Archives de tags | pures mains

Je suis une femme solitaire

Je suis femme solitaire
« Je suis une femme solitaire » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Je suis une femme solitaire

 

Je suis une femme solitaire,
Voilà pourquoi, rien ne saura me faire taire,
Tout se qui se retrouve dans les mers et sur la terre,
Sans omettre tout ce qui inlassablement se meut dans l’air.

 

Encore moins le feu ardent et brûlant
Sans oublier le plus violent des vents d’Orient,
Femme à la peau de satin aux merveilleux seins,
Que je regarde telles des perles choisies de mes pures mains.

 

Humblement habillée par une délicate soie,
Que j’avais presque religieusement posée sur moi,
Afin de cacher une peu ma nudité et de préserver la moralité,
Sans pour autant devenir une adepte d’une quelconque religiosité.

 

Je suis une femme aux lèvres pulpeuses,
Je sais être enchanteresse et bien charmeuse,
Je sais encore reconnaitre ma féminité si convoitée,
Pourtant, femme solitaire, je le serai pour toute l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Juste un fantasme

Juste un fantasme

« Juste un fantasme » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Juste un fantasme

 

Aux coups de sept heures,
Je me suis réveillé en sueur,
Car mon être fut envahi par un leurre,
Quel a été ce rêve sinon une grave erreur ?

 

M’étant endormi dans mes draps chauds,
Où tout était bien, tout était pur, tout était beau.
Sentant le silence m’envahir le long de mon corps,
Et le poids de la fatigue jusqu’à ce que je m’endors.

 

Une présence se fit entendre,
Un goût de menthe à mes lèvres,
Coula doucement telle une fraîche sève,
Une sève qui explora ma bouche sans attendre.

 

Survolant mon corps qui semblait être inerte,
Mais ne craignant point de la vie avoir sa perte,
Tu étais couchée bien fragile et nue à mes côtés,
Toi qui en secret j’avais tendrement plus que tout aimée.

 

Nous nous sommes rencontrés sur une île lointaine,
Où les gens fredonnèrent des paroles d’une même rengaine,
Des gens heureux qui ne se soucièrent guère de leurs lendemains,
Des gens riches d’amour et de temps qu’ils offrirent avec des pures mains.

 

Je sentais surgir en moi cette grande force,
Qui fit grandir mon arbre intime libre de sa belle écorce,
De cet arbre qui fait ma fierté depuis qu’un homme je suis devenu,
De cet homme qui est demandé par les plus grandes écoles afin d’y poser nu.

 

De cet homme au corps certes différent,
Mais qui de la vie en apprend encore pour longtemps,
Homme qui aurait tant voulu présenter devant ces artistes sa virilité,
Mais qui devait des règles établies par les us et coutumes les respecter.

 

Mais toi, je te retrouvais là dans mon lit.
Dans ce lieu où dans la noirceur de la nuit,
Revoyant mes amours de jeunesse, je m’ennuie.
Et, contre toutes attentes tu me regardes et me souries.

 

Descendants alors du plafond de ma chambre,
Tel un fantôme revêtu d’un châle à la couleur d’ambre,
Car mon désir était de te faire l’amour dès l’instant que je t’ai vue,
En cette classe où m’y voir poser nu laquelle d’entre vous y aurait crû ?

 

Ouvrant les yeux dès le chant du coq à l’aube,
Qui me faisait penser à un chant semblable à des laudes,
Juste encore un petit moment de joie de te sentir près de moi,
Juste un fantasme qui disparaît telle une brume à l’orée des bois.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada