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En douter encore

Doutes-tu encore
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En douter encore

 

Écoute-moi tendre chérie,
Prêtes-moi l’oreille, je t’en pries,
J’ai de quoi d’important à te dire ?
Une chose qui te fera sûrement sourire.

 

Mais pour bien commencer,
Une modeste faute je dois t’avouer,
Un petit mensonge je t’ai hier raconté,
Car il cache tout de même une noble vérité.

 

Je t’ai dit bien des grands secrets,
Afin de ne point être mis dans l’embarras,
Car te l’annoncer les mains vides, je ne l’oserai pas,
Pour une fois, mon cœur chavire par la joie qui y est.

 

Voici en mes mains ce qui n’a pas de prix,
Car cette demande est la plus sérieuse de ma vie,
Une bague de fiançailles pour t’exprimer mon amour,
Car c’est avec toi que je veux vivre maintenant et pour toujours.

 

Mes mots et mes gestes ont depuis le tout début de nos rencontres,
La sincérité de mon cœur qui pour toi palpite d’un amour digne des plus beaux contes.
À toi je songe chaque jour jusqu’au crépuscule et rêve sans cesse la nuit jusqu’à l’aurore
Voilà donc ce que je t’offre afin que de mes sentiments tu ne puisses en douter encore.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À la femme que je suis

Je danse

« À la femme que je suis » Photo par G.B. d’Allemagne

À la femme que je suis

 

Aujourd’hui, je vis.
Je vis en cet instant précis.
Respirant avec grande profondeur,
Afin de mon être en extirper mes peurs.

 

Seule et nue dans cette petite pièce,
Sous une musique qui me met en liesse,
Quelques notes de musique du prodigieux Mozart,
Afin de mes pas, de mes gestes en créer une oeuvre d’art.

 

Mains libres et légères,
Oubliant ma journée d’hier,
Main gauche tournée vers l’entre-jambe,
Main droite dirigée vers le sol que j’enjambe.

 

Pied droit semblable au soleil levant,
Pied gauche qui file vers droit devant,
Du mouvement de la hanche j’accouple,
L’ombre et la lumière afin d’en faire un couple.

 

Chaleureuse lumière qui ravive la profondeur de mon corps,
Ombre délicate qui rafraîchit mon être et mon âme,
Quel plaisir de sentir fraîcheur dans les flammes,
Esprit de liberté qui vaut son pesant d’or.

 

Tête légèrement penchée,
Avec le sourire d’un être comblé,
Sous les notes de piano j’ai cessé de penser,
Et de permettre à la femme que je suis de danser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mouillée

Mouillée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mouillée

 

Il est tard
Je vais me doucher
Car je suis si fatiguée
Et je dois avouer que j’en ai marre

 

Marre de devoir toujours sourire
Devant des gens qui ne font que souffrir
Du matin jusqu’au soir jusqu’au lendemain
Je fais tout ce que je peux mais je n’ai que deux mains.

 

L’eau chaude coule sur ma peau
Quelle est si bonne cette eau
Enlevant les impuretés
De ma journée

 

Tiens! Je pense à ce bel homme
Que j’ai accueilli et soigné aujourd’hui
Il était beau quand il m’a avec entrain souris
Avait-il deviné de mes pensées la somme?

 

L’eau continue à couler
L »envie de me caresser et de me satisfaire
M’envahie et c’est loin de me déplaire
Car cet homme m’avait tellement bien attirée.

 

Rien ne m’empêche de jouir
Et de rêver à cet homme avant d’aller dormir
Quel péché y a-t-il de fantasmer sur un inconnu?
Alors que moi-même je suis entièrement nue?

 

Ce que je suis mouillée
Tant par cette eau qui coule
Atténuant mes bruits quand je roucoule
Mouillée d’envie car mon corps n’a pas ce qu’il désire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que lit elle ?

Que lit elle
« Que lit elle ? » Photo par G.B. d’Allemagne

Que lit elle ?

 

Que lit elle ?
Ô ma toute belle !
Un de ces romans ?
Avec un prince charmant ?

 

Ce que j’aimerais être ce livre,
Car de ses mains qui le caressent,
J’en serai pour longtemps rempli d’ivresse,
Sentir son parfum à chaque page tournée j’en serais ivre.

 

Ressentir ses yeux parcourir chacun des mots écrits,
Voilà ce qui me rendrait certainement fou d’envie,
Adossé légèrement sur ses douces cuisses,
Espérer ce jour ? Inutile, je ne le puisse.

 

Prends le temps de me lire,
Car de ton regard, je veux me couvrir.
Afin d’oublier mes peines l’instant d’un soupir,
Pour retrouver la joie de vivre l’instant d’un sourire.

 

Lis bien ces mots aujourd’hui rendus vides de sens,
En ce monde où sont perdues à jamais tant d’innocences,
Ces mots que tu découvriras le moment venu qui te sortiront de ta flegme,
Ces mots qui résument avec simplicité ce que ressent l’auteur de ce poème : Je t’aime.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mes désirs les plus intimes

Mes désirs les plus intimes

« Mes désirs les plus intimes » Photo par G.B. d’Allemagne

Mes désirs les plus intimes

 

Nue sur ce drap de satin,
Je me satisfais avec mes mains,
En pensant à toi jusqu’au petit-matin,
Imaginant les caresses jusqu’au lendemain.

 

Fruit tant apprécié et défendu,
De ce péché du plaisir solitaire,
Retenant mon souffle afin de me taire,
Afin de ne point être en cette pose ainsi vue.

 

Longtemps je t’ai si désiré,
Encore plus longtemps à toi j’ai rêvé,
En ces nuits fraîches où s’envolèrent les bués,
Les chaudes bués de mon haleine tant haletées.

 

Sur ce drap scintillant de ce bleu verdâtre,
Faire l’amour avec mon amant, j’avais si hâte.
Était-ce trop demandé d’être comblée par ta virilité ?
Afin de satisfaire mes désirs les plus intimes jusqu’à satiété.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Cette jeune impératrice

La jeune impératrice

« Cette jeune impératrice » Photo par G.B. d’Allemagne

Cette jeune impératrice

 

Elle est resplendissante,
Elle a l’âme si réjouissante,
Elle a des envies si exaltantes,
Elle est d’une beauté si enivrante.

 

La jeune dame a connu son amant,
Sans que ne sachent ses pauvres parents,
Dans ses draps de satin elle lui a tout donné,
Elle lui a offert sur un plateau d’argent sa virginité.

 

Étant née dans une grande et noble famille,
Elle se devait d’être en tout temps bonne fille,
Toujours suivre les us et coutumes, les règles d’usage,
Même étant qu’une enfant, elle se devait d’être toujours sage.

 

Obéissante jusqu’à renier au plus profond qui elle est,
En dépit de ce qu’elle désirait, ce qu’elle souhaitait, ce qu’elle voulait.
Du jour où elle pourra de ses propres ailes s’envoler, souvent elle en rêvait,
Elle rêvait de cet homme qui l’emporterait en sa demeure pour toujours s’aimer.

 

Elle connue dans la cour royale,
Bien des hommes vraiment peu fiables,
Des hommes attentionnés par l’appât du gain,
Aux idées si sombres, si venimeuses et aux baladeuses mains.

 

Mais il y en avait un seul qui lui plaisait,
Un seul qui lui démontrait comme il l’aimait,
Un homme qui lui apportait en secret une rose du jardin,
Une rose déposée sur sa table dès l’aurore, dès le petit-matin.

 

Sans dire un mot, sans poser un geste de trop.
Simplement un homme au cœur à la fois pur et si beau,
Au fil du temps, elle devina qui était cet inconnu par le doux parfum,
Car de tous les hommes dans le palais un tel arôme ne se trouvait sur aucun.

 

C’est ainsi que par une aurore annonçant une journée ensoleillée,
Elle attendait son mystérieux visiteur afin de son corps nu l’émerveiller,
Lui offrir l’unique occasion de la connaître autrement que par les règles d’usage,
C’est avec lui seul qu’elle voulait découvrir les plaisirs de la chair car elle en avait l’âge.

 

Quel précieux instant de pouvoir partager,
Ce mielleux moment si intime avec un pur étranger,
Même si en leurs cœurs cela devait rester leur secret, ce qui est triste.
Pourtant pour une fois, elle se sentie être femme entière, cette jeune impératrice.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le sabre

Le sabre
Réalisation par Tastethewine Modèle nue est Carissa

Le sabre

 

Je suis femme de guerre,
Préparée à combattre même en enfer,
Ne craignant rien, ni sorciers, ni démons et ni humains.
Car je suis prête à tuer bien des monstres de mes deux mains.

 

J’ai voyagé sur bien des terres et des continents,
En y apprenant à manier armes diverses assurément,
Armes blanches ont toujours été de loin mes préférées,
Car dans le vent, on peut entendre siffler leurs lames affûtées.

 

Mais entre toutes, c’est elle que je tiens fermement
Qui occupe une place de choix depuis déjà très longtemps.
Lame bien aiguisée qui transperce le cœur de tous mes ennemis,
Mais qui s’arrête devant l’innocent tout en protégeant les cœurs meurtris.

 

Mon sabre est un peu mon enfant chéri,
Que je cajole avec un brin d’amour et de folie,
Car lui et moi, ce que nous en avons découvert des pays.
Et sans relâche, j’ai défendu bien des miséreux les grands et les petits.

 

Après tant d’années, je me suis bâti une demeure.
Car bien vivre est un pré requis au véritable bonheur,
Trouver digne époux pour fonder enfin mon propre foyer,
En me jurant de mon fidèle sabre, jamais je ne m’en séparerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’origine de la lumière

L'origine de la lumière

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L’origine de la lumière

 

Le souffle divin se manifesta dans les airs
De ce Dieu présent dans la foudre et les éclairs.
De sa voix puissante faisant éclater le tonnerre,
Du plus haut des Cieux jusqu’aux confins de la terre.

 

Séparant les eaux d’En-haut d’avec les eaux d’En-bas,
Il décida de créer les êtres de sang et de chair en leur insufflant la vie,
Une vie bien éphémère pour leur rappeler la chance d’être présent en ces lieux d’ici.
Séparant ce qui était proscrit de ce qui était permis avec un pur Amour pour grande loi.

 

Il créa avec joie les hommes et les femmes,
Égaux de cœurs et de droits et différents en-dehors,
Toutefois semblables en-dedans car précieux comme de l’or,
Or coulé dans le creux de ses mains manipulant une éternelle flamme.

 

Longtemps fut caché aux yeux des sages,
Un secret enfoui dans les limbes des lointains âges,
Que de toutes les créatures, la femme est celle qu’il aima le plus.
Un si grand mystère que nul prophète n’avait dans les tous livres saints lu.

 

Car Dieu donna à la femme la grâce de la véritable beauté,
Il lui transmit une élégance qui ne sera jamais dans l’histoire égalée,
Il lui attribua l’incroyable privilège d’être pour le genre humain la mère,
Mais, avant toute chose, il lui prodigua le pouvoir d’être l’origine de la lumière.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Délivrez-moi

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Délivrez-moi

 

Par cette nuit d’été toute en chaleur,
Où je dois affronter ma plus grande peur,
Celle qui me fera découvrir ces plaisirs interdits,
De ces plaisirs qui m’ont été à jamais, dans vœux, proscrits.

 

De ces œuvres de chair,
Ne désirera qu’en mariage seulement,
Même pour un laps de temps, un court moment,
De prendre garde de n’y point succomber de craindre l’enfer.

 

Ô Seigneur si étranger aux humains,
Qui leurs donne tout sous leurs mains,
En leur interdisant d’en à savourer du soir au matin
Alors qu’il suffirait d’y succomber pour y connaître plaisir certain.

 

Délivrez-moi ! Délivrez-moi de cette envie,
Que j’y succombe dès maintenant, je vous en supplie.
De ma virginité à vous promise dans un élan de pure folie,
Désire de la perdre est au plus profond de moi jusqu’à l’infini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Libération

Libération
Superbe dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Libération

 

 

Journée de travail
Où rien de bon ne vaille
De tous ces gens vides de sens
Je me passerais bien de leur présence

 

Heureusement, je suis enfin chez-moi
Où m’attend mon matou et un peu mon roi
Ce gros matou au pelage tellement doux
Qui vient me saluer avec son poil roux

 

J’ai pris mes appels du jour
Il n’y avait rien comme toujours
Prenant mon repas du soir seule dans le noir
Avant que je sois trop fatiguée ou
bien trop tard

 

M’ayant fait couler un bon bain
Je caresses mes précieuses mains
En m’en allant dans ma chambre, mon repaire.
Où avec des amants choisis je m’envois en l’air

 

J’enlève mes vêtements du haut
Comme je trouve mes seins fermes et beaux
De mes seins qui font le désir de mes amants dans leurs soupirs
Que j’entends à chaque fois qu’ils les titillent avec de langoureux respires

 

Puis vinrent les vêtements du bas
Qui me révèlent un chemin caché mais bien là
De ma culotte que je retire avec grand plaisir
Car de son oppression, j’en ai assez de tant souffrir

 

Ah je me sens vivre un moment digne d’une publication
De ce moment écrit dans la France libérée
Et avec elle une grande partie de l’humanité
C’est à mon tour de vivre une véritable Libération.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada