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Un peu de lumière

Un peu de lumière
Un peu de lumière Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographie par Craig Gum Photography & Emily Pittman Photography. Modèle : JenovaxLilith

Un peu de lumière

 

Enfin, te voilà!

Viens près de moi,

Allez! N’aie pas peur.

Je t’attendais à cette heure.

 

Au loin, je te voyais naviguer.

Sur des mers aux vagues si agitées,

Regardant au loin à la recherche d’un rivage,

Cherchant pour y trouver un lieu sûr et un doux visage.

 

Naviguant sur les flots déchainés,

Face contre vents puissants et hautes marées,

Cœur chaviré et lèvres serrées par les courants incessants,

Courage au ventre et les mains serrées sur les cordages du voile blanc.

 

Affrontant le froid mordant venu des océans,

Telle la volonté des dieux chantant leurs funestes chants,

En envoyant les vagues frapper la coque de ton navire dansant,

Jamais tu n’abandonnas car tu savais que je pensais à toi en priant.

 

Je t’ai maintes fois appelé,

À chaque fois, ton âme m’a répondu.

J’arrive. Attends-moi, je serai là le moment venu.

Et en mon âme, j’ai sans cesse cru à ton retour si espéré.

 

Avec ton sang-froid, tu arrivas à bon port.

Je n’en ai jamais douté car depuis toujours tu es le plus fort,

Voilà pourquoi depuis tout ce temps, pour toi je me suis préparée.

Avec délicatesse, je me suis fait belle afin de mon amour te le prouver.

 

Allez ! Rentre mon amour en ma demeure.

Que cette tempête devienne qu’un simple leurre,

Un mauvais rêve qui fait place à ce doux moment de bonheur,

Voici un peu de lumière après avoir vécu ces instants de grande noirceur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Tu m’entends !?

Je t'entends
Réalisation photographique par Spicy Peach Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hear-you-833226954

Tu m’entends !?

 

En ce début d’été,

Toi mon amie, je t’ai rencontrée.

Seule je cherchais avec qui je pouvais jouer,

Jouer à la marelle à la corde à sauter simplement m’amuser.

 

C’est alors que tu es venue me trouver,

Ton prénom si joli que je ne pourrai jamais oublier,

Tu l’a prononcé une seule fois et cela a suffi pour devenir des compères.

Des amies à la vie, à la mort, en temps de paix ou bien de guerre.

 

Puis vint l’automne et le rouge de ses arbres,

Annonçant le retour à l’école, ses leçons et ses palabres.

De ces professeurs désillusionnés par les années d’enseignement,

Qui avaient pourtant rêvé de faire la différence chez certains enfants.

 

Merci la vie de t’avoir mise à côté de moi,

Car si j’ai eu moins peur c’est bien grâce à toi,

Tu me donnas confiance comme jamais à mes yeux,

Restant après l’école me montrant faire toujours mieux.

 

Soirées d’automne soirées d’hiver,

Souvent nous les passions ensemble chez ta mère,

Qui nous a appris à jouer de cet instrument merveilleux,

Jouant avec plaisir en se regardant tendrement dans les yeux.

 

Près de la cheminée,

En cet hiver, en ces froides soirées,

Mélodies tristes ou gaies nous avons découvertes,

De ces contrés si lointaines si étrangères aux herbes vertes.

 

Le temps passa inexorablement,

Nous amenant vers d’autres cieux inévitablement,

Mais cette passion pour cette musique resta en moi assurément,

De cet hiver et bien d’autres sans oublier les nombreux printemps.

 

De mon existence, ce fut mon plus beau présent.

Tellement que je suis partie en d’autres lieux pour devenir,

Autrement ce que j’étais afin de me bâtir un meilleur avenir,

En souhaitant revenir près de toi je t’en avais fait un serment.

 

Après quelques années, j’ai tenue parole.

Parole d’honneur et loin d’être une simple obole,

Sur le chemin du retour la vie m’a prise sur le détour,

Ce que parfois le destin peut être cruel avec ses mauvais tours.

 

On m’annonça à mon arrivé,

Que déjà tu étais partie, tu m’avais quittée.

Emportée par une maladie, une je-ne-sais-quoi.

J’ai tellement crié de douleur que j’en avais perdu la voix.

 

Assise seule dans le salon,

Où toi et moi avions appris nos leçons,

J’ai avec délicatesse pris dans mes mains ton violoncelle,

Me rappelant de ces souvenirs de ce temps comme tu étais belle.

 

J’ai alors joué cette plainte,

Laissant tomber mes larmes à mes pieds,

Qui se transformèrent en des notes de musique sur du papier,

Tu m’entends !? Comme ma vie sans toi est devenue une complainte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Peux-tu me suivre?

Peux-tu me suivre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Peux-tu me suivre?

 

Je t’invite en cette spéciale journée,
Mais, par grandeur je te laisse jusqu’à la nuit,
Pour que tu puisses librement et sereinement y penser,
Avant que tu me donnes la réponse qui transformera ta vie.

 

Réfléchi bien car il n’y aura pas de retour possible,
À parole donnée vient vers moi ton serment d’allégeance,
Un serment qui te fera découvrir mon monde lequel est irrésistible,
Tu y verras mes chimères, mes démons et mes fées sans oublier mes anges.

 

Point nécessaire d’y apporter vêtements et parures,
Je te veux ainsi magnifique dans ta grande simplicité,
Avec tes yeux et ton sourire qui manifestent ton âme pure,
Et ton corps que je désire tant devant le temps qui passe le protéger.

 

Peux-tu vraiment me suivre?
Sur les routes sinueuses de mon destin.
Seras-tu capable avec moi de rire et de souffrir?
Es-tu prête à te laisser caresser par un homme sans mains?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une de ces chaudes journées

Une de ces chaudes journées
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une de ces chaudes journées

 

Un de ces jours,
Je te ferai l’amour,
Un jour qui durera toujours,
Afin de te combler, ô mon amour.

 

Jamais tu n’en reviendras,
Jamais de mes talents tu ne le croiras,
Jamais tu ne pourras trouver autre amant tel que moi,
Jamais aucun homme ne saura te satisfaire comme un roi.

 

En une journée de juin,
Je ferais avec grande joie le malin,
Pour te courtiser avec un bel entrain,
En te cajolant avec douceur tes délicates mains.

 

Je te chanterais une chanson de Gainsbourg,
Dès que le soleil se pointera le nez au petit-jour.
Une de ses chansons interdites par ses mots inédits,
Car moi aussi je ferai bien en toi ce va-et-vient jamais assouvi.

 

En une journée de juillet,
Dès l’aube où la beauté renait,
Je te fredonnerais un air de Queen,
Afin de te donner un air joyeux, une bonne mine.

 

Sans faire de pression,
Car je veux vivre avec toi à l’unisson,
Ce jour de péché mortel me menant dans les flammes,
Dans les flammes de l’enfer où se trouvent jolies jeunes dames.

 

En un jour du mois d’août,
Peu importe lequel je m’en fou,
Je te couvrirai de baisers à rendre jaloux,
Bien des hommes en pensant bien sûr à ton époux.

 

De mes bras tu seras tendrement serrée,
De ma poitrine tu entendras mon cœur t’aimer,
De nos corps enlacés tu ressentiras la chaleur y monter,
De ma verge gonflée du désir de te posséder en toi tu la sentiras pénétrer.

 

Avant que l’été prenne fin,
Que nous puissions satisfaire notre faim,
Avant le retour fatidique de la morte saison,
Mon seul souhait est de te faire l’amour à en perdre la raison.

 

Avant que n’arrive l’automne,
Et que cesse en moi l’envie d’être ton homme,
Avant que viennent les nuits si froides de l’hiver,
Et que ma vie sans ta présence devienne en mon âme un calvaire.

 

Avant que mon heure de quitter ce monde arrive,
C’est seulement avec toi qu’en chaque instant je désire vivre,
Sentir à jamais nos corps s’unir en une ultime étreinte,
Avant que mon âme quitte mon corps et qu’en moi la vie s’éteint.

 

Une journée pas comme les autres,
Où dans ton lit de concubine je me vautre,
Une journée qui me précipitera vers ma destinée,
C’est d’être avec celle que mon cœur en secret a tant aimée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada