Archives de tags | discussion

Un instant de faveur

L'instant de faveur
Avec la permission de mic-ardant de la France

Un instant de faveur

J’entre dans le vif du sujet en formulant cette question : Quel est l’instant le plus important lors d’une séance de nudité artistique ? Une telle question pourrait vous sembler superflue, surtout si vous parcourez mon blogue artistique depuis le 13 janvier 2016 date de sa création. Une date qui restera longtemps en mémoire puisque la création de ce blogue a été pour moi le point tournant d’une carrière formidable. Certes, je n’ai pas la notoriété d’un rock-star, ni d’un acteur de cinéma, mais il a permis de faire connaître mon corps, via sa nudité autrement qu’une simple erreur pharmaceutique.

Oui, je le sais bien. J’aurais pu choisir d’autres options plutôt conventionnelles selon les normes sociales établies. C’est un fait que je ne peux réfuter en aucun temps. Or, je l’ai choisi et j’assume mon choix pleinement et librement sans me justifier d’une manière ou d’autre autre. Toutefois, et c’est un élément majeur qui apporte un point positif dans un tel choix, cette carrière a favorisé la rencontre de gens formidables œuvrant dans divers domaines liés de près ou de loin à la nudité artistique. Je pense notamment à la peinture, la photographie, aux cours de dessins offerts dans les facultés, les écoles et les ateliers en arts. Aurais-je pu en dire si j’avais fait un autre choix? Permettez-moi d’en douter.

Néanmoins, et après avoir noté que jamais il n’a été question d’élaborer sur le moment le plus important lors d’une séance de nudité artistique, il m’a paru nécessaire d’élaborer quoique de manière concise sur le sujet. À vrai dire, trois points majeurs font de la période où je me prépare à affronter, si je peux m’exprimer ainsi, les regards des artistes qu’ils soient professionnels ou bien simplement amateurs.

En premier lieu, la confiance en soi est la pierre angulaire en cette période cruciale. J’ajouterais même que chaque vêtement enlevé ressemble d’une certaine manière à la couche protectrice de notre âme. N’oublions pas que chaque vêtement a sa propre importance que ce soit les souliers, le gilet, le pantalon et tout le reste. Pour sa part, le peignoir demeure le dernier rempart contre les regards des gens présents.

En deuxième lieu, savoir quoi offrir et comment l’offrir constituent, à l’image d’un menu de restaurant, ce dont les personnes présentes en ce lieu ont le droit de s’attendre non seulement d’une telle activité mais encore plus de ma participation. Autrement dit, je dois connaître à la perfection les poses choisies tout en ayant une idée suscitant la créativité envers mes convives. Pour se faire, un travail de longue haleine est souvent nécessaire même si tout peut se jouer au moment où je me retrouve derrière le paravent.

En dernier lieu, est-ce vraiment ma place? Vous l’ignorez sûrement, mais le modèle vivant a un droit absolu de participer ou non à une séance, et ce en tout temps. Bon ! Il est peut-être un peu tard pour y penser. Cependant, ce droit est inhérent au respect absolu de sa personne et nul ne peut le révoquer. Toutefois, une discussion franche, honnête et sans ambiguïté entre les personnes concernées demeure l’outil par excellence pour éviter une telle situation.

En résumé, vous seriez étonnés si vous connaissiez tout ce qui peut se passer dans la tête du modèle vivant lorsque vient le temps de sa préparation à quelques minutes de monter sur la balustrade. Il s’agit d’un précieux moment où il se retrouve seul face à ses craintes, ses interrogations, ses espoirs et ses attentes. Des attentes qui, fait cocasse, sont quelques fois plus élevées que celles des autres artistes en ces lieux. Il s’agit bel et bien d’un instant de répit, de prise de conscience et surtout de faveur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Viens à moi

Viens à moi
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Viens à moi

 

Viens à moi,
Viens comme il se doit,
Viens simplement tel que tu es,
Viens vers moi car à mes yeux tu es parfait.

 

Viens que je puisse sentir ton parfum,
Car lui et toi, c’est vrai, vous ne faites qu’un.
Viens sentir le battement effréné de mon cœur,
En cette nuit où je n’en finis plus de compter les heures.

 

Me remémorant ton sourire,
Que tu avais fait pour me faire rire,
Alors que je me sentais si seule en cette journée,
Où tout semblait autour de moi mal aller.

 

Tu as su trouver les mots pour me rassurer,
Tu as su avec tendresse m’écouter,
Moi, qui avais besoin de parler,
D’une oreille à qui me confier.

 

Au fil de notre discussion,
Je me rendis compte comme tu étais bon,
Nous nous sommes alors promenés dans le jardin,
Admirant les couleurs d’automne tombées à pleines mains.

 

De ces couleurs qui annoncèrent l’arrivée d’une dame,
Dont sa fraîche bise nous brûlera les joues telle une flamme,
Une dame bien solitaire parmi trois hommes aux couleurs gaies,
De ces couleurs variées qui ravivent du printemps jusqu’à la fin d’été.

 

Couleurs d’un bel automne,
Où je fis la rencontre d’un charmant homme,
Et avec le sable du sablier du temps qui sans relâche coule,
La passion de l’amour s’établit dans nos cœurs qui maintenant roucoulent.

 

J’ai voulu bien te connaître avant de m’offrir,
Tant ceux de jadis, mon cœur ont si fait souffrir.
Voilà pourquoi je t’ai demandé d’attendre patiemment,
Le moment favorable où j’allais me donner tout à fait librement.

 

Maintenant, je te veux plus que tout,
Car je vois bien depuis les jours qui défilent,
Que la toile de notre amour est bâtie sur un solide fil,
Et que nous vivons toi et moi un amour vrai, un amour fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Regard voilé

Regard voilé
Dessin par Eri Kel de la France

Regard voilé

 

Vous ai-je dit comment se passa ma première apparition ?
J’aimerais bien continuer, pendant que vous me dessinez, ma discussion.
Je suis arrivé à la fin d’une journée si terne et tellement nuageuse,
Qu’à vrai dire, j’avais presque envie de jouer à la fugueuse.

 

À la porte d’entrée, je sonnai trois fois.
Et dame à forte poitrine m’ouvrait de ce pas.
Sa mine bien sympathique aisément me rassura,
Toute ma crainte s’enfuit très rapidement loin de moi.

 

Elle m’expliqua tout son désarroi,
Lorsque son modèle arrêta de poser sans savoir pourquoi,
Quelques questions bien simples avec gentillesse elle me posa,
Tout en me montrant par des croquis ce qu’elle attendait de moi.

 

Des croquis somme toute bien faits,
Et quelques dessins qui étonnamment me plaisaient,
Et, en réfléchissant bien, cela fut l’occasion de savoir ce qu’il en était.
J’ai donc de bon gré accepté de poser pour ce groupe tel que je le devais.

 

Elle m’amena en un lieu où mes vêtements j’enleva,
Petite chaise où ma robe rouge et sous-vêtements, j’y déposa.
Et devant un modeste miroir, en guise de compagnon, je regardai.
En me disant que le seul regret dans la vie était de ne point avoir essayé.

 

Alors, êtes-vous prête mademoiselle ?
Avec son fort accent de Paris, me dit-elle !
Je lui répondis « oui » avec un plaisir insoupçonné,
En espérant qu’une nouvelle étoile était maintenant née.

 

Nous dirigeâmes vers un piédestal,
Elle me présenta à ses élèves sans le moindre mal,
En me remerciant chaleureusement d’avoir acquiescé à sa requête,
Tout en leur expliquant les règles de l’art du nu telle une conquête.

 

Dans un geste monastique,
Ils prirent leurs crayons tel un conte épique,
À la recherche de l’excellence qui alla leur être dévoilée,
C’est ainsi que par leur souci du détail leur regard sera voilé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

cautious_approach_by_rickb500_dd3b3zo-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

J’avais les bleus

Cowgirl
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’avais les bleus

 

Je suis arrivé dans ce pays,
En espérant y trouver du travail,
En désirant reprendre de ma vie son gouvernail,
Et y découvrir l’amour véritable qui comblerait ma vie.

 

Je suis venu le cœur rempli d’espoir,
En m’évitant bien des soucis et des tracas,
En voulant faire de moi un homme de ce pas,
En m’évitant idées saugrenues et pensées noires.

 

Étant originaire de la campagne,
Où la bière forte remplaçait le léger champagne,
Habitué de travailler dur et à la sueur de mon front,
Je ne redoutais ni labeur ni ceux qui me faisaient la leçon.

 

Mais, après de longues journées,
Je croyais voir mes nobles rêves s’envoler,
C’est alors que dans ce bar j’ai décidé d’y entrer,
Pour boire quelques bières et t’y entendre chanter.

 

N’en croyant pas mes yeux,
Je t’ai reconnue grâce à tes yeux bleus,
Sans oublier avec raison tes seins si admirables,
Que m’empêcher de t’offrir un verre j’en étais incapable.

 

Avec ton sourire légendaire,
Tu es venu me demander de te suivre,
Te suivre afin de mieux notre discussion poursuivre,
Dans ce bar toi et moi en un local tout juste situé en arrière.

 

Se remémorant le temps,
Où nous étions dans le vent,
Ce temps où tu rêvais de devenir une star,
Une chanteuse country qui joue maintenant dans un bar.

 

Viens avec moi cette nuit !
Viens avec moi dans mon lit !
C’est ce que tu m’as dès l’instant dit.
Je t’ai répondu : « Avec grand plaisir j’y serai ô ma chérie. »

 

Tu as alors pris ton chapeau de cowgirl et ta guitare,
Et retournée sur l’estrade avant qu’il ne soit trop tard,
En me jouant une chanson de notre terre bien-aimée,
Où toi et moi nous y sommes nés et avons vécu bien des années.

 

Ta chanson, ta beauté et quelques verres,
Suffirent pour mettre mes problèmes loin derrière,
Oui, c’est vrai que j’avais depuis quelques jours les bleus,
Grâce à ton corps de déesse le monde était devenu merveilleux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Discussion fort intéressante

 

20171129_150920

Modèle nu ? RollandJr St-Gelais à la Factrie 29 novembre 2015

 

Discussion fort intéressante

Bonjour tout le monde,

Voici une discussion entre deux artistes oeuvrant dans le milieu du nu artistique à qui j’ai demandés leurs opinions en vue d’un article qui est en voie de préparation pour le 31 décembre prochain. Ledit article sera de la plus grande importance. est actuellement en préparation. Un article qui vous fera très certainement plaisir de lire.

D’ici-là, je tiendrai à jour mes publications tel que je fais avec passion et entrain.

Bonne suite dans vos préparatifs du temps des fêtes.

Discussion entre Bruno Martel et Pascale Nicolas

Bruno Martel : C’est tout à votre honneur d’être modèle vivant nue! Je crois qu’il faut déjà se surpasser pour se mettre à nu, et j’imagine encore plus quand on a un handicap physique. Je vous lève mon chapeau de démystifier la chose et je crois que vous êtes un avant-gardiste. Félicitations !

Pascale Nicolas : Non il ne faut pas se surpasser pour poser nue…. Disons que les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. Un modèle n’est pas nu il se met à nu grosse différence. (Note de votre humble serviteur: Je reviendrai sur le sujet dans un article à venir en 2018.)

Ceci dit Rolland St-Gelais semble effectivement être une force de la nature en tout cas une bien belle personne positive dynamique et déterminé… une vraie personnalité qui a son empreinte donc un très bon modèle.

En réalité, tous les modèles ont leur univers, leur empreinte et leur personnalité. C’est ce qui fait la richesse de ce métier et sa force. Force physique et psychique !

Comment se passe une séance?

Comment se passe une séance?

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous en ce début de semaine? Comment est votre moral? Que se passe-t-il de beau dans vos vies respectives? Que de questions! Je le sais trop bien. Mais, que voulez-vous?, j’aimerais recevoir de vos nouvelles de temps à autres. Malgré la distance qui nous sépare, c’est toujours un plaisir de savoir que vous lisez avec assiduité mes nombreuses publications et surtout que vous semblez les apprécier.

Sous un autre ordre d’idées, il m’est venu à l’esprit de rédiger un article sur le déroulement d’une séance de nudité artistique afin de démystifier les nombreux clichés pouvant circuler auprès du grand public, mais aussi pour vous expliquer dans la mesure du possible ce que moi-même je ressens au plan émotionnel lors d’une telle séance. Oui, il y a beaucoup d’idées préconçues entourant une séance de nudité artistique mais il y a aussi une gamme d’émotions que je vis de manière très intense. Des émotions qui resteront gravées au plus profond de ma personne puisque une certaine intimité se forme entre l’artiste et votre humble serviteur.

Tout d’abord, il est impératif de mettre les choses au clair. Je me prépare trèsDSCN0595 longtemps à l’avance tant mentalement que physiquement pour être en pleine forme pour la séance. Ce qui inclus une bonne nuit de sommeil, un bon repas pour le petit-déjeuner et avoir fait au préalable une bonne promenade dans les environs de l’atelier afin de m’oxygéner les poumons. Il va de soi qu’une révision de mes choix de poses est faite quelques jours, et parfois la veille, avant la rencontre. Une bonne préparation signifie aussi une hygiène corporelle impeccable. Ceci est fait dans un souci de respect mutuel entre les participants. Ce qui est tout de même normal dans les circonstances.

Ensuite, une bonne discussion doit être établie entre les personnes présentes tout en évitant d’entrer dans le vif du sujet. À vrai dire, il vaut mieux se présenter, bavarder de tout et de rien, voir à discuter de nos intérêts personnels et, en dernier lieu, à raconter nos parcours dans nos domaines respectifs. Rappelons-nous qu’il s’agit avant toute chose d’un échange entre deux êtres humains ayant leurs vies propres. En tenir-compte ne peut qu’enrichir la séance.

Pour ma part, je raconte les principaux faits saillants de ma vie lesquels m’ont amené à vouloir devenir un modèle nu. Des faits qui sont à la fois liés avec ma situation physique causée par la thalidomide mais aussi par les diverses rencontres que j’ai eu la chance d’avoir eu au cours de ma vie. C’est la réalité. Mon chemin de vie est assez particulier mais j’ai préféré le transformer en une force constructive qui favorise mon développement à la fois intérieure que spirituel et même physique. C’est, selon moi, beaucoup plus valorisant comme philosophie de vie. Toutefois, il est bon de retenir que j’évite autant que possible d’élaborer sur la thalidomide. Un tel sujet est à éviter car, voyez-vous?, j’ai fait les manchettes au sein de plusieurs médias de masse dans le passé. Bref, une présentation dans la cordialité est toujours appréciée de part et d’autres.

La séance peut alors débuter de manière tout à fait simple, c’est-à-dire que j’enlève mes vêtements dans un endroit prévu à cette fin pendant que l’artiste se prépare à réaliser ses ouvrages. D’ailleurs, je me rappelle bien que la grande majorité en profite pour installer tout ce qui sera utile pour mon bien-être durant la séance. Une attention très appréciée. Une fois les vêtements enlevés, les poses sont réalisées avec un degré de difficulté accru au fil du temps mais toujours en évitant de me blesser. Le plus bel exemple qui me vient en mémoire se rapporte à ma participation avec Dea Kazoku, une artiste extraordinaire dans l’art japonais du bondage, où nous avons respecté d’une part, le fait que je sois novice dans ce domaine et, d’autre part, les limites liées à ma situation physique. Et, ma foi, le résultat des photos a été fort impressionnant.

Les clichés photographiques peuvent se réaliser que je sois debout, assis, couché ou encore sur le côté. Tout est permis si, et seulement si, la recherche de l’excellence et de l’innovation y est présente. Il va de soi que le respect mutuel est de mise en tout temps. Dans ce cas, les contacts physiques peuvent être faits uniquement si cela est nécessaire et dans un cadre bien précis. Tout débordement y est proscrit. Ici, je me souviens de la tendresse avec laquelle Dea Kazoku se servait pour enlever les cordes qui enroulèrent certaines parties de mon corps après avoir pris les photos. Des gestes à la fois rassurants et calmants vu le caractère un peu spécial de ladite séance.

Ici, il m’est presque impossible de vous décrire toute la gemme d’émotions qui m’envahissent lors d’une séance de nudité artistique. En certaines circonstances, il m’est même arrivé de verser des larmes tellement cela venait me chercher en mon fort intérieur. Il est peut-être difficile pour vous de comprendre l’intensité du moment vécu, mais vous pouvez êtres certains que la chaleur qui m’envahie est réelle et perceptible auprès de chaque personne présente en ces lieux. Une chaleur à la fois bienveillante et réconfortante pour votre humble serviteur. Le degré de complicité entre l’artiste et moi-même y est sans doute pour quelque chose. C’est fort possible.

Une fois la séance terminée, le visionnement des photos peut avoir lieu. J’en profite alors pour choisir celles que j’aimerais utiliser dans d’éventuelles publications au sein de mon blogue artistique. Bien entendu que l’artiste a le droit de garder une copie de chacune d’entre elles car il s’agit bel et bien d’un travail d’équipe. Retenez bien que je remets tous mes vêtements dès que la séance est terminée, et ce par principe professionnel mais également par une question de pudeur. Un autre élément à retenir, et non le moindre, c’est que les artistes pour qui j’ai posé nu possèdent, pour une proportion considérable d’entre eux, une panoplie de logiciels, d’appareils photos et d’ordinateurs que je qualifierai de haut de gamme. Ce qui est tout naturel vu le champ dans lequel ils travaillent. Un travail? Vraiment? Je dirais plutôt une réelle passion et même une raison de vivre que je partage avec eux.

Que se passe-t-il une fois que tout soit bel et bien terminé? Cela dépend des jours. En ce qui me concerne, je profite de la chance d’être à l’extérieur de Québec pour visiter la ville où je me trouve. Et, vous pouvez me croire sur parole, j’y fais souvent de très belles découvertes lesquelles se retrouvent au sein de mon album-photos et, par conséquent, dans certaines publications liées à mes poèmes.

Je vous remercie de m’avoir lu.

Bonne semaine.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une publication qui m’a touché.

Une publication qui m’a touché.

Bonjour tout le monde,

Je désire vous faire part d’une expérience fort agréable qui a eu lieu ce mercredi. Une expérience vécue à la11148349_1647192398845197_3396654344554400999_n suite d’une publication qu’une dame très sympathique fit au sein du groupe intitulé «’’l’art du nu» au sein du célèbre réseau social Facebook. Ladite publication a abordé un sujet méconnu, ou plutôt fort tabou, au sein de la société et j’ai nommé: le phallus.

Organe mâle par excellence et utile pour la procréation et agréable pour les rapports les plus intimes, le phallus demeure un sujet caché, ostracisé voir presque banni du monde des arts. Et pourtant, rien de comparable existe en ce monde pour décrire la virilité de l’homme dans un monde qui se situe entre deux pôles majeurs dont le premier est la vulgaire représentation que l’on retrouve dans les films pornographiques et le second est celui de la castration idéologique de l’image même de l’homme. N’est-il pas vrai que l’homme est accusé de tous les maux qui sévissent sur la terre? Poser la question est aussi y répondre.

Or, une dame charmante a osé relever le sujet en décriant qu’effectivement la représentation artistique du phallus est extrêmement rare. Des raisons diverses sont à l’origine d’une telle situation mais puisque ce n’est pas le thème du présent article, je vous suggère de faire vous-mêmes vos recherche. Croyez-moi sur parole, les bibliothèques regorgent de document sur le sujet.

11402417_1647714542126316_6738043210225166795_oToutefois, j’ai eu la chance de discuter avec elle et d’en savoir un peu plus sur sa vision des choses. Vision digne de respect et de réflexion. D’ailleurs, elle désire que le regard du spectateur se concentre sur la vision à l’égard d’un homme à l’état pure naturel. Il est réellement beau tel qu’il est et n’hésite pas à le comparer à un arbre, lui-même symbole par excellence de force et beauté. Autrement dit, elle aimerait que les gens acceptent de regarder le sexe masculin, communément appelé phallus, comme une merveille véritable de la nature et non pas comme un objet sexuel ou de perversion. En résumé, le découvrir comme il se doit. Un point, c’est tout.

Je partage tout à fait son opinion. En effet, quand moi-même je pose nu lors d’une séance de nudité artistique devant un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts venus spécialement pour travailler avec moi en tant que modèle véritablement unique en son genre, ceux-ci ressentent un certain plaisir, dans le sens de pouvoir le faire de manière respectueuse, de voir, d’étudier et de briser en quelque sorte un tabous social qui est celui du phallus chez un homme avec un handicap physique visible.

Fait à retenir! Ce qui est souvent apprécié chez les étudiants et les étudiantes pour qui je pose nu durant les séances c’est d’une part, de pouvoir le faire sur une très longue période de temps et d’autre part, de contrôler entièrement mon phallus qui conserve sa flaccidité. Il va de soi que j’ai développé plusieurs techniques qui me sont particulières pour mon contrôle de mon phallus.

Mes techniques sont: Une profonde respiration dès que je ressens un gonflement de mon phallus. Unemodc3a8le-vivant-77 visualisation sur des pensées positives telles que des poèmes ou bien des réflexions sur certains sujets qui m’interpellent et aussi garder à l’esprit que la responsable du groupe a toujours un regard critique sur ma prestation y compris sur mon phallus. Trois techniques simples mais d’une efficacité quasi à toutes épreuves. Vous pouvez me croire sur parole.

En résumé, son texte sur la représentation du phallus de l’homme dans le domaine de la nudité artistique m’a beaucoup interpelé. Moi-même, étant modèle nu, je fais tout mon possible pour ne jamais cacher mon phallus lors d’une séance de nudité artistique sans pour autant le mettre en évidence. Vouloir le soustraire à tout prix des regards des artistes (hommes et femmes) et celui du grand public en général me fait penser à l’idéologie hitlérienne qui voulait manipuler ce domaine qu’est l’art allant jusqu’à l’affubler de “dégénéré” si ce dernier allait à contresens de ce qu’elle prônait comme unique vérité.

Or, l’art dernier doit être authentique en tous temps et libre de toute propagande telle qu’elle soit.

Et, vous? Qu’en pensez-vous?

Merci de m’avoir lu!

11391505_1647714745459629_2353214156257403439_n

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

N.B. Un grand remerciement à Isabelle G. de France pour son partage.