Archives de tags | expérience personnelle

Oui, les modèles nus féminins d’origine africaine sont provocants.

cindy_s_hot_pants_03_by_rickb500_dbz950s-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Oui, les modèles nus féminins d’origine africaine sont provocants.

« Oui, les modèles nus féminins d’origine africaine sont provocants. Une provocation qui m’interpelle sur le sens de la beauté dans la nudité. Fait intéressant à noter, et je fais ici référence à mon expérience bien personnelle, peu élevé est le nombre de modèles vivants (nudité intégrale) qui posent dans les écoles d’art. C’est du moins le cas au Québec. Pourtant, leurs corps, à cause de leurs spécificités corporelles constituent une source intarissable de créativité. »

Par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La main du maître

 

La main du maitre

Séance du 19 février 2018 à Montréal

La main du maître

Bonjour tout le monde,

Je suis maintenant rendu à la troisième journée de mon périple dans la ville de Montréal.  » Ville aux mille clochers  » comme l’on disait à une époque où le clergé guidait les pas du peuple canadien-français devenu au  fil des générations le peuple québécois. J’aime beaucoup cette ville car  les activités sont d’une  diversité étonnante : culture populaire, artistique et autres, y compris le « underground » lequel m’intéresse aussi énormément, occupent une place fort importante pour les gens qui viennent  y faire un tour. Bien entendu le hockey vient s’ajouter aux nombreux divertissements présents dans la grande région de Montréal. D’ailleurs, j’aurai la chance d’assister à un match des Canadiens de Montréal contre les Rangers de  New York ce jeudi au centre Bell.

Aujourd’hui, je désire vous parler de la place du maître dans les séances de nudité artistique et ce, à partir de  mon expérience personnelle. Le maître occupe une position que  je qualifierais de primordiale pour le  bon déroulement d’une séance. En effet, c’est  lui, ou elle le cas échéance, qui dirige l’ensemble des temps de poses, de la direction des travaux réalisés par les élèves, des modalités propres à chacune des prestations et  faire en sorte que  tout se passe de manière conforme à  une étude de  niveau académique. Rien est laissé au hasard. Toutefois, les années d’expériences et le nombre de participation du modèle à ses séances ultérieures peuvent être des facteurs incitatifs à donner une certaine liberté à ce dernier. Ici, tout est une confiance  réciproque.

En ce qui me concerne, mon souci  de bien performer et d’offrir une prestation de qualité à chacune de mes participation ont permis aux responsables desdites séances de me faire confiance. En effet, je prends toujours quelques minutes dès le moment où je monte sur la sellette pour d’une part, faire une présentation sommaire de ma personne et d’autre part, d’expliquer aux élèves présents en classe de ne pas craindre en aucun temps de m’informer si telle  ou telle pose les intimide. Ma participation a un but éducatif avant toute chose.

Ce qui m’a plu lors de la séance de lundi dernier, soit le 19 février 2018, c’est d’avoir pu raconter aux élèves quelques faits saillants de ma vie en lien avec ma condition physique. Soyez rassurés-es ! Chacune  de mes  interventions est dirigée de manière à susciter une joie de vivre chez les élèves mais aussi, si l’ambiance le permet, à raconter des  anecdotes humoristiques. Après tout, on ne m’a pas invité pour me plaindre. N’est-ce pas ?!

Un autre point à ajouter concerne la primauté de la communication entre les élèves et le maître.  C’est un fait ! Comme une équipe sportive de haut niveau ne peut se passer d’un bon entraîneur, une classe d’élèves aussi talentueux soient-ils ne peut s’accomplir de manière efficace sans avoir un enseignant dévoué à leur formation. Voilà bien l’une des nombreuses raisons qui m’incitent à participer à des séances où je peux admirer à la  fois la volonté de l’enseignant de voir ses élèves progresser et apprendre tout  en les dirigeant de manière ferme mais encourageante lorsque la période d’analyser les dessins est arrivée.

C’est  à  suivre …

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour toutes celles que j’ai aimées mais que je n’ai pas su tout simplement aimer.

Pour toutes celles que j’ai aimées mais que je n’ai pas su tout simplement aimer.

I Lost My Baby par Jean Leloup

 

I lost my baby
I lost my darling
I lost my friends
I lost my mind

 

Pour une fille d’Ottawa
Grandie à Sainte-Foy
D’un père militaire
Et d’une belle fille qui fut sa mère

 

Qui écoutait du country
Entre deux caisses de bière
Et partait le samedi
Pour un lac de Hawkesbury

 

Rejoindre sa grand-mère
And all the family
Ah! Je ne peux pas vivre sans toi
Et je ne peux vivre avec toi

 

Mais tu peux très bien vivre sans moi
Je suis foutu dans les deux cas
I lost my baby…

 

Coup de fil de Jami
Qui un jour tomba
Pour une fille d’Ottawa
Grandi je ne sais pas
D’un père pilote de l’air
Et d’une mère je ne sais quoi

 

Tous deux aimaient le cinéma
Nous sommes habitants de la terre
Il y a des milliers de frontières
Quelqu’un existe dans l’univers
Pour quelqu’un d’autre
Et c’est la guerre

 

I lost my baby…

Pour une fille d’Ottawa
Grandie à Sainte-Foy
Et qui un jour tomba
Pour un chanteur populaire
Grandi en Algérie
Assez fucké merci
Et qui lui dit adieu
Je repars faire ma vie
À Hawkesbury
I lost my baby

Séance de yoga nu

Séance de yoga nu

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, tout va à merveille en cette dernière journée du mois de janvier. Hé oui! Bientôt, le mois de février sera à nos portes. Ce qui signifie que notre hiver poursuit inlassablement son chemin laissant ainsi tôt ou tard sa place au printemps. C’est incroyable comment la vie passe vite. Personnellement, je me vois encore à la période des fêtes entrain de faire mes décorations de Noël avec mon ami Daniel. Et puis, hop ! Nous voilà rendu presqu’en début de carême.  » La vie est un rêve  » disait ma tendre mère. Elle avait bien raison. Repos à son âme.

Sous un autre sujet, je me prépare tranquillement à vivre mon prochain séjour qui aura lieu dans la semaine du 18 février prochain. Parmi les activités qui sont au programme, il y a la double séance de nudité artistique au sein d’une école d’art de catégorie académique et une séance de shiwarie. Cette dernière est nul autre que l’art japonais du bondage. J’aurais donc l’occasion de vivre deux expériences de haut niveau dans le domaine de la nudité artistique.

Toutefois, il est fort probable qu’une séance de yoga entièrement nu aura lieu également durant mon séjour dans la métropole du Québec. En effet, je devais assister à une telle séance au courant de l’été dernier. Malheureusement, une grave blessure à mon moignon m’avait empêché de vivre une telle expérience. Je m’étais alors promis que ce n’était que partie remise. Or, il y aura une séance de yoga nu pendant mon prochain séjour. Vous pouvez vous imaginer que je ferai tout mon possible pour, non seulement y assister, mais aussi réaliser quelques photos de ma pratique afin de pouvoir rédiger quelques articles au sein de mon blogue artistique.

Bref, il est plus que probable que mon séjour soit prolongé de quelques jours. J’en profiterai donc pour découvrir certains des plus beaux musées du Canada et, pourquoi pas?, vous faire part de mes nombreuses découvertes le moment venu. C’est à suivre…

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Savoir se donner

20171110_105039 (3)

Savoir se donner

(En reprise)

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre semaine s’est bien passée. Pour ma part, tout va bien même si quelques petites situations fort désagréables m’arrivent ces derniers jours. Quoiqu’il en soit, je garde le cap sur la voie du beau, du bien et du bon en mettant de côté les choses futiles de la vie. Est-ce là une réflexion sur mon expérience personnelle face à mon destin ? C’est fort possible.

Cependant le fait de vivre mes séances de nudité artistique, sans omettre la composition de mes poèmes et la réalisation de photos prises au cours desdites séances ou bien selon les circonstances qui s’y prêtent, constitue sans aucun doute une source de plaisir qui permet à votre humble serviteur de faire confiance à la vie. Or, faire confiance à la vie c’est aussi savoir se donner dans ce que l’on fait et, sous un autre ordre d’idées, se donner à ceux et à celles que nous rencontrons dans la vie. Attention ! Je ne dis pas se donner aveuglément, mais d’adapter notre don de soi aux contextes qui lui sont rattachés. Et vous savez aussi bien que moi que les contextes peuvent apparaître, un peu à l’image des grains de sable sur la plage, quasi infinis.

Pour ce qui du don de soi lors d’une séance de nudité artistique, je dois avouer que plusieurs éléments y sont d’une importance capitale. Pour alléger le présent article, j’ai décidé après mûres réflexions, de circonscrire ces éléments au nombre de trois. Trois éléments qui étrangement ont été inspirés de la doctrine fondamentale de la foi chrétienne à savoir la sainte trinité. Trois éléments à la fois indépendants et différents l’un de l’autre mais dont d’autres objets de réflexion viennent les enrichir. Vous conviendrez qu’une telle présentation ressemble de près à un cours de théologie. Il ne faut pas s’en étonner puisque l’une de mes quatre formations universitaires est justement … la théologie chrétienne, notamment catholique, au sein de l’université Laval de Québec.

Tout d’abord, se donner c’est avant tout chose … être authentique, c’est à dire être vrai en chaque instant des poses choisies, analysées et choisies devant un groupe. Par exemple, le fait d’être un homme ne pourra jamais être camouflé d’une manière ou d’une autre pour la simple raison que je suis totalement nu avec tout ce que cela inclut dans la masculinité et même, en certaines occasions la virilité. Ici, le sens professionnel est d’une rigueur absolue.

Ensuite, me donner implique la capacité d’accepter que l’autre soit aussi authentique dans sa vision de mon corps, de mes forces et de mes faiblesses et d’y trouver des richesses jusque-là insoupçonnées. Cela peut quelques fois m’étonner mais aussi, bien que cela soit rarissime, me choquer. Bref, je ne peux en aucun temps condamner l’autre sur sa vision puisqu’il en est l’unique propriétaire et, fait à retenir, je lui ai donné librement accès à mon corps nu. Autrement dit, vous êtes responsable de ce que vous y voyez avec vos yeux alors que je suis responsable de ce que je présente. Un point, c’est tout.

Enfin, se donner c’est de prendre conscience que l’on ne pourra en aucun temps revenir en arrière une fois l’oeuvre réalisée. Ce qui est fait l’a été une fois pour toutes. Le plomb qui a servi à dessiner ne pourra pas être extrait du papier ayant servi à supporter dans le temps le personnage sur le tableau. Ce qui est d’autant plus le cas une fois l’oeuvre signée par l’auteur. Ici, l’acceptation du fait accompli est une preuve de maturité tant chez le modèle nu que chez l’artiste. Une maturité qui se construit au fil du temps, des nombreuses séances et des partages entre les personnes concernées. À titre d’exemple, je suis toujours quelque peu étonné lorsque je regarde l’oeuvre qui est présentée ci-dessus car, bien que l’artiste en herbe a voulu bien faire en réalisant son dessin. Il a simplement perçu mon corps, ma nudité et ma situation physique, avouons-le peu commune, selon ses perceptions de ces réalités. Plusieurs de mes amis et connaissances y ont vu un corps alors que d’autres, votre humble serviteur inclus, y ont découvert totalement autre chose.

En résumé, se donner est subséquemment une question de don et de se don-né , voir ici naître aux yeux de l’autre, et d’éternité. On se donne librement pour renaître sous des formes souvent au diapason de ce qu’on s’est construit de notre propre image corporelle. On se donne aussi pour permettre, sait-on jamais, aux générations suivantes de connaître une partie, souvent minime, de soi. Qui plus est! Une telle partie a pris forme dans la formulation de la réalité d’un artiste professionnel ou amateur. Trois éléments indépendants mais tellement complémentaires qu’ils forment une seule entité.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Bon retour parmi vous

new-image11

Bon retour parmi vous

Bonjour tout le monde,

new-image5J’espère de tout cœur que votre semaine s’est bien déroulé et que vos projets, petits et grands, ont pu se réaliser selon votre bon plaisir. De mon côté, la semaine a été réellement bien au-delà de mes attentes. À vrai dire, je devrais plutôt faire référence aux deux dernières semaines qui se sont écoulées puisque deux séances de nudité artistique ont pu être vécues par votre humble serviteur. Deux séances qui ont eu lieu à Montréal les 15 et 23 février 2017. La première séance fut réalisée dans le cadre d’un cours offert par madame D-H., au sein du département des arts visuels de l’U.Q.A.T.-satellite Montréal où les élèves me firent un accueil vraiment chaleureux. Ce qui a bien entendu facilité mon travail en tant que modèle nu mais aussi mon esprit de créativité lors des nombreuses poses nues que je devais improviser au fil du temps alloué pour chacune d’entre elles.

Je dois vous avouer que j’ai une nette préférence dans le fait de poser nu pour unnew-image3 groupe d’étudiants en arts. Leur ouverture d’esprit, leur recherche d’excellence et leur passion démontrent de manière absolue un véritable amour pour chacune de leurs réalisations. Qui plus est ! Force est d’admettre qu’il s’agit également pour moi de relever un véritable défi à chaque fois que je dépose mon pied sur la balustrade. Que devrais-je leur dire afin de briser ce mur psychologique qui nous sépare ? Quelles poses seraient davantage propice à susciter leur imagination ? Et, un détail d’une importance capitale, quels sont leurs premiers regards ? À la première question, une brève mais amusante présentation de votre humble serviteur suffit pour détendre l’atmosphère. Rien de tel qu’un peu d’humour pour établir une tête de pont vers celui qui a bien voulu se déplacer pour apprendre de ce que l’on désire lui offrir.

new-image4À la question suivante, je vous dirais que l’atmosphère ambiante offre déjà une idée générale des poses susceptibles de plaire à l’ensemble des personnes présentes en salle. il s’agit ici d’être apte à ressentir ce que les autres attendent de moi et ce, sans craindre d’en offrir un peu plus. Mieux vaut un peu trop que pas assez. N’est-ce pas ?! À la dernière question, leurs premiers regards sur mon corps constituent un indice indéniable de ce qu’ils espèrent recevoir de ma part en tant que modèle nu. Comme j’ai déjà mentionné à une charmante journaliste de la région de Québec, je n’exhibe rien, mais je ne cache rien non plus. Chaque pose que je fais peut se définir comme une offrande à leurs yeux afin de les aider à cheminer durant la séance de nudité artistique. Un peu comme une main que je leur tends afin de les aider à cheminer dans le labyrinthe de l’imagination afin qu’ils puissent trouver la lumière de la créativité.

new-image9Un autre événement qui a eu lieu dernièrement fut ma participation en tant que modèle nu pour le prestigieux musée des beaux-arts de Montréal ce jeudi 23 février. Quelle expérience fantastique! Quel honneur d’avoir pu poser nu au sein d’une institution de renommée internationale ! Quelle chance d’y avoir été accompagné par un photographe professionnel, et un ami au grand cœur, qui a accepté de réaliser des photos de qualité exceptionnelle tout au long de cette exercice, avouons-le d’emblée, hors de l’ordinaire. Mais également quel plaisir d’avoir posé nu pour un public averti provenant de champs divers et de classes sociales aux antipodes les unes des autres et même, croyez-le ou non, de différentes appartenance ethniques. C’est ainsi, à titre d’exemple, que j’y ai rencontré des artistes-amateurs, des femmes d’une grande gentillesse, d’origine japonaise. Il va de soi que votre humble serviteur a eu bien des anecdotes assez intéressantes à vous raconter. Toutefois, je me réserve le droit, un peu pour faire durer le plaisir de vous les raconter au fil des futures publications sur mon blogue dédié à mes passions qui sont d’être modèle nu pour des écoles d’arts, la poésie et la photographie.

Je vous promet que les futures publications seront captivantes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pose

katrina_4_by_ubufoto-daip8k3

Courtoisie de R. de la Suisse

La pose

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Vous avez probablement remarqué dans mon précédent article de toute l’importance que l’on doit accorder dans les poses réalisées par le modèle vivant à l’occasion d’une séance de nudité artistique. En effet, le rôle qu’occupe ledit modèle est un facteur indéniable dans la réussite d’une oeuvre d’art dans le nu. Ce qui ne minimise aucunement la qualité du travail du photographe ou bien de l’artiste-peintre ou encore du sculpteur.

La pose choisie par le modèle doit en tout temps l’avantager sur le plan esthétique. Quoi de mieux que de choisir une posture qui serait à la fois simple, confortable et agréable à tenir pour une période allant de dix, quinze et même vingt minutes? La simplicité est une bonne chose et elle est doublement appréciée chez bon nombre des modèles vivants, et ce pour deux raisons. Primo, elle favorise la reprise totale de leur corps surtout si elle suit immédiatement des poses que l’on pourrait qualifier de « non-conformes ». Secundo, qui dit simplicité dit aussi méditation. En effet, et j’en parle en connaissance de cause, la méditation demeure un pré requis pour rendre une séance vraiment profitable pour toutes les personnes qui y participent.

Enfin, la pose ne doit jamais être imposée au modèle. Elle peut être suggérée par les divers artistes en expliquant leurs raisons personnelles d’une pose plutôt qu’une autre, mais elle ne doit jamais être exigée. Ici, le respect envers le modèle nu est un élément tout à fait sacré. Ce qui est normal puisque son corps lui appartient en propre et nul ne peut avoir d’emprise sur lui. D’ailleurs, s’il y a une chose que j’ai appréciée jusqu’à maintenant pendant mes prestations devant l’ensemble des groupes pour qui j’ai eu la chance de poser nu, c’est bien le respect que j’ai ressenti envers mon physique et les limites qui lui sont particulières.

Oui, la modération a meilleur goût dans chacun des aspects de la vie. Oui, respecter nos limites et nos capacités est le meilleur moyen d’éviter des blessures inutiles. Oui, respecter le choix des poses par le modèle nu démontre une grande maturité intellectuelle de la part des artistes. Oui, les poses doivent correspondre aux différents états d’âme vécus par le modèle nu qui les transmettra à son tour aux personnes présentes en salle.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lien deviantArt de R. de la Suisse: http://ubufoto.deviantart.com/

Dans un regard féminin

Dans un regard féminin

Bonjour tout le monde,

Veuillez me pardonner pour mon silence temporaire au sein de mon blogue dédié avant toute chose à ma passion de modèle nu tant pour des artistes professionnels ou amateurs que des écoles d’arts situées à Québec ou bien à Montréal. Trois raisons majeures m’ont incité à garder un silence que je qualifierais de monastique vu le caractère méditatif de ce qu’il allait avoir lieu en début du mois d’août 2016.

DSCN0995En premier lieu, cela faisait longtemps que je discutais avec une artiste extraordinaire œuvrant dans les domaines à la fois du modèle artistique et de la photographie. Son expérience et son savoir-faire dans lesdits domaines sont sans contexte remarquables à la fois au plan de la qualité des réalisations et celui de la recherche de l’excellence. Voilà pourquoi j’ai préféré attendre son aval afin de réaliser, avec sa participation grandement appréciée, une séance tout à fait formidable où plusieurs photos ont été prises dans le but plus ou moins avoué d’une part, d’enrichir mon portfolio en tant que modèle nu et d’autre part, d’être en mesure de les utiliser pour d’éventuelles publications au sein de ce blogue lequel est pour moi mon enfant chéri.

En deuxième lieu, vous le savez déjà que l’objectif fondamental est de vous offrir des articles de haute qualité sur le nu dit « artistique ». Voilà pourquoi mes articles sur mon expérience personnelle dans ce domaine sont rédigés avec un soin méticuleux. Qui plus est ! Ladite expérience se veut être un éloge non seulement à l’art du nu mais aussi aux artistes avec qui j’ai la chance incroyable de pouvoir travailler. Mais, est-ce là un travail ? Je dirais plutôt une véritable passion tellement le fait de poser nu est devenu l’une de mes raisons de vivre. Passion qui est sans cesse renouvelée lorsque je rencontre des artistes au talent plus que considérable telle que Phylactère.

En dernier lieu, mon désir d’avoir un regard féminin, et uniquement féminin, sur ma nudité futDSCN1036 réalisé lorsque Phylactère et votre humble serviteur avions convenu de se rencontrer afin de vivre une séance exceptionnelle dans un studio situé dans la belle ville de Montréal. Que puis-je demander de plus à la vie puisque d’un côté, j’ai eu le privilège de poser nu pour cette grande artiste et, d’un autre côté, cela a eu lieu dans la ville où ma vie avait pris un tournant majeur dont personne ne pouvait se douter une seule seconde à ma naissance. Comme quoi les voies du destin sont souvent impénétrables. Je tiens en terminant cette présentation de cet article à remercier Phylactère pour son immense générosité à mon endroit et à la féliciter pour l’ensemble de ses réalisations photographiques. Je lui en serai éternellement reconnaissant.

Nous nous sommes donc rencontrés, Phylactère et moi-même, ce lundi 8 août 2016. Une journée ensoleillée comme je les adore. Soucieux d’y être en pleine forme, je m’étais couché tôt à mon hôtel favori et pris un copieux petit-déjeuner afin d’avoir l’énergie nécessaire pour offrir la meilleure de mes capacités. Oui, être modèle nu lors d’une séance photo est très exigeant. Une exigence qui concerne à la fois le psychologique et le physique de la personne qui pose nu. En effet, être nu devant autrui dans un cadre artistique où l’intimité est quasi omniprésente requiert une confiance absolue mais aussi une volonté d’abandon total l’un de l’autre.

Arrivé plus tôt que prévu, la température ensoleillée et ma bonne humeur avaient accru de manière considérable mon désir de vivre cette journée, j’ai pu faire la connaissance de Phylactère. Mon Dieu ! Dès les premiers instants de notre rencontre, je fus prêt à confier mon corps à sa vision sur le nu artistique tellement j’ai rarement vu une personne dégager autant d’énergies positives qu’elle. Salutations et présentations d’usage furent faites de manière spontanée et authentique.

13932239_1220161914675345_1770995706_oAprès les quelques minutes utilisées pour finir la préparation du studio, nous avons pu commencer ladite séance. Fait important à retenir ! Comme je lui avais mentionné au fil de nos échanges, j’adore ne rien cacher de mon physique, c’est à dire que je montre absolument tout, et ce sans fausse pudeur lors des séances de nu artistique. Oui, une pudeur saine est un pré requis dans ce domaine si on désire éviter tout débordement. Ce qui est tout de même normal. Toutefois, ce n’est certes pas le moment pour jouer les « saintes-nitouche » offusquées de se montrer nues avec ses défauts physiques ou pour une supposée gêne momentanée. Rappelons-nous que nous naissons entièrement nus et que bien souvent, trop souvent même, les vêtements que nous portons reflètent les barrières socio-économiques et parfois politique imposées par la société.

Autre fait important à retenir ! Je me donne corps et âme à chacune de mes prestations de nu artistique. Voilà pourquoi, j’acquiers avec plaisir à l’ensemble des demandes de poses faites par les artistes. Bien entendu qu’avenant le cas où une idée me vient en tête, il m’est impératif de lui en faire part. Et, vous pouvez être convaincus que cela donne souvent des résultats très intéressants. D’ailleurs, j’avais insisté auprès de la photographe de poursuivre notre séance avec une série de photos où l’utilisation de la peinture serait un atout majeur. Là encore, les résultats ont été tout à fait remarquables.

Ceci écrit, j’ai réalisé toutes les poses que la photographe m’avait demandées et, vous savez13663355_1220161908008679_1842706812_o quoi? , cela m’a plu puisque d’une part, ça lui prouvait hors de toute doute qu’elle avait toute ma confiance et que d’autre part, j’ai littéralement adoré qu’un regard féminin se porte sur ma nudité. Un regard qui désirait y trouver à la fois une beauté et une authenticité de ce corps pleinement masculin. Il est à noter que lesdites photos serviront à la rédaction de futurs articles mais aussi à la composition de poèmes qui seront publiés au sein de ce blogue. Croyez-moi sur parole, l’inspiration est florissante en moi. Je vous le jure.

Environ plus de deux cents cinquante photos ont été prises durant la séance. Que de minutes sans bouger, que des poses diverses à peaufiner et que d’improvisation à vivre sur le moment ! Mais aussi, que de plaisir partagé et de conseils prodigieux donnés par mon mentor. Un mentor qui aura mon respect le plus profond maintenant et pour toujours.

Merci infiniment pour m’avoir permis de vivre cette expérience exceptionnelle où un regard féminin se posa sur votre humble serviteur.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout est dans le regard.

12249856_1035396629845444_8250967648017457337_n

Tout est dans le regard.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous pouvez profiter de la saison automnale et de toutes ces couleurs rougeâtres qui1610783_1695685847329185_6872979167668565969_n embellissent les forêts. Ici, au Canada, nos forêts sont tout simplement magnifiques même si une bise froide annonce la venue de l’hiver. Que voulez-vous?! Chaque saison possède son charme qui la rende unique à nos regards excités d’y découvrir toutes les subtilités qui s’y cachent. Oui, nos regards sont d’une extrême importance en ce qui a trait à la recherche de toute la beauté qui existe en ce monde. Il y en est ainsi de l’univers, de la nature et de tout ce qui nous entoure. Il va de soi que le corps, ce véhicule qui nous permet d’entrer en relation avec l’autre, ne fait pas exception à la règle.

Qu’on le veuille ou non, le corps que nous avions au moment de notre naissance était totalement nu. Une nudité qui est vécue de manière plus ou moins quotidienne. Est-il utile de vous rappeler que nous prenons notre douche entièrement nus? Certaines nudités sont davantage acceptées au sein de notre société, et ce, pour des motifs sociaux ayant été inconsciemment ou non influencés par des valeurs judéo-chrétiennes. Lesdites valeurs sont nobles et dignes de mention. Après tout, elles ont été utiles pour la fondation de l’Europe et du monde occidental, incluant l’Amérique du nord. La compassion et l’entraide prônées selon les principes évangéliques ont permis l’émergence d’hôpitaux et d’une multitude d’œuvres de bienfaisance.

Mais, qu’arrive-t-il de la nudité? Quels sont les points-de-repère qui justifient qu’une œuvre quelconque soit qualifiée d’obscène ou digne d’intérêt artistique? Où s’arrête la vulgarité et où commence une œuvre d’art? Et, peut-on faire un amalgame de toutes les formes de nudité? Bref, quelle est donc la pierre angulaire sur laquelle la nudité possède ses lettres de noblesse? Cette dernière question résume à la perfection le thème central du présent article.

11807534_10153404557290733_5438429884558262964_oAprès mûrs réflexions sur mon expérience en tant que modèle nu, je peux affirmer avec une quasi-certitude que tout réside dans le regard que l’autre porte sur le corps nu. La nudité devant la lentille d’un photographe ou bien devant un groupe d’étudiants-es en arts ou bien encore devant un artiste-peintre professionnel ou amateur n’a strictement rien de mal en soi. Certaines poses prises par le modèle peuvent être plus explicites que d’autres, j’en ai fait moi-même l’expérience, alors que d’autres seront qualifiées de plus conventionnelles. Certaines formes de nudité seront davantage appréciées que d’autres. En résumé, les possibilités en cette matière sont presque infinies.

Deux facteurs doivent être prises en considération dans le domaine de la nudité artistique. Primo, ce que l’artiste cherche à présenter est ce qu’il voit, non pas comme le commun des mortels, mais comme celui qui vit une émotion ou si vous préférez ce qu’il a ressentie avec le modèle lors de leur séance. L’artiste et le modèle sont d’abord et avant tout des êtres humains sexués. C’est un fait à ne jamais oublier. Secundo, il y a aussi ce que l’artiste et son modèle vivent en interaction au moment même de leur séance. D’ailleurs, je me souviens très bien de la séance qui a eu lieu11235251_676422929152119_142811643_o au mois de mai avec un photographe extraordinaire du nom de Jérôme Bertrand. Combien de photos avons-nous réalisées avant de dénicher la perle rare, celle qui allait permettre la création d’une série à laquelle elle sera la pierre maitresse? Je n’ose même pas y songer, ne fût-ce qu’un seul instant. Quoiqu’il en soit, la photo retenue a donné lieu à une série qui a dépassé nos attentes. En effet, elle a été présentée au sein d’un magazine artistique fort populaire à Montréal.

Un fait demeure! Cette photo a possiblement choqué quelques personnes pour qui il est prohibé de faire une quelconque image du Christ sur la croix et encore davantage de s’en inspirer pour réaliser une série portant sur la célébration eucharistique. Encore-là, deux réactions extrêmes ont pu surgir au sein des personnes qui ont eu l’opportunité de voir une telle publication. Nous avons, d’un côté, ceux qui y ont vu un réel blasphème envers le Christ alors que de l’autre côté, nous y retrouvons ceux qui y ont déniché une œuvre digne de mention, loin d’être condamnable.

Quels seraient donc les points-de-repère qui justifient qu’une œuvre quelconque soit qualifiée d’obscène ou digne d’intérêt artistique? Justement, il n’y a rien d’autre que le regard manifesté envers le corps du modèle nu. Attention! Je ne fais en aucun temps un quelconque lien avec à la pornographie. Loin de moi l’intention de mixer ces deux champs qui sont, reconnaissons-le d’emblée, aux antipodes l’un de l’autre. Je le dis et je le répète: tout est dans le regard. Un point, c’est tout. Bon! Il est tout de même vrai que l’expérience, la qualité du travail et le sérieux manifesté tant par l’artiste que le modèle ne sont guère à dédaigner, mais là-encore, le regard sera toujours le fondement de toute critique.

11701187_983457705039337_6955082830692781123_nOù s’arrête la vulgarité et où commence une œuvre d’art? Difficile à dire. En effet, chaque artiste et chaque modèle nu possède ses propres critères auxquels ils ne franchiront jamais les barrières. En ce qui me concerne, la dignité du modèle nu doit demeurer une prérogative dans chacune des séances de nudité artistique. Fort heureusement, et Dieu merci, le respect à mon égard a toujours été présent à mon endroit de la part de toutes les personnes avec qui j’ai eu la chance de travailler. C’est-là une chose à laquelle je serai toujours reconnaissant toute ma vie.

Enfin, peut-on faire un amalgame de toutes les formes de nudité? Je ne le pense pas. Il y a une nudité qui devra toujours restée prohibée; celle qui cherchera à rabaisser l’être humain au rang de l’animal. Le corps nu ne devrait jamais être utilisé comme un simple outil, notamment dans le domaine publicitaire. Il en est de même de toute utilisation abusive du corps, et ce pour quelque motif que ce soit. Par contre, la nudité peut être qualifiée de noble surtout s’il s’agit de nudité artistique. Ici, je sais très bien de quoi je parle. Jamais de toute mon expérience je n’ai eu à supporter une quelconque remarque désobligeante à mon endroit lors d’une séance de nudité artistique. Jamais, non plus, je ne me suis gêné à prendre telle ou telle pose car je savais à l’avance que les regards envers mon corps nu allèrent être respectueux envers celui-ci.

En résumé, tout est une question de perception. Une perception qui tire sa source dans le regard de l’autre et de soi envers soi-même. En d’autres mots, je suis plus que ce que je veux montrer et ce que vous voyez de moi. Il en est de même pour vous, fort probablement. Oui, le regard est la pierre angulaire du corps nu car, avouons-le sans aucune honte, le corps nu c’est vraiment magnifique.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada