’en sortirait,

Loin des regards inquisiteurs on le soustrayait,

De le voir  disparaître à jamais certains le souhaitaient,

Car pour gens au cœur sensible tellement il dérangeait.

 

De ce temps maintenant lointain,

Il a réussi à devenir homme qui se prit en mains,

En se remémorant certains faits de son enfance,

Sans oublier ceux de son adolescence.

 

De ces événements qui l’amènent,

À se questionner sur le sens de sa vie,

De ses erreurs qui le suivront vers l’infini.

Devant l’autel des offrandes perdues point d’amen.

 

Quel serait donc son véritable désir ?

Quelle faute aimerait-il ne plus souffrir ?

Car bien des choses il en est avec raison fier,

Mais ignorer comment vraiment aimer il en est guère.

 

Voilà tout ce que je changerai,

Qu’un seul vœu le ciel puisse m’accorder,

C’est celui de pouvoir aimer celle qui ouvrira mon cœur,

À celle qui me fera comprendre qu’aimer il ne faut pas en avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Essentiel

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Photo par Phylactère

 

Essentiel

Combien de fois perdons-nous notre temps ? 

Combien de pas avons-nous gaspillés par moment ? 

À tant essayer de plaire, de satisfaire et de tout faire ? 

Pour se rendre compte que nous vivons alors un enfer ?

 

Pourtant, personne ne prendra notre place, 

Dans notre cercueil qui sera loin d’être un palace. 

Le moment où pour nous sonnera le glas, 

Et que la grande faucheuse vers nous avancera.

 

Ceci dit, ceci écrit, mes tendres amis, 

Après avoir longtemps réfléchi, 

Sur le sens véritable de nos vies, 

Que nous soyons grands ou petits.

 

Certes, je ne suis pas un sage d’Athènes, 

Ni à la recherche de la belle Hélène, 

Encore moins un prêtre de Sion, 

Qui prie ce Dieu avec le sacré Nom.

 

Mais s’il y a une vérité que j’ai apprise, 

Et qui peut vous éviter bien des surprises, 

C’est en tout temps d’aller vers l’essentiel, 

Et de seulement être authentique sous le ciel.

 

Éloignez-vous des gens à la parole facile, 

Qui vous sourient avec à la main une faucille, 

Détournez-vous des gens qui vous promettent, 

Mers et mondes mais qu’en la Géhenne ils vous y mettent.

 

Allez vers l’essentiel dans ce que vous faites, 

Restez essentiels comme vous l’êtes, 

Car vous savez au fond de vous. 

Que belles paroles rendent fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

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Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un petit pas pour l’homme que je suis

Patrick Audinet, Marie Larocque et MariePier Auger
Équipe: Patrick Audinet, Marie Larocque et MariePier Auger

Un petit pas pour l’homme que je suis

« Cet article a été composé en pensant à ma prochaine prestation de nudité artistique qui aura lieu jeudi le 23 février au prestigieux musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre d’une activité spéciale intitulée « Les jeudis des beaux-arts » où votre humble serviteur sera modèle nu pour cette occasion. »

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de bon dans vos vies ? Avez-vous des projets pour la semaine prochaine ? Bref, quoi de neuf ? Veuillez me pardonner pour mes questions, mais je suis tellement heureux de pouvoir partager avec vous tout ce qui se passe de beau dans ma vie actuelle qu’il m’est presque impossible de m’intéresser d’abord et avant tout à vous mes amis et amies.

Pour ma part, la dernière semaine a été tout à fait extraordinaire. Et pour cause, puisque l’opportunité de poser nu en tant que modèle vivant, ce qui est une véritable passion pour votre humble serviteur, au sein d’une classe d’étudiants et d’étudiantes m’a été offerte par une professeure hors pairs. Que de belles personnes j’y ai rencontrées ! Lesquelles possèdent un talent remarquable dans le domaine artistique. D’ailleurs, j’ai eu la chance de pouvoir regarder quelques-unes des œuvres réalisées par certaines d’entre elles.

new-image26Toutefois, et vu mon ouverture à la diversité, j’ai profité de l’occasion pour dialoguer avec certaines des personnes présentes en salle lors de l’entracte. Un entracte bien utile tant pour moi que pour l’ensemble des élèves. Vous pouvez me croire sur parole. C’est ainsi que j’ai pu discuter notamment avec une étudiante, qui se prénomme Laury, en première année universitaire en arts et qui a eu l’amabilité d’être photographiée en ma compagnie pour une éventuelle publication au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Trois champs d’activité qui me passionnent. Il va de soi que j’en ai bien d’autres. Par exemple, je suis un supporteur des Canadiens de Montréal et du HC Lausanne lesquels sont deux équipes de hockey professionnel dont le premier est au Canada et le second est situé en Suisse romande.

Fait amusant de noter, Laury avait avoué que le dessin présenté ci-joint lui faisaitnew-image21 penser à la chanson « Eye of the Tiger » du film culte de Rocky où Sylvester Stallone incarnait le boxer Rocky Balboa. Un film qui démontre d’une façon, reconnaissons-le, assez inhabituelle que la volonté, la persévérance et la détermination sont des éléments indispensables pour atteindre un objectif lequel peut sembler à première vue hors d’atteinte. Et pourtant, tous ces éléments ont un point en commun. C’est de croire en la vie. Oui, croire en la vie en dépit de tout ce qui peut nous arriver. Oui, croire en la vie en dépit de ce que l’on peut y voir le mal présenté à grand déploiement au sein des divers médias de masse. Oui, croire en la vie car cela vaut vraiment la peine de relever tous les défis qui jalonnent nos routes. Oui, croire en la vie puisque cela permet aussi de croire en soi. Il va de soi que faire les premiers pas, aussi minimes soient-ils, peuvent nous amener à gravir des montagnes immenses où à partir de leurs sommets la vue sur l’ensemble de notre parcours favorisera une réflexion sur le sens même de notre vie.

Une réflexion qui servira nul doute à répondre à cette ultime question : Et que serait-il advenu si je n’avais pas fait le premier pas ? C’est ce pas qui est le plus important. Non seulement pour votre vie mais aussi, plus souvent que vous pouvez même supposer, pour celles des autres. Selon ce que m’a rapporté madame D.-H. lors de ma prestation de nudité artistique, il paraîtrait que je serais le seul modèle nu professionnel vivant avec un handicap physique dit « apparent » au Canada.

Autrement dit, l’humble petit pas fait dans un cabaret de Montréal où j’ai posé nu, une séance qui a été possible de faire grâce à la collaboration d’une équipe étonnante, en tout début de carrière est à l’origine d’une aventure incroyable. Et, pour paraphraser l’astronaute Neil Armstrong lors de l’alunissage de son module en 1969, ce fut « un petit pas pour l’homme que je suis, mais un grand bon pour ceux et celles qui désirent poursuivre mon chemin ».

Merci infiniment de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Réflexions sur mon corps

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Réflexions sur mon corps

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je vais vraiment très bien. Croyez-moi sur parole, je vous écrit cet article non pas chez-moi au Québec, mais bien dans le pays des Helvètes. Quel beau pays et quels paysages magnifiques lesquels se prêtent bien à la réflexion sur le sens de la vie et sur la vision des choses qui nous animent au plus profond de soi.

Aujourd’hui, je désire vous parler sur ma réflexion concernant ma vision sur mon corps. Mon principal, mais pas le seul, outil de travail au sein de ce blogue dédié à ma passion en tant que modèle nu, la photographie et la poésie. Être modèle nu incite les artistes qui participent aux nombreux ateliers à voir, à découvrir et même à apprivoiser l’image de mon corps que l’on peut qualifier dans une certaine mesure de différent. Là encore, nous sommes tous différents les uns des autres. Comment je perçois mon corps et que puis-je y trouver de particulièrement beau? Voilà les questions auxquelles il m’est important de répondre.

Une chose doit être clarifiée: Je ne me perçois en aucun moment comme une victimenew-image8 de la vie. Ma vie? Je la trouve extraordinaire avec ses hauts et ses bas, mes joies et mes peines, mes réalisations et mes déceptions sans oublier mes réussites et mes échecs. Un peu comme tout le monde quoi! Toutefois, ma vie m’a amené à voir mon corps d’une manière que je qualifierais à la fois de plus masculin, de plus viril, voire d’être un véritable pugiliste. Mon corps m’a amené à vouloir l’apprivoiser afin de me surpasser au plan physique et ce, par la pratique de sports et même d’arts martiaux. Ceci m’a permis de ressentir toute la puissance qui ne demandait somme toute qu’à ressortir à travers de chacun de mes muscles, à aller au-delà des images préconçues au sein de la société de ce qu’un homme vivant avec une situation physique peu commune devait se contenter et même à la limite de faire mentir la conception dite « non masculine » de ce corps qui est le mien. Souvenons-nous que l’image angélique des hommes et des femmes vivant avec un handicap physique a longtemps été galvaudée au fil des siècles.

new-image6Oui, je perçois mon corps entièrement beau. Il est beau parce qu’il est fort dans chacune des parcelles qui le composent. Il est beau parce qu’il témoigne d’une volonté de vivre indéniable. Il est beau parce qu’il est tout simplement extraordinaire tant dans sa masculinité que dans sa virilité, témoignant ainsi que je suis d’abord et avant tout un homme avant d’être … handicapé. Il est beau parce que j’en suis tout simplement fier. Une fierté compréhensible puisque, Dieu merci!, j’ai fait mentir les pires pronostics que certains médecins firent à mes parents à ma naissance. Il est enfin beau puisqu’il me fait un plaisir quasi jouissif d’en prendre soin, voire de le dorloter. Un tel plaisir se manifeste d’ailleurs à chacune de séances de nudité artistique auxquelles j’ai la chance de participer, et ce à la satisfaction des artistes-peintes ou dessinateurs qui y sont présents.

En terminant, je souhaite à toutes les personnes qui liront ce présent article de pouvoir trouver leurs corps tout simplement beaux. Beaux parce qu’ils leurs appartiennent en propre. Beaux parce qu’ils sont uniques. Beaux parce qu’il y a toujours le potentiel d’amélioration afin de les rendre non pas conformes aux critères sociaux de beauté mais selon ce dont elles sont en droit d’attendre. Il va de soi qu’un peu d’effort est de mise si l’on désire améliorer notre apparence. Mais si, on doit le faire, cela doit être sous deux conditions sine qua none: En premier lieu, c’est d’accepter qui nous sommes et non pas ce que la société veut que l’on soit. Et en second lieu, d’être en harmonie avec notre meilleur compagnon de vie, c’est-à-dire soi-même.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bon dimanche

Bon dimanche

Bien le bonjour mes amis et amies,

New Image4J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, la vie est belle avec ses hauts et ses bas. Qui n’en pas? Hé oui, il m’arrive parfois de vivre certains cafards, de me poser certaines interrogations existentialistes et de me questionner sur le sens de la vie, … de ma vie. En effet, il est bon pour soi-même de prendre position face au monde qui nous entoure. Qui suis-je ? Où vais-je ? D’où viens-je ? Questions auxquelles il y a autant de réponses que d’êtres humains vivant sur la terre. À chacun d’y trouver celles qui lui conviennent.

Pour ma part, je dois avouer que les dernières semaines ont été assez spéciales. Renouer avec des pages, loin d’être agréables, de mon enfance, revivre des situations qui m’ont marqué au fer rouge, tenter de trouver des explications à des faits inexplicables et, le plus important, détruire ce sentiment de culpabilité face à mon corps et aux regards qu’il a suscités chez les autres. Bref, il y a des abcès qui doivent être crevés afin de favoriser une guérison de l’âme. Chose plus facile à dire qu’à faire. Croyez-moi sur parole!

Vous savez?! Cela fait plusieurs années que je pose nu pour des artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, ou encore pour des écoles d’arts et des ateliers ouverts au grand public, adultes et consentants, bien entendu. J’ai aussi eu la chance de réciter des poèmes entièrement nu devant un groupe de personnes. J’assume ce que j’ai accompli jusqu’à ce jour tout en retirant une fierté indéniable.

Fierté qui tire sa source sur deux aspects précis de mon passé. En premier lieu, me défaire à tout prix de mon image dite de « survivant de la Thalidomide ». Croyez-le New Image5ou non, je suis beaucoup plus que cela. Avant toute chose, je suis un homme aimant la vie, un véritable mélomane, passionné par le sport notamment un supporteur des «Canadiens de Montréal», photographe amateur, poète occasionnel et un mordu de tout ce qui touche les actualités tant nationales qu’internationales. En second lieu, je suis un homme pleinement sexué et heureux de l’être sans pour autant rejeter l’aspect spirituel au sein de ma vie. Bien au contraire! En résumé, le fait d’avoir posé nu m’a permis de faire la jonction entre mon corps et mon âme face à un monde à la recherche d’une multitude de raisons de vivre.

Aujourd’hui, je peux dire mission accomplie. J’ai donné le meilleur de moi-même via mon corps tout en évitant, dans la mesure du possible, vous en conviendrez, de m’affubler l’étiquette de « survivant de la Thalidomide ». Ceci a été d’une importance capitale à mes yeux puisque un tel sujet avait fait les manchettes dans la presse canadienne ces dernières années. Jamais, j’ai bien écrit « jamais », mon intention a été de collaborer de quelques façons que ce soient dans ce dossier. Fini pour moi d’être lié à cette caractéristique comme si il y en n’avait pas d’autres. Quelle grande délivrance pour moi.

Merci infiniment de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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Porter sa croix

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Porter sa croix

Bonjour tout le monde,

Nous sommes présentement vendredi Saint. Une journée qui porte à la réflexion sur le sens de la vie, par conséquent, de la souffrance. Non pas que la souffrance est la seule composante de la vie, et fort heureusement que ce ne soit pas le cas, mais elle est tout de même celle qui vient nous chercher au plus profond de notre être.

Vous savez que je suis un des rares survivants de la thalidomide et que cette situation m’a amené à côtoyer la souffrance humaine. Souffrance dont j’ai souvent été témoin, si j’ose m’exprimer ainsi, privilégié. Soyez rassurés! Les moments de paix et de bonheur ont été tout aussi présents au cours de ma vie.

Mon parcours de vie m’a amené à exprimer ce qui se trouve au plus profond de mon être que ce soit par l’écriture, la parole et diverses expressions en tous genres. Vous vous doutez bien qu’en tant que modèle nu, mon intention est de transmettre ce qui se trouve au plus intime de ma personne à tous les artistes professionnels ou amateurs et les étudiants et étudiantes en art pour qui je pose nu.

Ceci écrit, je peux reconnaître que la vie a été somme toute bonne pour moi. Être à l’aise avec mon physique et ma nudité est une véritable richesse pour moi. Un tel privilège provient peut-être du fait que j’ai appris très tôt à accepter ma situation mais aussi la chance d’avoir épousé mon corps, vu par certains comme une croix à porter.

Oui, j’accepte mon corps tel qu’il est. Oui, je l’ai épousé afin de m’en faire un compagnon de vie au quotidien. Deux éléments positifs qui ont façonné mon cheminement professionnel en tant que modèle nu. Mon corps est tel qu’il est. Un point, c’est tout. Il est et le sera pour toujours mon meilleur ami. Un ami qui me le rend bien.

Moralité de ce petit texte? Non seulement, nous avons tous et toutes notre croix à porter, mais il faut faire en sorte qu’elle devienne un pont vers l’autre. Un autre qui a peut-être besoin de notre aide à porter la sienne.

Bon vendredi Saint!

Rolland Jr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada