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Es-tu Ève ?

Es-tu Ève ? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/and-I-used-to-be-Eve-887473422

Es-tu Ève ?

 

Écoute-moi, ô femme étrangère.

Entends ma supplique, mon humble prière.

Réponds-moi, je t’en conjure, ô ma très chère.

Viens-tu d’une contrée de paix ou d’un pays en guerre ?

 

Rarement, mes yeux ont vu un corps si menu.

Tu es belle comme un ange descendu des cieux.

Je n’ai jamais eu la chance d’admirer une telle beauté,

D’une femme qui possède une silhouette si bien sculptée.

 

Es-tu le fruit de mon incontrôlable imagination ?

Es-tu l’une de mes nombreuses hallucinations ?

Pourquoi as-tu franchi les terres de toutes ces nations ?

Serait-ce pour semer en mon esprit une telle confusion ?

 

Tu me rappelles Ève et son bien étrange récit,

La source de tous nos malheurs et de nos maladies,

Depuis le jour où elle fit manger à Adam le fruit interdit,

Qui acquiesça à sa demande, car ébloui par sa beauté infinie.

 

Toi que je vois en cet instant précis,

Toi, qui en mes songes, je suis à ta merci,

Toi, pour qui l’espace d’un souffle, je perds l’esprit

Laisse-moi te prendre dans mes bras, je t’en prie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai faim de toi

J’ai faim de toi Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00237-886480655

J’ai faim de toi

 

J’ai faim de toi,

Tu es un délicieux plat,

Laisse-moi te savourer comme il se doit,

Te goûter avec douceur et passion, permets-le-moi.

 

Laisse-moi découvrir la profondeur de ton intimité,

De cette intimité que tu as librement dévoilée,

À mes yeux qui scintillent de désirs inavoués,

Et de ma bouche, je saurai te combler.

 

Accroche-toi à mes mains,

Tu connaîtras enfin ton destin,

Avec ton sourire angélique, tu m’offres ce festin,

Pendant que j’entendrai ton haleine haleter tel un refrain.

 

Je sentirai les battements de ton cœur,

Ton sang coulera dans tes veines à cent à l’heure,

Tu connaîtras enfin l’apothéose sans aucune peur,

Tu en redemanderas sans cesse avec des cris et des pleurs.

 

Je fouillerai avec prudence chaque coin,

Alors que tu me tiendras la tête de tes mains,

Entre tes mains, je serai ton bibelot, ton pantin,

Ce jouet qui te fera monter au septième ciel jusqu’au matin.

 

Alors mon amour, ma chérie.

Installe-toi confortablement, je t’en prie.

Tu es si belle dans cette luxure alors que tu souries,

J’ai tellement faim de toi que je te dégusterai toute la nuit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Souvenirs d’école

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Souvenirs d’école

 

J’ai parmi mes nombreux souvenirs d’école,

Le doux visage d’une fille qui s’appelait Nicole,

Était-ce Nicole ou bien Justine ou encore Marie?

Quoiqu’il en soit, je la trouvais tellement jolie.

 

À mon âge, je commence à avoir des troubles de mémoire.

Ce qui ne m’empêche guère de me rappeler tard le soir,

Ces belles jeunes filles qui ont peuplé ma tendre enfance,

Sans oublier toutes celles qui ont éveillé mon adolescence.

 

Mais, il y en a une que je n’oublierai jamais son visage.

Car sous ses airs angéliques, elle n’était pas toujours sage.

Elle et moi aimions souvent faire l’école buissonnière,

Nous prétextâmes que nous partions à la guerre.

 

Alors qu’en réalité, nous allions nous conter fleurette.

En marchant main dans la main dans les champs de pâquerettes,

Sans dire un mot sous le ciel bleu et en entendant les oiseaux chanter,

En souhaiter de tout notre cœur que cet instant allait durer pour l’éternité.

 

Que c’est étrange de ne pas pouvoir me rappeler de son prénom,

Ah que le fait d’avancer en âge peut quelquefois faire de moi un con.

Mais jamais je n’oublierai cet instant de pure joie, de pur bonheur.

Voilà ce qui m’apaise, me rassure, face à ma dernière heure.

 

Il y a pire dans la vie que le fait de ne pas avoir vécu,

C’est de ne pas avoir aimé celle que nos yeux ont vue,

Oui, j’ai avec grande tendresse aimé cette jouvencelle.

Mais, j’étais trop prude pour lui dire comme elle était belle.

 

Le temps de vivre sera bientôt terminé,

Mes beaux souvenirs, dans le néant, j’emporterai.

Sans effort, mes yeux fatigués, à jamais je fermerai.

Seul regret : mon amour dans mon cœur, l’avoir gardé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je t’ai appelée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je t’ai appelée

 

Je t’ai appelée,

Sans cesse, tu es dans mes pensées

Je t’ai souvent appelée du lointain Canada

Je t’en prie, ô, ma tendre chérie, réponds-moi.

 

Québec est une bien belle ville,

Mais sans toi, près de moi, tout me semble vil.

Peut-être, étais-tu absente pendant mes nombreux appels?

Ici, le printemps est joli, mais avec toi ma vie serait encore plus belle.

 

Le mois de mai est particulier en ce pays,

La chaleur vient à peine d’éclipser un temps gris,

Cela suffit à mettre dans le cœur des gens de la joie,

Car bientôt l’été du nord sera là comme il se doit.

 

Quelle heure est-il chez toi en cet instant?

Dis-moi! Quand pourrais-je t’appeler au bon moment?

J’ai si hâte de sentir ton parfum et de te serrer dans mes bras,

Viens me rejoindre et tu verras comme tout ici t’étonnera.

 

Ce pays est si extraordinaire,

La beauté des lieux saura certainement te plaire,

Allez mon amour! Oui, c’est bien moi qui t’ai appelée.

Crois-moi, j’aimerais tellement que tu viendrais me retrouver.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La cueillette de la lavande

La cueillette de la lavande Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture au couteau par Maryse Veysseyre de la France

La cueillette de la lavande

 

Je me souviens de mon patelin

Où je vivais lorsque j’étais tout jeune gamin

Un modeste village de ma douce et belle France

Un village où circulait une senteur de belle romance.

 

Je parcourais avec curiosité les quelques rues de mon village

En y apercevant des gens de tous les milieux, de tous les âges

De ces jeunes amoureux enlacés et de ces gens esseulés

Aux personnes, du bistro de la place centrale, bien attablées.

 

C’était un humble patelin comme on en voit en mon pays

De ce pays aux régions diverses mais qui ont une seule patrie

De ces régions aux accents parfois rudes, parfois chaleureux

Mais qui sont peuplées de gens tout aussi fiers que valeureux.

 

Mais ce que j’aimais par-dessus tout de mon hameau

C’était de voir ces gens cueillir les lavandes par un temps si beau

Un souvenir qui me revient dans mon cœur rendu usé avec le temps

Le temps qui fuit quand je pense à l’époque où je n’étais qu’un enfant.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada