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Le chandelier

Chandelier
Magnifique photo réalisé par mon ami Joël Pèlerin

Le chandelier

 

Je suis maintenant prisonnier,
D’une jolie dame, je suis envoûté.
Dans son château, j’y serai pour l’éternité.

 

Elle m’a ensorcelé par son charme,
Devant sa beauté, je n’ai pu que baisser les armes.
De sa peau basanée et douce comme de la pure soie,
Avec plaisir mes lèvres, j’y déposa de nombreuses fois.

 

Ne sachant comment faire pour résister à mes envies,
À mes pulsions effrénées j’ai succombé avec tant de folie.
Comment aurais-je pu résister à cette beauté, à cette féminité ?
Mon âme et mon corps sont désormais et pour toujours condamnés.

 

À la lueur de cette lumière,
Crée dans les profondeurs des enfers,
J’y découvris une femme d’une lointaine contrée,
Où potions magiques et incantations divinatoires sont formulées.

 

Dès l’instant qu’elle m’embrassa,
Ma volonté à jamais vers les limbes s’en alla,
À quoi bon résister devant une telle beauté de femme ?
À la lueur de ce chandelier je m’y engouffrai dans les flammes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dualité

Dualité
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dualité

 

Mirage ! Mirage ! Tout n’est que mirage !
Depuis que l’on a relégué les paroles des sages,
Et que la nature fut depuis longtemps oubliée par l’humanité,
Celle qui depuis les temps anciens nous a nourris et abreuvés.

 

L’homme a remplacé le réel par le surnaturel,
La beauté authentique par tout ce qui est artificiel,
La fragilité signe de la nature propre de toute grâce de vie,
Par la force brute illusion suprême d’existence vouée à l’infini.

 

Qui sommes-nous réellement devant la glace ?
Des êtres qui devant la destinée perdent la face ?
Soyons francs, qui sommes-nous face à notre destiné ?
Des êtres de chairs et d’os cherchant un astre dans le ciel étoilé ?

 

La dualité régit tout notre être,
Sans cesse sourire pour bien faire paraître,
Larmes qui coulent sur les parois de notre coeur,
Afin de survivre on doit souvent affronter dure labeur.

 

Notre amour ne doit jamais être déclaré,
À l’être qui en un instant de folie nous a ensorcelés,
Même si toutes les guerres ont été faites sans aucune gêne,
Semant dans leurs sillons des larmes, du sang et bien des peines.

 

Devant le miroir où se reflète notre pauvre âme,
Se trouve un corps si perdu glissant sur une lame,
Un corps souvent tatoué comme pour effacer sa fragilité,
Un corps qui de son âme cherche à lui accorder un peu de liberté.

 

Drôle de dualité que de vivre ici-bas,
Œuvrant à la sueur de son front et d’espérer en l’au-delà,
En prenant conscience dans le miroir glacial sa réalité provisoire,
Dualité suivant l’humain dès l’aube de sa vie jusqu’à son dernier soir.

 

Dualité formant tout son être de chair,
Depuis que l’âme s’y incrusta en un éclair,
Crainte de mourir de partir même si c’est son destin,
Malgré ses prières, de ses oeuvres il n’emportera rien en ses mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Extase

Extase
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Extase

 

En position de méditation,
En laissant passer mes émotions,
Laisser partir pensées et idées saugrenues,
Avec cette sensation de liberté entièrement nue.

 

Tout est devenu calme en mon être,
Plus d’importance d’essayer de paraître,
Être simplement sans folie, ni fausse-pudeur.
Assumer pleinement le présent sans crainte ni peur.

 

Être vivant l’instant présent,
Jouer avec mes doigts longtemps,
Dans la chaleur de cette divine lumière,
Replongeant dans mes souvenirs éphémères.

 

Sentir l’éclat de mes cheveux si soyeux et si blonds,
Cheveux adorés qui ont bien des têtes faites tourner,
Plus je médite, plus vite viennent en moi mon ultime désir.
Revoir de nouveau mes amants afin de revivre mon vilain plaisir.

 

Glissant délicatement une main vers cette zone intime,
Sentant couler mon suave nectar grâce à ce doux rythme,
Et de mon souffle haletant telle une mélodie d’un vieux jazz,
C’est entourée de noirceur que je peux enfin atteindre l’extase.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu ferais mieux de partir maintenant

Tu ferais mieux de partir maintenant
« Tu ferais mieux de partir maintenant » Photo par G.B. d’Allemagne

Tu ferais mieux de partir maintenant

 

Je suis femme sauvage,
Je suis une femme sans âge,
Je suis celle qui préfère sa liberté,
Celle qui choisit avec qui elle veut baiser.

 

Je suis en ces lieux venu,
Je suis libre d’être toute nue,
Je suis consciente de ma folie,
Car de toi j’en avais tellement envie.

 

Je désirais te connaître,
Je souhaitais enfin renaître,
Je voulais apprécier ta langue experte,
Parcourant mon intimité en ayant aucune perte.

 

Je sentais le sable chaud,
Caresser allègrement mon dos,
Pendant que tu explorais ce mont mystérieux,
Que j’offre avec grande passion à tous mes amoureux.

 

C’est vrai, je t’ai laissé me lécher,
C’est vrai, je t’ai laissé me pénétrer,
C’est vrai, je t’ai permis de me défoncer.
Mais ce fut ma volonté, c’est à ne jamais oublier.

 

Ô toi bel homme ! Ô bel inconnu,
Nous avons eu tout ce que nous avons voulu,
Et comme dirait une jolie veuve noire à son amant,
Avant que je décide de te tuer, tu ferais mieux de partir maintenant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Peux-tu la sentir ?

Peux-tu sentir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Peux-tu la sentir ?

 

Sois rassurée !
Il est vrai que je t’ai aimée,
Aimée à la folie, aimée sincèrement,
Aimée du matin au soir et si passionnément.

 

Aimée de tout mon coeur et en silence,
Au risque de plier sous le poids de la démence,
J’étais prêt à te prendre avec tes qualités et tes défauts,
Car moi aussi j’en ai tout autant et même plus qu’il n’en faut.

 

J’étais heureux de te voir sourire,
Car au fond de moi je me sentais revivre,
J’avais aussi de la peine lorsque tu pleurais,
Car malgré moi, je le savais bien que je t’aimais.

 

Tu étais libre de faire ce qu’il te plaisait,
Mais en mon coeur me mentir, pardonner ? Jamais !
Liberté ? Je t’ai donnée. Te venir en aide ? Je l’ai fait.
Mais quand mes yeux s’ouvrirent, mon espoir s’envolait.

 

Je ne t’en veux pas car j’ai agi comme un fou.
Étais-je bercé par mes illusions en mon coeur doux ?
La vie m’enseigna qu’il faut savoir souvent faire un choix.
Peux-tu la sentir ? Deviner en mon âme tout le poids de ma croix.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le sabre

Le sabre
Réalisation par Tastethewine Modèle nue est Carissa

Le sabre

 

Je suis femme de guerre,
Préparée à combattre même en enfer,
Ne craignant rien, ni sorciers, ni démons et ni humains.
Car je suis prête à tuer bien des monstres de mes deux mains.

 

J’ai voyagé sur bien des terres et des continents,
En y apprenant à manier armes diverses assurément,
Armes blanches ont toujours été de loin mes préférées,
Car dans le vent, on peut entendre siffler leurs lames affûtées.

 

Mais entre toutes, c’est elle que je tiens fermement
Qui occupe une place de choix depuis déjà très longtemps.
Lame bien aiguisée qui transperce le cœur de tous mes ennemis,
Mais qui s’arrête devant l’innocent tout en protégeant les cœurs meurtris.

 

Mon sabre est un peu mon enfant chéri,
Que je cajole avec un brin d’amour et de folie,
Car lui et moi, ce que nous en avons découvert des pays.
Et sans relâche, j’ai défendu bien des miséreux les grands et les petits.

 

Après tant d’années, je me suis bâti une demeure.
Car bien vivre est un pré requis au véritable bonheur,
Trouver digne époux pour fonder enfin mon propre foyer,
En me jurant de mon fidèle sabre, jamais je ne m’en séparerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis passé par là

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Séance de nudité artistique au CEGEP de Drummondville jeudi le 4 avril 2019

Je suis passé par là

 

Je suis passé par là,
Et je suis passé par-ci,
Vous l’avais-je déjà dit ?
Oui, oui, oui ! C’est bien moi.

 

Humble homme parcourant les chemins,
Me souciant peu d’aujourd’hui et de demain,
Chantant de bon cœur au gré du soleil et du vent,
De mes déboires de jadis, je m’en fiche éperdument.

 

Découvrant le monde tel que je suis,
Ayant connu fervents athées devenus gens qui prient,
Ayant connu gens riches toute une vie devenus pauvres indigents,
Des mendiants vécus jadis dans les palais puis plus rien en un instant.

 

Heureux est celui qui sait se contenter de peu,
Heureux est celui qui partage avec le nécessiteux,
Heureux est celui qui fuit les personnages aux beaux discours,
Heureux davantage il le sera lorsqu’il échappera à la guerre à son tour.

 

Noblesse de cheveux gris ne veut point dire sagesse,
Visage de jeunesse ne signifie pas toujours folie,
Car souvent ce dernier offre un sens à la vie,
Et le premier est rempli de graves soucis.

 

C’est tout ce que je voulais vous dire en cette journée,
Quelques mots pendant qu’avec minutie vous me dessiner,
Bon ! Il est temps pour moi de reprendre mon bâton du pénitent.
Et de poursuivre avec joie ma route sous le ciel des immenses continents.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un regard d’amour

Un regard d'amour
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un regard d’amour

 

Qu’ai-je fait ?
Pourquoi suis-je parti ?
Vers d’autres cieux, en d’autres pays ?
Alors qu’à côté se trouvait celle que j’aimais ?

 

J’ai parcouru bien des chemins,
Rencontré des géants et des nains,
Fait la connaissance de sorciers et de magiciens,
Tenu de véritables trésors entre mes pauvres mains.

 

J’ai bu des vins succulents,
J’ai senti des parfums enivrants,
J’ai connu des femmes ensorceleuses,
Qui m’envoûtèrent de leurs paroles telle une berceuse.

 

J’ai cherché ce que j’avais quitté,
Que j’avais abandonné dans ma folie,
Croyant aveuglément qu’il y avait mieux dans la vie,
Alors que rien ne vaut la quiétude de son propre foyer.

 

C’est en marchant péniblement,
Sur une route étrangère assurément,
Que j’ai sorti une photo d’elle délicatement,
De ma poche où je l’avais cachée précieusement.

 

Me souvenant alors,
Que le véritable amour vaut de l’or,
Qu’aucun trésor ne pourra égaler la beauté,
De celle que mon cœur perdu a sans cesse aimée.

 

Un regard d’amour ! Voilà ce que j’ai trouvé.
Un regard d’amour ! Voilà celle que je veux regagner.
Un regard d’amour ! Voudra-t-elle que j’aille la retrouver ?
Un regard d’amour ! Pourra-t-elle seulement me pardonner ?

 

De tous les mots de ces pays étrangers,
Aucun n’est semblable à ceux qu’elle a prononcés,
Prononcés dans la pénombre de la nuit aussitôt tombée,
Avec son regard d’amour elle me disait : Sans cesse je t’aimerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Hommage bien mérité

Hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’ai appris comme un grand nombre de cinéphiles le décès de l’acteur de la Suisse alémanique monsieur Bruno Ganz. Un acteur qui, par des circonstances propres à ma géographie nord-américaine, fut découvert bien tardivement par votre humble serviteur. Comme plupart de mes compatriotes, j’ai eu la chance inouïe de découvrir cet acteur extraordinaire grâce à son interprétation remarquable d’un personnage qui laissa son empreinte de sang dans l’histoire de l’humanité. Vous devez sans aucun doute deviner que je fais référence à Adolf Hitler dont seule la mention de son nom rappelle les souvenirs les plus sombres qui soient.

Personnellement, j’ai été ébloui par son interprétation de ce personnage historique dans le film intitulé « la Chute ». Rien ne semblait avoir été laissé de côté afin de l’incarner de manière à favoriser chez les cinéphiles présents en salle une  symbiose entre d’une part, le contexte sociopolitique de l’Allemagne nazie qui tenta de survivre sous ses propres ruines et, d’autre part, la folie non seulement de cet homme mais aussi de ceux et de celles qui l’ont suivi sur les voies de la défaite. Un contexte sociopolitique où le peuple allemand s’enlisait de manière  irrévocable dans la souffrance et une folie de ce dirigeant qui n’aidait en rien à ce même peuple de s’en sortir avec honneur et dignité.

Comment pouvais-je passer sous silence le départ de cet illustre acteur vers le paradis des acteurs et des actrices qui de par leurs passions et leurs talents ont contribué à parfaire sans cesse l’un des plus beaux domaines artistiques qu’est le septième art ? Voilà la raison fondamentale de mon hommage envers cet acteur exceptionnel que fut monsieur Bruno Ganz au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Or, qui dit photographie fait référence par ricochet au cinéma.

Merci de  m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Pensées

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pensées

 

Il est six heures du matin

Et mon cœur est rempli de chagrin

J’aimerais pouvoir te serrer dans mes bras

Mais je crains que tu ne le veuilles pas.

 

Le soleil n’est pas encore levé

Et déjà tu es dans mes pensées

Car je crains qu’il t’arrive grand malheur

Alors que j’aurais voulu faire ton bonheur

 

En toute sincérité, je ne t’ai jamais oubliée

Si tu savais comme je t’ai aimée, je t’ai adorée

Aimée à la folie même si cela m’était interdit

Mais c’est comme ça. Et puis ? Alors, tant pis

 

Tu m’avais fait promettre d’être toujours amis

Mais dans le secret de mon cœur il en était point ainsi

Car j’aurais préféré être ton amoureux pour la vie

Puisqu’à mes yeux ta beauté m’avait tellement ébloui

 

J’aimerais tellement t’embrasser et te faire l’amour

Peut-être sera-t-il possible une de ces nuits, un de ces jours

Me coller simplement contre toi afin de te cajoler et te consoler

Et te dire dans mes mots que tu es la plus belle dans le ciel étoilé

 

Ne m’en veux pas, ô toi, si je t’aime encore

Car tu as vraiment un cœur pur, un cœur en or

Et que seul l’amour est véritablement le plus fort

Puisque dans mes pensées tu y es même quand je dors

 

Ô que oui, je t’aimais

Encore maintenant et à jamais

Que veux-tu ? Je n’y peux rien

Je t’offrirai mon cœur si tu le veux bien

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada