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Un beau souvenir

Un beau souvenir
« Un beau souvenir » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pélerin

Un beau souvenir

 

En faisant un petit ménage,
Dans mon grenier qui prend de l’âge,
J’y ai découvert une surprise bien agréable,
Qui me rappela avec nostalgie que j’avance en un âge vénérable.

 

Il y avait tant d’objets hétéroclites dans mes malles,
Que de m’y retrouver un seul instant j’en avais bien mal,
Heureusement j’ai retrouvé de vieux magazines aujourd’hui disparus,
Des magazines d’art méconnu comme ces jolies femmes aux seins nus.

 

De ces revues qui me passionnèrent par leurs couvertures,
Contrairement à celles que je vois aujourd’hui uniformes,
Qui n’ont que pour seul objectif d’avoir belles formes,
Au détriment d’enrichir leurs unes de riches parures.

 

Quelle pauvre société,
Dans laquelle tout doit être aseptisé,
Afin de ne point heurter les supposées âmes sensibles,
Mais qui devant la beauté réelle ne sont que des pensées insensibles.

 

Je regrette ce temps où l’homme pouvait être fier,
De sa virilité sans de tous les maux actuels s’accuser,
Et de pouvoir ces belles dames avec grande joie courtiser,
Voilà maintenant une époque si lointaine et à jamais révoquée.

 

Un tel souvenir m’a fait penser à cette belle noire,
Au corps magnifique avec ses yeux de rubis et aux dents d’ivoire,
Que j’ai connue en un pays au sein d’une mer reluisante telle une émeraude,
Si j’ai bonne mémoire malgré tout le temps qui passe elle se prénommait Maude.

 

Une telle photo m’a permis d’être en paix avec moi-même,
Sans honte que j’avoue que c’est la grâce des femmes ce que j’aime,
Grâce aussi mystérieuse que profonde aussi longtemps que je me souvienne,
Et que je voulais partager avec vous avant que mes derniers jours sur terre viennent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les trois grâces

Les trois grâces

Superbe photo réalisée par Joel Pèlerin

Les trois grâces

 

Trois grâces à la femme furent données,
Celle de la beauté intime liée à sa féminité,
Celle de la maternité pure qui promet à l’humanité la vie,
Celle d’être la compagne de l’homme depuis les temps infinis.

 

Trois grâces qui n’ont pas de visage,
Car elles ont su avec brio traverser les âges,
Les âges, les siècles tant passés, présents et en devenir,
Car sans leurs présences rien ne peut atténuer la peur de vieillir.

 

Admirons ces richesses incommensurables,
Respectons avec sincérité ce leg incroyable,
Laissé par les dieux tant généreux qu’effroyables,
Trois grâces façonnées de manière tellement admirable.

 

Voici les trois grâces immortalisées,
Pour faire mémoire aux enfants de la postérité,
En leur rappelant que rien n’égale en ce monde de turpitude,
L’excellence qui se manifeste au sein même de toutes féminitudes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Hommage

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de 

Hommage

 

Comment rendre hommage ?
Afin de perpétuer la mémoire,
Ne pas perdre le nom dans le noir,
Au cours des siècles et au fil des âges.

 

Écrire un roman ou un livre ?
Pour lui permettre un peu de vivre ?
Raconter son histoire aux enfants ?
Qu’ils oublieront lorsqu’il seront grands ?

 

Apprendre pour aussitôt oublier ?
A quoi bon de s’illusionner ?
De sa propre destinée ?
Depuis qu’on est né ?

 

Mais je vous dirais entre vous et moi,
Voici un secret seulement pour nous,
Qui devra rester entre moi et vous,
J’ai découvert de la mémoire sa loi.

 

Immortaliser par le corps,
L’œuvre d’une vie dédié à l’art,
Avant qu’il soit vraiment trop tard,
Par la beauté d’une femme en or.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi mon frère Hermann

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Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Où se trouve la sortie ?

Où est la sortie
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Où se trouve la sortie ?

 

Où suis-je aujourd’hui ?
Sommes-nous le jour ou la nuit ?
Y a-t-il des étoiles qui brillent dans le firmament ?
Je suis enfermée en ces lieux depuis tellement longtemps.

 

Tellement longtemps que j’ai oublié,
Quel prénom à mon baptême on m’a donné.
Quelles sont mes origines et quelle fut ma destinée ?
Ma mémoire est détruite par une force insoupçonnée.

 

Marchant désespérément,
Le long des murs ternes et blancs,
Cherchant une raison d’exister dans ce désert,
Dans ces couloirs vides où sévit une chaleur d’enfer.

 

Ayant mes seins et ma chevelure d’or,
Et une autre partie intime de mon beau corps,
Pour me rappeler que je suis sans contredit une dame,
Une dame perdue dans les dédales de ce labyrinthe d’oriflammes.

 

Mais je n’en peux plus d’être seule et encore moins d’être perdue,
Et de ne point faire découvrir la beauté et la grâce de mon corps nu,
Mon corps nu, témoins de ma féminité, de mon être et de toute ma vie.
Alors, dites-moi ! Alors, répondez-moi ! Alors, montrez-moi ! Où est la sortie ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Bonjour tout le monde,

Je viens juste de lire un texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher et publié au sein d’un journal populaire dans la province de Québec.* La lecture dudit texte m’a profondément bouleversé. En effet, on y raconte que l’une des plus grandes chanteuses du Québec vit ses derniers moments suite à une maladie foudroyante qui gruge petit à petit la mémoire de la personne qui en est atteinte. Et j’ai nommé la maladie de l’Alzheimer.

Une maladie sans pitié, sans moral et sans-coeur. Une maladie qui nous enlève lentement mais inexorablement de la mémoire de ses victimes. Une maladie qui touche de plus en plus de gens au fil des années. Personnellement, une de mes tantes maternelles est décédée des suites de cette pathologie. Comme quoi, je ne peux en aucun cas rester indifférent lorsque je lis un article traitant d’un tel sujet.

Mais, ce qui m’a le plus interpelé dans l’article en question, c’est l’image où un peuple tout entier semble être atteint de ce fléau. Je parle ici, à l’instar de la chroniqueuse, du peuple québécois. Ce qui est d’autant plus triste que la devise du Québec est nul autre que  » je me souviens « . Mais de quoi les québécois se souviennent-ils vraiment ? Je serais porté à répondre de pas grand chose.

Toutefois, je me console en me disant que c’est l’ensemble du monde occidental qui est atteint d’Alzheimer. Serait-ce une conséquence directe de l’instantanéité prévalant dans le monde actuel ? Consommer toujours plus vite afin de jeter encore plus rapidement. Voir maintenant, parfois entendre mais rarement écouter pour aussitôt oublier ? Oublier afin de se croire vivant. Mais, quel peuple peut effectivement vivre si il oublie ceux et celles qui lui ont prêté leurs voix au cours de son histoire tant politique, journalistique et, dans le cas présent artistique ?

Aurais-je pu passer sous silence la disparition de madame Renée Claude de notre mémoire collective ? Aurais-je pu continuer de rédiger mon blogue certes dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie sans rendre hommage à cette artiste du Québec ? Aurais-je pu me proclamer nationaliste sans faire mention, ne serait-ce qu’une seule fois, de cette dame qui fut une figure de proue du nationalisme québécois lorsque ce mouvement fut à son apogée dans les années 1970 ? À toutes ces questions, la seule réponse est un non catégorique.

C’est pourquoi j’ai décidé de perpétuer l’image de cette chanteuse au sein de mon blogue artistique. C’est bien peu comme action, mais si j’ai pu préserver son nom dans notre mémoire en permettant à mes nombreux abonnés de la découvrir, en souhaitant que mes compatriotes d’une certaine génération en fassent de même, je pourrais dire mission accomplie. Bref, je désire que, un peu grâce à cet article, madame Renée Claude puisse vivre dans nos mémoires, et ce pour toujours. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

*Il s’agit du Journal de Québec édition du lundi 11  février 2019

*Je profite de l’occasion pour remercier madame Sophie Durocher de m’avoir donné sa permission de m’inspirer de son article au sein de sa chronique.

Priez pour moi, ma sœur

Priez pour moi, ma soeur

La photo présentée ci-dessus est de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Avis aux intéressés !
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Priez pour moi, ma sœur

 

Priez pour moi, homme impur !

Priez pour moi, vous à l’âme si pur !

Priez pour moi, humblement je vous en conjure !

Priez pour moi, car de mes péchés, j’en ai cure !

 

Quelle soirée enviable que j’ai vécue,

Alors qu’avec belles dames, j’étais simplement nu.

De ce lieu de luxure et de tellement belles parures,

Qu’en ma mémoire resteront beaux souvenirs pour le futur.

 

Maison close aux teintes rougeâtres,

Ah mon Dieu !Ce que visiter j’avais si hâte.

Admirez ces beautés descendues du ciel,

Aux lèvres douces comme du miel.

 

C’est ma faute, ma grande faute.

Oui, j’ai vraiment péché la tête haute.

C’est pourquoi je vous exhorte de sans cesse prier,

Afin que bientôt avec passion pouvoir recommencer.

 

Sentir le doux parfum rosé de leurs cheveux,

Qui pour un moment inoubliable me rendait heureux,

Caressez avec tendresse leurs corps soyeux pour un instant,

Pendant qu’elles admiraient ma virilité digne d’un géant.

 

Priez pour moi, ma sœur !

Car au fond de moi j’ai si bon cœur.

Et pour tout vous dire tout vous avouer,

Ce que j’aimerais en ces lieux pour une nuit vous y inviter.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai la mine… graphite.

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Dessin par Eri Kel de la France

J’ai la mine… graphite.

 

À un âge vénérable,

Où l’on se sent moins capable,

Où notre mémoire nous joue des tours,

Et où nos sens nous font emprunter mille détours.

 

Revoyant le sourire de ma mère,

Lorsque je n’étais qu’une enfant de la guerre,

Devenue mère moi aussi j’ai souries à mes enfants,

Dès que je les ai pris dans mes bras et au gré du temps.

 

Je les ai vus longtemps grandir,

Je les ai vus tant aimer et tant souffrir,

Telle est l’ultime destinée du genre humain,

Avec ou sans terre, avec parfois les jours sans lendemain.

 

Prendre époux et conjointes,

Ce que j’ai prié Dieu les maintes jointes,

Pour que mes enfants chéris aient du meilleur,

En leur évitant le pire pour leur plus grand bonheur.

 

Quelle joie incommensurable !

De vous exprimer, j’en suis bien incapable.

Que mon cœur ait vécu d’avoir tenu dans mes bras,

La descendance que mes fils et filles m’offrirent ici-bas.

 

Mais quel chagrin émergea au sein de mon cœur,

Lorsque je réalisa l’absence de mon mari à ces heures.

Sachant à tel point qu’il aurait tant souhaité et tant voulu,

Tenir dans ses bras sa descendance avant le jour où il mourut.

 

Ce jour du mois de mai si triste et tellement inoubliable,

Où sa vie fut emportée par un coup du destin impardonnable.

Croyez-moi! La tragédie d’être une mère n’est point un mythe,

Voilà pourquoi, et malgré moi, en cet instant j’ai la mine graphite.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne t’oublierai jamais

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Vous avez osé me tourner le dos

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Magnifique dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

Vous avez osé me tourner le dos

 

Jolie jeune dame,
Fragile jeune femme,
Aux seins si magnifiques,
Vous voir ainsi est si mystique.

 

Femme de chair,
Femme légère comme l’air,
Que j’aimerais embrasser ce corps,
Que j’aimerais caresser cette peau d’or.

 

Assise sur vos tendres fesses,
Vous voir ainsi quelle allégresse,
Joie indescriptible pour mes yeux fatigués,
De cette vie d’artiste précaire mais si comblée.

 

Ne bougez pas! Je vous en prie, je vous en supplie,
Ça y est! Votre beauté est maintenant immortalisée,
Mon désir est de vous rendre digne des champs Elysées,
Ça y est! Votre féminité est à jamais dans la mémoire de l’infini.

 

Oui, vous avez osé me tourner le dos,
Mais je ne vous en veux pas car il est si beau,
Ressemblant à quelques notes d’une douce mélodie,
Vous voir ainsi est pour votre serviteur un prélude au Paradis.

 

De

 

RollandJr St Gelais 
Québec (Québec)
Canada