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En ce novembre bleu

En ce novembre bleu Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/November-blues-859989646

En ce novembre bleu

 

Lis bien ceci mon grand,

Tu as été un super amant,

Un homme qui m’a fait découvrir,

Du péché de la chair de multiples plaisirs.

 

Avec toi, je voulais aller plus loin,

Construire ensemble un meilleur lendemain,

Où nous aurions eu un foyer avec de beaux enfants,

Mais, à ce que j’ai pu comprendre tu avais d’autres plans.

 

Tu voulais être que de passage,

Me rencontrer sur le chemin d’un voyage,

Que je sois qu’une poupée entre tes mains,

Pour des histoires osées et sans lendemain.

 

Oh que non ! Je ne marche pas dans tes plans enfantins,

Car je suis plus qu’une poupée entre les mains d’un gamin,

Loin de moi l’idée d’être pour toi un simple pantin,

Jouer à un tel jeu ne fait pas parti de mon destin.

 

Lis bien ceci mon donjuan en ce jour,

Sors de ma vie maintenant et pour toujours,

Car je te le jure, jamais nous ne pourrions être heureux,

 Je vaux beaucoup plus que tu peux croire à tes yeux.

 

Ô bel amant de ces nuits si chaudes et torrides,

Tes belles paroles ont maintenant une saveur insipide,

Pour être heureuse j’ai décidé de prendre une autre direction,

Comprends enfin que j’ai décidé que pour moi, il n’y a plus de pardon.

 

En ce novembre bleu, je poursuivrai donc une meilleure voie.

En ce novembre bleu, j’ai enfin saisi que je dois compter sur moi.

En ce novembre bleu, je vivrai ma vie la joie au cœur et sans toi.

En ce mois de novembre bleu, crois-moi, tu ne seras jamais roi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En toute sérénité

En toute sérénité Poème de RollandJr St-Gelais Modèle et photo par Gfriedberg Source : https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/I-like-a-view-857217256

En toute sérénité

 

J’aime bien être à cet endroit,

Me tenir simplement et regarder tout droit,

Écouter les vagues frapper les dunes aux mille visages,

Ces vagues qui grugent la terre et ses nombreux rivages.

 

Faire le vide en mon esprit,

Sentir en mon âme toute la vie,

Sentir mes poumons se remplirent de cet air,

De ce pays de ces gens à l’allure si débonnaire.

 

Vivre en harmonie et non pas seulement exister,

De la douceur des parfums de la mer les savourer,

Penser à celles que j’ai avec grande passion aimées,

Me remémorer les gestes de péchés charnels que j’ai posés.

 

Avec toutes celles que pour une seule nuit, j’ai avec plaisir rencontrées.

Celles pour qui j’aurais tout perdu et que j’aurais tout donné,

Pour une histoire d’une nuit, pour une histoire d’un soir,

Que puis-je demander de plus quand il se fait tard?

 

J’aime bien revoir en pensées mes espiègleries,

Lorsque je vivais avec ma tendre mère encore tout-petit,

Elle me parlait avec son accent trahissant son origine du Midi,

Cette région où le pain sentait si bon et ses villages aux rues fleuries.

 

Ne crains rien de ce que sera ton avenir, souvent me disait-elle!

Car rien en ce monde temporel rempli de mortels ne peut être éternel,

Tu connaitras succès et échecs, l’amour et des rejets, la joie et la peine,

Mais méfies-toi de celui qui par ses belles paroles te saignera les veines.

 

J’ai en effet vécu milles péripéties et accompli bien des folies,

Des actes dont parfois j’en ai honte mais qui vous feraient envie,

J’ai eu des boulots parfois que j’ai détestés mais plus souvent adorés,

Car pour mon pain quotidien, il a fallu relever mes manches et travailler.

 

De ma vie j’aurais pu faire bien mieux et bien pire,

Mais jamais je n’ai fait perdre à ma mère son beau sourire,

C’est en pensant à cela en cette belle et chaude journée d’été,

Au lendemain de son enterrement que je peux vivre en toute sérénité.

 

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

J’aurais dû le savoir

J’aurais dû le savoir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’aurais dû le savoir

 

J’aurais dû le savoir,

Que tout était qu’une histoire,

Une histoire d’une nuit, une histoire d’un soir.

Un conte de fée qui fut écrit sur une page blanche à l’encre noir.

 

Tu m’avais dit belles paroles,

De ces mots d’or qui vite s’envolent,

Je m’étais attaché à tes gestes d’amour,

Bien naïve d’avoir cru que cela serait pour toujours.

 

J’étais tellement bien seule,

À l’ombre du soleil sous le tilleul,

Lisant un roman dans la douceur de l’instant,

Profitant de chaque seconde s’écoulant lentement.

 

Tu es venu me trouver,

Avec ton regard langoureux,

De moi, tu me semblais être amoureux,

Avec ton air d’un gentil hors-la-loi tu as su me charmer.

 

Nous nous sommes revus à quelques reprises,

Par tes gestes si attentionnés, je fus de toi éprise.

Sans me douter mais avec du plaisir, je me suis laissé enjôler.

De ton corps d’Adonis de tout mon cœur je voulais tant y goûter.

 

Voyant mon désir en moi m’envahir,

Chez-toi tu m’invitas avec un profond soupir,

Comment aurais-je pu résister à ta belle masculinité?

Je voulais tant recevoir en moi ta si mystérieuse virilité.

 

Quelle belle nuit nous avions ensemble vécue,

Dans la chaleur de tes draps, nous étions bien nus.

Tel savoir-faire dans tes gestes pour m’amener au septième ciel,

Tendres baisers, doigts curieux, langue fouineuse avec la douceur du miel.

 

Tu me répétais sans cesse que tu m’aimais,

Qu’avec moi, tu vivrais maintenant et à jamais.

Tu me gavais de belles paroles et de chaude semence,

À tel point que je me sentais envahir par une incroyable démence.

 

Puis vint l’obscurité d’un sommeil réparateur,

Afin de pouvoir encaisser comme tu es si beau-parleur,

Car, vois-tu, une fois que tu es parti pour aller travailler,

Une lettre juste à mes pieds j’ai soudainement trouvée.

 

Une lettre signée par ta douce-moitié,

Par ta femme que tu semblais réellement aimée,

Et, à ce que j’ai pu finalement comprendre en la lisant.

Vous vivez, elle et toi, depuis longtemps avec vos deux enfants.

 

J’aurais dû le savoir dès l’instant où je t’ai vu,

Par tes lèvres, belle romance, tu savais bien racontée.

J’aurais dû le savoir dès le moment que tu me pénétras,

Depuis toujours avec mon cœur fragile, avec délice tu jouas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Le vent sur mon corps

Le vent sur mon corps
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le vent sur mon corps

 

À l’aube d’un jour nouveau,
Je désire avoir le dernier mot,
Prendre de nouveau ma liberté,
Celle que j’ai perdue, que tu m’as volée.

 

Trop longtemps j’ai cru à tes belles paroles,
Depuis le début tu me prenais pour une folle,
Mais aujourd’hui, j’ai après mûres réflexions décidé,
De partir, de tout abandonner et pour toujours te quitter.

 

Garde pour toi tes belles promesses,
Garde pour toi tes gestes de maladresse,
Garde pour toi tes regrets après tant de bêtises,
Moi, je reprends de mon destin et de ma vie l’emprise.

 

Ne craignant point les regards des badauds,
Qui me verront ainsi nue sous le soleil si chaud,
Car maintenant je sentirais le vent sur mon corps,
Le vent sur mon corps blanc comme neige et aux cheveux d’or.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les lambeaux de mon coeur

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les lambeaux de mon cœur

 

Voilà maintenant trois mois,
Que tu es parti étudier loin de moi,
Une langue étrangère sur une terre inconnue,
En nous jurant fidélité tel que nous en avions convenu.

 

Chaque nuit, je pensais sans cesse à toi.
Dans tes lettres, tu jurais de vivre pour moi.
J’attendais avec grande fébrilité tes rares appels,
Car tu me disais souvent à tel point à tes yeux j’étais belle.

 

Puis un jour, une folle idée m’a prise.
Car de toi, je te le jure, follement j’étais éprise.
De prendre le train pour te faire une surprise, j’en avais décidé
En fantasmant que nous aurions fait l’amour avec passion dès mon arrivé.

 

Parvenue sur le seuil de ton appartement,
Je sentais mon cœur saisi de tant de battements,
Espérant te rendre heureux par ma présence inattendue,
Mais en ouvrant la porte, des cris de femme en jouissance, j’ai entendus.

 

Me dirigeant irrésistiblement vers cette porte,
Cette porte de bois qui alla me mener vers l’enfer,
Te voyant ainsi nu sur cette étrangère, je ne savais que faire.
Mes rêves de mariage et d’une famille nombreuse s’envolèrent.

 

Je n’en veux pas à cette beauté radieuse,
Même si, en plus, qu’elle soit très gracieuse.
Avec ses cheveux roux et sa peau blanche comme tu lait,
Car elle n’est en rien responsable de tout le mal que tu m’as fait.

 

Quelles belles paroles lui as-tu dites ?
Quelles formules magiques as-tu prononcées ?
Pour l’amener dans ton lit bien que nous fussions fiancés ?
En un seul instant, je me suis sentie trahie et tout autant maudite.

 

Tu avais bien fait de ne point dire un mot,
En t’apercevant de ce que tu as fait comme maux,
Tout le mal a été fait et maintenant c’est hélas trop tard,
Car aucun geste, aucune excuse, ni aucune parole ne saurait réparer ce tort.

 

Retournant alors sur mes pas pour me diriger vers l’ascenseur,
Évitant de tourner vers toi mon regard de femme trahie et blessée,
En souhaitant ardemment qu’un jour peut-être je pourrai enfin t’oublier,
Dans le silence, je m’y suis engloutie afin d’y ramasser les lambeaux de mon cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada