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Ses mains

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Ses mains

 

J’ai deux questions à vous poser,

Y répondre avec honnêteté veuillez essayer,

Comment peut-on qualifier ce qu’est un être humain?

À quoi peut-on le reconnaître face à tant de différents destins?

 

Devant l’histoire, je vois tant d’illusions,

Que j’en perds tant mon espoir et que ma raison,

Devant tant de guerres sanguinaires et d’horribles conflits,

Pour lesquels gens à leurs dieux sourds et aveugles sans cesse prient.

 

En revoyant les témoignages de nobles femmes,

Que les églises chrétiennes condamnèrent à périr dans les flammes,

Pour avoir percé de leur volonté les précieux mystères de Dame nature,

Afin de guérir les pauvres et les indigents trouvés sur les routes avec un cœur pur.

 

Doit-on être de la bonne couleur?

Doit-on éviter à tout prix de faire peur?

Doit-on parler la bonne langue avoir une seule pensée?

Pour en tant humain en être à jamais et pour toujours qualifié?

 

À bien y penser je me suis définitivement trompé,

Car à vrai dire, j’ai en moi tant de choses à vous demander.

Mais, il y en a une que me tend de sa queue le diable appelé Le Malin :

Faut-il pour être un homme avoir en son corps ses jambes et ses mains?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’ai rencontré une fée

J'ai rencontré une fée
« J’ai rencontré une fée » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’ai rencontré une fée

 

Par un matin de septembre,
Je me suis promener dans la forêt,
Vêtu comme il se doit car une brise soufflait,
Faisant bouger légèrement les feuilles des trembles.

 

Écoutant les chants des oiseaux,
Qui partiront sous d’autres cieux bientôt,
Qui peuplent ces augustes bois un été si passager,
Une saison où c’est tellement bon de pouvoir s’embrasser.

 

Faisant vœu de silence tel un moine dans son monastère,
Je marchais avec calme en récitant quelques prières,
Prières pour le repos de mes chers disparus,
Qui sont, à ce que je crois, dans les nues.

 

Puis, j’entendis une voix m’appeler,
Par le digne prénom auquel je fus baptisé,
Un prénom du peuple germain brave et fier,
N’ont de cesse relevé avec courage de grandes guerres.

 

Je me suis approché de cette clairière,
Où femme à la chevelure dorée fit une posture,
Craignant rêver, je m’approcha pour en être vraiment sûr.
Ce qu’elle était belle sous l’effet du soleil d’automne et de sa lumière.

 

De grâce, faites-moi une faveur, je vous en prie.
Dites-le moi et je verrai bien ! Souriante elle me répondit.
Permettez-moi de graver en mon coeur votre irrésistible beauté,
Car cela me réconfortera lorsque viendront les nuits d’hiver glacées.

 

Si tel est votre humble désir, alors qu’il en soit ainsi !
Regardez-moi bien aussi longtemps que vous le souhaitez,
De la tête jusqu’aux pieds, avec moi ne soyez surtout pas gêné,
Dans cette clairière si particulière, en ce matin automnal, j’y rencontré une fée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le rêve du philosophe

Le rêve du philosophe
« Le rêve du philosophe » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Le rêve du philosophe

 

La soirée est enfin terminée,
Alors qu’à toi souvent j’ai pensée,
En souhaitant te dire comme je t’ai aimée,
Tout en voyant que le temps de dormir était arrivé.

 

Lentement je me suis glissé sous le drap,
Même si toi chérie, malgré moi, tu n’y étais pas.
Fermant les yeux en écoutant la pluie tomber doucement,
Tout en imaginant pouvoir t’embrasser ô mon amour tendrement.

 

Aussitôt mes pensées se transformèrent en un monde imaginaire,
Dans lequel cessèrent d’exister la haine, la misère et toutes les guerres.
Me retrouvant en l’espace d’un instant dans une forêt tellement extraordinaire,
Que j’ai cru être dans un conte de fées que jadis me racontait ma défunte mère.

 

Vagabondant allègrement à travers les arbres verdoyant,
Respirant l’air pur que la nature m’offrit si abondamment,
Tout évitant de déranger les tourterelles dans les bois chantant,
Car rien de plus beau d’entendre en cette vie leurs mélodieux chants.

 

Alors que je ne m’y attendais guère,
Je te vis en habit d’Ève dans une clairière,
Que tu étais belle et si naturelle telle une hirondelle,
Prête à s’envoler, au moindre bruit, d’un simple battement d’ailes.

 

Pour la première fois de mon existence,
Les mots d’amour me brûlèrent de leur absence,
Car aucun mot ne pouvait exprimer ce que je ressentais,
Dans le rêve du philosophe que je suis malgré la joie qui m’animait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En pensant à ce sublime Albert

Ce sublime Albert
« En pensant à ce sublime Albert » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

En pensant à ce sublime Albert

 

Liberté ! Liberté ! Liberté !
Voilà pourquoi je suis enfin née,
Être libre et nue sur ma étincelante moto,
Parcourir le monde afin d’y découvrir ce qui est beau.

 

Étant assise sur mon cheval de fer bien sagement,
Bras gauche replié et mes fesses bien collées sur le siège,
Mes pensées les plus osées : Vous les dirais-je comme de raison?
Car quel immense plaisir insoupçonné de ressentir toutes ces vibrations.

 

Bientôt les mains serrant avec joie le volant,
Je parcourrai ainsi les routes avec empressement,
Regardant droit devant moi avec l’assurance tel un ange,
Qui a traversé guerres et paix et que maintenant rien ne le dérange.

 

Je voyagerai en des terres étrangères sur mes roues,
Et devant mes rares ennemis, jamais je ne serai à genoux.
Car étant fille unique du roi des profondeurs des lieux infernaux,
De ma force et de mon charme, je les plongerai dans leurs tombaux.

 

Mais d’ici-là, je crois que rien ne presse.
C’est pourquoi en cet instant je me caresse,
En songeant à tous ces virils princes charmants,
En particuliers ce sublime Albert que porte mon Rolland.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis la terre

Je suis la terre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je suis la terre

 

Je suis la terre, votre terre,
Je suis bien avant tout la mère,
Je suis ne l’oublions pas le père,
Je suis juste une parcelle de l’univers.

 

Je suis celle qui sans cesse vous nourrit.
Qui vous aime tant et qui souvent vous guérit,
Je suis celle qui trop souvent est par vous meurtrie,
Je suis sur laquelle vous faites l’amour jour et nuit.

 

Je suis aussi celle sur laquelle vous faites vos guerres,
Celle sur laquelle à vos dieux vous adressez vos prières,
Celle qui est habillée par des collines et des paysages si verts,
Celle qui est recouverte par des sables chauds dans les vastes déserts.

 

Je suis celle qui possède les quatre saisons,
Celle du doux printemps aux magnifiques floraisons,
Celle de l’été dont la beauté fait presque perdre la raison,
Celle de l’automne où les gens des prairies recueillent la moisson.

 

Et que puis-je dire de l’extraordinaire hiver ?
Dont son manteau blanc cache vos fautes d’hier,
Et dont les amants font l’amour en ayant la tête en l’air,
En rêvant de donner un jour naissance à des enfants forts et fiers.

 

Je suis simplement celle,
Qui aimerait être traitée en demoiselle,
Car sans moi tous vos rêves n’auraient point d’ailes,
Je suis la terre ! Je suis la terre ! Celle où chantent les hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dualité

Dualité
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dualité

 

Mirage ! Mirage ! Tout n’est que mirage !
Depuis que l’on a relégué les paroles des sages,
Et que la nature fut depuis longtemps oubliée par l’humanité,
Celle qui depuis les temps anciens nous a nourris et abreuvés.

 

L’homme a remplacé le réel par le surnaturel,
La beauté authentique par tout ce qui est artificiel,
La fragilité signe de la nature propre de toute grâce de vie,
Par la force brute illusion suprême d’existence vouée à l’infini.

 

Qui sommes-nous réellement devant la glace ?
Des êtres qui devant la destinée perdent la face ?
Soyons francs, qui sommes-nous face à notre destiné ?
Des êtres de chairs et d’os cherchant un astre dans le ciel étoilé ?

 

La dualité régit tout notre être,
Sans cesse sourire pour bien faire paraître,
Larmes qui coulent sur les parois de notre coeur,
Afin de survivre on doit souvent affronter dure labeur.

 

Notre amour ne doit jamais être déclaré,
À l’être qui en un instant de folie nous a ensorcelés,
Même si toutes les guerres ont été faites sans aucune gêne,
Semant dans leurs sillons des larmes, du sang et bien des peines.

 

Devant le miroir où se reflète notre pauvre âme,
Se trouve un corps si perdu glissant sur une lame,
Un corps souvent tatoué comme pour effacer sa fragilité,
Un corps qui de son âme cherche à lui accorder un peu de liberté.

 

Drôle de dualité que de vivre ici-bas,
Œuvrant à la sueur de son front et d’espérer en l’au-delà,
En prenant conscience dans le miroir glacial sa réalité provisoire,
Dualité suivant l’humain dès l’aube de sa vie jusqu’à son dernier soir.

 

Dualité formant tout son être de chair,
Depuis que l’âme s’y incrusta en un éclair,
Crainte de mourir de partir même si c’est son destin,
Malgré ses prières, de ses oeuvres il n’emportera rien en ses mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pourrais-je le réaliser ?

Quel rêve et quel beau projet
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pourrais-je le réaliser ?

 

Un jour ? Peut-être !
J’extirperai en moi ce mal être,
Une nuit ? Avec toi, me comblerai.
Car je ne cesserai jamais de t’aimer.

 

De tous les péchés,
Le pire est celui d’adultère,
Car il a brisé des cœurs autant que les guerres,
Et combien d’âmes meurtries a-t-il laissé derrière ?

 

Ce que j’aimerais te faire l’amour,
Car je sais bien que comptés sont mes jours,
Et je suis condamné aux flammes des enfers,
Car je sais ce que tu vis depuis bien avant-hier.

 

Je ne pourrai jamais t’oublier,
Je t’aurais sans cesse tout donner,
Au risque de perdre mon cœur et même la vie,
Car nulle raison d’être ici maintenant et à l’infini.

 

Ce que je voulais te faire jouir,
Être à tes côtés afin de ta peau te sentir,
Être ton modèle en cette journée d’hiver,
Quand cessera ce tourment ce véritable enfer ?

 

Je ne peux plus rien faire,
Alors vaut mieux à jamais me taire,
Peut-être disparaître-je de ta vie pour toujours,
Ce sera pour moi semblable de mettre fin à mes jours.

 

Mais, je t’en prie.
Laisse-moi de te dire comme tu es belle,
Laisse-moi te dire qu’à mes yeux tu es une merveille,
Avant de passer un moment magnifique en cette douce nuit.

 

Comment pourrais-je vivre ?
Comment pourrais-je en ce monde survivre ?
Comment pourrais-je consentir à jamais renoncer?
Voilà la raison de mon désir de cesser simplement d’exister.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’escalier

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’escalier

 

En cette journée si chaude et si ensoleillée,
Je vois jolie dame aux cheveux blonds comme le blé,
Aux cheveux blonds et à la peau si tendre si satinée,
Ah ! Ce que j’aimerais avec délicatesse l’embrasser.

 

Elle m’a vu,
Même si elle est nue,
Elle s’est aperçue que je la désirais,
Car mon cœur ne peut lui cacher que je l’aimais.

 

Femme au corps parfait,
Vers moi, avec fierté elle déambulait.
Me présentant ses seins dignes de tous les saints,
Sans gênes elle ne chercha pas à les cacher avec ses mains.

 

Femme venue d’une autre ère,
Celle où n’existent plus ces famines et ces guerres,
Où seul compte faire l’amour de jours comme de nuits,
Où le malheur et les maladies font partis de tous les oublis.

 

Permettez-moi madame,
De vous serrer dans mes bras,
Je le ferai avec attention comme il se doit,
Permettez-moi-même si vous êtes une grande dame.

 

Seriez-vous un démon sorti des enfers ?
Car votre beauté m’emprisonne dans les fers,
Dans les fers de mes désirs et de mes fantasmes inassouvis,
Et de vous faire l’amour, Dieu sait comme j’en tant envie.

 

Je suis en haut de cet escalier,
Prenez votre temps, je vous y attendrai.
Allez ! Venez ! Venez vers votre humble serviteur !
Venez ! Soyez rassurée ! De moi, n’ayez jamais peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les sept péchés capitaux

Les sept péchés capitaux


DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les sept péchés capitaux

 

Il y a sept péchés capitaux,

Qui me donnent bien des maux,

Et sur lesquels je veux dire quelques mots,

Car il y en a un qui est à mes yeux tellement beau.

 

Celui de la colère,

Est celui que je n’aime guère,

Car des gens innocents ont péri dans ses guerres,

Tant d’enfants enrôlés dans les armées et pleurés par pères et mères.

 

Pour ce qui est de l’avarice,

C’est celui qui cause bien des supplices,

Car il est le pire en ce monde de tous les vices,

Bien des indigents abreuvent les riches dans leurs calices.

 

Et que puis-je dire de l’envie ?

Pour lequel Caïn a enlevé à son frère la vie.

L’envie m’horripile car furent détruites bien des amitiés,

De belles amitiés qui auraient pu exister pour des éternités.

 

Et pour ce qui est de l’orgueil,

Celui qui procure à son maître devenu esclave,

Et qui le brûle au fond de son âme telle de la lave,

Le pire des châtiments en la présence du mauvais œil.

 

Gourmandise !

Qui est loin d’être une surprise,

En cette époque où opulence règne en reine,

Au détriment pour tant de pauvres aux cœurs qui saignent.

 

Ah ! La paresse !

Parfois, elle peut sembler douce comme une caresse.

Mais que l’on y prenne garde car tombent sur son disciple,

De mauvaises aventures face aux rêves qui à jamais se dissipent.

 

Mais, mon préféré est sans aucun doute celui de la luxure.

Car, avouons-le, quel plus grand plaisir y a-t-il autant que ça dure?

Reconnaissons que nul peuple n’aurait existé sans le doux plaisir de la chair,

Voilà pourquoi je proclame que c’est le plus noble des péchés du haut de ma chaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sabre aux poings

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Avec la permission de Spitting-to-Windward

Sabre aux poings

 

Femme blanche aux mains nues,

Femme des pays lointains d’où tu es venue,

Traversant mers déchaînées et vagues hautes,

Dis simplement : Que cherches-tu auprès de tes hôtes ?

 

Que ton âme soit pure et ta beauté naturelle,

Afin que tu sois parmi nous celle qui sera la plus belle,

Car tu pourrais devenir si tu le désires une valeureuse guerrière,

Parmi celles du passé qui nous ont défendu dans toutes nos guerres.

 

Le bleu de tes yeux témoigne de tes périples sous les cieux,

Et la blancheur de ta peau le témoignage de bonté des dieux,

Tandis que la fermeté de tes seins confirme la valeur de ton destin,

Viens ! Viens ! Joins-toi à nous afin de participer à ce délicieux festin.

 

À ce festin dressé pour toi par tes serviteurs,

Qui devant dragons et démons n’éprouvent point de peur,

Femme blanche aux cheveux d’or venue des régions austères,

Vois en nous, les hommes du nord, à la fois si fiers et si grégaires.

 

Écoutes la voix sacrée des divinités polaires

Entends les ordres transmis par la voix des airs,

Femme courageuse ! Vas-y ! Accomplis ton destin !

Car nul autre que toi possède sur nos terres ce sabre aux poings.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada