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Désirs de jeunesse

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Désirs de jeunesse

 

 » De nos désirs de jeunesse non réalisés,

À la vieillesse bien des chagrins sont souvent évités. « 

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

L’ultime loi de la vie

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L’ultime loi de la vie

 

Il arrive que parfois, 

Bien malgré nous et bien malgré moi, 

Que le chemin de nos vies prend un grand détour, 

Et que l’on s’aperçoit qu’il nous a joué bien des vilains tours.

 

Nous naissons et grandissons loin des tumultes de l’existence, 

Disons que cela peut dépendre de sa propre enfance, 

Nous sommes alors animés par une grande vitalité, 

Sans savoir que ce ne sera jamais pour l’éternité.

 

Puis, vient le temps des premiers amours.

Le temps des chagrins qui semblent durer toujours. 

Ceux qui blessent au plus profond de soi et de nos âmes, 

Celles qui brûlent tout notre être par une horrible flamme.

 

Puis, un jour ou un autre et où on s’y attend le moins. 

Apparaît l’âge adulte qui contemple l’enfance disparaître au loin. 

Avec elle s’égrainent nos rêves, nos illusions et parfois nos espoirs. 

Tel le feraient les rayons du soleil à l’approche de dame lune au soir.

 

À la virginité de nos idées préconçues, 

Viennent s’y frotter grande vérité toute nue. 

Nous bousculant sans cesse dans les recoins de nos valeurs, 

Nous faisant avec raison vivre bien des craintes et bien des peurs.

 

Comment cela se peut-il ? 

Comment cela est-il un tant soit peu possible ? 

Souvent, essayer de comprendre ne fut-ce qu’un seul instant est impossible. 

Qui et où en sommes-nous ? Pourquoi de tels mensonges existent-ils ?

 

Serait-il nécessaire de faire une mise au point ? 

Que la lumière nous frappe en plein visage à coups de poings ? 

Maintenant que l’âge de la vieillesse annonce sa grise couleur, 

Mes folles pensées et rêves de jeunesse s’envolent vers les hauteurs.

 

À quoi bon avoir d’éternels regrets ? 

Bien et mal ont été, bon gré et mal gré, faits. 

Toutefois, s’il y a une chose que la vie m’a enseigné. 

C’est de ne jamais faire pleurer celles qui nous a aimés.

 

Et pourtant, ce que j’aimerais revenir en arrière. 

Aussi loin que le jour où je naquis tel un rescapé de la guerre. 

Pour éviter toutes ces erreurs que j’ai commises depuis naguère. 

Mais, c’est l’ultime loi de la vie et je ne peux rien y faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Parfois le silence

 

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Poème composé en plein cœur de la nuit dans ma chambre

Parfois le silence

 

Parfois il faut savoir se taire
Pour savourer le temps filant comme l’air
Le temps de nos amours et de nos chagrins
Le temps des folles nuits effacées au petit-matin

 

Parfois il est inutile de dire un mot
Pour exprimer tous nos maux
Suffisent alors les larmes
Venant de nos âmes

 

Parfois vaut mieux simplement regarder
Et avec retenue et petite gêne s’en garder
Car seul le regard peut toucher l’être blessé
Et le guérir de ses blessures mal soignées

 

Parfois il suffit de la beauté d’une femme
Pour raviver la joie de vivre cette précieuse flamme
Et dans le silence d’un atelier où l’artiste et sa muse
Prennent le temps d’une pause entre deux poses et puis s’amusent…

 

De

 

Rolland St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une main

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Esquisse réalisé par Eri Kel de la France

Une main

 

Une main appuyée

Une main prête à t’aimer

Aimer avec folie et passion

Et faire avec toi cette union.

 

Une main pour écrire

Une main pour te faire sourire

Une main pour atténuer tes chagrins

Tes histoires d’amour sans lendemain.

 

Une main tendue vers toi

Que tu sois indigent ou roi

Que tu sois étoile de cinéma

Ou pur inconnu au gré du vent qui va.

 

Une main sans couleur

Pour ne pas éveiller tes peurs

Une main semblable à ses sœurs

Et qui pour toi ne sera jamais un leurre.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mon enfant

Mon enfant

Vers Montréal

Mon enfant

Bonjour toi
Que j’aurais bien aimé
Que j’aurais cajolé et gâté
Qui aurais pu être là et être de moi.

Devant l’inévitable destin
Qui m’a donné joie et chagrins
Bien des vœux se sont réalisés
Comme bien des projets se sont effacés.

Qu’aurais-je pu être?
Quel enseignement t’aurais-je donné?
Une vie? Une existence? Dès que tu fus né?
Moi qui vieillis tel un arbre fatigué, un vieil hêtre.

Écoutez-moi peuples lointains!
Prêtez l’oreille gens aux mille lendemains!
Or, diamants et rubis font briller belles dents
Mais que valent ces richesses si je meurs sans descendant, sans toi mon enfant?

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

Quand la chaise ne sert pas à s'asseoir

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

 

Voici une chaise,
Mon amour ! Mets-toi à l’aise !
Allons ! N’aies pas peur.
Tu sais, je suis toute douceur.

 

Raconte-moi ta journée,
Dévoile-moi toutes tes craintes,
Dis-moi tes rêves et tes envies,
Confies-moi tes bons coups et tes envies.

 

Tu sais mon amour,
Être près de toi me suffit,
Pour oublier mes chagrins et mes soucis,
Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours.

 

Ton regard en dit long,
Sur tes secrets désirs et tes émotions,
Te voir enlever doucement tes vêtements,
Fait monter en moi la sève de la passion assurément.

 

Sans dire un mot,
Tu me tournes lentement le dos,
M’offrant ainsi ta croupe tant admirée,
Subjugué par mes pulsions d’amant tant aimé.

 

Sentant ma hampe se gorger de sang,
Ne souhaitant te rendre hommage délicatement,
Tu vis ma silencieuse demande avec grande joie,
À laquelle tu lui répondis avec entrain et de bon aloi.

 

Ô mon amour de ces temps interdits,
Où tout se vit ! Où tout se voit ! Où tout se dit !
C’est à la lueur d’une chandelle du début du soir,
Que tu m’aies appris que la chaise ne sert pas à s’assoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je vais vers demain.

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Je vais vers demain

 

Je vais vers demain
En joignant mes mains
Et je me fous de ces vauriens
Car le seul amour qui compte est le tien.

 

Je poursuis mon chemin
Je roule sur ces sentiers incertains
Car je ne sais où me conduira mon destin
À quoi bon y penser cela ne me sert à rien.

 

Je vais là guide mon cœur 
Inutile d’avoir cette étrange peur
Car tout peut arriver de mal ou de bien
Voilà pourquoi je saute dans la vie les pieds joints.

 

Aller vers l’avant sans regarder derrière
Aller vers l’horizon par delà les guerres
Malgré le soleil caché par les nuages
Et cette forêt sans feuilles et sans âge.

 

Croire en l’amour
Crier nos chagrins
Ne pas craindre le malin
Car la vie triomphera un jour.

 

Ô ma beauté j’arriverai
Attends moi je reviendrai
Et jamais en vain ce ne serai
Car toi seule je te le jure j’aimerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Prendre conscience

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Prendre conscience

 

Instant présent,

Qui dure qu’un bref moment,

Respire et expire ! Encore et profondément,

Méditer sur les sagesses qui ont passé le tamis du temps.

 

Prendre le chemin,

De la quiétude de l’esprit,

Dans le silence de celui qui en lui prit,

Détruire les illusions qui causent tant de chagrins.

 

Être là simplement nu devant toi,

Qui de tes yeux désire qu’explorer tout de moi,

J’entends alors ton fusain glisser avec douceur sur le papier,

Traçant avec fébrilité les lignes de ma nudité sans te faire prier.

 

Une ligne ici et là,

Quelques coups de plus ? Pourquoi pas ?!

Y tirer du néant ce que tes yeux de femme y voient,

C’est par ta main que ce mâle devient immortel comme il se doit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Prière de mon âme

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Prière de mon âme

 

De mon enfance jusqu’à maintenant
Ce que l’on a abusé de moi, et ce bon an, mal an!,
De ma générosité j’ai offert sans jamais compter,
Mais aujourd’hui, c’est fini car je me suis dompté.

 

Générosité sans limite fait de ce cœur à jamais blessé!
Bonté inégalée fait de cette âme tellement humiliée!
Maintenant et pour toujours c’est bel et bien fini.
Je le jure devant témoins jusqu’à l’infini.

 

J’ai aimé avec tendresse dans le respect absolu,
Mon cœur à vous librement je l’ai ouvert et vous y avez lu,
Donné mon corps, donné mon âme jusqu’à en perdre la raison,
De cette folie j’en ai fait ma modeste mais lugubre maison.

 

Du bleu pur dans mon ciel vint s’y placer nuages sombres,
Éclairs et tonnerre s’abattront sur les vivants fuyant leurs ombres,
Vous désirez qu’il en soit ainsi? C’est ainsi qu’il sera,
Homme de jadis s’éloignera loin de moi et à jamais de ce pas.

 

Le sang qui coule dans mes veines se changera en venin,
Poison d’une telle puissance que redoutera même le Malin,
Et de mon regard je vous suivrai sous les collines et au fond des mers,
Votre crainte sera telle que même votre naissance vous en reprocherez vos mères.

 

Sang, larmes et terreur!
Voilà ce qui sera à chaque heure,
Mais, je n’accablerai point la veuve et l’orphelin,
Car, qui sait, sauveront-ils mon âme de ce triste chemin?

 

À ma bonté, on me répondit par la médisance,
Os broyés et chair à vif, Quelle sera votre maigre pitance!
Calomnie et ignominie furent vos remerciements,
Herbes amères et remords, vous avalerez sans ménagement.

 

De l’ange de vie qui se trouvait jadis en moi,
Je l’ai mis en terre pour y chercher, vous ne me croirez pas,
Loin dans les profondeurs des enfers l’ange de mort, l’ange noir!
Qui chassera ses ennemis sur les continents et les vastes terroirs.

 

Mes mains généreuses seront désormais épée et bouclier,
Mon corps meurtri deviendra armure que rien ne pourra pénétrer,
Amour deviendra amertume et de mes narines sortira de la brume,
Montant le cheval de la haine, je prendrai âmes fugitives pour en faire de l’écume.

 

Mes larmes chaudes, soyez en convaincus vous les boirez jusqu’à la lie,
De mes lèvres sortiront cauchemars qui vous accompagneront dans vos lits,
Tel sera ma destiné ! Ange de lumière deviendra ange de noirceur!
Mon destin, qu’il en soit ainsi, je n’en ai point peur.

 

Pourtant réside en moi dans un coin sombre de mon âme cette humble prière,
Une supplication que me livra une religieuse dans un monastère,
Implorer Dieu de m’éviter dans sa mansuétude de ce calice y boire,
Afin de me délivrer de mes tourments car en l’Amour, je veux encore y croire.

 

Ô Seigneur, dans ta bonté éloigne de moi ce désespoir,
Qui me tourmente tel un fer rouge du matin jusqu’au soir,
Et que je vois ton tendre visage chez mes frères humains,
Afin que je puisse les guérir de leurs chagrins.

 

De

 

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada