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À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un, deux, trois, quatre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un, deux, trois, quatre

 

Je me souviens d’un autre temps,

Où l’on pouvait chanter et aimer et vivre.

Vivre comme bon nous semblait et non survivre,

Un temps où la liberté existait il n’y a pas si longtemps.

 

Un temps où l’on goûtait à l’amour,

Deux temps où l’on partageait nos espoirs,

Deux temps et trois mouvements avant qu’arrive le désespoir,

Et puis quatre temps avant que disparaissent nos rêves pour toujours.

 

Mais, quel plaisir de me souvenir.

De cette époque où la jeunesse et sa beauté,

Avaient encore le plein droit de simplement exister,

Sans les moqueries de nos jours qui nous ne font point rire.

 

Je me rappelle une certaine chambre d’hôtel,

D’une chanson où l’on donnait à la paix une chance,

Une chanson, un refrain, des paroles et d’un rythme qui encensent,

Qui résume à elle seule cette période lointaine et qui me parait si belle.

 

Un, deux, trois et quatre pour la postérité,

Que cette chanson vienne jusqu’à nos cœurs,

Qu’elle éloigne de nous toutes nos craintes et nos peurs,

Et qu’elle nous enseigne que la seule valeur noble qui soit c’est celle d’aimer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’indomptable

L’indomptable Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-untamable-894740770

L’indomptable

 

Je suis un être de chair,

Une femme fière et belle,

Une femme libre de voler de ses ailes,

Une femme libre de voguer dans les airs.

 

Vous voulez m’asservir?

N’y pensez pas même dans vos rêves.

Car je suis descendante de Lilith et non d’Ève,

Pour ma liberté, je combattrai jusqu’à mon dernier soupir.

 

Ma conscience m’appartient,

Mon corps est mon bien le plus précieux,

Le donner, je le ferai seulement quand je le veux.

Je suis fière d’être ce que je suis et je sais que je le vaux bien.

 

J’enlève ce vêtement qui m’étouffe,

Ce vêtement qui n’est pas fait de chair,

Cette tenue que vous vouliez que je porte pour vous plaire,

Car à vos yeux, je suis simplement que de la bouffe.

 

Je crie ma liberté avec pleine fierté,

Je suis celle que vous ne dompterez jamais,

Femme d’aujourd’hui, et non d’hier, c’est ce que je voulais.

L’indomptable! Voilà qui je suis maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Mirages

Mirages Texte de RollandJr St-Gelais Photo de Gfriedberg Source: https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/Candling-889960127

Mirages

La vie a plusieurs facettes. Des facettes que l’on construit à partir de nos souvenirs, de nos certitudes, de nos valeurs et de nos attentes. En effet, tout dans la vie peut être différent en chaque personne. Elle peut être remplie de beauté, de tristesse, de moments fastidieux, d’autres moments dans des misères extrêmes. Souvent, nous tenons pour acquises la santé, la richesse, la jeunesse, pour les plus chanceux, la beauté. Celle qui correspond aux normes établies par la société. Or, tout peut disparaître du jour au lendemain.

Des empereurs ont souhaité ardemment fonder une dynastie qui aurait perduré à travers les siècles. Mais, comme le temps ronge inexorablement les secondes qui s’écoulent du sablier, tel le titan « Chronos » qui dévorait ses enfants à peine sortis de son ventre, rien ne dure éternellement. Tout apparaît pour disparaître tôt ou tard. C’est là la seule réalité. D’autres ont voulu se bâtir des fortunes afin de se prémunir de la disette. Ce qui n’a pas empêché de subir les contrecoups du caractère imprévisible de la vie.

Une guerre? Une épidémie? Un revers du hasard? Un coup du destin? Il y a autant de causes à la mauvaise fortune qu’il y en a à l’origine de l’opulence. 

La vie est belle et bien éphémère. Elle dure l’instant d’un battement d’ailes. Des ailes qui parfois nous amènent vers des sommets, parfois vers des trous sans fond ou bien encore des mirages. Mirages au cœur de nos déserts, de nos solitudes et de nos questions souvent sans réponse. Mirages au loin qui peuplent nos rêves sans lendemain.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Que regardes-tu, Natalia?

Que regardes-tu, Natalia? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Beautiful-Natalia-884520769

Que regardes-tu, Natalia?

 

Que regardes-tu, Natalia?

Dis-le-moi, sans gêne, que vois-tu?

Natalia, beauté tendre aux seins nus,

Femme au regard perçant qui pense avoir tout vu.

 

Femme à la chevelure de feu,

Femme dont il me suffirait vraiment de peu,

De tomber amoureux avec toi mon ange venu des cieux,

Être à tes côtés maintenant et pour l’éternité, tel est mon vœu.

 

Natalia, venue d’un lointain pays de l’Est

Femme au regard magique et parfumée d’un zest.

De l’arôme d’une fleur qui ne me laisse pas en reste,

Car homme digne de ce titre t’offrira toujours sa veste.

 

Natalia, femme que je viens d’apercevoir.

Comment puis-je rester insensible rien qu’à te voir,

Ta beauté resplendissante illumine ma vie du matin jusqu’au soir,

Le soir où fuient loin de moi mes rêves, mes illusions et mes espoirs.

 

De grâce, si chère et si tendre Natalia.

Tends-moi les bras et viens tout près de moi.

Je te traiterai telle une réelle princesse, comme il se doit.

Ton humble serviteur, je le serai avec tes privilèges et tes droits.

 

Tes lèvres tellement douces, je les embrasserai

Tes mains délicates avec précaution je les cajolerai,

Ta peau fragile comme le satin à chaque matin je l’effleurerai,

Et tes seins si invitants avec délice je les suçoterai.

 

Belle Natalia, élue de mon cœur,

Dis-le-moi, de quoi as-tu vraiment peur?

Viens près de moi, car rien ne t’arrivera dès cette heure,

Viens dans mes bras afin que je puisse enfin arrêter tes pleurs.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada