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Mains de femmes

Mains de femmes
Mains de femmes ! Poème de RollandJr St-Gelais Modèle ? Princess de Québec accompagnée par son amie.

Mains de femmes

 

Mains tendres de la mère,

Qui réconfortent l’absence du père,

Mains d’une sœur qui nous éloignent de la peur,

Mains de nos premiers amours qui à jamais nous brisent le cœur.

 

Mains d’une enseignante,

Au cœur jeune mais à la voix tremblotante,

Mains de ces dames courageuses et vaillantes,

Qui rien en ce monde en temps de paix ou de guerre ne les épouvante.

 

Mains fatiguées d’une grand-mère,

Qui a tant à raconter de ses souvenirs de grand-père,

Mains qui ont tant donné et si peu reçu en retour,

Quel chemin le destin peut-il prendre pour nous jouer des tours?

 

Mains construites pour ceux nés sans celles-ci,

Car à chacun son arrivé lui est réservé en cette vie.

Mains qui donnent la vie et bien d’autres la anéantissent,

Mais rien n’est plus grandiose que les mains qui anoblissent.

 

Mains de femmes qui se rejoignent pour un instant,

Mains de femmes qui désirent passer du bon temps,

Mains de femmes qui deviendront épouses ou maitresses,

Mains de femmes qui recevront une bague ou de tendres caresses.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ce sera là mon seul trésor

Ce sera là
Ce sera là mon seul trésor que je te léguerai Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Waiting-Room-c-783255998

Ce sera là mon seul trésor

 

Tout contre moi, je te serre.

Mes pensées dans le vent errent,

J’ignore quoi te dire et surtout quoi faire,

Je te colle contre moi pour mieux me taire.

 

Reste près de moi et écoute bien mon cœur

Que ferais-je pour éloigner de toi toutes les peurs?

Tu sais, je suis ta mère mais aussi une simple femme.

Une femme qui vit à une époque où on ignore le mot dame.

 

Je me rappelle lorsque ma mère me demanda,

Ce que je souhaitais ardemment dans l’avenir,

Je lui ai répondu une raison d’aimer et de sourire,

Elle me dit alors : ma fille une cause tu trouveras.

 

Les années ont bien entendu passé,

J’ai grandi et j’ai vieilli et l’amour j’ai rencontré.

Ton père et moi après belles fréquentations, nous nous sommes mariés.

Peu de temps après ta naissance, en devoir de policier, il a été tué.

 

Ceux qui ont juré de protéger la veuve et l’orphelin,

Sont devenus des parias dans nos sociétés sans lendemain,

Ceux qui abusent de l’innocent sont devenus les héros des foules,

Bon ordre, moralité et pierres angulaires de l’éthique enfin s’écroulent.

 

J’aimerais tant mon enfant chéri,

Pour le bien de ton avenir te donner ma vie,

Un avenir où le respect et l’amour ont de l’importance,

Je ne suis pas riche, mais je t’enseignerai le gros bon sens.

 

Laisse-toi te guider par ma voix,

Je te montrerai avec patience mes propres pas,

Avoir en toi pleinement confiance, je t’enseignerai.

Mon enfant, ce sera là mon seul trésor que je te lèguerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Tellement seule je me sens

Tellement seule je me sens
Tellement seule je me sens Poème par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : Louis Reed Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/tarnished-untruthed-soliloquies-772506959

Tellement seule je me sens

 

Seule dans cette pièce en blanc,

Je me revois lorsque j’étais qu’une enfant,

Me posant sans cesse tant de drôles de questions,

Et à mes parents trop occupés à me répondre comme de raison.

 

Je revois la table où la famille entière se réunissait,

Ah ! En ce temps-là, je me rappelle comme on s’aimait.

Mes frères et moi on se chamaillait mais vite on oubliait,

Car en chacun de nous faire vraiment confiance on le pouvait.

 

Je revois les membres de la famille d’antan,

Les yeux de mon père en regardant ma mère,

Ne sachant quoi dire comme un poème pour lui plaire,

Mais de son cœur émergea tant d’amour dans ses yeux brillants.

 

J’entends les plaisanteries de mon frère ainé,

Qui pour faire rire cette grande tablée, il n’en était pas gêné.

De raconter l’une après l’autre tant de blagues pas trop salées,

Pour ne pas notre tendre et pieuse mère par ses celles-ci l’offusquer.

 

Maintenant que de longues années ont passé,

Nos bien-aimés parents sont depuis longtemps enterrés,

Chacun de cette maisonnée a trouvé son chemin à tracer,

Même moi loin d’ici je suis partie vers un pays si étranger.

 

Un pays peuplé de gens extraordinaires,

Qui ont construit une grande nation sans faire la guerre

Qui ont dans leurs bouches que des mots d’amour et de paix,

Mais tôt ou tard, devoir revenir en ces lieux du passé, je le devais.

 

Je n’ai pas eu le temps de vous dire comme je vous aimais,

Car pour une folie de jeunesse, j’ai dû m’enfuir et ne revenir jamais.

De l’œuvre de l’oubli parfait j’ai cru que le temps l’avait enfin fait,

Tellement seule je me sens devant ces murs d’un blanc trop parfait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

 Canada

 

Sur un banc

Sur un banc
Sur un banc Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Villa-Borghese-Rome-845449480

Sur un banc

 

Il y a de cela quelques années,

Dans un temps où nous pouvions voyager,

Je suis allé découvrir la ville magnifique de Rome,

Y voir les monuments, goûter les mets, voir femmes et hommes.

 

Car il est inutile de voir du pays sans discuter avec les gens qui y sont,

En effet, j’adore écouter les accents qui me font penser à des chansons.

Ces chansons me font rêver au soleil de la Mer Méditerranée,

Tandis que d’autres me font voir tant de coins étrangers.

 

C’est en allant au Vatican,

Qu’épuisé je suis allé sur un banc,

Ouvrant les yeux de mon cœur, je vis des êtres humains.

Des gens venus en pèlerinage pour se rassurer face à leur destin.

 

Un enfant me regardait plein de questions,

Qu’il posa à son père près de lui avec raison,

Son père le prit dans ses bras et lui dit tout bas,

Une réponse en me souriant qu’avec facilité je repéra.

 

Puis vint à mes côtés un vieil allemand,

Avec lequel j’ai entamé une discussion me connaissant,

Il me raconta quelques péripéties de sa vie et de ses amours,

De sa jeunesse, de son expérience, et ce sans trop de détour.

 

J’ai tiré à travers ces deux exemples, un grand enseignement.

Que la vie est ainsi faite pour tous car on agit pour son bien,

On fait tout son possible pour de meilleurs lendemains,

Assumer son passé, vivre le présent à pleines mains.

 

Sur un banc, je me suis reposé.

Avec un pur étranger j’ai pu discuter,

Par la tendresse d’un père répondant à son enfant,

C’est là que j’ai appris que nous sommes fils de Dieu assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

La véritable richesse

La véritable richesse par CapitaPerdu
La véritable richesse Texte de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Kris-in-Seductive-Reading-845298299

La véritable richesse

Qu’est-ce que la véritable richesse? Excellente question. En ce qui me concerne, avoir la capacité de lire ce qui nous plaît, ce qui nous gratifie, ce qui nous enrichie est la seule véritable richesse digne de ce nom. Lire pour évoluer ou pour le plaisir? Je répondrai à cela, un peu des deux. Car sans le plaisir de lire, point de savoir possible.

Je me rappelle, petite anecdote bien personnelle, d’une interview que ma défunte mère et moi-même avions eu lors d’une émission de télévision fort populaire au tournant des années 1980-1990. Une émission dans laquelle les invités racontèrent leurs expériences de vie liées à des situations soit rares ou bien peu enviables. Le tout présenté de manière à la fois humaine et empreinte de sympathie sans pour autant verser dans le mélodrame.

Bref, je me souviens que ma défunte mère avait affirmé que mon père et elle-même désiraient plus que tout j’aime la lecture afin de ne jamais connaître l’ennui. Ce qui est là une vérité indéniable puisque lire est la clé qui permet l’ouverture de la porte de l’imagination, de la connaissance et ultimement de l’échange avec autrui. Un échange basé sur un respect de ce qui est cet autre devant soi. Cet autre qui a tant à nous offrir tout comme nous en avons aussi à lui offrir.

Or, la lecture est la base de toutes connaissances en ce monde. Bienheureux est le peuple qui a pour souverain lequel a le souci de l’éduquer afin de lui permettre d’évoluer et d’apporter les changements propices à son bien-être tant présent que futur. Mais, quel grand malheur au peuple qui est dirigé par un despote qui n’a qu’un seul objectif, celui de garder le garder dans l’ignorance.

Et quoi de mieux de mettre à l’index des livres qui ne sont pas conformes à la doctrine, à la politique ou bien à l’idéologie des gouvernants, voir même à des courants de pseudo pensées actuels? L’histoire regorge d’exemples de telles situations. L’on a qu’à prendre pour exemples, les régimes totalitaires communistes, fachistes et même les groupuscules sectaires qui limitent la transmission du savoir au sein de leurs adeptes.

Je ne serai jamais assez reconnaissant envers mes parents de m’avoir inculqué le goût de lire. Un plaisir qui titille les papilles gustatives de mon palais imaginaires de façon extraordinaire. Il ne se passe jamais un jour où l’ennui frappe à ma porte car je suis trop occupé à lire pour lui répondre.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada