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Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Sur un banc

Sur un banc
Sur un banc Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Villa-Borghese-Rome-845449480

Sur un banc

 

Il y a de cela quelques années,

Dans un temps où nous pouvions voyager,

Je suis allé découvrir la ville magnifique de Rome,

Y voir les monuments, goûter les mets, voir femmes et hommes.

 

Car il est inutile de voir du pays sans discuter avec les gens qui y sont,

En effet, j’adore écouter les accents qui me font penser à des chansons.

Ces chansons me font rêver au soleil de la Mer Méditerranée,

Tandis que d’autres me font voir tant de coins étrangers.

 

C’est en allant au Vatican,

Qu’épuisé je suis allé sur un banc,

Ouvrant les yeux de mon cœur, je vis des êtres humains.

Des gens venus en pèlerinage pour se rassurer face à leur destin.

 

Un enfant me regardait plein de questions,

Qu’il posa à son père près de lui avec raison,

Son père le prit dans ses bras et lui dit tout bas,

Une réponse en me souriant qu’avec facilité je repéra.

 

Puis vint à mes côtés un vieil allemand,

Avec lequel j’ai entamé une discussion me connaissant,

Il me raconta quelques péripéties de sa vie et de ses amours,

De sa jeunesse, de son expérience, et ce sans trop de détour.

 

J’ai tiré à travers ces deux exemples, un grand enseignement.

Que la vie est ainsi faite pour tous car on agit pour son bien,

On fait tout son possible pour de meilleurs lendemains,

Assumer son passé, vivre le présent à pleines mains.

 

Sur un banc, je me suis reposé.

Avec un pur étranger j’ai pu discuter,

Par la tendresse d’un père répondant à son enfant,

C’est là que j’ai appris que nous sommes fils de Dieu assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

Discussion philosophique

 

Coronavirus
Source : https://www.deviantart.com/xipx/art/earth-13887317

Discussion philosophique

Merveilleux texte composé par Cathy Duchaine de Québec au Canada

Ça fait réfléchir ….

🗣 : Univers, Pourquoi me mettre dans le pangolin ?

: Cet animal, Corona, est en voie d’extinction. Et pourtant les hommes continuent de le braconner et de le manger. … Ce sera la première étape de ma leçon.

🗣 : D’accord Univers. Pourquoi tu veux que ça commence en Chine?

: La Chine est le symbole de la mondialisation et de la production de masse petit. Ce pays est surpeuplé, il produit en masse et pollue en masse…

🗣: C’est vrai univers… Mais en même temps c’est parce que les autres pays y ont un intérêt financier aussi non ?

 : Oui petit c’est pour cela que ta mission va être de te répandre partout dans le monde, et principalement dans tous les pays concernés par ce système, l’Europe, les US, les pays producteurs de pétrole…

🗣: Quelle forme vas tu me donner univers ?

 : Celle d’un virus qui va principalement infecter les voies respiratoires.

🗣 : Mais pourquoi univers ?

: Petit, vois tu de nos jours, les hommes mettent en danger la planète. La pollution est devenue trop importante mais l’humanité n’en mesure pas l’ampleur. Quoi de plus symbolique que la respiration petit, tu comprends ?

🗣 : Oui mais ça veut dire que je vais être dangereux univers ?

 : Tu ne le seras pas plus que plein d’autres maladies existantes petit, et tu le seras bien moins que la pollution elle même qui génère des milliers de morts ! Mais la différence c’est que toi, tu seras visible…

🗣 : D’accord univers. Mais tu crois que ça va marcher ton truc là alors, je comprends pas comment ?

 : Tu as raison petit. C’est pour cela que je vais te rendre très contagieux. Tu vas vite te propager. La vitesse de propagation sera bien supérieure à ta dangerosité.

🗣 : Ok mais alors si je suis pas si dangereux, tu crois qu’ils vont avoir peur de moi ?

: Oh petit oui fais moi confiance. C’est sur cela d’ailleurs que je compte pour faire évoluer les mentalités : la peur.

Ce n’est que quand l’homme a peur, qu’il peut changer ensuite…

🗣 : Tu crois ?

 : Oui petit, et je vais ajouter tout un contexte pour amplifier la peur et les prises de conscience.

🗣 : Quoi univers…?

: La peur va tellement prendre le dessus que l’on confinera les gens chez eux tu verras. Le monde sera à l’arrêt. Les écoles seront fermées, les lieux publics, les gens ne pourront plus aller travailler. Les croisières, les avions, les moyens de transport seront vides..

🗣: Oh la la, Univers, tu vas loin, mais qu’espères tu de cela ?

 : Que le monde change petit ! Que Terre mère soit respectée ! Que les gens prennent conscience de la bêtise humaine, des incohérences des modes de vie et qu’ils prennent le temps de réfléchir à tout cela … Qu’ils arrêtent de courir, découvrent qu’ils ont une famille et des enfants et du temps avec eux. Qu’ils ne puissent plus recourir aux suractivités extérieures car elles seront fermées. Se reconnecter à soi, a sa famille, ça aussi, petit, c’est essentiel…

🗣 : Ok mais ça va être dangereux, l’économie va s’effondrer….

: Oui petit, il y aura de grosses conséquences économiques. Mais il faut passer par là. C’est en touchant à cela aussi que le monde je l’espère va prendre conscience de ses incohérences de fonctionnement. Les gens vont devoir revenir à un mode de vie minimaliste, ils vont devoir retourner au local, et je l’espère à l’entraide..

🗣 : Comment vais je me transmettre ?

: Par le contact humain.. Si les gens s’embrassent, se touchent…

🗣 : Bizarre univers là je ne te suis pas, tu veux recréer du lien mais tu éloignes les gens ?

 : Petit, Regarde aujourd’hui comment les hommes fonctionnent. Tu crois que le lien existe encore ? Le lien passe par le virtuel et les écrans. Même quand les hommes se promènent, ils ne regardent plus la nature mais leur téléphone… A part s’embrasser il ne restait plus grand chose du lien… alors je vais couper ce qui leur restait de lien et je vais exagérer leur travers … en restant confinés chez eux, fort à parier qu’au départ ils se régalent des écrans mais qu’au bout de plusieurs jours ils satureront… lèveront les yeux.. découvriront qu’ils ont une famille, des voisins … et qu’ils ouvriront leur fenêtre pour juste regarder la nature …

🗣 : Tu es dur Univers, tu aurais pu alerter avant de taper aussi fort…

: Mais Corona, avant toi j’ai envoyé plein d’autres petits … mais justement c’était trop localisé et pas assez fort…

🗣 : Tu es sur que les hommes vont comprendre cette fois alors ?

: Je ne sais pas Corona… je l’espère… Mère terre est en danger… si cela ne suffit pas, je ferai tout pour la sauver, il y a d’autres petits qui attendent … mais j’ai confiance en toi Corona… et puis les effets se feront vite sentir … tu verras la pollution diminuera et ça fera réfléchir, les hommes sont très intelligents, j’ai aussi confiance en leur potentiel d’éveil… en leur potentiel de création de nouveaux possibles … ils verront que la pollution aura chuté de manière exceptionnelle, que les risques de pénurie sont réels à force d’avoir trop délocalisé, que le vrai luxe ce n’est plus l’argent mais le temps… il faut un burn out mondial petit car l’humanité n’en peut plus de ce système mais est trop dans l’engrenage pour en prendre conscience… à toi de jouer…

🗣: merci Univers… alors j’y vais …

Appuyée

" Appuyée " Dessin par Eri Kel
 » Appuyée  » Dessin par Eri Kel

Appuyée

 

Appuyée sur mes bras,

Je vous entends les gars,

J’imagines vos yeux émerveillés,

Du fait de mon corps sa volupté et sa féminité.

 

Pour cette occasion,

Je me suis fait un beau chignon,

Qui me donne ce petit air comme un garçon,

« Avec son blouson » comme chantait Sylvie Vartan dans sa chanson.

 

Certes, je n’ai pas sa notoriété.

Mais de la France, je possède une beauté.

Celle de ma région natale, de la superbe Vendée.

De St-Gilles-croix-de-vie, petite ville où je suis née.

 

Prenez bien tout vote temps,

Car je serai ici pour encore longtemps,

Car après discussion,nous avions convenu.

Votre professeure, une amie à moi, que je passerai la journée nue.

 

Car, vous ne le saviez peut-être pas.

Etre à l’aise avec sa nudité pour le modèle tout est là.

Et c’est dans la liberté de ses actions que se trouvent l’inspiration,

Cette inspiration qui permettra à vos crayons de m’immortaliser pour de bon.

 

Appuyé sur mes coudes,

Il faut maintenant en découdre,

Travailler bien sur vos réalisations,

Afin que vous reteniez bien comme il se doit votre leçon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un instant de faveur

L'instant de faveur
Avec la permission de mic-ardant de la France

Un instant de faveur

J’entre dans le vif du sujet en formulant cette question : Quel est l’instant le plus important lors d’une séance de nudité artistique ? Une telle question pourrait vous sembler superflue, surtout si vous parcourez mon blogue artistique depuis le 13 janvier 2016 date de sa création. Une date qui restera longtemps en mémoire puisque la création de ce blogue a été pour moi le point tournant d’une carrière formidable. Certes, je n’ai pas la notoriété d’un rock-star, ni d’un acteur de cinéma, mais il a permis de faire connaître mon corps, via sa nudité autrement qu’une simple erreur pharmaceutique.

Oui, je le sais bien. J’aurais pu choisir d’autres options plutôt conventionnelles selon les normes sociales établies. C’est un fait que je ne peux réfuter en aucun temps. Or, je l’ai choisi et j’assume mon choix pleinement et librement sans me justifier d’une manière ou d’autre autre. Toutefois, et c’est un élément majeur qui apporte un point positif dans un tel choix, cette carrière a favorisé la rencontre de gens formidables œuvrant dans divers domaines liés de près ou de loin à la nudité artistique. Je pense notamment à la peinture, la photographie, aux cours de dessins offerts dans les facultés, les écoles et les ateliers en arts. Aurais-je pu en dire si j’avais fait un autre choix? Permettez-moi d’en douter.

Néanmoins, et après avoir noté que jamais il n’a été question d’élaborer sur le moment le plus important lors d’une séance de nudité artistique, il m’a paru nécessaire d’élaborer quoique de manière concise sur le sujet. À vrai dire, trois points majeurs font de la période où je me prépare à affronter, si je peux m’exprimer ainsi, les regards des artistes qu’ils soient professionnels ou bien simplement amateurs.

En premier lieu, la confiance en soi est la pierre angulaire en cette période cruciale. J’ajouterais même que chaque vêtement enlevé ressemble d’une certaine manière à la couche protectrice de notre âme. N’oublions pas que chaque vêtement a sa propre importance que ce soit les souliers, le gilet, le pantalon et tout le reste. Pour sa part, le peignoir demeure le dernier rempart contre les regards des gens présents.

En deuxième lieu, savoir quoi offrir et comment l’offrir constituent, à l’image d’un menu de restaurant, ce dont les personnes présentes en ce lieu ont le droit de s’attendre non seulement d’une telle activité mais encore plus de ma participation. Autrement dit, je dois connaître à la perfection les poses choisies tout en ayant une idée suscitant la créativité envers mes convives. Pour se faire, un travail de longue haleine est souvent nécessaire même si tout peut se jouer au moment où je me retrouve derrière le paravent.

En dernier lieu, est-ce vraiment ma place? Vous l’ignorez sûrement, mais le modèle vivant a un droit absolu de participer ou non à une séance, et ce en tout temps. Bon ! Il est peut-être un peu tard pour y penser. Cependant, ce droit est inhérent au respect absolu de sa personne et nul ne peut le révoquer. Toutefois, une discussion franche, honnête et sans ambiguïté entre les personnes concernées demeure l’outil par excellence pour éviter une telle situation.

En résumé, vous seriez étonnés si vous connaissiez tout ce qui peut se passer dans la tête du modèle vivant lorsque vient le temps de sa préparation à quelques minutes de monter sur la balustrade. Il s’agit d’un précieux moment où il se retrouve seul face à ses craintes, ses interrogations, ses espoirs et ses attentes. Des attentes qui, fait cocasse, sont quelques fois plus élevées que celles des autres artistes en ces lieux. Il s’agit bel et bien d’un instant de répit, de prise de conscience et surtout de faveur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada