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Un court séjour à Montréal

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Montréal le 1er septembre 2017

Un court séjour à Montréal

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis épuisé. En effet, il est 3h00 à Québec et j’arrive tout juste de faire un petit voyage dans la métropole du Québec. Ce séjour à Montréal a duré une seule journée mais elle m’a permis d’avoir de fortes possibilités de beaux contrats en tant que modèle nu pour les mois à venir. En effet, j’ai assisté à une exposition quelque peu particulière dont il me fera plaisir d’élaborer sur le sujet dans les jours à venir. Toutefois, il m’est impératif de faire un tri sur tout ce dont j’ai photographié aujourd’hui même étant donné la teneur hautement érotique, loin d’être vulgaire, de mes photos.

Je terminerai cette humble missive par une simple affirmation qui en dit long sur ma journée. En effet, vous me croire sur parole que cela fait drôle lorsqu’un photographe érotique de Montréal me salue par mon prénom et nom en me disant en pleine foule : » Wow ! Vous êtes Rolland St-Gelais. Le fameux modèle nu unique en son genre. Sachez que vous êtes très apprécié dans votre domaine. »

Que la vie est belle !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est le temps

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C’est le temps

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de bon dans vos vies et quels sont vos projets pour les semaines à venir ? De mon côté, ça va beaucoup mieux qu’à la fin du mois d’avril. Comme vous le savez déjà, quelques problèmes de santé ont été de la partie depuis plusieurs jours. Ce qui avait mis en péril ma participation en tant que modèle nu avec la très sympathique Gabrielle Doutre, la photographe pour qui j’ai posé en costume d’Adam. Dieu merci ! Il y a eu dans le fond plus de peur que de mal. L’essentiel est que tout soit rentré dans l’ordre, surtout en ce qui concerne notre plus grande richesse, c’est-à-dire la santé. N’est-ce pas?!

Bref, ce fut pour moi le temps de relever un nouveau défi dans le domaine de la nudité artistique. Un domaine qui, vous vous en doutez bien, me passionne beaucoup. Ici, ce qui m’a vraiment plu c’est le caractère très intimiste de ladite séance. Une séance qui a eut lieu dans une simple maison avec deux appareils-photos, un fond d’écran et un rideau blanc d’où la luminosité nous arrivait de l’extérieur sans oublier mon ouverture d’esprit qui a été très appréciée de la part de la photographe. Ce fut là nos seuls instruments de travail. Comme on dit chez-nous: « c’est souvent dans la simplicité que se fait le meilleur travail. » Quoiqu’il en soit, Nous avons donné chacun notre part pour rendre cette séance vraiment intéressante. Et, entre vous et moi, l’ensemble des résultats témoigne du sérieux que nous avons mis lors de notre rencontre.

Fait intéressant à retenir, j’ai demandé à l’une de mes connaissances, qui est elle-même photographe professionnelle depuis plusieurs années, ce qu’elle pensait de quelques-unes des photos réalisées en cette occasion. Je vous retranscris exactement ses propos dans la langue de Shakespeare puisqu’elle est américaine: 

« Rolland, I think this is more than enough for me to assess. First, the image quality is excellent. Sharpness, focus and creative positioning is wonderful. Obviously, you and the photographer were not afraid to take risks and that adds to the WOW factor. Images are unique and your story is being told from a fresh perspective! »(1) Jayden Miller

Il va sans dire qu’avoir l’opinion d’une autre photographe professionnelle me réconforte dans mon optique de travail. En effet, en fais-je trop ? En fais-je pas assez ? Est-ce utile ? Pourquoi donc ? Et pourquoi pas ? En résumé, ce sont-là des interrogations qui me viennent souvent à l’esprit depuis quelques temps déjà. Oui, cette passion anime mon cœur. Ce qui ne m’empêche guère de m’interroger pour mes choix futurs.

Toutefois, les dernières semaines m’ont porté à la réflexion non seulement sur mon cheminement en tant que modèle nu, mais aussi sur ce que je ressens au plus profond de mon être véritable. Vous savez bien que j’adore ce que je fais surtout que cela m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires et avec un cœur en or. Mais quels sont les chemins qui me restent à parcourir avant de quitter ce monde ? Et, plus particulièrement, quels chemins devrais-je choisir ? Oui, je le sais bien que le temps passe à la vitesse de la lumière. Voilà pourquoi je suis persuadé que bien des questions devront être résolues d’ici le 24 mai prochain, c’est-à-dire la date de mon anniversaire de naissance. Des questions que moi, et moi seul, devrai répondre. Puisse les saints et les saintes du Ciel m’éclairer. Il est encore … le temps.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1)Traduction en français: « Rolland, je pense que c’est plus que suffisant pour moi d’évaluer. Tout d’abord, la qualité de l’image est excellente. La netteté, l’orientation et le positionnement créatif sont merveilleux. De toute évidence, vous et le photographe n’avaient pas peur de prendre des risques et cela ajoute au facteur WOW. Les images sont uniques et votre histoire est racontée sous une nouvelle perspective! » Jayden Miller

Que puis-je dire de mes expériences de modèle nu?

Que puis-je dire de mes expériences de modèle nu ?

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Cela fait plusieurs années que je suis modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers pour artistes amateurs et professionnels et, pourtant, il y a un sujet sur lequel je n’ai pas encore élaboré. Il s’agit dans son ensemble de répondre à cette question existentialiste : que puis-je dire de mes expériences de modèle nu ? Autrement dit, le fait de poser nu pour de tels endroits m’apporte-t-il quelque chose de bien précis qui enrichie d’une manière ou d’une autre mon existence ? Pour répondre à cette question, je me réfère à une discussion téléphonique que j’ai eu dimanche avec mon père. Veuillez noter que ce dernier reste très loin de la ville de Québec où je vis puis maintenant plus de vingt ans.

Oui, il m’arrive quelques fois de lui parler de mes cours séjours faits à Montréal dans le cadre de mes activités en tant que modèle nu. Il va de soi qu’il n’est pas nécessaire d’entrer dans les moindres détails, mais en glisser quelques mots semble l’intéresser tout en le rassurant que j’apprécie ce que je fais. Et, comme il le dit lui-même, faire un tour de temps à autres à Montréal change le mal de place. Or, nous avons discuté d’un événement qui a eu lieu au cours de mon enfance lequel m’avait passablement perturbé et je m’étais promis qu’un jour la vie me donnerait l’occasion de prendre une digne vengeance.

Bref, mon père et moi avions discuté lorsque ma défunte mère et moi étions allés à mon inscription d’école au début du mois de septembre en 1971. Le directeur d’école nous avait fait entrer dans son établissement scolaire par une entrée inaccessible pour les autres élèves, comme si j’étais un monstre dont il fallait les soustraire de leurs regards, afin de nous annoncer une nouvelle. Une nouvelle qui allait prendre la forme d’un coup de lance dans le cœur de ma mère. En effet, il l’informa qu’il ne pouvait pas m’accepter du fait que ma situation physique allait perturber certains élèves issus de classes aisées. Jamais de ma vie, l’humiliation se fit sentir dans les moindres parcelles de ma tendre mère. Vous pouvez me croire sur parole !  

Inutile de vous raconter le chemin du retour. Toutefois, la vie a fait en sorte que j’ai pu accomplir tout le contraire de ce que l’on avait prédit. Non seulement, j’ai complété un parcours académique fort remarquable mais, de surcroît, mon travail en tant que modèle nu pour les écoles d’arts et les ateliers pour artistes professionnels et amateurs a fait mentir le directeur de cet école. Non seulement, mon corps est loin d’être un phénomène que l’on devrait éliminer des yeux du public, mais il peut être considéré comme ayant un potentiel inouï pour la réalisation d’œuvres d’arts.

Bref, nonobstant le fait que mes expériences de modèle nu a favorisé la rencontre de gens formidables, de voyager un peu partout en province et de permettre de prendre en photos plusieurs des œuvres, lesquelles ont été utiles pour la rédaction de quelques-uns de mes articles, faites par des artistes ou bien des étudiants en arts et de parfaire mon savoir-faire dans ce domaine, il y a un élément en particulier qui en ressort. C’est que j’ai réussi à faire mentir ce directeur d’école. Quelle belle riposte de ma part !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Wow! Quel magnifique souvenir!

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Wow! Quel magnifique souvenir

«Ça me permet de me considérer en tant qu’homme, voir que je ne suis pas un monstre dégradant et que je suis beau, exprime avec émotion Rolland St-Gelais. Ça m’aide à affronter la vie de manière noble.»

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis littéralement aux anges. En effet, je viens de découvrir sur le web un article concernant le monde des modèles vivants. Un article qui a été réalisé en 2013 et dont votre humble serviteur a été parmi les personnes interviewées par le journaliste. C’est dont avec un plaisir immense que je vous transmet ci-joint la copie conforme dudit article avec, afin de respecter le droit d’auteur, un lien vous menant directement sur le site web d’où il est tiré. Je vous souhaite une agréable lecture.

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Figures dénudées pour quelques instants, les modèles vivants se donnent à une profession tout sauf conventionnelle. Laissant préjugés et pudeur au garde-robe, ces artistes se dédient corps et âme à la création artistique.

Des heures immobiles en costume d’Adam, une anatomie analysée minutieusement par des dizaines de regards, une endurance mentale et physique particulière. Le métier de modèle vivant n’est pas destiné à n’importe quel quidam. Les conditions de travail difficiles et les jugements préconçus n’altèrent pourtant en rien la détermination de ces artistes.

Judith, étudiante de 22 ans à l’Université Concordia, garde un souvenir douloureux de sa première expérience comme modèle. «J’ai souffert l’enfer, je ne m’attendais pas à un aussi gros challenge physique et mental», se rappelle-t-elle. En quête d’un travail pour payer ses études, la jeune femme est tombée par hasard sur une petite annonce Kijiji. Elle pose depuis pour plusieurs artistes. Ses séances, habituellement au nombre de deux par semaine, se partagent entre dessinateurs, sculpteurs et photographes. Trois ans se sont écoulés depuis la première pose de Judith. Elle s’est adaptée progressivement aux contraintes physiques de l’emploi. «Il a fallu que je développe ma patience, ma relaxation et surtout ma résistance à la douleur», énumère l’étudiante.

Parents et amis de Judith ne savent pas qu’elle pose nue pour des artistes. «J’ai peur que mes proches me prennent pour une prostituée», s’inquiète l’étudiante. Guy Boissé, modèle depuis plus de trente ans, dit lui aussi être victime de multiples jugements de valeur lorsqu’il révèle son occupation «C’est mal vu dans la société, plusieurs croient qu’on offre des services sexuels. J’aime dire qu’on offre des services corporels», nuance-t-il. En trois décennies de métier, le poseur affirme n’avoir vécu aucune séance où il s’est senti mal à l’aise devant un potentiel sous-entendu sexuel.

La sécurité d’emploi est un concept étranger pour les modèles vivants, mais certains d’entre eux réussissent à créer des liens avec les artistes et les institutions. À l’Atelier de sculpture du Village, école reconnue dans le domaine à Montréal, une dizaine de poseurs sont appelés à chaque semaine. «Il est essentiel de bâtir une relation de confiance avec celui qui pose afin de créer une collaboration fructueuse et à long terme», explique Joël A. Prévost, fondateur de l’organisme. Un processus similaire se déroule à l’UQAM. L’enseignant du cours de modèle vivant, Thomas Corriveau, reçoit un nombre colossal de curriculum vitae et les conserve tous dans un cahier, triant sur le volet les applications. «Je travaille avec une demi-douzaine de ces personnes depuis plus de dix ans», affirme le professeur.

Bien que certains réussissent à se trouver des partenariats à long terme, la profession n’offre pas des conditions permettant d’en faire une occupation à temps plein. À l’Atelier de sculpture du Village, même les «réguliers» ne font jamais plus de dix heures hebdomadairement. Posant de trois à quatre fois par semaine, Guy Boissé se considère comme un des modèles les plus actifs à Montréal. «On est bien payé pour ce qu’on fait, mais il n’y a pas assez de demande pour que quelqu’un puisse gagner sa vie seulement avec ça», explique-t-il. L’homme de 54 ans est photographe pigiste et cultive des légumes avec son frère maraîcher pendant l’été pour joindre les deux bouts.

À corps vaillant, rien d’impossible

Un maximum de diversité est nécessaire pour les artistes lorsqu’il est temps de travailler avec des modèles vivants. Dans le cours offert à l’UQAM, les profils des participants varient continuellement. L’enseignant essaie également d’alterner entre modèles féminins et masculins pour permettre à ses élèves de bien saisir les différences de leurs anatomies.

Pour les personnes handicapées désirant poser pour des artistes, la réalité est parfois moins rose. Victime des effets de la thalidomide, médicament prescrit à des femmes enceintes en 1962, Rolland St-Gelais est privé de sa langue, de son menton, de ses deux mains, de l’avant-jambe gauche et d’une bonne partie de son pied droit. «J’ai appliqué dans plusieurs écoles et on m’a refusé partout donnant explicitement comme raison mon handicap. J’ai eu la chance d’avoir une amie qui m’a présenté à un artiste et de fil en aiguille, j’ai pu me faire une place», raconte l’homme de 52 ans. Poser en tant que modèle est un rêve qui a demandé beaucoup d’efforts pour Rolland St-Gelais. Il déplore que la première impression ait encore beaucoup de place dans le milieu artistique. «Les handicapés sont tout aussi pertinents à dessiner, ils présentent des défis très intéressants pour les étudiants », répond Thomas Corriveau. Il affirme cependant n’avoir reçu aucune candidature d’handicapés dans les dernières années.

Pour les modèles vivants, ce travail peut devenir une véritable façon de se définir et de s’épanouir. «Ça me permet de me considérer en tant qu’homme, voir que je ne suis pas un monstre dégradant et que je suis beau, exprime avec émotion Rolland St-Gelais. Ça m’aide à affronter la vie de manière noble.»

***

Un outil irremplaçable

Le modèle vivant offre des caractéristiques que le mannequin de cire ne pourra jamais reproduire, ce qui le rend si primordial dans le monde artistique. À l’UQAM, les étudiants au baccalauréat en arts visuels et médiatiques ont un cours de dessin entièrement dédié aux modèles vivants. «Les modèles sont animés, ils ne sont pas qu’un objet. Ils ont un rôle, une position et une expression qui amènent une création plus dynamique au dessin», affirme l’enseignant en arts de l’UQAM, Thomas Corriveau. Avec ces modèles, le professeur apprend à ses étudiants à se familiariser artistiquement avec l’anatomie et le squelette humain, tout en apprenant les règles des ombres.

Source: http://montrealcampus.ca/2013/11/donner-son-corps-a-lart/

 

 

Pour vous remercier

Pour vous remercier

Bonjour tout le monde,

DSCN0595Aujourd’hui j’ai décidé de réaliser une petite surprise tout à fait spéciale. En effet, quoi de mieux que de vous dire quelques mots de remerciement. Vous savez que cela fait un peu plus de trois ans que j’ai commencé la rédaction de ce blogue dédiée à ma passion en tant que modèle nu, mon amour de la poésie et ma fascination pour la photographie.

Ce blogue est devenu au fil du temps mon enfant chéri que j’entretiens avec une recherche de l’excellence parfaite et un bon goût que l’on ne peut que reconnaître.DSCN0300.jpg D’ailleurs, le nombre élevé de visiteurs ne cesse de s’accroitre mois après mois. Mais, si ce blogue connaît un tel succès c’est que justement c’est grâce à votre soutient qu’il en soit ainsi. Oui, je peux y publier des articles quotidiennement. Oui, la poésie y occupe une place majeure. Oui, les publications liées à mon expérience en tant que modèle nu y occupent une place prépondérante. Et, finalement, oui, la photographie accompagne chacune de mes publications.

plume.jpgToutefois, l’objectif d’avoir réalisé un tel blogue réside fondamentalement au sein d’un double plaisir. En premier lieu, vient le plaisir de l’entretenir avec soin comme la prunelle de mes yeux et, en second lieu, vient le plaisir de vous faire plaisir bien simplement. Soyez convaincus que je continuerai de le faire aussi longtemps que la vie me permettra, surtout qu’il s’agit ici de l’un des meilleurs moyens de communication qu’il m’est offert jusqu’à ce jour.

Merci de m’avoir lu et, bien entendu, de m’avoir écouté.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada P.S. Je vous prierais d’être indulgents envers mon accent puisque, au cas où vous le saviez pas, je réussis à parler malgré l’absence de la langue. Une des nombreuses conséquences de la Thalidomide sur votre humble serviteur.

Collaboration spéciale de Valérie Llin

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Intimité perçue par Valérie Llin

Collaboration spéciale de Valérie Llin

Objectifs recherchés pour le projet;
Essayer de détruire les tabous très tenaces au sein de la société envers les hommes et les femmes ayant un handicap physique.
Suggérer la beauté là où l’hypocrisie sociale y voit une erreur de la science.
Poser un regard féminin sur une sexualité hors norme.
Et enfin, y découvrir l’être totalement sexué malgré la situation physique.

Signé Valérie Llin

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Crédit : Valérie Llin

 Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je file le parfait bonheur depuis quelques jours. En effet, j’ai eu la chance de participer à un projet tout à fait inusité dont le déroulement a eu lieu lundi le 14 mars dans la belle ville de Québec. Vous savez que depuis le tout début de la réalisation de mon blogue artistique, le désir de présenter la beauté d’un corps nu constitue le leitmotiv de ma passion pour la nudité artistique et, en certaines occasions, la nudité érotique. Deux thèmes qui sont loin d’être aux antipodes l’un de l’autre puisque souvent ils peuvent même se compléter. J’ai eu la chance de travailler avec des artistes formidables et, jusqu’à maintenant, aucun d’entre eux n’a manifesté de gêne envers votre humble serviteur. Ce qui est loin d’être surprenant car, d’une part, mon aisance avec ma situation physique accompagnée par mon ouverture d’esprit et, d’autre part, le respect mutuel ont formé la pierre angulaire de chacune des séances auxquelles votre humble serviteur a été le sujet en tant que modèle nu.

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Crédit : Valérie Llin

Hé oui ! J’ai posé nu tant pour des artistes masculins que féminins. Ces artistes m’ont vu sous toutes les composantes de mon physique. Je ne leur cache rien puisque ce corps est le mien et la vie m’en a pas donné d’autre sans pour autant verser dans l’exhibitionnisme. C’est un fait Mon corps a été longuement scruté par le corps médical afin de « réparer » les désastres causés par les quelques comprimés de thalidomide que ma défunte mère avait consommés au tout début de sa grossesse. De plus, certains avocats y ont vu une occasion de s’enrichir à mon détriment lorsqu’ils m’utilisèrent tel un vulgaire objet lors de mon périple à Philadelphie le 24 mai 1984, c’est-à-dire le jour de mon anniversaire de naissance. Il y a des blessures dont les cicatrices ont été longues à guérir mais, grâce au temps qui passe, la douleur finit par s’amoindrir. Dieu merci !

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Crédit : Valérie Llin

Bref, on m’a souvent vu soit comme un être difforme pour qui il fallait réparer les erreurs pharmaceutiques ou bien comme une source potentielle de revenue. Mais qu’en est-il de mon physique en tant qu’être sexué ? Peut-il être vu, apprécié et perçu pleinement comme celui d’un mâle et ce sous le regard d’un photographe de sexe … féminin ?

Autrement dit, comment un corps nu hors du commun peut-il être qualifié de sain et de beau ? Est-il possible de réussir à l’apprécier, à l’apprivoiser et surtout à y découvrir toute la force qui l’anime ? Être qui l’on est tout simplement, c’est-à-dire un homme sexué et possédant une virilité vue et interprétée dans les yeux d’une … femme ? Peut-il être beau dans sa nudité et être fier de son corps ? Voilà l’ensemble des pistes de réflexion qui ont servi à la talentueuse Valérie Llin à réaliser des photos d’un genre assez, je vous l’accorde, particulier. Mais, au-delà cette particularité, il faut y découvrir l’homme pleinement masculin, viril et … heureux.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. La grande majorité des photos réalisées au cours de la séance seront publiées ultérieurement sur la rubrique « page », mais seulement après mûres réflexions. Merci de votre compréhension.

 

Assumer ses choix

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Assumer ses choix

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé de rédiger ce billet à la suite d’une réflexion sur l’ensemble de mon travail, je devrais11235251_676422929152119_142811643_o_thumb.jpg plutôt écrire sur ma passion en tant que modèle nu. Une passion qui m’a amené à me surpasser dans un champ bien particulier qu’est la nudité dans le domaine artistique. Je profite de cette dernière soirée du mois de février pour vous expliquer les raisons qui m’incitent à assumer mes choix qui ont fait de votre humble serviteur un modèle nu, connu et reconnu non seulement au Québec, mais aussi au Canada et aux États-Unis ainsi qu’en Europe sans oublier bien d’autres pays qui soient ou non membres de  la francophonie.

Je pourrais aisément extrapoler sur les raisons qui ont amené l’homme que je suis à vouloir performer dans un chemin qui lui était, il n’y a pas si longtemps, pratiquement inconnu. Toutefois, quatre raisons seront retenues par un souci de rendre ledit billet plus facile à lire. Les raisons sont tout simplement celles-ci: apprivoiser le corps nu telle que soit son originalité, de dévoiler la sexualité présente au sein de mon physique lequel est peut-être quelque peu différent de ce que le commun des mortels est habitué de voir sur le web ou sur tout autre support médiatique et corollairement de favoriser une interrelation entre les personnes qui visitent ce blogue, qui est un peu mon enfant chéri, et moi-même ainsi que de prouver que l’on peut, à vrai dire que l’on devrait, être fiers de notre corps.

12187896_10205298628202359_1321551331066787914_n_thumb.jpgQue pouvons-nous entendre par le fait d’apprivoiser le corps nu telle que soit son originalité? C’est un fait indéniable que d’accepter son corps semble être une tâche de plus en plus difficile pour une majorité de personnes surtout en Occident où les critères de beauté sont si élevés qu’ils paraissent être quasi impossibles à atteindre. Pire! Certaines personnes en proie à l’obsession de performer à tout prix au plan social et dans une moindre mesure au plan amoureux iront jusqu’à mettre en péril leur santé voire leur vie. Pour ma part, j’apprécie qui je suis, comme je suis et, sans omettre qu’il serait bien de pratiquer un peu plus d’exercices, je peux être heureux d’avoir ce corps. Un corps dont l’originalité tire sa source dans un long processus d’adaptation face à tout ce que la vie réserve à chacun d’entre nous.

000000810010La deuxième raison qui m’a amené à devenir modèle nu tout en développant ce blogue réside en ma volonté de dévoiler la sexualité présente au sein de mon physique lequel est peut-être quelque peu différent de ce que le commun des mortels est habitué de voir sur le web ou sur tout autre support médiatique. Mais attention! J’ai pris grand soin d’éviter toutes formes de vulgarité ou d’obscénités dans mes publications. Le plus loin que votre humble serviteur est allé jusqu’à maintenant réside dans mon expérience vécue avec la magnifique Pénélope. Une femme envers qui j’ai et j’aurai toujours un profond respect. Cependant, il m’est un devoir de vous prévenir qu’une autre séance érotique aura lieu ici même à Québec au courant du mois de Mars. Une séance où l’œil féminin scrutera la sensualité présente au sein de mon corps. Mon corps qui lui sera offert de plein gré et avec une entière confiance. Croyez-moi sur parole qu’une telle séance promet d’être riche en couleurs. Ho que si!

L’avant-dernière raison qui m’a amené à la fois à devenir un modèle nu et corollairement à créer un11807534_10153404557290733_5438429884558262964_o_thumb.jpg tel blogue réside dans mon désir bien légitime de favoriser une interrelation entre les personnes qui visitent ledit blogue, qui est un peu mon enfant chéri, et moi-même. Il va de soi que tout travail digne de ce nom doit avoir un certain « feedback » de la part de personnes qui œuvrent de près ou de loin dans ce domaine. Parfois, cela permet de me faire une idée plus précise de ce qui ne va pas et d’y apporter les corrections nécessaires. Un point intéressant à retenir ici: Mon blogue a été vu par des gens qui vivent au quatre coins de la planète (1), et ce en dépit qu’ils ne parlent pas, enfin je présume pour un grand nombre d’entre eux la langue de Molière (2). Est-il utile de vous rappeler jusqu’à tel point il est important, voir nécessaire, de partager avec nos pairs dans chacune de nos sphères d’activités. Bien entendu qu’il faut tout de même établir des garde-fous afin de définir de manière convenable ce que l’on doit partager et avec qui on le fait. C’est-là une question de logique.

12200875_10208456181787106_1270128365_n (2)Enfin, la dernière raison qui m’a amené d’une part à devenir un modèle nu et, d’autre part, à rédiger un tel blogue demeure dans ma plus profonde conviction que l’on peut, à vrai dire que l’on devrait, être fiers de notre corps en tous temps. Notre corps possède une histoire qui lui est particulière avec ses points forts et ses défauts. Il est le véhicule qui sert à notre âme d’entrer en communion avec d’autres âmes. Mais attention! J’admet volontiers que bien des corps peuvent paraître plus charmeurs que d’autres. Dire le contraire relèverait de l’hypocrisie. Moi-même, et je n’ai point honte de le dire, j’adore la perfection féminine. Ce qui ne signifie en aucune façon que je ne peux pas apprécier une femme avec un physique, disons-le, moins invitant. Bien au contraire! Comme l’affirme si bien le dicton: « La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. » Nous avons tous et toutes une beauté qui nous est propre, qui nous rend unique, qui nous enrichie avec ses particularités. Parmi celles-ci, la bonté, la grandeur d’âme, le dévouement, l’honnêteté et bien d’autres qualités que l’on ne peut pas voir au simple regard rendent l’être humain pleinement « humain » si ce n’est pas « divin ». D’ailleurs, ne dit-on pas que l’essentiel est invisible pour les yeux? 

Voilà pourquoi j’assume pleinement et en toutes connaissances de cause tout ce que j’ai réalisé DSCN0601-2.jpgjusqu’à maintenant. Je suis heureux dans ma profession laquelle m’a poussé à outrepasser mes limites et, parfois, à confronter mes peurs. Heureux aussi de pouvoir partager avec le public l’ensemble de mes activités au fil des années. Des années qui ont aidé l’homme que je suis à devenir meilleur. Une telle route aurait-elle été possible sans l’aide de ceux et de celles qui m’on encouragé en m’invitant à foncer tête première? C’est sans contredit que je me dois d’avoir une profonde gratitude envers tous les artistes qui ont accepté de rendre possible une telle aventure. Et que l’aventure puisse se poursuivre pour de nombreuses années. Si Dieu le veut! Oui, j’ai bien écrit « Si Dieu le veut » car, voyez-vous?, il est celui qui a permis à votre ami et blogueur de vivre une vie si merveilleuse. Je peux à juste titre le remercier pour tous ses bienfaits. N’est-ce pas?!

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Drôle d’expression lorsque l’on pense que la terre est ronde. lol

(2) Parmi les personnes qui me donnent leurs commentaires, un grand nombre sont membres de mon réseau sur Facebook.

Collaboration

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Collaboration

Bonjour,

Notre ami Rolland m’a gentiment invité à collaborer à son blogue dédié à la nudité artistique. Qui suis-je? Je me présente sous le pseudonyme de cyberius57. Âgé de la fin cinquantaine, j’ai appris à croire en l’être humain et à sa beauté tant intérieure qu’extérieure. Cette dernière n’est malheureusement pas toujours présentée sous les formes les plus reconnues par les médias .

Je crois aussi au bien être de la nudité assumée et respectée et je m’attriste que l’on ai parfois si peur de cette dite « nudité ». Par contre, je suis également content de voir à quel point nombreux sont ceux qui l’explorent, l’affirment et vivent librement cette …nudité .

C’est promis. Je vais tenter de revenir fréquemment et de discuter le tout avec vous ….

Signé: cyberius57

Question existentielle et théologique

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L’être humain est un mélange assez saugrenu de croyances et de convictions

Question existentielle et théologique

Bonjour tout le monde,

Je profite d’un moment de répit pour vous parler d’un sujet qui me tient à coeur. Il s’agit à vrai dire d’une question d’ordre à la fois existentielle et théologique puisque d’une part, on ne peut nier que la nudité occupe une place majeure dans ma vie et que d’autre part, la foi chrétienne que j’ai a une valeur inhérente à l’ensemble de ma personne. Comment puis-je concilier les deux tout en gardant un équilibre psychologique?

11701187_983457705039337_6955082830692781123_n.jpgIl est vrai que j’ai déjà rédigé un billet portant sur le sujet sauf que je désire approfondir plus en détails la notion théologique. Vous le savez déjà que je suis profondément croyant et que ma foi chrétienne, de nature catholique, a une grande importance dans mon parcours de vie. Une vie parsemée de joie, de peine, de succès, d’échecs et de tout ce qui entoure l’expérience humaine. Je remercie le Ciel de m’avoir donné la chance extraordinaire de vivre. Une chance à laquelle bien des gens crurent impensable à ma naissance.

C’est ainsi que j’ai appris très tôt à aimer ma nudité, à être à la fois fier de11807534_10153404557290733_5438429884558262964_o.jpg ma masculinité, et plus tard de ma virilité, de mon l’ensemble de mon physique et, enfin, du travail accompli tout au long de mon cheminement dans l’optique de développer mes capacités. Croyez-moi sur parole! Il s’agit d’un travail de longue haleine. À propos de ma virilité, je suis plus que persuadé que bon nombre d’entre vous s’interrogent sur ma capacité érectile et si mon handicap physique peut se transmettre par la voie de la génétique. Soyez rassurés! Oui, je suis sexuellement apte à me reproduire ou simplement d’avoir une vie sexuelle active et épanouie. Toutefois, je préfère garder cet aspect de ma vie intime dans le plus grand secret à moins qu’un tel sujet puisse être développé d’un point-de-vue artistique. Sait-on jamais… De plus, rien ne m’empêche d’avoir une progéniture tout à fait normale. Là encore, la normalité est établie par les critères véhiculés dans une société donnée. Il est à noter qu’une telle interrogation m’a déjà été posé par l’une de mes amies. N’ayez craintes, elle a su garder un respect envers moi en me questionnant sur le sujet.

11235251_676422929152119_142811643_o_thumb.jpgTout ceci résume à la perfection ma pleine acceptation de mon corps qui sera un facteur d’une valeur inestimable dans ma passion pour la nudité artistique et même, certes dans une moindre mesure, de la nudité comme tel. Comment puis-je vivre ma foi chrétienne en tenant compte de ma passion pour ce domaine? Autre aspect à résoudre dans ce présent article.

Une chose doit être dite une fois pour toute: l’être humain est un mélange de foi et de conviction. Un tel mélange peut le porter vers le plus noble ou bien le plus sombre côté de son âme. Faire abstraction de l’une ou de l’autre de ces réalités rend la compréhension de l’être humain totalement erronée.

Voilà pourquoi je tiens mordicus à donner un caractère sacré à ma nudité. D’ailleurs, bien des versets des saintes écritures démontrent la véracité de mes propos. L’on a qu’à penser à la création de l’homme et de la femme dans le jardin d’Éden où ils étaient nus et en avaient point honte. Malheureusement, le malin sous la forme d’un serpent lequel rappelle étrangement le phallus a détruit cette harmonie édénique à tout jamais.

Il va de soi que j’adore être nu devant un groupe d’étudiants et 12191650_10205298603281736_109947331189460114_n_thumb.jpgd’étudiantes en art ou bien pour des artistes amateurs ou professionnels, mais je le fais de manière à la fois consciencieuse et respectueuse tant pour moi que pour les personnes présentes. D’ailleurs, la plus belle des réalisations faites jusqu’à maintenant est sans contredit la position du Christ sur la croix. Une telle photo m’interpelle au plus profond de ma personne du seul fait que j’ai su épousé le corps de mon Sauveur. Peu de gens ont eu cette opportunité au cours de leurs vies.

J’adore aussi être nu pour me permettre d’entrer en relation avec moi-même. Découvrir toute ma vulnérabilité, ma force, mes limites et mes capacités, bref tout ce qui fait ce que je suis en dehors des entraves que la société m’impose, nous impose. Des entraves qui nous coupent les uns des autres, qui détruisent notre humanité et qui nous enlèvent notre parcelle de divinité qui se trouve en chacun d’entre nous. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent de manière indubitable ce que je viens d’affirmer.

En résumé, le caractère sacré de ma nudité trouve son origine dans celui de mon corps lequel est fait, tout comme chacun d’entre vous, à l’image et à la ressemblance de Dieu. Un Dieu qui m’a tiré du néant en m’appelant par mon nom, un nom que lui seul connaît et qui prononcera au moment où il voudra que je sois avec lui. Merci de votre attention!

Rolland Jr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le bien-être de poser nu

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Le bien-être de poser nu

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien pour vous et que la saison hivernale vous soit supportable. De mon côté, tout va pour le mieux surtout en ce qui concerne les projets en cours de réalisations lesquels serviront ultérieurement à la rédaction d’éventuels articles au sein de mon blogue artistique consacré à la nudité (l’art du nu). En effet, je devrai bientôt me rendre dans la région de Montréal pour participer à des séances de nudité lesquelles seront d’un tout nouveau genre. Vous comprendrez qu’il m’est impossible d’en dire davantage afin de préserver une certaine surprise. Croyez-moi sur parole! Vous serez étonnés par mon audace dans ce domaine de prédilection qu’est la nudité. Une nudité qui peut devenir un outil d’une importance cruciale dans la promotion d’idée et la revendication tant au plan social que politique. La présence de Milo Moiré à Cologne pour y dénoncer le viol collectif perpétré par des barbares à l’égard des femmes allemandes en est un parfait exemple.

Voilà donc la problématique à laquelle je désire répondre au sein de cet article: La nudité peut-elle servir d’outil dans l’avancement des droits sociaux, notamment par la revendication politique au sein d’une société dite « évoluée »? Si oui, quels seraient ses barèmes servant de garde-fou afin d’éviter toute dérive possible, mais peu souhaitable? Il s’agit certes d’une problématique difficile à résoudre puisque nous avons tous nos idées préconçues face à l’utilité, à la pertinence et à la raison d’être de la nudité au sein de la société actuelle sans omettre le fait qu’il existe plusieurs sociétés sur cette planète que l’on appelle la terre et où vivent des milliards d’êtres humains. Défi difficile que je tente de relever avec plaisir.

Une chose doit être clarifiée une fois pour toute; la nudité ne doit jamais être utilisée à toutes les sauces, si je peux me permettre cette expression. Tout comme chaque chose peut être d’une grande utilité en certaines circonstances, mais tout aussi nuisibles en d’autres occasions. D’ailleurs, il existe de nombreuses voies de communication pour faire valoir ses idées. L’on a qu’à penser à titre d’exemples aux médias électroniques, à la rédaction de lettres ouvertes, aux nombreuses tribunes journalistiques tant de la presse écrite que radiophonique. La démocratie est riche en moyens d’expressions surtout lorsque l’on sait s’en servir de manière adéquate et que l’on respecte ce principe de base qui veut que les droits des uns finissent là où ceux des autres commencent.

barbe-blancheMaintenant, revenons à la question: La nudité peut-elle servir d’outil dans l’avancement des droits sociaux, notamment par la revendication politique au sein d’une société dite « évoluée »? À cela je vous répondrai par un oui… nuancé. En effet, il peut arriver que la nudité devienne le dernier moyen pour amener une société entière à prendre position sur un événement qui a causé un préjudice envers une classe bien précise laquelle se retrouve trop souvent parmi les exclus, les sans-voix, les laisser-pour-comptes et les marginaux. Bref, ceux pour qui nos regards sont loin de leur être portés. L’être humain est ainsi fait, qu’on le veuille ou non.

11235251_676422929152119_142811643_o_thumb.jpgBien que la nudité peut être un outil fort utile dans des circonstances bien précises, il n’en demeure pas moins qu’elle doit être manipulée avec grand soin et d’une prudence extrême. Oui, la nudité est un instrument que l’on doit manipuler comme n’importe quel autre: le corps est possiblement l’arme absolu pour renverser le cours de l’histoire s’il est utilisé de manière adéquate. Les nombreuses manifestations pacifiques qui ont eu lieu pendant les mouvements Peace & Love des années 1960 ont souvent servi de tremplin dans les revendications des groupes sociaux tant en Europe qu’aux Etats-Unis. À cela s’ajoute l’extrême prudence avec laquelle on doit s’en servir. Un vieil adage dit que « trop, c’est comme pas assez puisqu’il nuit plus souvent qu’autrement. »

Le cas de la fantastique Milo Moiré à Cologne est le parfait exemple qu’une nudité peut être utilisée de façon à la fois responsable, intelligente et digne d’intérêt. Responsable puisque son agissement n’engage qu’elle-même, même si personnellement j’aurais préféré un appui de la population allemande dans sa démarche, un appui qui aurait pu se concrétiser par des manifestations de masse d’hommes et de femmes entièrement nus(es) et dont l’objectif aurait été de dire un non catégorique à toutes formes de violence et d’abus sur la femme. Une nudité que je qualifierais d’intelligente puisqu’elle a su d’une part, se servir de sa notoriété dans ce domaine de prédilection pour amener un regard critique sur ce triste événement et que d’autre part, elle a su se placer au bon endroit et au bon moment pour avoir une visibilité accrue auprès des médias de masse.

PP_012_B_OR1_thumb.jpgUne sous-question doit ici être résolue; quels barèmes pourraient servir de garde-fou afin d’éviter toute dérive possible, mais peu souhaitable? Selon moi, et c’est mon humble opinion, quatre barèmes sont à retenir. En premier lieu, l’urgence d’agir. J’attends ici lorsque l’ensemble des moyens misent à la disposition du grand public ont été épuisés au sein d’une société libre et démocratique. En deuxième lieu, il faut tenir compte de la pertinence du message que l’on veut faire passer. Là encore, ce qui est pertinent pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. En troisième lieu, et conséquemment à ce que je viens précédemment d’affirmer, une certaine cohésion sociale doit exister, voire maintenue sur une longueur de temps respectable, pour qu’un impact puisse se faire sentir sur l’ordre des choses. Enfin, le dernier barème, et qui est loin d’être négligeable, concerne l’image que la nudité a au sein de la société concernée. Vous devez aisément comprendre que chaque société possède une vision qui lui est propre à l’égard de celle-ci. Une vision qui est influencée à la fois par l’histoire, les us et coutumes et par les diverses religions qui ont façonné la mentalité générale de la population. Enfin, il faut aussi retenir que chaque personne a de part son expérience de vie un rapport avec la nudité qui lui est particulière.

Loin de moi l’intention de porter un jugement sur autrui ou la société dans laquelle il vit. D’ailleurs, qui suis-je pour juger mon prochain? Cette question s’adresse à chacun d’entre nous.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada