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Les deux amants

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Par Juste Angèle

 

Les deux amants

 

Cette nuit, j’ai oublié mon âge et mon passé,

Lorsque tu t’es approchée de moi pour te faire caresser.

Ah comme la vie était si belle en cette nuit inoubliable,

Même si nous avons fait quelque chose de condamnable.

 

Oui je le sais que trop bien,

On nous le répète sans cesse et pour un rien.

Notre amour est interdit par cette populace avide de scandales,

Alors qu’en réalité, par le simple fait de nous aimer il n’y a pas de mal.

 

Mais, que veux-tu mon amour ?

Toi qui me rends si heureux en ces tristes jours.

Toi qui as su mettre sur mes lèvres un peu de baume,

Sur mes plaies et mon cœur blessé par la cupidité des hommes.

 

Puisque la vie est si sacrée,

Pourquoi alors ne pouvons-nous pas nous aimer?

Nous aimer avec passion dans le silence de cette chambre,

Où flotte une odeur d’encens de jasmin et des murs de couleur ambre.

 

Dis-moi, ô ma chérie!

Oui, mon âme sans toi languit,

Quelle serait ma raison de vivre et d’exister?

Si tu n’étais pas désormais et pour toujours à mes côtés.

 

Le temps de la romance est terminé,

Il a fait place à celui de la haine et pour l’éternité.

Et pourtant quoi de plus beau que deux êtres qui s’enlacent?

De deux amants qui dans la passion du moment s’embrassent?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Désolé pour mon grand silence

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada