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Endormie

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

Endormie

 

C’est la fin de la journée.
Où serait-ce la fin de l’année?
Quoiqu’il en soit, quoiqu’il en est,
Voilà ce qu’il y a, voilà ce qu’il est fait.

 

Après tant d’efforts pour un monde,
Un tas de gens aux comportements immondes,
Elle n’avait que faire de leurs vœux et de leurs souhaits,
Ressemblant à des pantins et à des vulgaires jouets.

 

Maintenant qu’elle est chez elle,
Elle se sent libre telle une hirondelle,
De ses vêtements d’esclaves d’un supermarché,
Elle les arrache avec hâte comme un poids longtemps supporté.

 

Prenant une chaude douche,
Elle entre ouvre délicatement sa bouche,
Et des ses doigts délicatement elle explore sa zone intime,
En pensant à ce jeune homme aux corps d’athlète qu’elle appelle Tim.

 

Ressentant tout son corps se détendre,
Cette eau bienfaitrice sur sa peau tendre,
Elle libère son esprit de ces pensées, de ces idées et de ces faussetés.
Pendant que de ses mains expertes elle se purifie de ces saletés.

 

Propre de corps et libre d’esprit,
Elle décide d’aller s’étendre sur son lit,
Le temps de quelques instants, le temps d’un répit,
Le temps de se retrouver en elle pour qu’enfin elle sourit.

 

Y déposant son corps telle une offrande,
Sur cette autel au doux parfum d’amandes,
Elle se laisse bercer par le ronronnement de sa fidèle amie,
C’est alors qu’elle se laissa tomber, la belle endormie.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

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Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

Marchand calmement dans un magnifique jardin,

Je déambulais  parmi ces humbles gens tels des pantins,

Voyant au loin un modeste banc blanc esseulé qui m’attendit,

Comme on attend avec hâte un être cher, un parent, un vieil ami.

 

Quelques pas amplement me suffirent,

Pour m’y rendre avec gaité et avec le sourire,

Confortablement assis tel un César avec ses lauriers,

Mes pensées me firent plonger dans les songes des lointains étés.

 

De ces temps où féminité et coquetteries,

Allèrent si bien avec virilité et nobles galanteries,

Quel plaisir de courtiser jeunes dames afin d’être leurs élus,

Et de les accompagner dans ce lieu interdit où nous étions nus.

 

Soleil généreux de ses rayons,

Fit couvrir quelques têtes de chapeaux melons,

C’est alors que vinrent à moi les notes d’un piano jouées,

Qui ont voyagé par la douce brise d’un bistro et ses arômes de café.

 

De ces saveurs veloutées,

Et parfois corsées que je savourais,

Au lit avec celle que j’admirais et que j’aimais,

Ah ! Ce que nous étions heureux en ces temps reculés.

 

Perdu dans mes coupables pensées,

Je n’avais point vu l’étranger assis devant moi,

Me fixant du regard en silence et sans geste tel un roi,

Je voulais aller le trouver simplement pour parler, pour discuter.

 

Allais-je le déranger, l’importuner, le blesser ?

Car une simple parole peut parfois guérir ou  bien tuer,

Mais, au fait,  que me veut- il ? Pourquoi diable me regarde-t-il ?

C’est alors que glissa sur sa joue une larme de ses yeux tels des îles.

 

Point de mots pour exprimer ses douleurs,

Point de sons pour décrire la vie et ses couleurs,

Parfois l’instant saisi suffit à deux âmes pour communier,

Pour partager mille bonheurs qu’on ne peut ni nier ni oublier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada