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Suspendue dans le temps

Suspendue dans le temps
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Suspendue dans le temps

 

Drôle de sensation d’être nue et attachée,
Tout en ayant cette étrange sensation de liberté,
Suspendue dans les airs et souriant à pleines dents,
Je m’attendais avec mon corps à atteindre le firmament.

 

Peau caressée par la chaleur d’une douce lumière,
Me rappelant mon enfance où je vivais dans une chaumière,
Sans être pauvre, ma famille était heureuse avec ce qu’elle avait,
Des tracas de la vie, ma mère à les prendre à la légère nous enseignait.

 

De ne jamais craindre le labeur, me conseilla mon père,
Qui pour avoir le pain et le beurre devait affronter mille misères,
Père aimant ayant connu bien des horreurs de la Grande Guerre,
Il en revint meurtri et plus jamais le même dans les bras de ma mère.

 

Entourée par cette profonde noirceur,
Étrangement, je n’en éprouve aucune peur.
En pensant à mes parents bien-aimés en ce moment,
Je me vois ici et là-bas car je suis suspendue dans le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Émotions

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Émotions

 

Depuis quelques jours,
Je me sens perdue pour toujours,
Ignorant ce qui m’arrive, où je vais,
Répondez-moi quelqu’un s’il-vous-plaît.

 

Mon père me disait souvent une parole bien sage,
Que j’ai seulement comprise en avançant en âge,
Que parfois tout peut être gagné, perdu et joué,
Joué sur un coup de tête sur un coup de dés.

 

Certains me diront que c’est la loi du karma,
D’autres me répondront que le destin,
Quoiqu’il en soit c’est le même venin,
Qui brûle tout ce qui est en moi.

 

À trop désirer un amour interdit,
Grande peine rappellera ce qui est écrit,
Que malheur suit souvent un certain bonheur,
Et qu’en dépit de tout à l’humain surviendra son heure.

 

Apprendre de ses erreurs est une vérité,
Se l’avouer est une chose si difficile à réaliser,
Mais de toutes les émotions aimer est la plus cruelle,
Surtout que l’être tant convoité était de loin la plus belle.

 

Émotions nous portant à l’extase du septième ciel,
Pour ensuite nous précipiter dans les profondeurs des enfers,
Où les amoureux désillusionnés de leurs chagrins y seront aux pieds enchaînés,
Mais de toutes les émotions la pire est sans contredit le regret car il est en soi éternel.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

Le sein
« La charité romaine » par Jules Lefebvre (1836-1911)

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

L’image ci-jointe pourrait faire rire certains et en amuser même d’autres. En fait, il s’agit d’un tableau vendu à plus de 30.000.000 d’euros à un collectionneur qui en connaît toute la valeur. Il s’agit d’un pauvre vieil homme du temps de Louis XIV qui a été reconnu coupable d’avoir volé un pain et condamné à la peine de mort. Mais une mort tragique qui était de mourir de faim.

Sa fille ayant su sa peine demanda l’autorisation d’aller le visiter. À chacune des ses visites, les gardiens fouillaient minutieusement la jeune dame ainsi que le bébé de 6 mois qu’elle portait. Puis la laissait entrer, et ce une fois par jour! Au bout du quatrième mois, ayant constaté que le condamné n’est pas mort, ni n’avait maigri, les autorités décidèrent de le faire surveiller minutieusement et le constat fut fait. La fille est la seule visiteuse de son père.

Or, à chacune de ses visites quotidiennes, elle nourrissait son père au lait maternel destiné à son nourrisson. Informés, les juges au lieu de se fâcher et de la condamner furent pris de compassion pour cette femme devant l’amour qu’elle a porté à l’égard de son père mais également devant les émotions D.M.,Maroc, d’une femme face à la vie. En effet, d’une part, elle donnait la vie malgré sa propre souffrance et, d’autre part, elle désirait plus que tout la protéger au détriment de sa propre vie. Par conséquent, les juges ordonnèrent la libération à la fois du père et de sa fille.

C’est ainsi que ce fait hors du commun  arriva aux oreilles du grand et célèbre peintre qui, par un souci d’immortaliser cette fabuleuse histoire, décidera de réaliser cette peinture magnifique.

Cette histoire nous amène aujourd’hui à nous poser ces deux questions fondamentales de l’image de la femme : En premier lieu, est-elle seulement l’être frêle et fragile que nous utilisons selon notre bon vouloir ? Et, en second lieu, lui reconnaissons-nous toujours ses nombreux sacrifices pour sauvegarder la vie des êtres qui lui sont chers ?

Texte tiré de D.M. du Maroc

De mes seins

Mon sein
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De mes seins

 

J’aime mon corps,
Avec mes beaux cheveux d’or,
Cheveux de ma mère bien-aimée,
Aimée par mon père qui lui était si attentionné.

 

J’aime mon visage,
Qui décrit encore mon jeune âge,
De la grâce de la jeunesse si éphémère,
Qui apparaît à l’aube de l’expérience de naguère.

 

J’aime mes jambes,
Qui de mon innocence l’enjambent,
Pour retrouver mes amoureux du moment,
Car mes passions je désire tant de durer éternellement.

 

J’aime ma suave peau,
Caressée par mes amants si beaux,
Que j’adore tant maintenant et toujours,
Même si je sais que je devrai faire un choix un de ces jours.

 

Mais ce que je préfère entre tout,
Ce sont mes seins si fermes et si doux,
De mes seins, je ressens toute ma féminité,
De mes seins, je ressentirai le moment venu la maternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Jamais ils ne prendront ma fierté

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Jamais ils ne prendront ma fierté

 

Je suis femme de ce noble pays,
Fidèle à mes amis, à ma famille et à ma patrie.
Je suis née avec grande liberté tant de corps que d’esprit,
Dans un humble village de Bavière j’ai avec bonheur grandi.

 

Entourée de gens bien,
Je n’avais point connu la faim,
D’une mère attentionnée et d’un père vaillant,
Mes jours s’écoulèrent avec quiétude et allègrement.

 

Puis vinrent les jours de guerre,
De la politique, je n’en avais rien à faire.
Car avec mon amour je désirais vivre pour toujours,
Espérant que mon souhait de nous marier se réaliserait un jour.

 

Les barbares envahirent mon village tant aimé,
De nos belles maisons grands feux furent allumés,
Malheur aux vaincus, dit-on, car telle est leur destinée.
Sans prenant aux femmes, de nos corps ils s’en sont bien amusés.

 

Venant vers moi, ils arrachèrent mes vêtements.
Voyant dans leurs yeux toute leur haine sans ménagement,
Salivant de pensées impures tels de vulgaires animaux assurément,
Ils ne se doutèrent jamais de ma force d’âme bien évidemment.

 

De mon corps, ils pouvaient en abuser.
De mon corps, ils pouvaient à leur guise s’en amuser.
De mon corps, ils pouvaient essayer de le briser de toutes leurs forces.
Car au fond de mon âme, je sais bien qu’y réside une bête tellement féroce.

 

Jamais, ils n’ont réussi à détruire ce que je suis.
Jamais, ils n’ont réussi à éteindre en moi l’étincelle de la vie.
Car en moi j’avais fait ce noble serment, je m’étais en silence juré :
Que quoiqu’il m’arrive en cet instant jamais ils ne prendront ma fierté.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La poitrine de Joséphine

La poitrine de Joséphine.
Dessin réalisé par Eri Kel de la France

La poitrine de Joséphine

 

Tiens ! Pour terminer cette soirée.
Où vous sembliez avoir aimé me dessiner,
J’ai une anecdote si amusante à vous raconter,
Qui vous fera rire. Soyez tous rassurés !

 

Ne vous avais-je point parlé de ma mère ?
Et de mon père parti au front et mort à la guerre ?
Ne vous avais-je point raconté de ma lointaine cousine ?
Ensemble nous avions souvent des discussions assez coquines.

 

Elle et moi passions souvent le temps à comparer nos corps,
Afin de savoir lequel allait susciter des hommes leurs regards.
Je suis blonde aux yeux bleus alors qu’elle était si mignonne et si rousse,
Je suis frêle et toute menue alors qu’elle avait une de ces frimousses.

 

Mais une chose nous avait réunies dans notre candeur,
Une richesse qui nous incitait de ne jamais avoir peur,
Car nous avions ce merveilleux point en commun,
Que les hommes allèrent admirer tout un chacun.

 

De nos seins fermes, nous en étions si dignes.
De ces seins parfaits qui ressemblèrent à une vigne.
À ma chère et magnifique Joséphine je dédie cette pose,
Veuillez me pardonner si pour terminer, j’ose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un peu gênée

Un peu gênée
Dessin réalisé par Eri Kel de la France

Un peu gênée

 

Bon ! Maintenant que la glace est cassée.
Aimeriez-vous que je me présente un peu à vous ?
Cela ferait en sorte d’être plus confortable entre nous,
Allons ! J’ai tellement de choses à vous dire, à vous raconter.

 

Je suis née dans un village des Ardennes,
Baptisée dans une chapelle où l’on me prénomma Hélène,
Prénom que porta jadis ma grand-mère que je n’avais pas connue,
Mais, à ce que l’on m’a dit, elle était très jolie et toute menue.

 

Éduquée dans une famille traditionnelle et catholique,
J’ai fait première communion, confirmation et bien des confessions,
De mes péchés que j’inventais au gré du temps comme de raison,
À bien y penser, et sans regrets, il n’y a là rien qui soit atypique.

 

Ma mère me parla rarement de mon père,
Qui s’enrôla dans l’armée puis mourut à la guerre,
De cette drôle de guerre que j’ai apprise dans les livres d’histoire,
Que je lisais assidument, presque religieusement, jusque tard le soir.

 

Puis vint le jour de faire mon choix de carrière,
Que devrais-je faire pour travailler et éviter la misère ?
Aimant plus que tous les arts sous leurs formes bien diverses,
J’en fis part à ma mère qui me répondit par une tendre caresse.

 

Elle me confia qu’elle se doutait bien quel était mon rêve,
Que mon rêve avait déjà été le sien durant sa jeunesse si triste,
Car l’indigence et la pauvreté étaient le lot de bien des artistes,
Sans oublier celles qui leurs servir de modèles en jouant la belle Ève.

 

Elle rassembla toutes ses économies,
Afin de pouvoir, me dit-elle, réaliser ma vie.
C’est alors que je suis arrivé dans ce quartier de Paris,
Où j’habite dans une chambre située pas très loin d’ici.

 

Voyant une annonce dans une revue,
Où il était inscrit que l’on recherche modèle nu,
Cela me tenta d’essayer afin d’être en cette ville un peu connue,
Quand je pense à prude adolescence, qui l’aurait finalement cru ?

 

C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas,
Que ma crainte de la nudité a fini par sonner le glas,
Je me souviens très bien de cette fin de journée ennuagée
Car devant ce groupe d’élèves, je l’avoue, j’étais un peu gênée.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je te porterai mon enfant

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Je te porterai mon enfant

 

Je te porterai mon enfant,
Avec fierté, je pense à tes ascendants.
Et tu en feras de même pour tes descendants,
Pour se souvenir de ceux qui furent enlevés de notre continent.

 

Arrachés de nos lointaines terres,
Afin d’enrichir bien des terres étrangères,
De ces terres abreuvées de notre sang et de notre chair,
Avec pour consolation nos chants ancestraux portés dans l’air.

 

Fière de ma peau d’ébène,
Qui est aussi noble que l’antique Hélène,
De cette peau témoin de l’ardeur du soleil,
Qui brille sur nos sols montrant toutes ses merveilles.

 

Tu es en moi comme je suis en toi,
En moi, j’ai reçu la douce semence de ton père,
De cet homme qui aimait tant la paix et méprisait la guerre,
Un homme d’humble condition mais qui se tenait comme un roi.

 

Je te nourrirai avec joie du lait de mes seins,
À la saveur tellement exquise et au goût divin,
Te donnant mon savoir par un don transmis de ma mère,
De ma défunte mère qui fut jadis une inestimable sorcière.

 

Tu feras grand honneur à notre nation,
Et à ta mère comme de raison et avec passion,
Une passion de vivre et de combattre les injustices,
Sans oublier d’offrir à Dieu avec empressement tes prémices.

 

Je te porterai en mon âme lorsque tu naîtras,
Et dans mon cœur de chair, je te suivrai pas à pas,
De ma main bienveillante, je t’inciterai à te surpasser,
Ainsi j’aurai accompli ma mission lorsque je trépasserai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je t’enseignerai

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Je t’enseignerai

 

Mon enfant !
Toi que je porte en mon sein,
Et qui seras nourri à même mes seins,
Ça fait déjà si longtemps que je t’attends.

 

Je t’attendrai aussi longtemps qu’il faudra,
Afin de te confier le savoir que m’a transmis mon père,
Qui lui-même retient de son père et ces arrières-grands-pères,
Une sagesse qui en ce monde cruel de survivre il te permettra.

 

Je t’enseignerai l’art du travail,
Afin que tu puisses prospérer là où tu ailles.
Je t’enseignerai rigueur et exactitude,
Afin que l’on te reconnaît pour tes aptitudes.

 

Je t’enseignerai respect de soi et des autres,
Afin qu’indigents trouvent en toi son hôte,
Je t’enseignerai la primauté du droit,
Afin de te prémunir des trompeuses voix.

 

Je t’enseignerai l’importance de la sobriété,
Afin de tout mal en cette vie t’éloigner,
Je t’enseignerai que l’amour est essentiel,
Afin que tu puisses cette vie la trouver belle.

 

Je ne suis pas riche ni de descendance royale,
Mais ce que je te lèguerai avec cœur te sera précieux,
Car c’est grâce à cela que je vis en paix sous les cieux,
Loin de ces hommes impies et de bien des vandales.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La chute

Dessin par Eri Kel de la France

La chute

 

Je suis un homme

Fils de père et de mère

Par delà les cieux et la terre

Avec forces et faiblesses en somme.

 

Comment suis-je apparu en ce lieu?

Par un pur hasard ou la volonté des dieux?

Je ne suis ni un ange bienheureux ou bien déchu

Parfois de ma fortune ou de mon malheur j’en suis repu.

 

Tombé? Je me relève

Car coule en moi cette sève

Cette volonté irrésistible d’exister

Même si mes jours sont depuis toujours comptés.

 

Oui, plus souvent qu’autrement je chute

Mais je tends allègrement vers le ciel les yeux

Car je perçois qu’il y a quelque chose de merveilleux

Et l’idée d’abandonner je vous le jure me rebute.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec