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Chère Monica

Chère Monica poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Tomaro670 Source : https://www.deviantart.com/tomaro670/art/Monica-01-933539485

Chère Monica

 

J’aime bien voyager avant la période hivernale,

Précisément à la fin de la saison automnale.

Je suis allé dans la lointaine campagne,

Pour y savourer du champagne.

 

Une région appelée les Ardennes,

Où tant de sang se déversa des veines,

Des soldats pour l’honneur de leurs patries,

Et pour la honte des dirigeants dans leur folie.

 

Mais, laissons cette page d’histoire tournée.

J’ai une belle anecdote à vous raconter.

Car seul le présent est important,

Pour les petits et les grands.

 

Je suis arrivé dans une modeste auberge.

Qui avait curieusement une allure de vierge.

Était-ce l’arôme agréable de cet endroit ?

Serait-ce plutôt les murs faits en bois ?

 

J’ai réservé une chambre pour une nuitée

Sans me douter à tel point que je serai étonné.

Quoi de plus agréable pour terminer une dégustation ?

Si c’est que de se délecter d’un champagne de cette région ?

 

J’ai discuté avec la charmante aubergiste.

Qui, à ma surprise, me semblait un peu triste.

Elle n’avait personne pour lui tenir compagnie,

Durant la nuit même si elle était très jolie.

 

Un, deux et puis trois verres,

Mes esprits étaient tout à l’envers.

À ma réputation, je désirais lui faire honneur.

Mon addition payée, je me suis couché en cette heure.

 

Était-ce une rasade que j’ai prise de trop ?

Jamais je n’ai vécu quelque chose d’aussi beau.

Était-ce le fruit défendu de mon imagination ?

Quelle chance de donner, à cette dame, satisfaction !

 

Jamais je n’omettrai cette expérience,

Digne des rêves torrides de mon adolescence.

Elle possédait un corps aux courbes plus qu’impeccables.

Sans oublier une chevelure flamboyante d’une douceur incroyable.

 

Que de mots d’amour furent exprimés !

Sans qu’aucun son de nos bouches en soit émergé.

Des gestes remplis de tendresse peuvent suffire à décrire.

Le plaisir partagé entre deux êtres qui désirent simplement vivre.

 

Des actes de passion donnés à profusion !

Actions accomplies sous les coups de l’impulsion !

Mouvements effectués dans la recherche de l’autre !

Remous consommés jusqu’à devenir le réceptacle de son hôte.

 

À la venue de l’aurore,

Nous avons admiré les arbres recouverts d’or,

Alors que le soleil éblouissait la chambre de mon hôtesse,

Qui avait tant besoin d’une telle affection au milieu de sa détresse.

 

Pour être franc avec vous, de ce lieu, je ne voulais plus partir.

Pourquoi devrais-je laisser celle qui a fait mon bonheur, souffrir ?

J’ai trouvé la femme que je pourrais jusqu’à la fin de mes jours.

Vivre en parfaite harmonie, dans le plus pur amour.

 

Redis-moi ! Comment t’appelles-tu ?

Je lui ai demandé alors que nous étions encore nus.

« Je me nomme Monica. » Avec son sourire, elle me répondit.

Je lui ai déclaré qu’en mon cœur elle avait mis le paradis.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Monica

Monica poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Tomaro670 Source : https://www.deviantart.com/tomaro670/art/Monica-01-933539485

Monica

 

J’aime bien voyager avant la période hivernale,

Précisément durant la saison automnale.

Je suis allé dans la lointaine campagne,

Pour y savourer du champagne.

 

Une région appelée les Ardennes,

Où tant de sang se déversa des veines,

Des soldats pour l’honneur de leurs patries,

Et pour la honte des dirigeants dans leur folie.

 

Mais, laissons cette page d’histoire tournée.

J’ai une belle anecdote à vous raconter.

Car seul le présent est important,

Pour les petits et les grands.

 

Je suis arrivé dans une modeste auberge.

Qui avait curieusement une allure de vierge.

Était-ce l’arôme agréable de cet endroit ?

Serait-ce plutôt les murs faits en bois ?

 

J’ai réservé une chambre pour une nuitée

Sans me douter à tel point que je serai étonné.

Quoi de plus agréable pour terminer une dégustation ?

Si c’est que de se délecter d’un champagne de cette région ?

 

J’ai discuté avec la charmante aubergiste.

Qui, à mon étonnement, me semblait un peu triste.

Elle n’avait personne pour lui tenir compagnie,

Durant la nuit alors qu’elle était très jolie.

 

Un, deux et puis trois verres,

Mes esprits étaient tout à l’envers.

À ma réputation, je désirais lui faire honneur,

Mon addition payée, je me suis couché en cette heure.

 

Était-ce une rasade prise de trop ?

Jamais je n’ai vécu quelque chose d’aussi beau.

Était-ce le fruit de mon imagination ?

Quelle chance de donner, à cette dame, satisfaction !

 

Jamais je n’oublierai cette expérience,

Digne des rêves les plus torrides de mon adolescence.

Elle possédait un corps plus qu’impeccable.

Sa chevelure flamboyante était d’une douceur incroyable.

 

Que de mots d’amour furent exprimés !

Sans qu’aucun son de nos bouches en soit émergé.

Des gestes remplis de tendresse peuvent suffire à décrire,

Le plaisir partagé entre deux êtres qui désirent simplement vivre.

 

Des actes de passion donnés à profusion !

Actions accomplies sous les coups de l’impulsion !

Mouvements effectués dans la recherche de l’autre !

Remous consommés jusqu’à devenir le réceptacle de son hôte.

 

À la venue de l’aurore,

Nous avons admiré les arbres recouverts d’or,

Alors que le soleil éblouissait la chambre de mon hôtesse,

Qui avait tant besoin d’une telle affection au milieu de sa détresse.

 

Pour être franc avec vous, de ce lieu, je ne voulais plus partir.

Pourquoi devrais-je la laisser seule tant souffrir ?

J’ai trouvé celle que je pourrais jusqu’à la fin de mes jours.

Vivre en harmonie dans le plus pur amour.

 

Dis-moi ! Comment t’appelles-tu ?

Je lui ai demandé alors que nous étions encore nus.

« Je me prénomme Monica. » Elle me répondit.

Je lui ai dit qu’en mon cœur elle avait mis le paradis.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tirons les rideaux

Tirons les rideaux Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Samo19 Modèles Ana & Belem Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Pulling-the-courtain-921285575

Tirons les rideaux

 

Le spectacle est terminé,

Le public s’est bien amusé,

Il est maintenant plus que temps,

De faire les choses bien autrement.

 

Nous avons tellement dansé,

Pour égayer cette chaude soirée,

Nous avons retiré nos vêtements,

Avec un plaisir effréné et lentement.

 

Quelle belle exhibition que nous avons faite,

Devant cet auditoire sans jamais céder la défaite,

Les hommes rêveront à nos charmes dans leurs couches,

Et leurs épouses essaieront d’imiter les gestes de nos bouches.

 

La vie est qu’une mosaïque de songes, de désillusions,

Sur lesquelles se construit la dure réalité face aux émotions.

Maintenant que cette foule a quitté ces sinistres lieux,

C’est à nous de pécher sous le regard des cieux.

 

Tu es si magnifique ! Ne bouge surtout pas.

Tu ressembles à une gravure du kamasoutra.

Reste comme tu es, car tout en toi est si beau.

Prenons notre temps et tirons les rideaux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jusqu’à ce que sorte de nos bouches

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Jusqu’à ce que sorte de nos bouches

 

Laisse-moi faire,

Je désire te divulguer.

Les plaisirs de la luxure, sans hésiter.

En découvrant ce lieu chaud comme l’enfer.

 

J’irai tout doucement,

En te faisant mille baisers, ô, ma beauté.

Des baisers auxquels tu ne sauras pas résister.

En te disant des mots d’amour bien tendrement.

 

Je contemplerai la pente de ton dos,

En cajolant tes jolies fesses dignes d’une déesse.

Une reine de beauté à soigner avec grande délicatesse.

Que je satisferai en écoutant Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot.

 

Au rythme de leur chanson fétiche,

J’irai et je viendrai à mon tour en ce lieu interdit.

Cet endroit par les Grecs qu’ils ont tant aimé et décrit.

Je viendrai et j’irai aussi longtemps que tu le voudras ma biche.

 

Je serai attentif à tes moindres caprices,

J’écouterai ta respiration haletante de satisfaction.

Jouissance que j’augmenterai afin que tu en perdes la raison.

De la concupiscence naît la luxure, mon préféré de tous les vices.

 

Je suis le flot terrible des mers,

Qui frappe avec ardeur les berges.

Je suis le propriétaire de cette noble verge,

Qui pénètre avec élan, la plus belle de toutes les terres.

 

Reste comme ça! Ne bouge pas, mon amour.

Je saurai bien te préparer pour recevoir mes hommages.

Car, sans cet ultime bonheur, l’humanité n’aurait pas d’âges.

Des vénérations, je prodiguerai sur ton corps tous les pourtours.

 

Que je puisse sentir tes doigts grivois,

Dorloter avec soin les contours de mon intimité,

Pendant que j’explorerai de ma hampe ta zone cachée,

Jusqu’à ce que sorte de nos bouches le cri d’une incroyable joie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tellement seule je me sens

Tellement seule je me sens
Tellement seule je me sens Poème par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : Louis Reed Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/tarnished-untruthed-soliloquies-772506959

Tellement seule je me sens

 

Seule dans cette pièce en blanc,

Je me revois lorsque j’étais qu’une enfant,

Me posant sans cesse tant de drôles de questions,

Et à mes parents trop occupés à me répondre comme de raison.

 

Je revois la table où la famille entière se réunissait,

Ah ! En ce temps-là, je me rappelle comme on s’aimait.

Mes frères et moi on se chamaillait mais vite on oubliait,

Car en chacun de nous faire vraiment confiance on le pouvait.

 

Je revois les membres de la famille d’antan,

Les yeux de mon père en regardant ma mère,

Ne sachant quoi dire comme un poème pour lui plaire,

Mais de son cœur émergea tant d’amour dans ses yeux brillants.

 

J’entends les plaisanteries de mon frère ainé,

Qui pour faire rire cette grande tablée, il n’en était pas gêné.

De raconter l’une après l’autre tant de blagues pas trop salées,

Pour ne pas notre tendre et pieuse mère par ses celles-ci l’offusquer.

 

Maintenant que de longues années ont passé,

Nos bien-aimés parents sont depuis longtemps enterrés,

Chacun de cette maisonnée a trouvé son chemin à tracer,

Même moi loin d’ici je suis partie vers un pays si étranger.

 

Un pays peuplé de gens extraordinaires,

Qui ont construit une grande nation sans faire la guerre

Qui ont dans leurs bouches que des mots d’amour et de paix,

Mais tôt ou tard, devoir revenir en ces lieux du passé, je le devais.

 

Je n’ai pas eu le temps de vous dire comme je vous aimais,

Car pour une folie de jeunesse, j’ai dû m’enfuir et ne revenir jamais.

De l’œuvre de l’oubli parfait j’ai cru que le temps l’avait enfin fait,

Tellement seule je me sens devant ces murs d’un blanc trop parfait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

 Canada