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Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’envol

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Dessin fort inspirant par mon ami Eri Kel

L’envol

 

Ce soir m’est venue cette envie

D’être devant vous mes tendres chéris

Simplement remplie de bonheur et de vie

Car j’ai rendez-vous avec un homme cette nuit.

 

Et pour me faire une idée

Nouvelles poses nues je ferai

Car je me sens tellement joyeuse

Que je voudrais rendre mes amies heureuses.

 

Malgré que je sois avancée en âge

J’aimerais encore vivre en filles pas très sages

Pendant qu’il en est encore le temps et le bon moment

Avant de quitter ce monde merveilleux que j’aime tant.

 

Oui, je sais! Oui, maintenant je sais!

Comme fredonnait si bien Jean Gabin.

Dans sa douce chanson mais un triste refrain

Aujourd’hui est et demain ne sera peut être pas, c’est un fait.

 

Voilà la raison de mon désir

D’être dans les bras d’un homme

De sentir en moi sa virilité en somme

Et puis d’entendre après son doux soupir.

Voilà pourquoi je peux vous paraître un peu folle

De vous raconter quelques folies quelques farandoles

Et puis? Ai-je commis un crime? Ai-je fait un meurtre ou un vol?

Je désire simplement pour une dernière nuit, une dernière fois prendre cet envol.

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Repli sur soi

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Dessin de Eri Kel de la France

Repli sur soi

 

C’est nécessaire,

Comme prendre une bouffée d’air,

C’est même, avouons-le sans gêne, vital.

Car il n’y a rien de semblable et même de normal.

 

De vouloir un instant se retirer,

Pour se sentir revivre, voire ressusciter.

Prendre un moment de recul, de repos et de retrait.

Pour prendre conscience qu’il faut savoir sur le passé faire un trait.

 

Point de honte de penser à soi,

Point de gêne à avoir de déposer un lourd poids,

Point du culpabilité à vouloir dans un coin se terrer,

Point de déshonneur devant la stupidité de ce monde s’en écarter.

 

Car il y en va de sa survie,

Comme bien d’autres questions de la vie,

Questions qui nous viennent à l’esprit dans l’enfance,

Et qui ne cessent de nous hanter durant notre adolescence.

 

Pourquoi, nous pensions, cela est-il arrivé?

Pourquoi, nous supposions, une telle destinée?

Pourquoi, nous croyions, une telle volonté divine?

Questions insipides aux diverses réponses que l’on devine.

 

Vous savez qu’à mon âge,

J’ai connu bien des coquines aventures,

Des hommes que j’ai embrassés sous les devantures,

Et, sans aucun regret, je reconnais que je ne fus pas très sage.

 

Voilà que maintenant cheveux argentés,

Prirent la place d’une chevelure jadis blonde et tant adulée.

Et de la jeune fille, je suis devenue dame à la silhouette si enviée.

D’un regard envoûtant accompagné par mes lèvres convoitées.

 

De grâce, mes tendres chéris en ce lieu en ce soir.

Ne m’en voulez pas si pendant la pose je ferme mes yeux noirs.

Je pense à tous ceux d’autrefois qui ont mis mon cœur en émoi.

Ah quel plaisir ! Ah quel bonheur ! De profiter d’un repli sur soi.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ton regard

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Avec la permission de mon amie Elisa R. de Finlande

 

Ton regard

 



Après une journée si triste si épuisante
Perdu dans mes pensées ignorant qui j’étais
Ne sachant même d’où je venais ni où j’allais
Face l’inconnu face à la brunante.



Mes larmes coulaient sur mes joues fatiguées
Et de mon corps traînant ce dos sans cesse éreinté
De mes jambes supportant le poids de mes péchés
Ressentant le froid de ce vent auquel je me voyais dévisagé.



Que pouvais-je espérer en ce jour?
D’un peu de joie, d’un peu de bonheur et d’amour?
D’un peu de repos, d’un temps de répit malgré mon dépit?
Où pourrais-je trouver cette perle qui me redonnerait goût à la vie?



Ça y est! J’ai trouvé en toi cette merveille
Toi, ô jolie dame, qui avec bon cœur sur moi veille
De l’aurore jusqu’au crépuscule si tôt ou si tard
Quelle noble présence dans ton chaleureux regard.



De



RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Si imparfait, et pourtant …

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Dessin de Eri Kel de la France

Si imparfait, et pourtant…

 

Corps dansant au gré d’une chanson d’amour,

D’un air aux mots coquins et aux paroles de velours,

Se balançant au gré du temps au gré du vent,

Comme le ferait dans le ciel d’été un fol cerf volant.

 

Malgré les membres subtilement cachés de vos yeux,

En guise d’un peu de pudeur afin de vous rendre heureux,

Heureux devant tant de mystère et de doutes et de questions,

Contemplez la noblesse de ce corps façonné par les sages de Sion.

 

Cette Sion cent fois bénie par les prêtres

Si religieux et si mal dans le profond de leurs êtres

Au service des multinationales avides d’argent

Faisant fi du bonheur de tous ces futurs enfants

 

Oui, ce corps est comme cette colline sacrée

Sacrée aventure de toutes ces découvertes merveilleuses

Qui témoignent d’une force si vitale et loin d’être ténébreuse

Si imparfait, et pourtant, oui et pourtant, tellement vénéré.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce sein désiré

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Superbe réalisation par Noble Roro de la France

Ce sein désiré

 

Cette femme d’un pays lointain,

Que je caresserai avec mes tendres mains,

Avec délicatesse j’apprivoiserai avec grande attention,

Afin qu’un jour ou bien une nuit nous nous unissons.

 

Avec bonheur je lui offrirai de milliers de fleurs,

Je l’écouterai avec passion et avec amour à chaque heure,

Heure qui passera trop vite dans cette vie d’artiste,

Une vie qui parfois me rend heureux mais aussi souvent triste.

 

Triste de ne pouvoir donner toute mon affection et mon amour,

Comme si une sorcière m’avait jeté un sort pour toujours,

Et pourtant ce que je désire offrir mon cœur et peut être même mon âme à celle,

À celle qui saura me faire redécouvrir la splendeur de la vie et ses merveilles.

 

Mais pour cet instant qui n’en finit plus et qui m’est pénible,

De cette langueur qui m’accable et qui est tellement horrible,

J’ai pour consolation d’admirer cette dame à la beauté si pure,

Et de contempler son sein au mamelon si joli et bien dur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Marbre blanc

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Extraordinaire dessin par mon ami Eri Kel de la France

Marbre blanc

 

Figée dans le temps

Immobile dans le présent

Être là pendant un court instant

Devant vous et vos sourires béants

 

Vous contemplez ce corps féminin

Pour le transposer sur du papier peint

Incertains de lui rendre tout cet hommage

Oui je le sais bien, ô quel grand dommage

 

Et pourtant j’use d’une grande patience

Car votre art devient une telle magnificence

Attendant la seconde magique où je descendrai

De mon piédestal afin de vos œuvres contempler

 

Corps aux seins fermes et aux formes radieuses

Je saurai être à vos yeux tellement belle et si délicieuse

Que je n’aurai hélas prendre une minute de répit

Pour satisfaire mon bonheur de vous dire merci

 

De ce remerciement pour votre amour de cet art

De cet art aussi précieux que tout l’or

Aussi noble qu’une étoile du firmament

Et aussi cher que du marbre blanc.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne t’oublierai jamais

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Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Quelques mots que j’adresse à Dieu

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Quelques mots que j’adresse à Dieu

 

En cette veille de joie parmi nombreuses chaumières,

Où grandes et petites familles festoieront ici et au-delà des mers,

Où rires et sourires couvriront les quelques années de dur labeur,

Où des femmes surent malgré tout donner à leurs enfants du bonheur.

 

Je me souviens de celle qui m’a donné le jour en une heure,

De celle qui m’a réconforté dans les moments de malheur,

De celle qui en dépit des pires pronostics a su croire en moi,

Même si je ne suis ni un prince et encore moins un puissant roi.

 

On dit qu’il n’est jamais tard pour exprimer,

À ceux qui nous accompagnent sur les chemins,

Sur les multiples routes qui jalonnent nos destins,

Que malgré nos silences, nous les avons tant aimés.

 

C’est d’autant plus vrai en cette journée printanière,

Où je me remémore le temps où ô mère tu jouais à la jardinière.

Dans ton jardin où poussaient centaine de fleurs aux milles couleurs,

Et ta fidèle compagne à quatre pattes à tes côtés pour éviter que tu aies peur.

 

On dit que derrière chaque grand homme se cache une femme,

Moi, je dis que derrière chaque adulte heureux se cache une tendre mère,

De par sa présence parfois discrète nous protège de bien des peines éphémères,

En nous enseignant que notre future épouse devra être traitée telle douce flamme.

 

Oui, richesse rend à l’homme cœur vraiment léger.

Oui, bonne santé rend à l’homme esprit tellement heureux.

Oui, marcher main dans la main donne à l’homme un cœur si joyeux.

Oui, de l’élue de son cœur l’homme bon peut attendre un doux baiser.

 

Mais, que reste-t-il depuis ton silence, ton absence ?

Que puis-je faire pour ramener fut-ce qu’un instant ta présence ?

Un simple geste, une pure parole, que l’on appelle simplement prière,

Ces quelques mots en toute humilité que j’adresse à Dieu pour toi ma mère.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le fond de mon âme

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Front commun mai 1972 à Sept-Îles

Dans le fond de mon âme

 

Aujourd’hui fait revivre hier

Voilà pourquoi je fais cette prière

De mon enfance bien des jours de bonheur

Et pourtant, on me l’arracha en une heure

 

Une fraîche journée de mois de mai

Un mois des amoureux et pour semer

Et une ville en colère en état de guerre

Pour une raison si compliquée que je m’en souviens guère

 

Notre sœur et toi étiez partis voir simplement

Sans savoir que nous te reverrons plus assurément

J’entendis une foule crier telle la passion des saintes écritures

Homme parmi les autres fonça dans cette foule et le silence se fît telle torture

 

Grand nombre blessé meurtri dans leurs chairs

Parmi eux ceux que j’aimais et qui m’étaient chers

D’autres allèrent souffrir dans leurs cœurs d’avoir perdu en silence

Leur fils aîné tué par un fou dans sa colère qui m’entraîna malgré mon enfance

 

À quoi bon ressasser le passé avec raison me diriez-vous ?

Je vous répondrai que bien des douleurs m’ont rendu un peu fou

Car voyez-vous dans l’obscurité de cette nuit je me rappelle

De ce frère que l’on m’enleva et qui dans le fond de mon âme j’appelle.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada