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Désolé pour mon grand silence

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La langue française est en deuil.

La langue française est en deuil.

Johnny Hallyday

( 15 juin 1943 – 6 décembre 2017)

Repose en Paix !

Que je t’aime.

 

Quand tes cheveux s’étalent
Comme un soleil d’été
Et que ton oreiller
Ressemble aux champs de blé

 

Quand l’ombre et la lumière
Dessinent sur ton corps
Des montagnes, des forêts
Et des îles aux trésors

 

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime
Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

 

Quand ta bouche se fait douce
Quand ton corps se fait dur
Quand le ciel dans tes yeux
D’un seul coup n’est plus pur

 

Quand tes mains voudraient bien
Quand tes doigts n’osent pas
Quand ta pudeur dit non
D’une toute petite voix

 

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime
Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

 

Quand tu ne te sens plus chatte
Et que tu deviens chienne
Et qu’à l’appel du loup
Tu brises enfin tes chaînes

 

Quand ton premier soupir
Se finit dans un cri
Quand c’est moi qui dis non
Quand c’est toi qui dis oui

 

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime
Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

 

Quand mon corps sur ton corps
Lourd comme un cheval mort
Ne sait pas, ne sait plus
S’il existe encore

 

Quand on a fait l’amour
Comme d’autres font la guerre
Quand c’est moi le soldat
Qui meurt et qui la perd

 

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime
Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

 

Que je t’aime
Que je t’aime

En hommage à l’un des meilleurs chanteurs du Québec : Patrick Bourgeois

En hommage à l’un des meilleurs chanteurs du Québec:

Patrick Bourgeois

16 juin 1962-26 novembre 2017

Paix à son âme

Tu ne sauras jamais

 

On parle souvent toute la nuit
Et on boit à nous, à nos vies
Un peu, beaucoup
Je rentre, je te laisse avec lui
Ton image me suit, me suit
Un peu, beaucoup

 

Tu ne sauras jamais comme je t’aime
Tu ne sauras jamais
Pourquoi je souris quand tu ris
Quand je vois briller tes yeux gris
Oh, oh, oh, oh
Pourquoi je rougis quand il t’embrasse
Je t’aime et tu ne le saura jamais

 

Couché dans le petit matin
Je rêve de toi en vain
Un peu, beaucoup
Caché dans le rôle d’un ami
Je t’emmène danser, la nuit
Un peu, beaucoup

 

Tu ne sauras jamais comme je t’aime
Tu ne sauras jamais
Pourquoi mes mains flânent dans tes cheveux
Et que je veux tout ce que tu veux
Oh, oh, oh, oh
Pourquoi je pars, en cédant la place
Je t’aime et tu ne le saura jamais

 

Si je te donnai ma vie
Chaque moment de ma vie
Mon amour, jusqu’au bout
Et personne entre nous
Comme si depuis la nuit des temps
Nous avions rendez-vous
Ce soir, exactement
Les yeux fermés, le tout pour le tout

 

Oh! Si je pouvais crier au ciel
Je t’aime je t’aime je t’aime je t’aime
Comme un écho éternel
Pour qu’à jamais tu t’en souviennes

 

Oh, oh, oh, oh
Pourquoi je souris quand tu ris
Quand je vois briller tes yeux gris
Oh, oh, oh, oh
Pourquoi je rougis quand il t’embrasse
Je t’aime et t’aimerai à jamais
Et toi tu ne le saura jamais

Assumez !

 

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Dessin réalisé par mon bon ami Eri Kel de la France

 

Assumez ! 

« Assumez ! Oui, assumez sa nudité. Oui, assumez sa masculinité. Oui, assumez tout simplement l’homme vrai. Celui qui n’est point un eunuque. Celui qui n’est point confiné à un rôle de chéquier, de distributeur de biens ou encore dans un rôle secondaire au sein d’une société où le fait de le nommer provoque une onde de choc, une onde de la honte.

Assumez ! Être un homme qui a tous ses morceaux y compris les plus intimes. Ne point vouloir les cacher, ni les exhiber. Ne point s’effacer au nom d’un passé certes pas toujours glorieux mais pas toujours honteux non plus. Homme viril n’est point vil. Homme en entier est gage de pérennité. Voilà pourquoi, il faut assumer de ne point se cacher et de reconnaître que chacune de ses parties est digne de respect. Oui assumez ses membres ou bien ses absences de membres tout comme il faut assumer d’être ce que l’homme est, c’est-à-dire un … homme.» 

de

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Désolé mais…

Désolé mais ...

Désolé mais…

 

Devant cette incompréhension,

Qui me tenaille jusqu’en a perdre la raison,

Et qui me fait douter de l’innocence de mon âme,

Ira-t-elle brûler dans les enfers léchée par ses flammes ?

 

Coeur à prendre ! Coeur à vendre ! Coeur à pendre !

Me tenant devant cette foule avide qui veut m’entendre,

Savoir le pourquoi ! Savoir le comment ! Savoir quand et quoi ?

Pour être conforme à ces mœurs hypocrites et à ces insipides lois !

 

Te donner ce que je peux ! T’offrir ce que tu veux !

Être ensemble heureux ! Sans pour cela être des dieux !

Marcher ensemble à pas légers, à pas de paix et de liberté,

Regarder au loin et n’y voir que nos plus grandes possibilités.

 

Désolé, mais je ne suis qu’un homme,

Qui se cherche encore devant son ombre,

Qui brandit étendards levés devant sa destiné,

Mais qui craint encore les frasques de son passé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’esclave

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L’esclave

 

Pensée d’autrefois,

Prier Dieu avec aveugle foi,

Devant ma destinée je me suis révolté,

Refusant plier l’échine devant ces effrontés.

 

Né homme libre sur une terre ancestrale,

Combattant envahisseurs des contrées australes,

Ayant fait vœu de détruire legs que firent nos aïeux,

Ne se doutant que armes aux poings nous serions courageux.

 

Hommes braves du nord,

Sifflant avec le vent qui mord,

Vent froid qui pénétrera vos corps,

Vous accordant avec l’épée que votre mort.

 

Homme faisant la fierté de son père !

Homme faisant la joie de sa bien-aimée mère !

Sachez-le pour toujours, il luttera tel un brave !

Tenez-le pour vérité,  il ne sera jamais votre esclave.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada