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Dans ta chambre

Dans ta chambre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans ta chambre

 

En silence, je suis venue.
En silence, je me suis dévêtue.
En silence, je t’ai simplement attendu.
En silence, de tes pas j’ai avec hâte entendus.

 

Ne sachant quelle pose prendre,
Afin de mon désir, tu puisse comprendre.
D’être prise par toi avec passion, avec ardeur.
Oui, aussitôt ton arrivée, en cette précieuse heure.

 

Prends-moi, maintenant !
Prends-moi par-derrière ou par-devant !
Fais-moi de plaisir, et un peu de douleur, crier.
Crier de joie d’être juste à toi, crier jusqu’à m’époumoner.

 

La journée est à peine terminée,
Que cette nuit magique est commencée.
Viens ! Viens dans ma mystérieuse pénombre.
C’est pour t’offrir milles plaisirs que je suis dans ta chambre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comme une interrogation

Comme une interrogation
Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Comme une interrogation

 

J’aimerais savoir,
Pourquoi tant de noir ?
Pourquoi tant de troubles ?
Qui sans arrêt se dédoublent.

 

J’aimerais comprendre ce qui se passe,
Avant de partir, avant que je ne trépasse,
Avant de m’éteindre pour de bon et à jamais,
Que s’est-il passé de ce monde que j’aimais ?

 

Je n’y comprends plus rien,
Où sont passés les gens de bien ?
Que sont devenues les églises de mon enfance ?
Que sont devenus les temps des belles romances ?

 

L’immoralité est devenue la norme,
Pour satisfaire les illusions des hommes,
La bonté est devenue un crime un déshonneur,
La tristesse a remplacé les moments de bonheur.

 

Expliquez-moi car je suis perdu
Perdu dans mes pensées sorties des nues,
Que sont devenus les rêves de paix et d’harmonie ?
Ont-ils été remplacés par des objets à vil prix ?

 

J’ai comme une interrogation,
Une simple et petite question,
Où se trouve maintenant l’amour ?
Est-il disparu à jamais et pour toujours ?

 

Je suis tellement désemparé,
Pourquoi suis-je en ce monde né ?
Dans le sein de ma mère, je veux retourner.
Car de ce monde si insipide, j’en suis écœuré.

 

Existe-t-il encore un lieu,
Où les hommes sont encore des frères ?
Où les femmes vivent en symbiose égalitaire ?
Où les crimes n’ont pas été commis au nom d’un Dieu ?

 

Mais pour le moment, je vais me taire.
Et me dessiner je vous laisserai-faire,
Car je suis venu pour votre plaisir,
Et pour répondre à mon désir.

 

Mon désir d’être libre et nu,
Et de vos yeux être simplement vu,
Vous permettre de m’immortaliser,
Sur du papier avec un crayon bien aiguisé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Parfois il ne faut pas chercher à comprendre

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Parfois il ne faut pas chercher à comprendre

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois de février se terminera en beauté pour vous et pour les êtres chers que vous aimez. Pour ma part, ce fut un mois bien rempli. En effet, ma convalescence et ma réadaptation physique se déroulèrent de manière fort positive. De bons soins prodigués par un personnel extraordinaire et attentionné, un accompagnement spirituel offert tout au long de mon séjour et la visite d’amis et d’amies ont aidé votre humble serviteur à recouvrer à la santé. Il est toutefois vrai que je n’ai jamais perdu mon sens de l’humour.

En parlant de l’importance de l’humour dans ma vie, je dois avouer que cet aspect y joue un rôle fondamental dans mon bien-être personnel. J’oserais même écrire, sans aucune prétention, que c’est fort probablement ma qualité principale. Que de fois j’ai fait rire les membres du personnel de l’hôpital de l’Enfant-Jésus que j’ai fréquenté après mon opération. Je pense notamment lorsque certaines préposées devaient faire mes soins personnels, lavage corporel, et qui semblèrent parfois quelque peu gênées face à ma situation physique. Quoi de mieux qu’une bonne blague pour désamorcer une situation embarrassante ? Bon ! Soyez rassurés-es ! Ce furent des blagues sans aucune vulgarité.

Par ailleurs, il m’est arrivé de remonter le moral à certains patients qui étaient, c’est le moins que je puisse dire, vraiment mal en point. Ce qui m’a valu une belle surprise. En effet, un des patients a eu la gentillesse de venir me souhaiter une belle et longue vie avant de quitter l’hôpital pour retourner auprès des siens. Il avait profité de l’occasion pour me remercier de lui avoir remonté le moral lors de mes petites visites de courtoisies. Comme quoi faire le bien par le biais de l’humour est peut-être la plus belle richesse qui soit dans ce monde.

Quand je vois tous ces gens qui ne pensent qu’à accumuler des sommes monétaires qu’ils délaisseront lorsqu’ils quitteront ce monde alors qu’ils leur suffiraient de mettre un peu de couleurs et de sourires autour d’eux pour s’apercevoir que la vraie richesse ne s’acquiert pas, elle se partage. Cela me rend fou. Pas très drôle lorsque je pense que je le suis déjà un peu. 

Oui, il y a bien des aspects de la vie qu’il ne faut pas chercher à comprendre. Ces aspects se doivent d’être vécus pour se rendre compte qu’ils rendent à la vie sa plus grande saveur. Alors cessons de chercher à comprendre et vivons la vie comme elle se présente à nous.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Fatiguée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Fatiguée

 

J’ai parcouru bien des pays

J’ai rencontré bien hommes

J’ai si souvent été abusée en somme

Que j’en ai perdu l’amour de la vie.

 

Où va alors ma confiance?

Celle de ma tendre enfance

Celle de ma folle adolescence

Cela m’a fait prendre conscience.

 

Que la souffrance existe autour de moi

Et pas seulement entre moi et toi

J’essaie de comprendre, de voir cette nuit

Ce qui ne va pas, ce qui en moi me détruit.

 

Fatiguée! Fatiguée!

Je suis simplement épuisée

Ô mon chéri, pourrait on remettre ça à demain?

Car en mon cœur, je ne veux que passer la nuit entre tes mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Que vous êtes bonne maîtresse

Dessin par Juste Angèle de la France

Dessin par Juste Angèle de la France

Que vous êtes bonne maîtresse

 

En cette fraîche soirée,

De vous rencontrer, ardemment, j’ai désiré.

Pour ressentir de nouveau ce si suave plaisir,

D’être entre vos mains votre jouet et en souffrir.

 

Avec attention, vous vouliez savoir.

Quelle punition devais-je selon mon désir recevoir.

Vous savouriez chacune de mes paroles pour bien comprendre,

Pour bien me punir d’avoir admiré ces dames sans me faire prendre.

 

Me préparant à recevoir cette correction,

Cette inoubliable et ô combien tendre punition,

Je me souvenais en compagnie d’une belle dame cette humiliation,

Où me tenant en laisse cette beauté me fit faire le tour de la maison.

 

Ô quel sublime délice, ce fut.

Ô quel divin châtiment, je m’en suis repu.

Deux maîtresses ! L’enseignante qui montra à son élève.

À devenir grande perverse ! Être si cruelle ! Une bien étrange Ève.

 

Puis, j’entendis ouvrir la porte des Enfers.

Où apparue dame de noir vêtue à la main de velours,

M’annonçant sans dire un mot que châtiment j’aurais en ce jour

Tout en manipulant avec grand soin son gant de fer.

 

Tout y passa !

Cordes, fouet, glace et tout le tralala.

Ô tendre maîtresse ! Que vous étiez bonne pour moi.

Ô divine tortionnaire ! Vous m’avez appris que je ne serai jamais roi.

 

Et sachant surmonter mes craintes et mes peurs,

Je désirais avec humilité recevoir sur ma peau de satin,

Cette peau que me légua avec amour un quelconque être divin,

Ce que vous y avez incrusté avec passion dans ma chair, tous ces cœurs.

 

Que cet instant de tourments,

Jamais ne pouvait se terminer tellement,

Tellement je ressentais en mon âme tout le bienfait,

Cette sensation bizarre où entre vos mains, je n’étais qu’un jouet.

 

Un jouet consentant,

Qui devint entre vos mains expérimentées,

Instrument tel un passe-temps de son corps si usé,

Un outil qui n’a connu que le sentiment d’avoir toujours été exploité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aimerais comprendre

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«Nous sommes tous plus ou moins attachés aux décisions prises dans notre lointain passé, à ce que nous avons été témoins, avons subis et avons fait subir, Nous aimerions parfois ne pas voir avec les yeux de notre âme ce qui nous entoure, ce que nous croyons être la vérité, ce que nous pensions être vrai. Nous avons tous les mains plus ou moins liés à nos souffrances actuelles, à celles que nous avons assistées dans le passé sans avoir pu faire quoique ce soit. C’est-là où réside tout le drame humain.» De RollandJr St-Gelais de Québec

J’aimerais comprendre

 

Il y a des fois au cours de la vie
Qu’il est nécessaire de se questionner
Afin de pouvoir continuer d’avancer
Et de devenir meilleur, c’est ainsi.

 

Ai-je toujours fait les bons choix ?
Excellente question, il va de soi.
Des choix furent bien et d’autres non.
Que nous le voulions ou le souhaitions.

 

Qu’aurait été ma destinée et ma route ?
Si elles n’étaient pas toujours semées de doutes.
Où en serai-je aujourd’hui ou bien cette nuit ?
Qui aurais-je connus ou croire connaître à l’infini ?

 

Drôle de pressentiment d’avoir un peu raté mon existence,
En cet instant où je me prépare à rejoindre le monde de la romance.
Qu’aurait pu être ma réalité actuelle en dépit de mes choix ?
Bien malin celui qui aurait réponse précise face à toutes ces voies.

 

Et comme dit une amie qui m’est chère :
Inutile de regarder toujours en arrière.
Car c’est devant soi que la route continue,
Voilà pourquoi les rétroviseurs sont bien menus.

 

Allons donc vers l’avant,
À petits pas qui deviendront grands.
Ce qui est fait a été fait pour la raison voulue,
En espérant meilleures décisions le temps venu.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je ne veux plus voir

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Modèle nue? Sandrine Carrascosa

 

Je ne veux plus voir

 

Non, cela suffit.

Cessez! Je vous en pries.

En mon esprit, j’entends tous ces cris.

De ces pères et mères qui pleurent leurs enfants chéris.

 

Combien de jours devrais-je encore souffrir?

Combien de nuits devrais-je de douleurs gémir?

Combien de plaintes devrais-je faire monter au ciel?

Pourquoi ce monde est-il gouverné par tant de criminels?

 

Que de questions sans réponses!

Que d’illusions perdues dans le monde des songes!

Je voulais tant savoir et tant comprendre de ce temps,

Temps du sablier versé par tous ces nombreux mécréants.

 

Démontrant mon extrême vulnérabilité,

Je vous ai offert ma nudité en signe d’humilité,

Sans rien demander en retour, pas de sou ni même un sourire.

Simplement répondez-moi: La vie en ce monde vaut-elle encore d’en rire?

 

Est-ce si difficile à comprendre?

De vos turpitudes je ne peux que vous les rendre.

Désormais, je n’ai qu’un seul désir qui m’anime du matin au soir.

De cette méchanceté envers tous ces gens innocents, je ne veux plus voir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Écrire pour ….

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Écrire pour …

 

Devant ma table, je prends ma plume,

En me souvenant de ma belle Dame Plume,

Tout en aimant cette nouvelle venue Goldy,

Qui est si mignonne et tellement jolie.

 

Et puis je me demande vraiment pourquoi,

J’ai décidé d’écrire ces mots du fond de moi,

C’est alors que viennent en mon esprit ces raisons,

Qui animent les raisons de vivre qui me donnent cette passion.

 

Écrire pour enfin réellement vivre,

Dans ce monde qui ne fait que survivre,

Écrire pour exister et pour perdurer dans le temps,

Avant que vient mon heure d’aller rejoindre mes aïeux d’antan.

 

Écrire pour témoigner de mon amour,

Qui parfois ont pris de drôles de détours,

Écrire pour communiquer avec l’univers majestueux,

Même si de ma langue impossible de tout faire ne peut.

 

Écrire pour  simplement être,

Tel un vieux et si noble hêtre,

Enraciné avec solidité dans le sol,

Sous le soleil accablant sans parasol.

 

Écrire quelques mots,

Pour en extirper bien des maux,

Écrire ces quelques insipides lignes,

Devant cette foule parfois bien maligne.

 

Écrire pour éviter de parler,

Et de mon plaisir le faire durer,

Écrire encore et encore et encore,

Car idées immortalisées sur le papier valent de l’or.

 

Écrire pour éviter de souffrir,

Pour me rappeler qu’il faut aussi savoir rire,

Écrire pour donner afin de ne pas reprendre,

Car c’est là que réside ce que l’on ne peut comprendre.

 

Écrire pour savoir se taire,

En longeant une belle rivière imaginaire,

Écrire pour savoir réellement écouter,

Écouter ceux à qui on interdit de parler.

 

Écrire pour communier avec ceux qui souffrent en silence,

Leur rappeler qu’ils ont aussi de la valeur depuis leur lointaine enfance,

Écrire pour raviver le désir de vivre de ceux qui ont si peu,

Leur rappeler que bien des richesses insoupçonnées se trouvent en eux.

 

Écrire une chanson ou de la poésie,

Afin d’égayer ceux qui ont le cœur endolori,

Leur rappeler qu’il suffit souvent d’une étincelle,

Pour voir en la vie ces grandeurs et ces merveilles.

 

Écrire pour me rappeler que je suis être éphémère,

Conçu une nuit dans l’amour d’un père et d’une mère,

Écrire pour me souvenir que le seul vrai trésor découvert sur mon chemin,

Est de pouvoir mettre mes pensées par des mots sur cet ultime parchemin.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Insondable regard

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Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

 

Insondable regard

 

Dès l’instant de ma conception,

Où père et mère s’aimèrent avec tendre passion,

De leurs gestes de noble sentiment où aucun mot ne peut tout exprimer,

Si ce n’est que par le plus beau verbe de la langue de Molière et c’est celui d’aimer.

 

Puis vint ce jour où je naquis dans ce monde,

Où existent des âmes tantôt heureuses, tantôt moribondes.

Parcourant nombreux pays pour s’y établir ou bien pour s’y enfuir,

Espérant trouver terres propices en soignant plaies secrètes afin d’en guérir.

 

On me regarda avec curiosité dès mes tout premiers pas,

Petits pas devinrent de plus en plus grands avec le temps qui passera,

Où je grandis tellement vite que l’on ne pouvait compter les trois pommes,

Que fredonna avec délice Jean Gabin dans sa chanson où il devenait homme.

 

Tout comme lui, je ne le sais toujours pas avec chagrin.

Quelle est cette question posée dès l’aurore, dès le petit matin ?

Que devrais-je savoir ? Que devrais-je comprendre ? Que devrais-je saisir ?

Quel divin secret dois-je deviner afin de pouvoir jouer l’instrument divin qu’est la lire ?

 

Puis vint le temps d’une douleur vive où je devins prud’homme,

Ce moment où l’on m’enrôla peut-être de gré ou encore de force,

Au sein d’une armée de hardis gaillards et des poilus aux cœurs féroces,

De cette garnison courageuse jetée devant fil-de-fer barbelé face à la Somme.

 

Que de visages ternes ai-je vus !

Que de frères d’armes ai-je secourus !

Toujours suppliant de recevoir derniers sacrements,

Après avoir déposé les armes mais avant de rendre l’âme assurément.

 

Maintenant que je suis devant vous et si vieux,

Et même si mon heure de partir à mon tour n’est pas encore venu,

Je ne peux revenir en arrière afin de prévenir ceux avec qui j’ai combattu.

Ne cherchez donc pas à comprendre cet insondable regard perdu sous de sombres cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me repose

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Photo prise à Montréal lors d’un de mes voyages professionnels de modèle nu

Je me repose

 

Je me repose

Tout simplement entre deux poses,

Fatigué de lutter contre l’image sans cesse véhiculée,

Qu’un homme handicapé ne peut être synonyme de virilité.

 

Et pourtant combien ont-ils laissé de leurs vies,

Sur les champs de bataille des peuples libres ou conquis ?

De leur sang sont abreuvées rapides rivières,

Et de leur chair nourries terres lointaines et étrangères.

 

Corps fatigué ! Corps épuisé !

Âme blessée par toute cette méchanceté inépuisée,

Que me reste-t-il devant tant de cruauté si ce n’est mon désir d’amour ?

Que puis-je faire pour sortir à jamais des flammes de cet infernal four ?

 

Je ne suis ni Hercule à la force gigantesque,

Ni un troubadour jouant de sa flûte aux motifs arabesques,

Je ne suis qu’une âme parfois sage parfois frivole,

Incarnée en cet être fragile aux pensées qui au gré du vent s’envolent.

 

Se reposer nu sur ce drap,

Afin de libérer son âme de ce qui le rend las,

Être là et simplement là et sans chercher à comprendre,

Car de son bon vouloir rien en la vie ne peut réellement en dépendre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada