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Dans la lumière

Dans la lumière
« Dans la lumière » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Dans la lumière

 

Dans la plus pure des lumières,
Je peux vivre une grande tristesse,
Un tel désarroi qui jamais ne cesse,
Qu’ai-je fait pour vivre un tel calvaire?

 

Immobile telle une statue de sel,
Figée dans le temps qui semble être éternel,
Retenant mes larmes au plus profond de mon âme,
Qu’aucune eau ne parviendra à éteindre les flammes.

 

On dit de vivre de manière toujours honnête,
Cela en vaut-il la peine pour tant de gens malhonnêtes ?
Jusqu’à ce que l’on se rencontre qu’il y a devant soi que mensonges,
Confiance brisée à tout jamais même dans nos rêves et nos songes.

 

J’aurais tant voulu t’aimer,
Mais toi, autrement tu en as décidé.
Ne t’en fais ! Jamais je n’irai t’importuner.
J’étais prête à t’offrir mon corps nu afin de l’admirer.

 

A-t-on fini de me mentir ?
A-t-on terminé de me trahir ?
Je tant  donné avec coeur et bonté,
Pour finalement en toi ne rien trouver.

 

Ferme cette lumière à tout jamais,
Car elle me rappelle comme je t’aimais,
Dans les ombres les plus sombres je veux vivre,
M’y enfouir pour toujours car mon âme me fait souffrir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Regarder au loin

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Regarder au loin

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je désire simplement vous entretenir de quelque chose qui me turlupine l’esprit depuis quelques temps. En effet, la période des vacances des fêtes m’a permis de reprendre conscience avec certains éléments de ma vie. Certaines questions que je me suis posé au fil du temps et quelques réflexion sur le sens de la vie. Vous savez peut-être, mais bien des gens avaient affirmé à mes parents que je ne vivrai pas au-delà de 9 ou 10 ans et que je ne pourrai jamais sortir de l’institution où l’on m’avait confiné à ma naissance.

Et pourtant, ce que la vie a été bonne pour moi. Oui, il y a eu certains événements qui n’ont pas été très agréables à vivre. Mais, entre vous, qui peut se vanter d’avoir une vie exempte de douleur et de souffrance? Personnellement, je n’en connais pas. Certes, je n’ai pas toujours eu ce que je voulais et, comme l’affirme le dicton, il est bon qu’il en soit ainsi car cela permet d’apprécier ce que l’on a. Oui, j’ai aimé énormément. Oui, j’ai blessé bien des gens malgré moi. Oui, j’ai accompli des belles choses et connu aussi bien des échecs. Bref, ma vie a été jusqu’à aujourd’hui magnifique et enrichissante.

Qui plus est! Je suis convaincu qu’elle le sera encore pour de nombreuses années. Si Dieu me le permet. C’est en parcourant le petit village où je suis en ce moment dans le beau pays des Helvètes que j’ai repris conscience avec une grande vérité que mon père m’a légué lorsque j’étais encore qu’un môme. C’est-à-dire de savoir regarder au loin et ce, peu importe les tant-dira-t-on. Regarder au loin sans renier notre passé ni ignorer notre présent. Regarder au loin et faire son chemin droit devant soi. Ne jamais regarder derrière soi au risque de devenir semblable à une statue de sel, morale tirée du récit de Sodome et de Gomorrhe dans la Genèse, et de ne pouvoir s’accomplir pleinement.

Bref, je vous invite mes amis et amies qui suivez mon blogue à toujours regarder devant vous et d’avoir confiance en la vie. Ayez confiance en la vie même si parfois elle vous paraîtra difficile à comprendre. En effet, la vie renferme de grands mystères et, pour être franc avec vous, elle est le plus grand des mystères car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Soyez heureux et surtout soyez vivants. Et quoi de mieux pour vivre en totalité que de … regarder au loin.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Dis-moi tout

Dis-moi tout!
Dis-moi tout!
Dis-moi tout!
Parle-moi ô ma chérie adorée, à genoux je t’en supplie.
Quel crime si horrible aurais-je commis qui t’incite à garder ce silence ?
À  toi, que Dieu m’en soit témoin, nul sourire ne te fut interdit.
Ta tristesse me transperce corps et âme telle une lance.
Tu sais bien que de mon entière fidélité, je te le jure, tu en as l’exclusivité
N’imite pas la femme de Lot qui détourna son regard d’un avenir prometteur,
Et qui se transforma, trois fois hélas, en une vulgaire statue de sel pour l’éternité.
Nulle prétention d’être sans défauts, mais de mon amour véritable, je ne suis point menteur.
Je combattrai tous les minotaures de ce monde pour te prouver mon hardiesse,
Je voguerai même vers l’Hadès en parcourant le fameux Styx.
Pour y détruire tout ce qui alimente de notre amour sa faiblesse,
Ô mon admirable beauté, mon supplice est pour moi pire qu’une silice.
Aucun peuple n’a de son histoire créé de mots qui décrivent pour toi ma passion.
Aucune langue d’hommes n’est digne, ne fut-ce qu’un instant, de prononcer ton nom.
Aurais-je trahi ta confiance d’un seul secret né de nos relations intimes?
De ma langue, que l’on m’en prive si cela peut dissiper tes doutes bien légitimes.
Mon Dieu ! Je vois une larme ruisseler sur ta joue de soie.
Comment puis-je la faire disparaître car de t’avoir blessée j’en ai peur ?
Quels mots pourraient te redonner à la fois ton bonheur et ta joie ?
Tu le sais autant que moi qu’il n’y a pas dans la vie que tromperie et l’heur.
Tends-moi la main et raconte-moi ce qu’il ne va pas.
Jamais de jugements sur toi je ne ferai.
Qui suis-je pour rejeter celle qui de la mort me sauva ?
Dans un mutisme absolu je serai tenu pour davantage t’écouter.
Dis-moi tout, ô mon adorée, dans le creux de mon oreille attentive.
Ne sais-tu pas que dès mon réveil mes pensées ne sont que pour toi ?
Et que mon amour fait en ma volonté profonde force de loi ?
Viens près de moi, colle–toi sur ma poitrine qui recueillera tes larmes divines.
J’entends battre ton cœur avec un rythme que rien de bon ne m’inspire.
De mes bras musclés, je t’enlace avec une précaution infinie afin de te protéger de ces démons.
Que je projetterais loin dans les profondeurs de tous les enfers et en particulier les pires.
Si tel est ton vœu, pour te prouver que tu es l’élue de ma vie, je gravirai les plus hauts des monts.
Les aurores sans ta présence à mes côtés ne sont que des crépuscules lugubres.
Mais, mon sommeil en ta compagnie devient un doux parcours rempli de vie.
Les saisons, aussi belles soient-elles, ne sont en ton absence que pâle mois de novembre.
Par ton incomparable perfection, le ciel d’un bleu tout limpide se remplit.
Dis-moi tout ma chérie, je t’en prie au nom de notre jeunesse d’autrefois.
Une époque où l’on se moquait de tous ces mots sur nous qui courraient.
Nous n’avions que faire de leur fausse morale et de leur vaine foi.
Et de faire l’amour sans relâche, nous le faisions avec un plaisir qui jamais ne mentait.
Chaque jour n’est que douce romance dès le moment où mes yeux ont croisé les tiens.
Et du premier baiser, tu m’as ouvert toutes grandes les portes du jardin d’Éden.
De tes suaves paroles, tu as fait de tes rêves, les miens.
Ma vie avait enfin trouvé un sens, je ne vivais plus tel un bohème.
Oui, devant les Dieux de l’Olympe et les simples assises humaines, j’avoue ce crime parfait.
Et, le refaire encore et encore, je suis prêt car je n’en éprouve aucun regrets ni remords.
Coupable et cent fois coupable, je plaide ma cause devant la justice des hommes imparfaits.
C’est de ne t’avoir jamais cessé de t’aimer sur le chemin de notre vie que je voulais tant être parsemé de feuilles d’or.
De
Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada