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Concupiscence !

Concupiscence ! Poème de Rolland Jr St-Gelais photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Studies-874185427

Concupiscence !

 

J’ai appris un mot du dictionnaire,

La cause première du péché qui me mènera en enfer,

Un mot à la fois si magnifique et tellement mystérieux,

Qu’à lui seul, il amena bien des hommes loin des cieux.

 

Pourtant, sans lui nul être fait de chair ne pourrait exister,

Si d’abord, il n’avait pas fait surgir la sensation de convoiter.

Convoiter par le cœur et par la chair, l’être si désiré et si aimé,

C’est par le plaisir des yeux que naisse l’envie pressante d’un baiser.

 

Concupiscence ! Quel mot magique !

Concupiscence ! Quel mot au destin parfois tragique !

C’est en effet sous son influence que bien des êtres perdirent leurs âmes,

En étant ravagés par la luxure effrénée tels les tourments des flammes.

 

C’est une drôle de coïncidence,

De découvrir ce mot dans cet état de jouvence.

Un état qui méconnaît un tant soit peu la prudence,

C’est dans les pas de la concupiscence que se trouve la plus belle danse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je le tiens fermement

Je le tiens fermement Œuvre de Josée St-Amant Poème de Rolland Jr St-Gelais

Je le tiens fermement

 

Voici mon ultime instrument,

Je le tiens bien fermement,

Telle la hampe de mon amant,

De mon homme que j’aime assurément.

 

C’est un violoncelle dont je suis devenue amoureuse,

Avec lequel je joue des mélodies langoureuses,

Des airs venus d’une époque un peu ténébreuse,

Mais qui, pourtant, me rendent tellement heureuse.

 

De ces airs graves venus de l’Europe de l’Est,

Qui ont traversé l’océan jusqu’en les terres de l’Ouest.

De ces peuples qui parlent avec des accents si particuliers,

Mais qui conjuguent à leur manière le verbe aimer.

 

Nous ne faisons qu’un avec le temps,

De ce temps qui a apporté tous ces chants,

De ces chants qui m’ont fait découvrir des pays,

Des contrées de verdure où l’on pleure et où l’on rit.

 

J’ai joué de cet instrument devant bien des foules,

Des foules où se trouvent des amoureux qui roucoulent,

Mais de tous mes souvenirs rien ne vaut plus à mes yeux,

Qu’avoir joué entièrement nue et d’avoir été écoutée par les cieux.

 

De

 

Rolland Jr Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Une croix

Une croix Poème de Rolland Jr St-Gelais

Une croix

 

Une croix que je porterai,

En souvenir du Christ qui l’a portée,

Une croix bien simple mais faite en or,

En souvenir de celui qui a offert son corps.

 

Une croix venue d’Orient lointain,

Que nous racontèrent de précieux parchemins,

L’histoire d’un être pleinement homme, pleinement Dieu,

Qui leur a transmis un message venu, parait-il, des cieux.

 

De son histoire transmise par quatre témoins,

Quatre hommes qui ont témoigné de son destin,

Homme de chair et de sang, mais d’essence céleste,

Venu en ce monde pour nous sauver de ce sort funeste.

 

Un être né, semble-t-il, d’une femme vierge et pure.

Un être adopté par un père ayant grandeur d’âme et une volonté sure.

Qui a rencontré un ange venu lui annoncer cette Bonne Nouvelle,

Que par sa Parole, ce monde ne sera plus jamais pareil.

 

Je porte cette croix, symbole de foi, d’espérance et d’amour.

Une Foi, une espérance et un amour en Dieu à chaque jour.

Foi, espérance et amour en trois personnes mais en un seul Dieu,

Quel mystère de cet Orient lointain à la fois si profond et si merveilleux.

 

Foi en un homme qui a parcouru une terre aride sous les cieux,

Espérance en sa Parole qui a traversé les siècles par des chants mélodieux,

Amour en son Père par le témoignage de son Fils au sang si précieux,

Et de sa main bienfaitrice offerte à tous les malheureux.

 

Je porte cette croix venue d’une terre étrangère,

Une terre ayant connue la paix et bien des guerres,

Une croix toute simple qui me suivra à chacun de mes pas,

Que cette croix me conduise vers Celui qui mon âme la sauvera.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une chevauchée sur la plage

Une chevauchée sur la plage Œuvre de Maryse Veysseyre (France) Poème de Rolland Jr St-Gelais (Canada)

Une chevauchée sur la plage

 

Je me souviens de mes vacances d’été,

Soucieux de fuir le tumulte de la grande cité,

J’avais choisi d’aller visiter une région éloignée,

Où je pouvais à ma guise me changer les idées.

 

C’était l’une des régions captivantes,

Où la chaleur et la beauté y sont invitantes,

Beauté des paysages et de ces femmes enivrantes,

Des femmes aux regards magiques et à la voix vibrante.

 

Mais, de tout ce qui m’a le plus séduit,

Ce qui m’a le plus surpris, voir vraiment ébloui,

Cela a été d’être le témoin privilégié d’une noble vérité,

Que mon père n’avait de cesse, durant mon enfance, de répéter.

 

De toutes les œuvres réalisées par Dieu,

Une seule était parmi elles descendue des cieux,

Elle représente, par sa grâce et par sa force, la perfection,

De tous les animaux offerts à l’humanité, l’œuvre ultime de la création.

 

C’est en admirant six chevaux galopant au soleil,

Que je me rendis compte qu’ils étaient sans pareils,

Chevaux courants face au vent chaud de la Gaspésie,

Région aux collines verdoyantes où l’on apprécie la vie.

 

C’est par une chevauchée sur la plage,

Cavalcade accomplie par des chevaux sans âge,

Que j’ai enfin compris ce qu’est en soi l’essentiel,

Savoir en tout temps s’étonner de la nature qui est si belle.

 

Sur la plage, j’ai vu six chevaux,

Des chevaux si forts et tellement beaux,

Des chevaux de cette région fière et rebelle,

Ah comme j’ai souhaité que cet instant demeure éternel.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je danse

Je danse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Dancing-With-Myself-867083684 Modèle : Radmila

Je danse

 

En cette matinée tout ensoleillée, je danse

Je valse en écoutant les oiseaux chanter un air d’été

Avec allégresse, je sautille sur mes pieds dénudés et si légers

Je virevolte sous les chauds rayons de soleil jusqu’à ce que je sois en transe.

 

Avec douceur, je soulève au gré du vent

Le drap blanc qui recouvre mon intimité

Présentant mon pubis, à mère Nature, sa beauté

En croisant mes jambes faites de satin pur et blanc

 

Telles les ballerines du célèbre théâtre de Moscou

Dont leurs beautés rendirent bien des hommes fous

Mais la quiétude de la forêt où je gambade en ce moment

Au plus profond de mon être dès cet instant suffis bien amplement.

 

Je me revois à l’époque de ma belle enfance

Quand ma mère me racontait un conte de romance

J’imaginais me voir danser sur les mots prononcés

Par ma mère avant de m’endormir sous un tendre baiser.

 

Depuis qu’elle est partie vers d’autres cieux

Je revois en pensées toute la douceur de ses yeux

Que dirait-elle de me voir ainsi danser presque nue?

Et de savoir qu’une telle allégresse me transporte vers les nues.

 

Pour être franche, qu’à cela ne tienne

Je l’avoue, cette vie n’est nul autre que la mienne

Pour mon plus grand bonheur, je danserai bien chaque jour

En espérant faire entrer de nombreux amants sur mon parcours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada