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Sollicitation

Sollicitation Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par PhotoGilles@VL2008 Modèle : Alixia Busch Source : Last Days In Cannes | Alixia (alixiamodele.com)

Sollicitation

 

Oui, je suis un homme marié.

Je l’avoue, je commets des infidélités.

Je n’en éprouve vraiment aucune honte,

Car, je vis dans un monde immonde.

 

J’ai une secrétaire, belle comme un joyau.

Qui comble mes nombreuses heures de bureau.

Nous œuvrons chaque jour dès huit heures.

Sans relâche, nous besognons avec ardeur.

 

Tard, je rentre retrouver ma tendre chérie.

Car, difficile à croire, sans cesse, je m’ennuie.

Je lui fais l’amour avec toute mon attention.

Je désire par-dessus tout lui donner satisfaction.

 

Jamais, elle n’a manqué de quoi que ce soit.

En époux bienveillant, je l’ai fait passer avant moi.

Mais, que voulez-vous ? Je fréquente aussi une autre femme.

Elle a su m’envoûter par sa chevelure ardente comme des flammes.

 

Avec elle, j’accomplis volontiers le noble péché de la chair.

D’une réelle fidélité, j’ai franchi la frontière de l’adultère.

En ce début de siècle où l’on ne présage rien de bon.

Je préfère agir en tenant compte de ma seule raison.

 

Je regarde toutes les nouvelles télévisées.

Voilà avec quoi mes horribles cauchemars sont créés.

Chaque fois que le rideau de la nuit tombe sur mes yeux.

Peux-tu m’en vouloir de chercher de la tendresse mon Dieu ?

 

Oui, je reconnais avoir pris tant de plaisir à succomber à la tentation.

Merci Lucifer, de m’avoir donné la chance de vivre une telle sollicitation.

Car, je me pose cette question : serait-ce ma dernière journée sur cette terre ?

Si c’est le cas, que je la passe à partager mon amour au lieu de faire la guerre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La possédée

La possédée Poème de Rolland Jr St-Gelais avec l’autorisation d’Alixia Busch et de Tancrède Szekely

La possédée

 

Il est trois heures du matin.

C’est le moment préféré du Malin.

Je sens monter en moi un feu ardent,

Un désir insatiable de plaire à mes amants.

 

Tout tourne avec violence autour de mon être,

Quelle inquiétante sensation de tout ce mal-être.

Le miroir renvoie une image de femme adultère,

Même si, je l’avoue, j’ai fréquenté bien des pères.

 

À mesure que les lampions noirs illuminèrent la cérémonie,

Mon âme, de toutes les tentations, en fut tellement remplie.

J’ai sans cesse, à mes nombreuses convoitises, succombé.

De cette nuit démoniaque, ma féminité fut imprégnée.

 

Ô, Méphistophélès, quel piège m’as-tu tendu ?

Pendant que j’étais étendue devant ces femmes nues.

Elles récitèrent dans une langue inconnue leurs incantations.

Alors qu’elles se penchèrent vers moi en citant leurs invocations.

 

« Solve ! Coagula ! » Elles se répétèrent inlassablement !

« Entra en Ella Satanas ! » Elles réitérèrent infatigablement !

Une émanation venue de nulle part s’est propagée en ce lieu.

Un endroit si sombre que même Dieu ne pouvait voir de ses yeux.

 

Dans les flammes éternelles, je me suis immergée.

Dans la fournaise de la Géhenne, je me suis engouffrée.

La diablesse de la luxure a ainsi pris le contrôle de mon esprit.

J’ai alors compris quelle maîtresse je servirai pour le reste de ma vie.

 

Ô, mon révérant ! Je vous en supplie, Délivrez-moi de cet abysse.

Pour me libérer, que je fasse sur ce crucifix, une pieuse bise.

Écartez de moi tout le mal à l’exception du péché de la chair.

Il est véridique que la joie bacchanale est loin de me déplaire.

 

Je suis celle que l’on appelle « La possédée ».

De cette nuit, j’ignore réellement ce qui s’est passé.

Sur cette table, ces comparses m’ont offert telle une obole.

Depuis cette célébration satanique, je crois être devenue folle.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le repas est maintenant servi

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le repas est maintenant servi

Bon dimanche tout le monde,

Eh oui! J’ai enfin compris qui je suis au plus profond de moi. Je suis simplement un sybarite. J’adore le plaisir mais dans une juste mesure. Faire ce qui doit être fait et le faire avec grand plaisir. Ce qui implique la modération en toutes choses. Ne dit-on pas que la modération a meilleur goût? 

Mais quelles sont les sources de mes nombreux plaisirs? Celles qui permettent de combler ma recherche de plaisir lié aux sens qui ont été voulus et créés par Dieu! Ne l’oublions pas. En effet, c’est par et grâce à nos sens que nous pouvons communier avec tout ce qui nous entoure. Noter que mon choix d’utiliser le verbe de  »communier » au lieu de  »communiquer » réside dans le fait qu’une communion possède la sacralité entre soi et ce qui nous entoure. Ce qui inclut que chacun d’entre nous y compris chaque créature aussi minuscule soit-elle. En bref, chaque être vivant est sacré et se doit d’être considéré comme tel.

En premier lieu, me promener aux abords de la rivière St-Charles est sans contredit l’occasion rêvée pour découvrir toute la beauté de la nature, surtout en cette période de l’année où les couleurs des arbres s’harmonisent de façon spectaculaire. Il va de soi que les chants des oiseaux agrémentent mes randonnées. En deuxième lieu, savourer des plats est pour moi un plaisir incommensurable. D’ailleurs, j’avais pour habitude de fréquenter un charmant restaurant situé à quelques pas de l’église de ma paroisse après la messe dominicale où de très jolies serveuses me servirent avec un sourire à me faire tomber amoureux à chacune de leurs présences. Je défie tout homme digne de ce nom de rester de marbre devant leur beauté et leur charme.

En troisième lieu, sentir l’arôme du doux parfum féminin sur la peau de ma tendre maitresse adorée. Celle pour qui mon cœur chavire et qui peuple mes rêves les plus fous, les plus inavouables, les plus osés mais avant toute chose les plus magnifiques. Irais-je en Enfer pour ces nuits torrides où le péché de la chair est maintes fois désiré, maintes fois accompli et maintes fois répété? Maitresse que j’adore! M’unir à vous dans des étreintes éternelles, voilà ce qui me comblerait de bonheur. Être libres de nos corps, être unis par nos esprits? Quel grand mystère de la vie! Être unis par nos corps, être libres par nos esprits? Voilà un plaisir exquis! Plaisir de la chair ne désirera qu’en mariage seulement ? Avec moi, vous vous trompez royalement.

En dernier lieu, écrire. Tout simplement écrire. Que ce soit par des proses, des poèmes, des courtes pensées… Écrire pour le plaisir, pour vivre car sans ce plaisir ultime, j’en perd ma raison de vivre.

Pardonnez-moi mes amis et amies! Je dois vous quitter puisque le repas est maintenant servi. Un repas qui comblera tous mes petits plaisirs.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

 

Je te veux

Je te veux

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je te veux

 

En cette journée terne et pluvieuse,
Qui est aussi à la fois triste et un peu moqueuse,
Que les gouttes de pluie me rappellent mon amoureuse,
Celle que je désire embrasser avec une passion langoureuse.

 

La voir se déshabiller,
Devant moi un soir de mai,
Afin de la satisfaire de mille baisers,
Et de la rendre folle de plaisirs insoupçonnés.

 

Après de gracieux préliminaires,
Dignes de mon amour et de mon savoir-faire,
Faisant couler de cette ouverture cachée une sève,
Une sève invitant à la déguster sans aucune réserve.

 

La savourer sans gêne à pleine bouche,
Recevant cette substance telle une douche,
En entendant ses cris langoureux de supplications,
Me demandant de continuer jusqu’à son entière satisfaction.

 

Et de ses yeux noyés par les larmes de jouissance,
Dans une requête tant attendue frôlant une grande démence,
Murmurant d’une voix étouffée par une passion obsessionnelle,
De lui faire connaître ce péché de la chair au risque des flammes éternelles.

 

Comment pouvais-je lui refuser un tel désir ?
Car tout mon être ne faisait que souffrir que languir,
Voilà que tout est dit, que tout est écrit de mon précieux vœu,
En cette nuit fraîche du mois de mai, voilà mon souhait : Je te veux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada