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Je n’ai pas besoin

Je n’ai pas besoin Modèle : Indira Spr Photo par Joël Pèlerin

Je n’ai pas besoin

 

Je n’ai pas besoin de toi pour me sauver

Je n’ai pas besoin de toi pour me guérir

Je n’ai pas besoin de toi

Et de ton antidote

Car je suis ma maladie

Ta venimeuse héroïne

Chanson : In this moment

Par The Fighter 

 

Paroles choisies par Indira Spr

Miroir, miroir, joli miroir

Miroir, miroir, joli miroir
Photo par mchuprin de la Russie. Source : https://www.deviantart.com/mchuprin/art/5763-852997366

Miroir, miroir, joli miroir

 

Miroir, miroir, joli miroir.

Que vois-tu lorsqu’il fait noir?

Vois-tu les amoureux s’embrasser?

Vois-tu les amants tendrement s’enlacer?

 

Suis-je la plus belle?

Je le sais bien que je ne suis guère éternelle.

Voici pourquoi ma beauté est importante à mes yeux

Car elle est parmi les biens donnés par les dieux le plus précieux.

 

Beauté éphémère léguée par ma mère,

Transmises par une mystérieuse grand-mère,

Qui possédait un grimoire renfermant des incantations,

Par lequel elle invoquait anges déchus appelés les démons.

 

Leur promettant son âme pour l’éternité,

En échange de léguer pour toujours sa grande beauté,

Aux seules descendances féminines de la première lignée,

Et, en particuliers, à la première de la famille des filles nées.

 

Miroir, montre-moi mon avenir.

Que me réserve-t-il de la chair ses plaisirs?

De la vieillesse et de la maladie peut-on s’en prémunir,

Car de ces maux, en cette vie, je ne veux point ainsi en finir.

 

Miroir, miroir, joli miroir en mes mains,

Miroir forgé en une seule pièce dans de l’étain,

Dis-moi, peux-tu me dire comment sera fait demain?

Car, à voir ce qui se passe en ce monde, le futur semble si incertain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une bouffée de fraîcheur

Une bouffée de fraîcheur
Une bouffée de fraîcheur Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01025-848249495

Une bouffée de fraîcheur

 

Me berçant bien tranquillement,

Je pensais à ma jeunesse en souriant,

En écoutant une vieille chanson d’une groupe jadis populaire,

Un groupe sur des îles où j’étais partie jadis faire cette lointaine guerre.

 

Fraîchement arrivé en ces lieux,

J’avais sûrement l’air avec un peu mystérieux,

Avec mon manteau d’un soldat parlant peu la langue du pays,

C’est alors qu’est apparue cette dame qui m’a tout simplement souri.

 

Elle m’invita à prendre le thé et quelques biscuits,

Elle m’apprenait les coutumes des gens de l’endroit,

Afin d’être toujours sur le bon chemin celui est le plus droit,

Ce qui ne nous pas empêchés d’avoir de bon cœur souvent ri.

 

Les jours et les semaines ont si vite passé,

Jusqu’au jour où j’ai dû pour le front embarquer,

Lui annonçant que je m’absenterai pour longtemps,

Sans lui dire, secret de guerre oblige, où j’allais précisément.

 

C’est alors qu’elle me tendit avec une larme à l’œil de cette photo,

Qui allait devenir parmi mes souvenirs le plus beau des cadeaux,

Cette photo que j’ai réalisée parce qu’elle me l’avait demandée,

Et devant sa grande beauté, à sa demande je n’ai pu résister.

 

Une photo que je conservais bien précieusement,

Tout près de mon cœur presque religieusement,

Qui me protégeait tel un puissant talisman,

Le jour fatidique du Débarquement.

 

Jusqu’à ce moment j’ignorais pourquoi j’étais là,

Mais dans le sable couvert de sang que j’ai compris,

Qu’enfin tout avait un sens dans ma modeste vie,

J’ai découvert que tout mon amour était pour toi.

 

Ton doux visage me donna ardeur,

Mon amour pour toi éloignait mes frayeurs,

Jusqu’à cette journée bénie où vint la capitulation,

Qui mit fin à cette querelle entre de nombreuses nations.

 

Je suis retourné vers ta natale Angleterre,

Afin qu’avec moi tu viens découvrir une autre terre,

Où nous fonderont famille heureuse avec de beaux enfants,

Ce à quoi tu me répondis avec plaisir bien évidemment.

 

Les années passèrent dans le sablier du temps,

De ces années de mille bonheurs que je me rappelle souvent,

Jusqu’au jour la maladie t’emporta bien tristement,

Mais un jour je te rejoindrai certainement,

Alors je ne m’en fais pas vraiment.

 

Car lorsque je regarde cette photo que tu m’as donnée,

Je sens quelques larmes sur mes joues couler,

Des larmes venant d’un si grand bonheur,

Que je ressens comme une bouffée de fraîcheur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Plaisir des coïncidences

Plaisir des coïncidences
Plaisir des coïncidences par Mci-Ardant de la France Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/Pleasure-of-the-coincidences-74421430

Plaisir des coïncidences

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que votre confinement ne vous soit pas trop pénible. Pour ma part, je vais merveilleusement bien et, fait étonnant, mon confinement est plutôt profitable pour moi. En effet, je profite de cette période imposée par les instances gouvernementales pour réaliser des activités d’ordre intellectuel. L’on a qu’à penser à la lecture, la musique, la redécouverte de grands classiques du cinéma présentés sur certains sites de streaming et des livres qui ont fait la renommée de leurs auteurs. Bref, je peux très bien vivre en autarcie pendant un temps assez long.

Sur le plan social, c’est peut-être un peu plus ardu pour moi. J’adore créer des liens avec les gens et surtout faire la rencontre de femmes à la beauté magique. Je suis fait ainsi. Que voulez-vous? Certains sont plutôt asociales et préfèrent vivre en solitaire sur le plan humain. Très peu pour moi. Mais, pour mon bien et celui des autres, je m’adapte. Ne dit-on pas que c’est celui qui s’adapte qui survit? Encore là, c’est une question de gros bon sens.

Toutefois, et je l’avoue avec une certaine fierté, rien absolument rien enlèvera ma passion pour la nudité artistique. Ni maladie, ni accident, ni même la mort. Pourquoi donc? Parce que la nudité artistique, qui présente la pureté d’être nu et tout ce qui implique de près ou de loin avec une sexualité saine, est le symbole même de la vie. Nous entrons dans la vie tout simplement nus. Et, de surcroît, nous vivons nus à plusieurs périodes de la vie. Je dirais même que la nudité est la vie. Or, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et l’espoir fait vivre… Drôle de coïncidences. N’est-ce pas ?!

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Tu m’entends !?

Je t'entends
Réalisation photographique par Spicy Peach Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hear-you-833226954

Tu m’entends !?

 

En ce début d’été,

Toi mon amie, je t’ai rencontrée.

Seule je cherchais avec qui je pouvais jouer,

Jouer à la marelle à la corde à sauter simplement m’amuser.

 

C’est alors que tu es venue me trouver,

Ton prénom si joli que je ne pourrai jamais oublier,

Tu l’a prononcé une seule fois et cela a suffi pour devenir des compères.

Des amies à la vie, à la mort, en temps de paix ou bien de guerre.

 

Puis vint l’automne et le rouge de ses arbres,

Annonçant le retour à l’école, ses leçons et ses palabres.

De ces professeurs désillusionnés par les années d’enseignement,

Qui avaient pourtant rêvé de faire la différence chez certains enfants.

 

Merci la vie de t’avoir mise à côté de moi,

Car si j’ai eu moins peur c’est bien grâce à toi,

Tu me donnas confiance comme jamais à mes yeux,

Restant après l’école me montrant faire toujours mieux.

 

Soirées d’automne soirées d’hiver,

Souvent nous les passions ensemble chez ta mère,

Qui nous a appris à jouer de cet instrument merveilleux,

Jouant avec plaisir en se regardant tendrement dans les yeux.

 

Près de la cheminée,

En cet hiver, en ces froides soirées,

Mélodies tristes ou gaies nous avons découvertes,

De ces contrés si lointaines si étrangères aux herbes vertes.

 

Le temps passa inexorablement,

Nous amenant vers d’autres cieux inévitablement,

Mais cette passion pour cette musique resta en moi assurément,

De cet hiver et bien d’autres sans oublier les nombreux printemps.

 

De mon existence, ce fut mon plus beau présent.

Tellement que je suis partie en d’autres lieux pour devenir,

Autrement ce que j’étais afin de me bâtir un meilleur avenir,

En souhaitant revenir près de toi je t’en avais fait un serment.

 

Après quelques années, j’ai tenue parole.

Parole d’honneur et loin d’être une simple obole,

Sur le chemin du retour la vie m’a prise sur le détour,

Ce que parfois le destin peut être cruel avec ses mauvais tours.

 

On m’annonça à mon arrivé,

Que déjà tu étais partie, tu m’avais quittée.

Emportée par une maladie, une je-ne-sais-quoi.

J’ai tellement crié de douleur que j’en avais perdu la voix.

 

Assise seule dans le salon,

Où toi et moi avions appris nos leçons,

J’ai avec délicatesse pris dans mes mains ton violoncelle,

Me rappelant de ces souvenirs de ce temps comme tu étais belle.

 

J’ai alors joué cette plainte,

Laissant tomber mes larmes à mes pieds,

Qui se transformèrent en des notes de musique sur du papier,

Tu m’entends !? Comme ma vie sans toi est devenue une complainte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada