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Je croyais que tu m’aimais

Je croyais que tu m’aimais Poème de Rolland Jr St-Gelais Œuvre tirée de la collection de Tspin Source : https://www.deviantart.com/tspin/art/GwG-4-985348743

Je croyais que tu m’aimais

 

Bonjour ma chérie,

J’ai quelque chose à te dire aujourd’hui.

Une découverte que je dois partager avec toi.

Une nouvelle qui concerne notre bonheur sous notre toit.

 

Je me doutais, depuis longtemps, que tout n’allait pas.

Depuis des nuits, tu avais pris tes distances avec moi.

L’odeur de ton parfum était jusqu’à maintenant inconnue.

Je le humais avec étonnement quand tu dormais nue.

 

Tu recevais souvent des appels étranges au milieu de la soirée.

Dès lors, et en silence, tu partais sur la pointe des pieds.

Sois rassurée ! Tu as toujours été libre de tes faits et gestes.

Après tout, je ne t’ai jamais tenue, une seule fois, en laisse.

 

Nous faisions l’amour moins fréquemment.

Je me disais que cela allait revenir avec le temps.

Tant d’interrogations émergèrent de mon esprit.

Même si, nous avons juré fidélité pour la vie.

 

Puis, je ne me rappelle plus quand exactement.

J’ai trouvé une note écrite dans le coffre à gants.

« À ma flamme éternelle, tu es la plus belle. »

« Je t’aime plus que tout. » Signé : Isabelle!

 

Mon cœur a éclaté en mille morceaux.

J’ai senti mon âme s’engloutir dans un tombeau.

Aucune larme n’a pourtant coulé sur mon visage.

De telles émotions m’ont tant fait avancer en âge.

 

T’avais-je, déjà, refusé quoi que ce soit ?

Tes désirs devenaient des ordres avec moi.

Tes plaisirs charnels se réalisèrent avant les miens.

Je nous voyais construire d’extraordinaires lendemains.

 

J’ai finalement appris la vérité.

Si tu savais comme tu m’as brisée.

Je t’ai toujours offert mon meilleur.

Et, pour me remercier, tu as fait mon malheur.

 

As-tu oublié tout ce qu’on a vécu ensemble ?

Rien qu’à y penser, mon être, d’amertume, tremble.

Sais-tu, ce que cela fait, de jouer avec mes sentiments ?

Il n’y a rien de plus cruel que de subir de pareils tourments.

 

Tu m’as menti, à chaque moment, sans arrêt.

Ne sois pas désolée, car le mal est bel et bien fait.

Sans regret, je t’ordonne dès maintenant de partir.

Ne pense surtout pas, un jour ou l’autre, me revenir !

 

Tu as choisi une autre femme dans ta vie.

Je t’annonce qu’entre nous deux, tout est fini.

Oui, je l’avoue. Que je croyais que tu m’aimais !

Savais-tu, ô, ma nymphe, comme je t’adorais ?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada