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Libre sous l’eau

Libre sous l’eau Poème de Rolland Jr Modèle JenovaxLilith Photo par Craig Gum Photography Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Under-the-Sea-924299782

Libre sous l’eau

 

Bonjour mes chéris ! Je fais depuis quelque temps,

Le même rêve que je faisais quand j’étais une enfant.

Je me balade posément sur une plage de sable fin,

En suivant en silence un bien étrange chemin.

 

Le soleil me réchauffe de ses rayons,

Alors que j’écoute de la mer une chanson.

Les vagues de couleur bleutée m’invitent à pénétrer,

Dans un monde inconnu attendant à se manifester.

 

Avec prudence, je me laisse glisser entre chaque lame.

Une sensation de bien-être envahit alors mon âme.

Peu à peu, j’entre en douceur dans cette mer.

Petit à petit, je m’écarte de la terre.

 

C’est en ce moment précis que j’ouvris les yeux,

Et je découvrais un endroit si magique, si merveilleux.

Mon esprit totalement vide, j’étais libre sous l’eau.

Je n’avais jamais vu un monde si beau.

 

L’onde épousait mon corps.

La lumière brillait sur moi tel de l’or.

Mes cheveux voguèrent sur les courants.

Les faisant valser ici et là allègrement.

 

Toutes les couleurs apparaissaient si féériques.

Je me rappelais alors les contes fantastiques.

Que me relatait ma défunte mère le soir,

Lorsque venait l’heure de me dire « au revoir ».

 

Et qu’elle déposait un tendre baiser sur ma joue,

En me souhaitant bonne nuit en m’offrant mon toutou.

Libre sous l’eau ! Quel rêve formidable que j’ai fait cette nuit !

Ce que je donnerais afin que ma maman puisse être encore en vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pose aux barreaux 

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Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Pose aux barreaux 

 

Je pose tout en silence, 

Afin de mieux savoir à quoi je pense, 

Pourquoi ai-je tant aimé, tant souffert ? 

Ma vie ne serait-ce qu’un éternel enfer ?

 

Portant sur la tête un foulard sombre, 

Afin de cacher mes cheveux blancs, 

Qui annoncent le terme des ans, 

Et la mort qui pointe son ombre.

 

De mes boucles d’oreilles qui pendent, 

Comme le ferait le pendule d’une horloge, 

Dont les fils du temps sont dévorés par un ogre, 

Au fil du temps qui s’épuise à chaque seconde.

 

Je vis cet instant, 

Comme jamais auparavant, 

Car serais-je encore de ce monde ? 

Puisque la mort me frappera telle une onde.

 

Mes seins qui faisaient toute ma fierté, 

Et qui procuraient à mes amants fidèles tant de gaieté. 

Ont commencé depuis fort longtemps à s’affaisser, 

Épuisés d’avoir nourri mes enfants affamés.

 

Je revois les moments de ma vie les moments de grâce, 

Ceux qui m’ont donné tant de joie, de paix et d’amertume, 

Me collant à la peau donnant l’illusion que je me parfume.

Et que dire de mes amours si ce n’est que trois fois hélas ?

 

À quoi bon de s’en faire avec la vie et son destin ? 

Car c’est le propre des êtres humains de connaître du chagrin. 

Souvenons-nous que l’existence possède bien des bas et des hauts. 

C’est pourquoi je reviens à l’essentiel à cette pose aux barreaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada