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Libre sous l’eau

Libre sous l’eau Poème de Rolland Jr Modèle JenovaxLilith Photo par Craig Gum Photography Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Under-the-Sea-924299782

Libre sous l’eau

 

Bonjour mes chéris ! Je fais depuis quelque temps,

Le même rêve que je faisais quand j’étais une enfant.

Je me balade posément sur une plage de sable fin,

En suivant en silence un bien étrange chemin.

 

Le soleil me réchauffe de ses rayons,

Alors que j’écoute de la mer une chanson.

Les vagues de couleur bleutée m’invitent à pénétrer,

Dans un monde inconnu attendant à se manifester.

 

Avec prudence, je me laisse glisser entre chaque lame.

Une sensation de bien-être envahit alors mon âme.

Peu à peu, j’entre en douceur dans cette mer.

Petit à petit, je m’écarte de la terre.

 

C’est en ce moment précis que j’ouvris les yeux,

Et je découvrais un endroit si magique, si merveilleux.

Mon esprit totalement vide, j’étais libre sous l’eau.

Je n’avais jamais vu un monde si beau.

 

L’onde épousait mon corps.

La lumière brillait sur moi tel de l’or.

Mes cheveux voguèrent sur les courants.

Les faisant valser ici et là allègrement.

 

Toutes les couleurs apparaissaient si féériques.

Je me rappelais alors les contes fantastiques.

Que me relatait ma défunte mère le soir,

Lorsque venait l’heure de me dire « au revoir ».

 

Et qu’elle déposait un tendre baiser sur ma joue,

En me souhaitant bonne nuit en m’offrant mon toutou.

Libre sous l’eau ! Quel rêve formidable que j’ai fait cette nuit !

Ce que je donnerais afin que ma maman puisse être encore en vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quel beau bijou !

Quel beau bijou ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Umciaumcia1 Source : https://www.deviantart.com/umciaumcia1/art/FEMALE-NUDE-AKT-GIRL-1789-PUSSY-PIERCING-743540574

Quel beau bijou!

 

Quel beau bijou!

Quel chef-d’œuvre j’ai découvert

Après t’avoir embrassée sous le sapin vert

Tu avais rougi lorsque je t’ai fait la bise sur tes joues.

 

Toi et moi, nous étions seuls pour la première fois.

Quel plaisir d’avoir partagé avec toi ce moment magique !

En cette période des fêtes, ce temps de joie et de contes féériques.

Je t’avais fait présent de ce cadeau qui, je l’avoue, un peu m’étonna.

 

Je te connaissais bien pour savoir quels étaient tes goûts.

Nous avons vécu tellement d’étranges secrets pour l’éternité.

Depuis la soirée en un lieu interdit où toi et moi avons été invités.

Tu avais si souvent des idées coquines qui m’amusèrent beaucoup.

 

Que pourrais-je bien t’offrir pour Noël ?

Quelque chose de bien spécial qui serait un pur joyau.

Mais qui serait aussi très fragile et bien pour ta jolie peau.

Et qui saurait plaire à celle que j’aime, ô, toi, ma chérie, ma belle.

 

En me promenant sur les rues de Paris.

J’ai trouvé une joaillerie qui m’était inconnue.

J’y suis entré et là il y avait tout ce que j’ai voulu.

Un bijou qui rendrait honneur à ton charme qui éblouit.

 

Une dame aux allures libertines avec une silhouette divine.

S’est approchée vers moi afin de répondre à mes nombreuses questions.

Elle écouta avec calme à mes interrogations et me donna entière satisfaction.

Elle me proposa ce bijou aux contours si délicats et à la taille tellement fine.

 

Voilà mon humble cadeau pour souligner la nuit.

Où toi et moi avons fait l’amour sous la lune et les étoiles.

Alors que nous voguions sur la mer, le vent murmurant sur les voiles.

Un souffle si doux que nous nous sommes avec lenteur assoupis.

 

Un bijou que tu porteras en secret

Pour te souvenir comme je t’ai aimée

Et, pour le reste de la vie, je ne pourrai t’oublier

C’est avec toi que je veux être maintenant et à jamais.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans l’œil du cyclone

Dans l’œil du cyclone Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Dans l’œil du cyclone

 

Aujourd’hui, je poursuis ma promenade.

Quelle belle occasion pour réfléchir qu’une balade.

Moment propice pour méditer sur le sens de la vie.

Alors que nous vivons tous sur une période de sursis.

 

« Mois d’avril, n’enlève pas un fil », affirme le dicton !

C’est davantage vrai en ce froid à en perdre la raison.

Quoi de mieux à faire que de se ressourcer en cette forêt ?

Où les arbres endormis attendent l’appel des farfadets.

 

C’est drôle comme je réfléchis ces jours-ci.

Oui, je le sais bien que, malgré tout, la vie me sourit.

Toutefois, certains événements me portent à la réflexion.

Des circonstances qui me poussent vers des questions.

 

Celle qui me revient souvent à l’esprit est d’une simplicité déconcertante.

La réponse est, à ma grande surprise, d’une véracité étonnante.

Quel sens peut-on donner à notre éphémère existence ?

Serions-nous destinés à offrir que patience et résistance ?

 

Tel un être perdu dans l’océan bleuté du temps.

Une mer d’un calme spartiate ou agitée par les vents.

Un simple mortel qui se remet des coups du destin.

Un être de chair qui sans cesse relève les mains.

 

Il y va de sa survie, de sa raison d’être, de sa progéniture, de son avenir.

Graines semées sur la terre pour qu’il puisse, sa famille, la nourrir.

Entre la tourmente sitôt passée et celle qui aussitôt gronde au loin.

C’est le lot des fils d’Adam et d’Ève depuis leur renvoi du divin jardin.

 

Heureusement qu’il y a en ce monde des moments de répit.

Ces instants où l’on peut reprendre doucement la liberté de l’esprit.

De ces temps alloués à l’amitié, à l’amour, à l’entraide et au partage.

Ces valeurs qui ont permis aux générations de sillonner les âges.

 

C’est dans l’œil du cyclone que nous pouvons nous ressourcer.

C’est auprès d’un Dieu silencieux que nous pouvons nous réfugier.

C’est un bien drôle de raisonnement que je fis auprès d’un chêne.

Un vieil arbre qui attend que la grande faucheuse lui retire ses chaînes.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Il se sentait comme porté par la dame des mers

Il se sentait comme porter par la dame des mers Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Il se sentait comme porté par la dame des mers

 

Par un beau matin d’été,

Parti à la mer, il s’en est allé.

Maître à bord de son chalutier,

Il leva l’ancre pour rejoindre vent et marée.

 

Pêcheur de génération en génération,

Il avait entendu ces contes, ces légendes à profusion.

Des récits de navires fantômes naviguant sur les voies de perdition.

Des âmes égarées emportées par une mer déchaînée par une malédiction.

 

Il a jeté ancre et filet à l’endroit d’une pêche abondante, il a espéré.

En bon chrétien, il fit en premier une prière afin de tout mal être préservé.

En cette mer de Normandie, le temps passa inlassablement sous le soleil ardent.

En son cœur, il pensa à son épouse tant aimée qui lui avait donné de beaux enfants.

 

Des nuages sombres comme une nuit sans lune se formèrent sournoisement.

Des nuages gorgés de pluie vers son embarcation avancèrent implacablement.

Les vagues grossissaient sans cesse et à vue d’œil immanquablement.

En l’esprit de cet humble pécheur, une peur l’envahit prestement.

 

Le vent se lança sans pitié vers son chalutier.

Que pouvait-il, en cette mer survoltée, bien espérer?

Que pouvait-il faire, pour cette mer déchaînée, la calmer?

Quel saint devait-il invoquer face à une telle fureur en être protéger?

 

Il se sentait comme porté par la dame des mers.

Il se rappelait alors une prière que lui avait enseignée sa mère.

Une sainte femme comme bien d’autres en sa Normandie si chère.

Une incantation si forte qu’elle peut précipiter le diable lui-même en enfer.

 

« Ô Dame des mers! Tu as été façonnée par la volonté de Dieu. »

« Ô Dame des mers! Tu ne peux point faire tout ce que tu veux. »

« Ô Dame des mers! Obéis à cette incantation venue des cieux »

« Calme ta furie! Je t’en conjure par les saints et les bienheureux. »

 

« Ô Dame des mers! Par le Précieux Sang du Christ-Roi, fais silence. »

« Ô Dame des mers! Par l’épée de l’archange Michel, je t’ordonne de faire pénitence. »

« Ô Dame des mers! Par les saints de la Normandie, écoute cette remontrance. »

« Ne crains-tu pas la colère de Dieu, qui envers ces créatures, a tant de patience? »

 

Aussitôt cette prière prononcée,

Une mer d’huile remplaça cette mer jadis agitée.

La dame des mers avait obéi à ces paroles si sacrées.

Une prière que lui avait enseignée sa défunte mère bien-aimée.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ils tentaient de tutoyer les nuages

Ils tentaient de tutoyer les nuages Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Ils tentaient de tutoyer les nuages

 

Par un dimanche d’hiver,

Je me promenais dans un champ,

Tout en chantant un refrain gaiement,

À travers les sapins blancs et verts.

 

Entendant le vent se manifester,

Dans les arbres si majestueux,

Contemplant cet instant savoureux,

Alors que la neige tournoya avec légèreté.

 

Levant les yeux vers le ciel couvert,

Par un vieux manteau gris et lourd,

Sous lequel avec torpeur hibernent les ours,

J’ai compris alors que maintenant c’est mon tour.

 

Tournant avec assurance mes pas vers ma demeure,

Je longeais les souches avant que vienne la tombée de la nuit,

De cette nuit noire où seul le ruisseau se manifeste par son bruit,

Je me dirigeai vers ma cabane de bois pour échapper à cette heure.

 

Une cabane de bois que seuls savent faire les gens de mon pays.

Pays de neige d’un blanc immaculé et d’étendue à perte de vue.

Découvert par des gens, de la lointaine Europe, par la mer, venus.

Avec peine, je pressais le pas face au vent et la poudrerie.

 

Arrivé en ma modeste chaumière,

Je fis avec grande joie mon humble repas,

Quelques ingrédients suffiront pour mon pâté chinois,

Sans toutefois oublier le plus important, réciter une prière.

 

Assis devant le chaud fourneau allumé,

À ce que j’allais bien pouvoir faire, j’ai songé.

De ces arbres qui jadis faisaient ma fierté vu leur vénérable âge.

Maintenant morts de fatigue à force d’avoir essayé de tutoyer les nuages.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada