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Témoignage de Zoé Besmond

Zoé Besmond de Senneville de Paris (France)

Témoignage de Zoé Besmond de Senneville

Témoignage : Poser nue – témoignage de Zoé Besmond de Senneville par WeToo Festival (soundcloud.com)

Bonjour tout le monde,

Vous savez sûrement autant que moi que la vie nous réserve de belles surprises. Ces surprises peuvent survenir à des moments inattendus et à des endroits que l’on n’y penserait même pas. Heureusement qu’une telle possibilité existe, car, avouons-le, nos vies seraient d’un ennui presque mortel.

C’est ainsi que, grâce au réseau social Facebook, j’ai fait la connaissance, somme toute virtuelle, d’une jeune femme qui œuvre dans un domaine qui m’est très précieux. En effet, elle est devenue au fil du temps un modèle féminin remarquable au sein d’ateliers situés dans le pays de l’Hexagone. Est-il utile de vous dire que la France regorge d’artistes et de modèles vivants, tant masculins que féminins, en son sein? Je pourrais même dire que la France est le pays par excellence, car c’est là où se côtoient les plus grands génies dans ce domaine.

C’est par un pur hasard que j’ai fait la découverte de Zoé Besmond de Senneville sur le réseau social Facebook, et ce, à la suite d’un podcast qu’elle avait enregistré sur son expérience. Un podcast qui m’a beaucoup interpellé dès l’instant où mes oreilles se sont mises à l’écoute de sa voix angélique. Toutefois, ce qui est particulièrement intéressant dans sa narration, c’est le partage qu’elle nous dévoile sur ses émotions à l’occasion de sa première participation au sein d’une séance. Des émotions qui expriment les états d’âme d’une femme qui allait offrir la nudité de son corps par amour pour l’art.

Voulant en savoir davantage sur cette artiste aux talents multiples, j’ai eu l’idée de parcourir quelques-unes de ses publications professionnelles. Croyez-moi sur parole ! Je n’ai pas été déçu lors de mes lectures à propos de cette femme extraordinaire. En effet, elle œuvre aussi dans le domaine du théâtre, celui de la télévision et de la poésie sans oublier celui du modèle vivant.

C’est ainsi que j’ai appris lors de mes recherches qu’elle ‘‘… joue sur des plateaux de théâtre et de cinéma depuis 2011. Elle pose également dans des ateliers de dessins, sculpture, peinture, photo et pour de nombreux artistes.’’ 1 De plus, elle publie régulièrement un journal web sous forme de podcasts à propos d’un sujet qui touche l’un de ses aspects bien personnels. En effet, étant atteinte d’une maladie qui l’a rendue malentendante, elle raconte son cheminement sur une situation pas toujours visible, mais toujours présente pour la personne qui en est atteinte, et qui est celle de la surdité. 2

Je dois admettre que le fait qu’elle vit, tout comme votre humble serviteur, une situation de handicap, même si celle-ci n’est pas visible à l’œil nu, a requis dans une certaine mesure mon attention. En effet, force est d’admettre que l’occasion de faire la rencontre avec un modèle féminin qui vit aussi avec une telle situation est pour moi plutôt rarissime, à l’exception d’un autre modèle féminin de la France qui était handicapée physique à la suite d’un grave accident, si ma mémoire est bonne. Comme quoi, tout est possible grâce au web.

Que puis-je affirmer de plus après avoir fait avec plaisir, je dirais même avec une grande passion, un tour d’horizon des différentes publications à propos de cette artiste? Tout d’abord, que le confinement actuel m’a permis de découvrir un véritable trésor sur l’île de l’isolement. Une île sur laquelle nous nous retrouvons presque tous depuis maintenant bien trop longtemps. Ensuite, d’admirer quelques-unes des œuvres réalisées à partir de sa participation au sein d’ateliers de dessins. Des œuvres qui ont été réalisées avec brio. Enfin, et c’est sûrement l’élément le plus important d’entre tous, qu’un modèle est avant toute chose une personne qui aspire à se dépasser souvent envers et contre tous.

Je termine ce présent en remerciant chaleureusement Zoé Besmond de Senneville à la fois pour son amabilité à mon endroit et pour son autorisation à utiliser certaines de ses photos de modèle vivant afin d’enrichir ce présent article. Un article qui me permet d’entrer du bon pied dans le mois de décembre.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

  1. Source : Zoé Besmond de Senneville (zoebesmonddesenneville.art)

  2. Source : épisode 1: en ce moment c’est calme dans mes oreilles dans Journal de mes oreilles (soundcloud.com)

  3. Crédit artistique des œuvres par ordre d’apparition : Ulrik Gustafsoon, John Kelly, Lucia Sanchez Napal, Ann Mrozielski et finalement Noelle Martin 

 

Comment je me trouve ?

Comment je me trouve
Votre humble serviteur

Comment je me trouve ?

Texte dédié à la belle Émilie

Bonjour tout le monde,

Enrichir son blogueJ’espère que vous allez bien et que vous vous préparez pour la saison automnale qui frappe à nos portes. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, outre quelques problèmes de dos qui m’ont quelque peu perturbé mon existence depuis les derniers jours, la vie poursuit son cours inlassablement à l’image d’une rivière longeant une des nombreuses contrées de mon beau coin de pays. Certes, mon pays ne possède pas l’histoire du continent européen et encore moins celui de l’Asie ni de l’Afrique, mais c’est mon pays et je ne l’échangerais pour aucun autre.

Cette réflexion sur mon coin de pays m’amène àIMG_20190623_153018 répondre à une question d’ordre existentialiste : Comment je me trouve ? Question bizarroïde puisque je passe d’une réflexion sur mon coin de pays à celle sur ma vision de mon corps. Une vision qui s’est construite au fil des années, du temps, des expériences de vie et de mon cheminement quotidien. En effet, tout est une construction liée de près à son existence de tous les jours. Puisque la vie est semblable à une ligne continue faite de milliards de petits points noirs qui se collent les uns sur les autres, il en est ainsi des secondes qui nous quittent dès leurs apparitions faisant ce que nous sommes. Je devrais plutôt écrire « ce que nous décidons d’en faire » puisque tout est relié à notre décision finale et à elle seule.

 

AdonisCe que je suis en ce moment même où je compose le présent texte est différent de ce que je serai une fois que j’aurai terminé. Certes, une différence minime mais tout de même présente puisque ma réflexion sur un tel thème s’est posée sur un texte en utilisant des mots ayant chacun une signification précise. Autrement dit, je suis passé d’une réflexion abstraite à une réflexion, s’il est possible d’utiliser une telle expression, plus concrète. Il en est ainsi pour nous tous car, que nous le voulions ou pas, nous changeons tout aussi lentement qu’inexorablement.

Certes, il y a des événements qui peuvent nous marquer tellement au fer rouge que notre fort intérieur peut être transformé à tout jamais. J’ai, à titre d’exemples, des deuils de personnes qui nous ont quitté et dont leurs départs ont laissé un grand vide, des peines d’amour qui nous fait douter de notre capacité d’aimer et surtout d’être aimés et, le dernier exemple, des rejets voir même des insultes non méritées. La liste pourrait s’allonger presqu’indéfiniment.

Il est vrai que l’image que j’ai de mon corps, de saScreenshot_20190823-170943 différence, de ses forces, de ses faiblesses et de tout ce qu’il me reste à découvrir est intimement liée à mon parcours de vie. En effet, ayant souvent été utilisé par des avocats sans scrupules et immoraux dont leur seul objectif était de s’enrichir au dépend de la crédulité de mes parents tout en servant de cobaye pour faire avancer la science dans l’espoir de réparer les erreurs du domaine pharmaceutique aurait pu m’amener à me révolter. Or, il en n’est strictement rien.

IMG_20190802_162232_587Un vieil adage amérindien affirme que le meilleur moyen de se venger du mauvais sort c’est de lui faire un grand sourire et de poursuivre son chemin. C’est ce que j’ai fait et jamais je ne l’ai regretté. Oui, certaines personnes m’ont déjà insulté sur mon physique et en des termes que par un souci de respect envers moi-même je me refuse de les retranscrire tellement ils dignes du zéro kelvin en ce qui a trait sur le plan intellectuel. Et ce, même dans des lieux de cultes. Certes, cela ne m’est guère arrivé souvent. Quoiqu’il en soit, c’est loin d’être agréable. Chose amusante à retenir, je n’ai jamais vécu de pareilles situations en des lieux où tout bon chrétien n’oserait pas y mettre les pieds. Et comme je n’ai guère la prétention de me définir comme un chrétien exemplaire mais plutôt comme un modeste pécheur, j’adore y mettre les pieds à l’occasion.

Un autre élément à souligner : C’est un fait. Je suis très orgueilleux. Il n’est pas question pour moi de m’agenouiller devant qui que ce soit, si ce n’est à Dieu et à lui seul. C’est à la fois ma principale qualité mais aussi mon plus grand défaut. En effet, d’un côté, je me serais refusé de réaliser bien des choses n’eut été mon orgueil. Je pense notamment à ma volonté d’être autonome, de faire bien des choses que le commun des mortels n’oserait pas essayer de faire, même pas en pensées, de franchir des barrières presque à la limite de la permissivité. Mais attention ! Toujours en ayant un respect mutuel entre les personnes concernées. Un orgueil qui m’a fait comprendre que je suis plus qu’un animal de foire ni un être sur qui on va s’enrichir. Toutefois, mon orgueil m’a aussi joué de vilains tours tout en y apprenant des leçons parfois amères mais toujours profitables. Ainsi va la vie !

IMG_20190901_113123Suis-je beau ! Comme j’ai répondu à une amie sur le réseau social Facebook, je ne suis peut-être pas le plus bel homme au monde, mais je possède tout de même une belle humeur et un optimisme qui me donne, semble-t-il, un certain charme auprès de la gente féminine. À cela s’ajoute mon goût prononcé pour les vêtements haut de gamme et une présentation soignée de ma personne. Et puis comme je le répète souvent : « La beauté n’est point un péché, mais la laideur est loin d’être une vertu ». Qui plus est ! La beauté est un concept des plus difficiles à définir, à lui mettre garde-fous, et même à circonscrire dans le temps et l’espace. De plus, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qu’est la beauté. Pour certains, la beauté se résume au plan physique tandis que pour d’autres, cela sera davantage au plan cérébral et pour d’autres … la liste pourrait être sans limite.

Pour ma part, j’ai décidé de me trouver beau tout simplement. Pourquoi donc ? Il faut d’abord plaire à soi-même avant de vouloir plaire coûte que coûte aux autres. Aucune autre personne que soi-même peut réellement nous sentir belle même si la beauté se trouve dans les yeux de … celui qui regarde.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le sens de ma vie

Sur le chemin de la vie 2

Le sens de ma vie

Le sens de ma vie

Bonjour tout le monde,

Je désire aujourd’hui discuter d’un sujet assez particulier. Un sujet qui, ma foi, m’interpelle énormément puisque tôt ou tard nous sommes confrontés à cette ultime question : Quel est le sens de la vie ? C’est là une question qui, semble-t-il, la réponse s’offrira à nous lorsque le temps de quitter cette vie sera venu. Ce qui ne nous empêche pas de tenter d’y répondre selon nos expériences. Une chose est sûre : Toutes les réponses sont plausibles étant donné qu’il y a autant de réponses qu’il y a d’expériences vécues. Certaines expériences de la vie sont extraordinaires tandis que d’autres le sont beaucoup moins. Notez bien que mon intention n’est nullement de vous faire la leçon mais plutôt de partager avec vous ma conception de la vie, de sa valeur et de sa sacralité. Pour se faire, j’e développerai le présent texte en ces trois points précis : La responsabilité personnelle, l’influence de la pensée grecque de ma conception de la vie et de l’apport de ma foi chrétienne sur le sens même de la vie.

En premier lieu, il faut être clair sur un point précis. Nous sommes tous responsables des choix que nous faisons au cours de notre vie. Des choix qui parfois peuvent avoir des conséquences importantes pour le restant de nos jours alors que bien plus souvent elles auront que peu d’importance. Nous avons rarement à blâmer le destin pour ce qui nous arrive car il n’est que le résultat de nos actes, nos décisions et de nos idées. Bon ! Je reconnais qu’il peut avoir des circonstances qui sont hors de notre contrôle telles que, à titre d’exemples, notre origine ethnique, notre lieu de naissance, notre milieu social lequel peut être un poids très lourd à supporter pour plusieurs individus. Mais, force est de constater que nous sommes les seuls maîtres de nos vies. À ce titre, je me rappelle d’une séquence du film intitulé Retour vers le Futur dans laquelle le professeur répondait à son ami une phrase qui m’a étonnamment surpris : Rien n’est écrit à l’avance.

En deuxième lieu, la pensée grecque a énormément influencé ma conception de la vie. En effet, aucune philosophie ne possède autant de richesse que celle que nous ont transmises les philosophes de la Grèce antique. Le philosophe Socrate occupe à mes yeux une place prépondérante puisque l’on surnomme être un chrétien avant son temps. Parmi ses idées, la conception même de l’immortalité de l’âme et, par conséquent, la croyance en une vie éternelle a joué un rôle fondamental chez les Pères de l’Église, c’est-à-dire ceux qui ont élaboré sur les fondements mêmes de la pensée et de la moralité judéo-chrétiennes. D’ailleurs, est-il utile de préciser que les Églises chrétiennes primitives, dont le catholicisme original, ont adopté les vertus cardinales dans leurs descriptions de ce que devait être un chrétien authentique ? Il faut savoir qu’il s’agit de la Sagesse, du Courage, de la Tempérance et de la Prudence. Quatre vertus qui, à mon grand regret, semblent reléguées aux oubliettes à notre époque. (Je reviendrai sur ces vertus lors d’une publication ultérieure.)

En dernier lieu, ma foi chrétienne de tradition dite Catholique romaine a joué et joue encore un rôle déterminant dans mon cheminement personnel. Attention ! Je ne dis pas posséder une foi aveugle, mais plutôt une foi éclairée par la raison. Comme il est nécessaire d’avoir deux jambes pour marcher, deux poumons pour respirer et a priori deux hémisphères pour avoir la capacité d’être conscient de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure et, par conséquent de pouvoir interagir, il est tout aussi important d’accompagner la foi par la raison.

En effet, cette dernière peut être, à l’image de la photo présentée ci-dessus, un garde-fou l’empêchant de commettre des actes irréfléchis. Toutefois, la foi peut être elle aussi une aide inestimable lorsque la raison peut, parfois à tort, faire croire que rien est possible. Voilà pourquoi, il existe des passerelles à différents points de nos vies où nous pouvons passer par un autre chemin afin de réaliser ce que l’on croit être l’impossible.

En résumé, nous sommes tous tributaires de nos vies dans chacune de nos décisions et de nos actes. Rien ne se perd, rien ne se créer ! Disait Lavoisier. Moi j’ajouterais que rien n’existe à l’avance en nos vies puisque tout découle de nous-mêmes. Choisir le chemin de la vie ou celui de la mort relève exclusivement de nos choix personnels à chaque instant. Une fois encore, je reconnais qu’il peut y avoir des facteurs existants en dehors de notre volonté.

Est-ce que la vie aurait un sens si tout ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes cesserait d’exister? De mon point-de-vue, ce serait une aberration absolue si c’était le cas. Mais s’il y a une chose qui doit être retenue dans le présent texte, c’est qu’en dépit de mes imperfections, de mes doutes, de mes questionnements et de mes égarements, la foi chrétienne demeure la pierre d’assise de ma raison d’être. Autrement dit, cesser de croire équivaudrait pour votre humble serviteur à cesser de vivre.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour le plaisir

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Pour le plaisir

Bonjour tout le monde,

new-image3Aujourd’hui, je désire élaborer sur un sujet assez particulier qui est celui de l’une des raisons d’être de ma passion, c’est-à-dire tout simplement du plaisir que je retire de poser nu pour des artistes amateurs ou professionnels et des écoles d’arts un peu partout dans la belle province de Québec. En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je parcours le Québec pour y offrir mes services de modèle nu et jamais de ma vie, somme toute vraiment intéressante, je n’ai eu autant de plaisir à faire quelque chose dont une bonne partie des gens que je connais n’oseraient pas faire.

Mais, quel plaisir puis-je retirer de ma profession? C’est-là une question biennew-image2 légitime qui mérite une réponse à trois volets. À vrai dire, il serait assez difficile pour votre humble serviteur de résumé en une seule phrase une réponse qui se doit d’être élaborée pour faciliter la compréhension des lecteurs. N’oublions pas que poser nu est avant toute chose un art, et comme chaque art qui se respecte, il arrive parfois que cela peut dépasser l’entendement du sens commun. D’ailleurs, qui ne se souvient pas de la couverture de l’album de John Lennon et de Yoko Ono intitulé « Two Virgins » où ils étaient photographiéss dans leur plus simple apparat ? Certes, un tel album réalisé au tout début des années 1970, suscita un choc au sein du grand public malgré les années fastes du mouvement connu sous le vocable du « Peace & Love » des années 1960.

Le premier volet de ma réponse se trouve dans mon cheminement personnel. Vousnew-image11 l’ignorez fort probablement, mais ma situation physique a été maintes fois présentée dans plusieurs médias de masse. Des médias de masse qui se sont davantage intéressés aux conséquences de la thalidomide que de la possibilité que cet homme en devenir possède une beauté qui lui soit particulière. Vous ne pourrez jamais de la vie vous imaginer toutes les remises en question que j’ai dû affronter à un âge où l’estime de soi et la construction de son image auprès des autres se développent. Bref, savoir que mon corps peut être perçu comme ayant sa beauté et que celui ou celle qui le regarde peut y trouver des éléments agréables à découvrir. Autrement dit, voir une beauté là où auparavant on y voyait que des erreurs pharmaceutiques. Croyez-moi sur parole ! C’est pour moi tout un revirement de situation.

new-image7Le deuxième volet réside dans les opportunités de faire la rencontre de gens vraiment intéressants appartenant à des classes sociales diverses, à des communautés ethniques hétéroclites, à des groupes d’âge variés et en provenance d’horizons aussi différentes les unes que les autres. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de gens réellement extraordinaires à chaque fois où mes services de modèle nu furent requis. Je me rappelle d’une anecdote vécue au musée des beaux-arts de Montréal et qui m’a bien fait rire. J’ai pour habitude de me promener nu parmi les participants des séances, sauf si la personne responsable du groupe me demande de ne pas le faire, pendant les entractes afin de leur permettre de se familiariser davantage avec mon corps, disons-le franchement, un peu hors-norme. Cette procédure aide beaucoup les participants à saisir davantage les subtilités de mon physique sans omettre mes expressions corporelles et à les transposer au sein de leurs œuvres. Or, pendant l’un des entractes où je discutais avec plusieurs personnes à propos des œuvres réalisées jusque-là, une dame s’est approchée et m’a demandé si ma prothèse était fabriquée à l’institut de réadaptation de Montréal. Ce à quoi je lui ai répondu que ce n’est pas le cas puisque je reste dans la belle ville de Québec où il y a aussi un centre spécialisé dans ce domaine mais qu’auparavant j’y allais durant mon enfance et mon adolescence. Elle m’a alors dit qu’elle travaillait à cet établissement en tant que prothésiste. Je lui ai dit, avec un sourire en coin, que le fait de l’avoir rencontrée m’a fait revivre de lointains souvenirs. Comme quoi, comme on dit si bien au Québec, le monde est petit. N’est-ce pas ?!

Le dernier volet explicatif de mon plaisir d’être modèle nu réside en un certainnew-image10 bien-être que je souhaite apporter à toutes les personnes avec qui j’ai la chance inouïe de travailler. Un bien-être qui tire son origine d’un long processus de réflexion sur le sens de la vie, sur celui de l’amour, sur les joies et les peines auxquelles chacun d’entre nous doit faire face au cours de son périple sur terre. Certes, la vie est loin d’être facile pour une grande majorité d’entre nous. Toutefois, nous avons l’entière liberté de choisir quel chemin nous allons prendre ; celui du bonheur ou bien du malheur. Pour ma part, j’ai choisi tout simplement d’être heureux avec les hauts et les bas que la vie peut m’apporter et si une fois, j’ai bien écrit une fois, j’ai pu rendre un participant heureux de vivre lors de l’une de mes prestations de nudité artistique, je pourrai dire mission accomplie. D’ailleurs, à ce sujet, une des personnes qui étaient présentes à l’occasion de ma prestation au musée des beaux-arts de Montréal ce jeudi 23 février, avait dit aux gens qui l’entouraient qu’elle était tellement impressionnée par ma joie de vivre que cela l’avait rendue heureuse. Que ça fait du bien à entendre !

Merci infiniment pour votre fidélité à suivre mes publications.

Merci mon Dieu pour la chance de vivre une vie si extraordinaire.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Assumer son destin

Assumer son destin

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous avez pu profiter de cette journée magnifique en ceSimon Dupuis 2 (2) vendredi 20 mai 2016 et que le weekend puisse s’annoncer tout aussi ensoleillé. J’ai longuement réfléchi avant de rédiger un tel billet sur mon blogue artistique dédié notamment à ma passion en tant que modèle nu et, comme on le dit si bien au Québec en faisant référence au hockey, par la bande à la poésie. Il va de soi que plusieurs articles ont été écrits suite à une série de réflexions de la part de votre humble serviteur. Des réflexions sur divers sujets tels que le sens de la vie, l’amour, l’amitié, la vieillesse et, personne n’y échappe, la mort.

Simon Dupuis 2 (6)Vous le savez probablement, j’aurai atteint mes 54 ans bien sonnés ce mardi 24 mai et je dois avouer que les derniers événements vécus dans ma vie m’ont amené à vouloir absolument nettoyer à la fois mon âme, mon esprit et ma psyché lesquelles sont trois entités à la fois distinctes et intimement liées. Distinctes puisqu’elles occupent chacune de leur côté une place qui lui est particulière et liées de manière à former presque une symbiose tellement ce qu’elles ressentent puisse se répercuter les unes aux autres. Parmi les nombreux événements qui ont eu une influence sur le parcours de ma vie, mes relations avec les femmes, du moins celles avec qui une certaine intimité ait pu s’établir et envers lesquelles j’aurai pour toujours un grand respect. Et, croyez-moi sur parole, lorsque j’aime une femme, je l’aime à la fois avec mon cœur, mon corps et avec tout ce que je peux lui offrir de ma  bien petite personne.

Quelques questions me trottent dans la tête depuis ces derniers jours: Pourquoi ai-jeSimon Dupuis 2 (5) tendance à manifester un comportement susceptible de blesser la femme que j’aime? Des blessures qui viennent à leur tour saisir mon âme pour l’amener au plus profond des abîmes. Un adage affirme ceci: « Qui aime vraiment ressent la douleur qu’il inflige bien malgré lui à l’être aimé. » J’en suis plus que convaincu. Ceci m’amène à me demander quel est le sens de mon destin. Être condamné à vivre dans la solitude et errer, tel un fantôme perdu dans les limbes, sur cette terre où gisent tant d’âmes esseulées? Il va de soi que l’Homme doit un jour ou l’autre affronter ses peurs, ses craintes et ses démons afin de découvrir ce qu’il est réellement. Découvrir son être véritable en lui enlevant tous ces vêtements imposés tant par son éducation, l’influence de ses pairs et tout ce qu’on lui aura inculqué, à tord ou à raison, de codes moraux et d’éthique. 

Simon Dupuis 4« Dis-moi qui es-tu? » Autre question à laquelle nul ne peut échapper si il veut donner un sens authentique à son destin. Je ne parle pas ici de ses exploits ou encore de ce qu’il fait dans son quotidien, mais plutôt de ce qu’il l’a marqué au plus profond de son être. Qu’a-t-il vu, entendu, expérimenté, subi depuis sa plus tendre enfance jusqu’à aujourd’hui? Souvenons-nous que l’Homme ne se construit pas seul même si il jouit de ce que l’on appelle le libre-arbitre. Qui es-tu? Question aux multiples réponses. «Qui n’es-tu pas?» Autre question certes aux multiples réponses mais qui est aussi plus difficile à résoudre puisque cela nous ramène à voir ce que l’on est réellement, et ce bien malencontreusement à notre détriment. Toute vérité n’est pas toujours bonne à dire, mais elle se doit de l’être afin d’être apte à se regarder dans le miroir et de s’accepter tel que l’on est.

«Chose plus facile à dire qu’à faire», me direz-vous?! Impossible pour moi de vous contredire là-dessus. Toutefois, le coût en vaut la chandelle si l’on désire ne pas répéter les mêmes erreurs lesquelles tirent la source de leur venin au plus profond de leur être. Pourquoi donc avoir rédigé un tel article au sein de mon blogue dédié à ma passion de modèle vivant? Justement être un modèle vivant, c’est être capable de ressentir ce que l’on vit même si c’est ce que l’on refuse de vivre tellement la douleur qui nous assaille consume tout notre être. Certes blesser fait mal. Mais, blesser la personne aimée et savoir que cela relève de notre faute, la douleur est indescriptible. C’est moi qui vous le dis.

Ce qui ne m’empêche pas d’assumer mon destin et de tout faire pour l’orienter de manière plus positive. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada