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La vie peut être

La vie peut
La vie peut être Texte de RollandJr St-Gelais Photo par G.B.62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Hard-and-soft-849003014

La vie peut être

La vie peut être aussi douce que l’herbe verte dans les champs en été. La vie peut être aussi rude que les cailloux sur le bord du chemin. La vie peut nous transporter dans les plus hautes extases du bonheur comme elle peut nous enfoncer dans les pires douleurs de l’enfer. La vie peut renfermer une multitude de trésors comme elle peut devenir une boîte de pandore.

La vie est en soi inégale pour chacun d’entre nous. Certains naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche tandis que d’autres triment dur tous les jours de leurs existences. Certains naissent avec un corps parfait tandis que d’autres ont que pour corps le résultat des pires cauchemars. Certains ont la beauté de la perfection et d’autres ont la perfection des imperfections. Et pourtant, tout réside dans la vision que tous ces gens ont face à la vie.

La vie est ce qu’elle est. Ne cherchons pas de coupables, ni de raisons à ce qu’elle est. Il n’y a ni volonté divine, ni karma. Il n’y a que la vie en soi, avec ses hauts et ses bas. Telle une montagne russe, crions de joie lorsque nous sommes vivons de bons moments et reprenons notre souffle lorsque nous traversons des jours difficiles.

La vie peut être. La vie est. La vie sera toujours ce qu’elle est. Elle sera toujours la vie. Rien à rajouter. Rien à enlever. Vivons tout simplement. Simplement dans la joie de vivre ici et maintenant.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Il était une fois un homme

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Il était une fois Photo par John K. https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Storytelling-There-once-was-808033774

Il était une fois un homme

 

 

Il était une fois un homme,

Un homme pas tout à fait comme les autres,

Car il rêvait plus que tout de quitter tous ces hôtes,

Qui étaient venus de ces contrées pour y voler des bêtes de somme.

 

De ses frères enchaînés tels des animaux,

Semblables à du bétail formant des troupeaux,

Arrachés de leurs terres nourricières tendres comme une mère,

Amenés sur des bateaux en bois d’où ils ne verront plus leurs pères.

 

Arrivé sur un continent si froid et tellement inconnu,

Devant une foule de marchands, il fut marqué au fer rouge.

Lié par ses pieds meurtris afin de l’empêcher qu’il ne bouge,

Alors que devant femmes et enfants blasés, il fut entièrement nu.

 

Marchandé à vil prix par de futés négociants,

Acheté par un homme pour y travailler dans ses champs.

Il l’amena sur sa plantation et lui donna un nom prestement,

Et lui montra où désormais il vivra et qu’il aura femme et enfants.

 

Car bien qu’il soit son avoir acquis à fort prix,

Il ne désirait en aucun cas que le mal du pays le prit,

Voilà pourquoi femme de sa race et bien en chair il lui a vite choisie,

Afin qu’il ne se sent pas abandonné sur le sol si froid de cet étrange pays.

 

Mais en son cœur, il jura que ce pays sera aussi à ses descendants.

Il fit avec tendresse de beaux enfants à sa femme qu’il aimait tant,

Car son seul souhait fut que sa postérité ne sert point l’homme blanc,

De ses mains blanchies par le sol aride, il releva le défi hardiment.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Liens

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

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Depuis que je suis née,

Ainsi on m’a élevée, éduquée,

À toujours obéir aux ordres donnés,

Céder aux caprices même ceux que je ne peux nommer.

 

Déjà toute petite,

Je croyais être maudite,

Car au lieu de jouer et de m’amuser,

Je devais sans cesse, encore et toujours travailler.

 

Devenue adolescente,

Cet âge où mon corps pouvait engendrer,

Alors que mon âme est presque celle d’un nouveau-né,

Les maîtres de ma mère me firent connaître aux enfers la descente.

 

En me vendant à un pervers,

À qui je devais en tout temps plaire,

Pour venir en moi, cela ne le gênait guère,

Beau temps, mauvais temps, printemps, été, automne et hiver.

 

Voyant que je ne pouvais lui fournir marchandise à vendre,

Il me vendit à une famille possédant grande propriété,

Sur laquelle je devais récolter le maïs et le blé,

Au-moins, jamais on n’y toucha mon ventre.

 

Je suis devenue aussi forte et robuste qu’un chêne,

Car sous le soleil des champs cultivés, j’ai connu que les chaînes.

Les chaînes mises au corps sont certes très lourdes à supporter,

Mais celles érigées à notre âme sont les plus ardues à briser.

 

J’en parle en connaissance de causes,

Car pour avoir osé élever la voix cette fois,

Pour mettre défendue contre cette unique voie,

Celle de toujours obéir sans prendre aucune pause.

 

Les vigiles m’ont attachée à ce poteau,

Afin d’y recevoir le fouet qui arrachera ma peau,

Jambes écartées et torse nue, j’entends déjà rire ces écorcheurs,

Qu’un ange vient défaire ces liens! Voilà la prière que je fais avec cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Flasque

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Dessin réalisé par Amani Lizah Glaise

Flasque

 

En cet instant,

Un peu de temps,

Où je me repose assis,

Car je suis fatigué moi aussi.

 

La journée a été dure,

À cueillir dans les champs,

Que m’a légué ma tendre maman,

Cueillir les fruits délicieux et mûrs.

 

N’en pouvant plus d’avoir si chaud,

En ce début d’un automne tellement beau,

J’ai décidé de retirer sans gêne aucune mes vêtements,

Et de me laisser rafraîchir au gré du temps et du vent.

 

Fier de mon corps pourtant si imparfait,

Dans ce monde rempli de gens se croyant parfaits,

Je me suis rappelé comme la vie est belle en ce lieu,

Maintenant que je suis seul et que je deviens vieux.

 

Me souvenant de mes anciennes conquêtes,

De mes tendres amours qui me hantent la tête,

Auxquelles je prenais un plaisir passionnel,

À les satisfaire tout autant qu’elles étaient belles.

 

Elles sentaient en elles la force de ma virilité,

Que me firent en cadeau mille et une divinités,

De ma hampe gorgée de sang et forte telle une bourrasque,

Mais l’âge me rattrapant dans ses filets, elle sera à jamais flasque.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Blogue de madame Amani Lizah Glaise :
https://amani-lizah-glaise.blogspot.com/

Maternité

Maternité

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Maternité

 

De la Genèse où la vie est apparue,

Est-elle apparue ou bien a-t-elle créée ?

Voilà bien une question que philosophes se sont posé,

Peu importe ce que vous croyez ou pas et votre point-de-vue.

 

Dès cet instant où souffle des hommes fut prise,

Et de leurs épouses leurs cœurs en ont été éprises,

Laissant le jour leurs bien-aimées pour labourer les champs

Ou bien qu’ils soient partis à la guerre pour tuer autre que le temps.

 

Ils ne pouvaient guère ignorer la valeur de leurs conjointes,

Parfois de leurs concubines qui les attendaient les mains jointes.

Car c’est en elles qu’elles y trouvèrent tendresse et repos bien mérités,

Et à leurs retours, les enlacer en bénissant les cieux de les avoir épargnés.

 

Hommes braves et de guerre ou hommes de lettres et de paix,

De la grande valeur de leurs femmes de tout temps ils savaient,

Car malgré toutes leurs croyances face à vivre pour l’éternité,

Les plus sages trouvèrent réponse en leurs amours par la maternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada