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En parcourant la forêt

En parcourant la forêt Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00414-893849425

En parcourant la forêt

 

En parcourant la forêt,

De cette zone, je découvrirai,

Sur cette broussaille, je vagabonderai,

Bien des formes magnifiques, je distinguerai.

 

Y plongeant ma langue, je savourerai.

Toutes les saveurs avec plaisir, je dégusterai,

Je saurai avec délice et délicatesse la combler,

Car ma raison d’être c’est simplement de la gâter.

 

Femme d’une autre époque,

Où la véritable beauté nul ne choque,

Où les idées et les goûts s’entrechoquent,

Car la nudité tout le monde en soi s’en moque.

 

Laissez-moi goûter votre lait,

Et, votre nectar, pendant qu’on y est.

Avant que je revienne à mes jours si ternes,

Si tristes que je pense à m’ouvrir les veines.

 

Laissez-moi, je vous en prie, y glisser ma verge.

Que je découvre ce terrain si pur et si vierge,

Que votre recherche incessante du plaisir,

Soit, par mes gestes, comblée de désir.

 

Belle dame à la fente généreuse,

Permettez-moi de vous rendre heureuse,

Et que la rencontre répétée de nos lèvres,

Vous amène dans les cieux près de la belle Ève.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La petite fée

La petite fée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-little-fairy-896930733

La petite fée

 

Lorsque j’étais enfant,

Un joli conte me racontait maman.

Un conte pour me rassurer, m’endormir,

De sa voix si douce, en mon cœur, j’en ai le souvenir.

 

Un conte où se trouvait un château merveilleux,

Qui était situé sur une montagne si près des cieux,

Entouré d’un jardin parsemé de fleurs parfumées et colorées,

Au-dessus duquel des oiseaux volèrent et chantèrent avec gracieuseté.

 

Une fée y vivait loin de ce monde perdu,

Une fée aux cheveux de feu à peine vêtue,

Une fée d’une beauté tellement remarquable,

Vous la décrire, j’en serais toujours incapable.

 

De manière inévitable, le temps fit son œuvre,

Je suis devenu un bel homme, sans être un chef-d’œuvre.

J’ai acquis de ma vie somme toute modeste mon expérience,

Travaillant avec ardeur et selon mes connaissances.

 

Puis, sans crier gare, un jour ma mère est partie vers le Père.

Sans toutefois me laisser en mon âme un quelconque goût amer.

En effet, elle avait su mettre en mon cœur d’enfant un conte de fées,

Un conte qui peut-être correspond à ce mystérieux Paradis. Qui sait?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Zoé au piano

Zoé au piano Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Louis de Mirabert Source : https://www.deviantart.com/louisdemirabert/art/Zoe-au-piano-895335012

Zoé au piano

 

Dans cette pièce remplie de tant de gens,

Des gens de tous les styles, les petits et les grands.

Des gens qui ignoraient que faire de leur soirée et de leurs idées.

Des gens éloignés de leurs patries, de leurs contrés, de leurs êtres aimés.

 

J’avais accepté, ne me demandez pas la raison, de venir jouer,

De jouer du piano et de chanter quelques refrains si enjoués,

Et de faire passer le temps à ces inconnus aux cœurs égarés et lourds,

Des cœurs restés encore bien ancrés au port d’attache dès leur départ au petit jour.

 

Mais, où avais-je la tête? Permettez-moi de me présenter.

Je suis la cadette d’une famille d’artistes et je suis la belle Zoé,

Une famille d’artistes, de troubadours et de chanteurs depuis des générations,

Nous avons connu des peuples variés sur des terres et qui devinrent des nations.

 

Mais, ce soir, je suis présente seulement pour ces pauvres malheureux.

Ces hommes qui naviguent sous différentes bannières et sous les cieux,

Des marins dont la peau est brûlée par le soleil et le visage marqué par le temps,

Des marins semblables à des enfants et qui fredonnent d’une seule âme un air d’antan.

 

Assoyez-vous, confortablement ! Je vais bientôt jouer de ce piano.

Sur des mélodies diverses, je vous amènerai vers un monde nouveau.

Un monde inconnu que vous n’en croirez pas, ni vos yeux, ni vos oreilles.

C’est pendant que je joue au piano qu’on me surnomme Zoé la merveille.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dimanche d’automne

Dimanche d’automne Poème et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Dimanche d’automne

 

Assis sur un banc,

Revoyant des souvenirs,

Qui exalte de mon être un soupir,

Alors que je caressais mes cheveux blancs.

 

Apercevant les nuages voguer,

Vers de très lointaines contrées,

De ces régions que jamais je ne verrai,

Au fait! Comment y prononce-t-on le verbe « aimer » ?

 

Par ce temps calme et le ciel bleu,

J’ai commencé tranquillement à prier,

Une prière apprise quand j’étais écolier,

Une prière qu’avec humilité j’ai adressée à Dieu.

 

Celui qui est dans mon cœur

Une prière enseignée par des sœurs,

Celles qui m’ont inculqué le goût de vivre,

La passion de la langue française et qu’elle doit survivre.

 

Ô mon Dieu qui êtes là-haut!

Que votre monde est tellement beau,

Apprenez-moi à en apprécier sa grande valeur,

Et que je puisse la défendre à chaque instant chaque heure.

 

Faites que mon cœur ne soit jamais fermé,

Face à ces cœurs qui ont tant été souvent blessés.

Apprenez-moi à voir en chaque être humain,

Un être qui, d’amour et de compassion, a tellement besoin.

 

En ce dimanche d’automne si magnifique,

Puisse chaque couleur être en mon âme si bénéfique.

Jour béni ! Jour premier! Jour d’espérance ! Jour de Dieu !

Qu’en cet instant ma prière puisse monter vers les cieux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada