Archives de tags | champs

Le temps d’aimer

Que le temps d’aimer Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00434b-894857867

Que le temps d’aimer

 

Est-il trop tôt pour me lever?

Est-il trop tard pour être couché?

Trop tôt pour vivre, trop tard pour exister?

Suis-je trop vieux pour espérer encore aimer?

 

En ce matin sombre du mois d’octobre,

Je sens monter en moi un certain opprobre,

Des questions qui apparaissent en mon âme bien sobre,

Et qui extirpent mon corps de ce lit tel un soldat sous les ordres.

 

Qu’ai-je donc fait de mon existence?

Ai-je encore le droit de connaître l’espérance?

C’est alors que je me souviens d’une charmante France,

Que j’avais jadis connu loin de Paris, en ces terres appelées la Provence.

 

Une jeune dame à la chevelure soigneusement tressée,

Une jeune dame, de corps et d’âme, d’une parfaite beauté.

Une jeune dame qui m’avait impressionné par sa personnalité,

D’un tempérament si angélique, qu’être en amour, je n’ai pu résister.

 

Ayant accepté avec grand sourire mon invitation,

Nous avons sillonné les terres et les prés tels des vagabonds,

En parcourant avec précaution les champs de blé avant la moisson .

Nous avons fait mille pas en fredonnant de tout cœur nos plus belles chansons.

 

Jeune femme si rayonnante avec ses manières.

De ces manières loin des miennes bien étrangères.

Elle se débarrassa de ses vêtements d’une façon si légère,

Qu’en homme si prude que je suis, j’ignorais vraiment que faire.

 

Bien humblement, c’est alors que j’ai demandé.

Sa permission que ce moment puisse être immortalisé,

Un moment qui allait me suivre en dépit de la guerre et des tranchées,

De cette journée qui réchauffera mon cœur une fois que la vieillesse sera tombée.

 

Prenant alors avec délicatesse mon appareil-photo,

J’ai attendu avec patience le moment où tout est beau,

Le moment où elle s’approcha avec lenteur vers le ruisseau,

C’est alors que j’ai appuyé sur le bouton sans dire un seul mot.

 

Ah mon Dieu! J’aurais aimé lui dire des mots d’amour,

Des mots de tendresses qui seraient gravés pour toujours,

En mon âme et en mon cœur et qui auraient rendu mon destin moins lourd,

Que le temps d’aimer passe vite lorsque l’on s’aperçoit comme le temps est court.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Fleur du printemps

Fleur du printemps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Spring-flower-871995803

Fleur du printemps

 

Fleur du printemps,

Que j’attendais depuis longtemps,

De ces jours d’hiver qui ne finissaient plus,

De cette neige qui couvrirent les champs à perte de vue.

 

Chaque jour qui passait,

C’est à ton retour que je rêvais,

À ton retour de tout mon cœur tant souhaité,

Quelle une jolie dame en mon pays fraîchement arrivée.

 

Dame au visage tendre à regarder,

Dame au corps si magnifique à admirer,

Dame qui avec patience annonce sa venue,

Dame avec douceur vient vers moi simplement nue.

 

Fleur de la renaissance de la nature,

Fleur qui parfume les lieux d’un baume pur,

Viens vers moi qui depuis tant de temps je t’attends,

Ne me fais point languir, ô ma belle fleur du printemps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La vie peut être

La vie peut
La vie peut être Texte de RollandJr St-Gelais Photo par G.B.62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Hard-and-soft-849003014

La vie peut être

La vie peut être aussi douce que l’herbe verte dans les champs en été. La vie peut être aussi rude que les cailloux sur le bord du chemin. La vie peut nous transporter dans les plus hautes extases du bonheur comme elle peut nous enfoncer dans les pires douleurs de l’enfer. La vie peut renfermer une multitude de trésors comme elle peut devenir une boîte de pandore.

La vie est en soi inégale pour chacun d’entre nous. Certains naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche tandis que d’autres triment dur tous les jours de leurs existences. Certains naissent avec un corps parfait tandis que d’autres ont que pour corps le résultat des pires cauchemars. Certains ont la beauté de la perfection et d’autres ont la perfection des imperfections. Et pourtant, tout réside dans la vision que tous ces gens ont face à la vie.

La vie est ce qu’elle est. Ne cherchons pas de coupables, ni de raisons à ce qu’elle est. Il n’y a ni volonté divine, ni karma. Il n’y a que la vie en soi, avec ses hauts et ses bas. Telle une montagne russe, crions de joie lorsque nous sommes vivons de bons moments et reprenons notre souffle lorsque nous traversons des jours difficiles.

La vie peut être. La vie est. La vie sera toujours ce qu’elle est. Elle sera toujours la vie. Rien à rajouter. Rien à enlever. Vivons tout simplement. Simplement dans la joie de vivre ici et maintenant.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Il était une fois un homme

storytelling___there_once_was____by_cable9tuba_ddd2yum-pre
Il était une fois Photo par John K. https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Storytelling-There-once-was-808033774

Il était une fois un homme

 

 

Il était une fois un homme,

Un homme pas tout à fait comme les autres,

Car il rêvait plus que tout de quitter tous ces hôtes,

Qui étaient venus de ces contrées pour y voler des bêtes de somme.

 

De ses frères enchaînés tels des animaux,

Semblables à du bétail formant des troupeaux,

Arrachés de leurs terres nourricières tendres comme une mère,

Amenés sur des bateaux en bois d’où ils ne verront plus leurs pères.

 

Arrivé sur un continent si froid et tellement inconnu,

Devant une foule de marchands, il fut marqué au fer rouge.

Lié par ses pieds meurtris afin de l’empêcher qu’il ne bouge,

Alors que devant femmes et enfants blasés, il fut entièrement nu.

 

Marchandé à vil prix par de futés négociants,

Acheté par un homme pour y travailler dans ses champs.

Il l’amena sur sa plantation et lui donna un nom prestement,

Et lui montra où désormais il vivra et qu’il aura femme et enfants.

 

Car bien qu’il soit son avoir acquis à fort prix,

Il ne désirait en aucun cas que le mal du pays le prit,

Voilà pourquoi femme de sa race et bien en chair il lui a vite choisie,

Afin qu’il ne se sent pas abandonné sur le sol si froid de cet étrange pays.

 

Mais en son cœur, il jura que ce pays sera aussi à ses descendants.

Il fit avec tendresse de beaux enfants à sa femme qu’il aimait tant,

Car son seul souhait fut que sa postérité ne sert point l’homme blanc,

De ses mains blanchies par le sol aride, il releva le défi hardiment.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Liens

Liens
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Liens

 

Depuis que je suis née,

Ainsi on m’a élevée, éduquée,

À toujours obéir aux ordres donnés,

Céder aux caprices même ceux que je ne peux nommer.

 

Déjà toute petite,

Je croyais être maudite,

Car au lieu de jouer et de m’amuser,

Je devais sans cesse, encore et toujours travailler.

 

Devenue adolescente,

Cet âge où mon corps pouvait engendrer,

Alors que mon âme est presque celle d’un nouveau-né,

Les maîtres de ma mère me firent connaître aux enfers la descente.

 

En me vendant à un pervers,

À qui je devais en tout temps plaire,

Pour venir en moi, cela ne le gênait guère,

Beau temps, mauvais temps, printemps, été, automne et hiver.

 

Voyant que je ne pouvais lui fournir marchandise à vendre,

Il me vendit à une famille possédant grande propriété,

Sur laquelle je devais récolter le maïs et le blé,

Au-moins, jamais on n’y toucha mon ventre.

 

Je suis devenue aussi forte et robuste qu’un chêne,

Car sous le soleil des champs cultivés, j’ai connu que les chaînes.

Les chaînes mises au corps sont certes très lourdes à supporter,

Mais celles érigées à notre âme sont les plus ardues à briser.

 

J’en parle en connaissance de causes,

Car pour avoir osé élever la voix cette fois,

Pour mettre défendue contre cette unique voie,

Celle de toujours obéir sans prendre aucune pause.

 

Les vigiles m’ont attachée à ce poteau,

Afin d’y recevoir le fouet qui arrachera ma peau,

Jambes écartées et torse nue, j’entends déjà rire ces écorcheurs,

Qu’un ange vient défaire ces liens! Voilà la prière que je fais avec cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada