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Le Jour du Seigneur : Mettons nos croix de côté

Le Jour du Seigneur Texte par RollandJr St-Gelais Photo Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Francisco-Masriera-y-Manovens-859901151

Le Jour du Seigneur

Mettons nos croix de côté

Aujourd’hui, c’est le Jour du Seigneur.

Un jour qui n’est pas comme les autres. Un jour où, telle est sa divine volonté, le repos est de mise. Pour se rappeler que l’homme ne doit être en aucun temps dépendant de son travail, de ses préoccupations, de ses questions et de ses prévisions.

En effet, le travail lui permet certes de se nourrir et de subvenir à ses besoins et, pourquoi pas, se gâter lorsque l’occasion se présente. Mais, il ne doit jamais en devenir l’esclave. Et quoi de pire pour les maux de l’âme de devenir obsédé par les préoccupations qui peuvent assaillir notre être à chaque instant? Or, aucune préoccupation ne vient sans avoir les bonnes solutions en temps voulu. Que de questions peuvent aussi émerger de notre esprit! Des questions, somme toute, n’ayant que peu d’importance. Que se passera-t-il pour l’avenir? Combien de fois nous nous demandons au cours de la journée? Et pourtant, savons-nous exactement ce dont l’avenir est fait? Nul d’entre nous le sait. Et, pour ce qui est de prévoir? Il en est ainsi. Certes, nous devons prévoir ce qui est en soi prévisible.

Toutefois, la vie est en soi si imprévisible. Laissons de côté toutes les croix que nous portons en semaine. Des crois que nous fabriquons e toutes pièces du moins pour la majorité d’entre elles. Des croix qui nous empêchent d’être ce que nous sommes appelés à devenir, des êtres de lumière et non pas des serfs pour des maîtres imaginaires.

Voilà pourquoi, votre humble serviteur désire prendre le Jour du Seigneur pour se reposer, pour faire le vide intérieur, pour se ressourcer et surtout pour prendre le temps de vivre. Prendre conscience du temps présent. Le temps qui passe inexorablement dans le sable du sablier. Le sablier qui m’a été décerné en cette vie bien éphémère.

Éphémère tels les bourgeons dans les arbres au printemps naissant. Bourgeons qui deviendront belles feuilles sur les arbres verdoyant de nos campagnes, de nos jardins et de nos villas. Feuilles resplendissantes de grâce sous le soleil d’été qui s’endormiront, le moment venu, en se couvrant de parures dorées, de feux flamboyants et de bronze éternel. De ces couleurs qui nous rappellent que nous sommes des êtres mortels aspirant à l’immortalité.

Jour sacré! Jour béni! Jour de repos entre tous ! Que ce jour soit bon pour vous tous. Ne salue-t-on pas notre prochain en ces termes : ‘’ Bonjour!’’ Que ce jour soit bon pour vous.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Rage impuissante

Rage impuissante Texte de RollandJr St-Gelais Photo de gfriedberg

Rage impuissante

Il arrive parfois pour bon nombre d’entre nous que nous soyons témoins de situations qui nous révoltent et que nous sommes dans l’impossibilité de faire quoique ce soit. Ce qui est d’autant plus vrai lorsque de telles situations touchent les gens que nous aimons.

De telles situations peuvent être causées par un coup du destin et ce, sous de multiples facettes telle que la maladie, par exemple. Certes, nous n’y échappons pas au cours de notre vie. Comme je l’affirme en maintes occasions, la vie ressemble à des montagnes russes avec ses hauts et ses bas. C’est en pouvant bien se cramponner sur la barre horizontale, qui symbolisent nos valeurs les plus profondes, que nous réussissons à être en relative sécurité émotionnelle.

Bien des facteurs sont susceptibles de provoquer en soi une colère que je qualifierais de légitime. Voir autant d’inégalités dans le partage des richesses au sein de la société, entendre des verdicts dans lesquels des crapules de la pire espèce s’en tirent à bon compte, apprendre que l’un de nos proches est atteint d’une maladie incurable et la liste peut se rallonger quasi indéfiniment.

Mais face à cette rage impuissante, la compassion, l’altruisme et le partage font d’excellents contrepoids. Manifester de la compassion élève l’âme de la personne sans pour autant le porter vers l’orgueil. En effet, qui dit compassion dit aussi, accompagner l’autre dans sa passion, se placer à ses côtés et surtout l’aider à porter dans la mesure de nos propres limites sa croix. Pour sa part, vivre de l’altruisme met chaque partie à égalité morale. L’autre devient notre alter ego. Et, enfin, le partage enrichie la personne qui reçoit sans appauvrir celle qui donne. Je parle ici d’un partage sincère dans lequel la première n’a aucune intention d’abuser de l’aide de son prochain ni que ce dernier voit l’occasion de soutirer un quelconque avantage de celle-ci dans l’immédiat ni dans le futur.

Il est parfois bien de vivre une rage impuissante car cela dénote en soi cette volonté de faire quelque chose mais aussi notre limite. J’irais jusqu’à dire que la rage est une manifestation divine tout comme peut l’être l’amour alors que notre impuissance nous renvoie à notre nature purement humaine avec ses forces mais aussi avec ses faiblesses.

Il m’est arrivé où le sentiment de rage m’a envahie en certaines occasions. Pas trop souvent, Dieu merci. Cependant, je me rappelle ce bon vieux dicton : Pourquoi regarder le petit nuage gris dans le ciel alors que le soleil brille de tous ses feux? La vie est faite ainsi.

Merci de m’avoir lu et bon congé de l’Action de Grâce.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Repentez-vous de vos péchés

Repentez-vous de vos péchés Poème de RollandJr St-Gelais Photo choisie par Appetive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/tumblr-la48fjx0rD1qcx76ko1-1280-856416495

Repentez-vous de vos péchés

 

En ces temps tellement incertains,

À Dieu remettez votre âme entre ses mains,

Temps à l’avenir inconnu pour vous qui n’avez pas cru,

Car vous pensiez avoir tout vu et qui tout entendu.

 

Dame pécheresse, cessez vos frivolités,

Faites attention à vos idées et à vos plus intimes pensées,

Car votre chair est faible comme l’est davantage votre esprit,

Mettez-vous à genoux devant notre Seigneur sur la croix qui pour vous a péri.

 

Femme à la beauté perverse et tentatrice,

Acceptez pour le salut de votre âme le supplice,

Confessez sans attendre vos péchés tant véniels que mortels,

Devant vos frères et vos sœurs qui ne reviennent pas comme vous êtes belle.

 

À genoux au pied de cet autel,

Priez afin d’éviter les tourments éternels,

Qui vous sont réservés dans les flammes de l’enfer,

Qui ne connaissent point de répit par les suppliques et les prières.

 

Récitez sans cesse les prières du Rosaire,

Avant que le fouet expiateur déchire votre chair,

Et que vous revêtissiez l’habit de vos coreligionnaires,

Une fois qu’il sera maculé de votre sang à qui Dieu saura plaire.

 

Invoquez les saints et la Sainte-Vierge,

Afin d’être pardonnée d’avoir eu toutes ces verges,

En votre sein en dépit des liens sacrés d’un pur mariage,

Institution symbolique par excellence de notre précieux Moyen-Âge.

 

Confessez vos fautes pendant qu’il en est le temps,

Car une telle démarche vous évitera bien des tourments,

Et en guise d’ultime punition vous porterez la ceinture de chasteté,

Face à vos œuvres de chair, une seule chose est nécessaire : repentez-vous de vos péchés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Note de l’auteur : Je faisais un clin d’œil à l’histoire en le comparant avec la situation actuelle de pandémie. Une situation où, par un phénomène que j’ai de la difficulté à saisir, il faut aux hommes un bouc émissaire pour justifier les menaces réelles ou imaginées auxquelles ils font face. Et, dans bien des cas, la religion voir aussi la vertu, a servi d’instrument de réclusion. Je me rappellerai toujours de cette phrase dit dans un film : « Souvenez mes enfants, que les pires crimes ont été commis au nom de la vertu ». Toutes mes plus sincères excuses si ce poème ai pu vous choquer en espérant que mes explications dissiperont tes doutes.

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d'une église
Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d’une église Texte par RollandJr St-Gelais Réalisation photo par David Hobbs Photography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Some-find-their-religion-outside-of-a-church-634483278

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez pu trouver des activités qui vous plaisent en vu du déconfinement graduel mis-en-place par les instances gouvernementales respectives. Pour ma part tout va bien. Chose étrange ! Le seul aspect négatif lié à cette période de confinement a été l’interdiction de se rassembler dans des lieux de culte. Vous le savez sûrement déjà mais j’avais pour habitude d’aller chaque dimanche à la célébration eucharistique à l’église catholique de mon quartier à Québec pour, ensuite, aller prendre un bon petit-déjeuner dans l’un des nombreux petits restaurants situés près de l’église. Une habitude que j’ai prise dès mon arrivé dans la capitale de la province du Québec.

Oui, je suis croyant, catholique et pratiquant et grand amateur de la bonne bouffe. Il n’y a aucun mal à cela. N’est-ce pas? Le fait d’agir ainsi à chaque dimanche me permettait de couper le lien, de manière symbolique, avec la semaine précédente pour débuter une nouvelle du bon pied. Ne dit-on pas que le dimanche est une commémoration de la résurrection du Christ par laquelle tout est renouvelé? Or, une telle pratique a été interdite par les instances gouvernementales afin de freiner la propagation d’un certain virus parmi la population et ainsi de protéger les gens ayant une santé précaire. 

Vous pouvez aisément imaginer la carence qu’une telle interdiction a amené chez votre humble serviteur. Or, ceci m’a amené à réfléchir sur un aspect de la foi. La foi se résume telle à se réunir une fois par semaine dans un édifice religieux aussi majestueux puisse-t-il l’être? Bien sûr que non. Pas plus qu’elle se résume à la récitation de milliers de prières et encore moins à porter des, permettez-moi cette expression, bondieuseries. Le fait de porter une croix autour de son cou ne fait pas de nous une meilleure personne. Mais, comment peut-on vivre la foi ou du moins une certaine forme de spiritualité? Voilà bien une question qui est la suite logique de la question posée précédemment.

Il est un fait intéressant à retenir que certaines personnes, dont le nombre est plus important que l’on pourrait même l’imaginer, trouvent leur religion bien au-delà des religions institutionnalisées et ce, peu importe leurs genres. Certes, bon nombre d’entre elles ont une connaissance limitée des ouvrages écrits par des êtres que l’on nomme des  »saints », tout en ayant adopté des règles morales fort louables. Tout comme de très nombreux individus qui se réclament être de grands croyants mais qui pourtant ont une ligne de conduite aux diapasons de la morale. Comme on dit au Québec, les bottines ne suivent pas toujours les babines. 

Toutefois, il existe en ce monde une cathédrale bâtie par nul autre que le créateur. Oui, j’utilise un langage d’un croyant en un Dieu ou si vous préférez en un être suprême dans le présent texte et c’est mon droit le plus stricte. Une telle cathédrale ne se trouve guère dans les grands centres urbains là où les gens sont souvent davantage préoccupés à suivre la cadence de la vie de consommation et même de surconsommation. C’est dans la nature qu’une telle cathédrale se trouve.

Une cathédrale dans laquelle nous pouvons nous recueillir et prier dans le plus profond de notre être. Prier sans dire un mot. Prier sans s’agenouiller. Prier sans la nécessité de porter un signe religieux de manière ostentatoire. Prier simplement en écoutant, en marchant et en profitant de l’instant présent. Cela ne coûte rien et nous apporte tellement de riches leçons de vie. Leçons de vie qui se retrouvent dans les livres saints de toutes les religions confondues depuis l’aube de l’humanité. Une humanité qui a vu en son sein de nombreux saints. Or, d’où ont-ils tiré leurs enseignements si ce n’est qu’au sein même de la nature, la cathédrale par excellence? Poser la question, c’est y répondre.

Je vous remercie pour votre attention.

RollandJr St-Gelais de la ville de Québec Canada

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada