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Il y a huit ans de cela

Il y a huit ans de cela Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin de Eri Kel de la France

Il y a huit ans de cela

 

Il y a huit ans de cela,

On était bien dans ce temps-là.

On pouvait s’embrasser et se cajoler,

Ne pas éprouver de crainte à s’enlacer.

 

Il faisait si bon de vivre,

De prendre le temps de sourire,

De profiter des chauds rayons de soleil,

Et d’apprécier la vie et toutes ses merveilles.

 

Il n’y a pas si longtemps, je crois.

En l’avenir, on pouvait avoir la foi.

Point de nuages sombres à l’horizon.

Des balades, avec cœur, nous chantions.

 

Crayon à la main,

Je faisais quelques dessins.

Que je revois en ces tristes jours,

Où semblent disparus l’espoir et l’amour.

 

N’ayez crainte, loin de moi, se trouve le désespoir.

Car les plus belles étoiles brillent dans le firmament noir.

Quoiqu’il advienne, quoiqu’il arrive, je continuerai d’avancer.

Ma confiance en la vie en l’amour, ne cessera jamais d’exister.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Figés dans le temps

Figés dans le temps Poème de Rolland Jr St-Gelais Source de la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/9200579-Qzcug5zr-901217473

Figés dans le temps

 

Il me semble que rien n’est comme avant,

Tout a tellement changé, tout s’est si vite transformé.

Les jours sont devenus des nuits, lesquelles sont mutées en journées.

Les valeurs semblent avoir disparu depuis des lustres depuis longtemps.

 

La science allait tout prévoir et tout arranger, avait-on dit.

La foi en Dieu transcendant a fait place en la croyance aux devins.

Et aux charlatans, qui, pour de l’argent, réconfortent d’un avenir incertain.

Tout est aléatoire, au gré des caractères de chacun, en dépit de la vie.

 

Quelle drôle d’époque que nous vivons,

Où le simple fait de s’enlacer est devenu un crime.

De faire l’amour et de connaître la mort est un synonyme.

Le danger de trépasser est présent chaque fois que nous respirons.

 

Il y a quelque chose en moi,

Qui me dit que des jours meilleurs.

Arriveront, en temps opportun, à la bonne heure.

Souvenons-nous que les grandes aventures se font pas à pas.

 

Figés dans le temps, nous sommes contraints.

Mais, aucun mal ne peut durer éternellement.

Car l’amour est plus fort que la crainte assurément.

L’espoir en un futur meilleur est le gage le plus certain.

 

L’assurance d’une promesse d’une vie nouvelle,

Que toutes choses doivent passer en ce monde,

Tel le mistral qui traverse toutes les ondes,

Pour aller réchauffer les terres si vieilles.

 

Je suis figé dans l’hiver tout blanc,

De cette saison à la quiétude divine,

Je bois mon vin tiré d’une lointaine vigne,

En pensant aux journées ensoleillées du printemps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce verre de vin

Ce verre de vin Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Kaneda Katsuragi Modèle : Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/terms-862351477

Ce verre de vin

 

 

Seul, je ne savais que faire.

En cette soirée semblable à un enfer,

J’ai donc décidé de sortir dans un bar clandestin,

Quitte à me perdre sur le retour si tel est mon destin.

 

 

Un de ces bars interdits,

Depuis le début de cette pandémie,

Où tout en ces jours est devenu d’un tel ennui,

Où des couples ont rompu malgré un amour infini.

 

 

Portant en mon visage ce masque maudit,

Supportant cet imperméable pour me protéger de la pluie,

Je sortais donc de chez moi et j’allais vers ce lieu défendu,

En pensant à cette nouvelle prohibition, moi qui croyais avoir tout vu.

 

 

Je frappai à la porte close trois fois,

Le mot de passe alors l’on me demanda,

Que je garde le silence sinon je meurs sur-le-champ,

Qu’à cette voix, et par deux fois, j’ai répondu prestement.

 

 

Un bruit bien étrange m’annonça la bienvenue

En cet endroit où j’allais boire jusqu’à j’en sois repus,

Sur la piste de danse j’allais reprendre le goût de vivre,

Sur le plancher de bois j’allais enfin pouvoir sourire.

 

 

De loin, ta beauté, j’ai vite remarqué.

Mon verre, avec respect, envers toi j’ai levé.

À ma table, je t’ai invitée avec toute ma tendresse,

Car ton doux parfum avait rempli l’air avec délicatesse.

 

 

Je voulais tant te connaître,

Te voir danser ainsi me faisait renaître,

En ce mois de novembre où tout semble s’endormir,

J’avais enfin trouvé une raison de croire que bientôt tout allait finir.

 

 

Que de nouveaux jours allèrent arriver,

Que nous pourrons enfin de nouveau s’aimer,

Que nous pourrons simplement se toucher et s’enlacer,

Que ce temps de grande solitude sera bientôt terminé.

 

Pour ce soir, c’est avec toi que je veux danser.

C’est en ta compagnie que je veux vraiment tout oublier,

N’aie aucune crainte, ma présence, je n’oserai jamais imposer.

Père et mère, tu peux me croire sur parole, m’ont bien éduqué.

 

 

Je resterai là sans dire un mot et bien sagement,

À attendre que tu acceptes ce verre de vin,

Ce verre de vin à l’arôme tellement divin,

Que je t’offre malgré l’absence de mes mains.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada