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Corps de déesse

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Avec la permission de Katarzyna B. de l’Italie (Modèle nue)

Corps de déesse

 

 

Femme à la peau blanche,

Solide tel un rocher sur tes hanches,

Debout et fière sur le pied inébranlable du destin,

Répondant aux prières et aux offrandes avec les gestes de tes mains.

 

Jambe croisée pour cacher aux humains ta virginité,

Celle que tu préserves à celui qui  sera ton égal pour l’éternité,

Impassible face aux faux-dieux qui tentent par le mensonge usurper ta divinité,

De ta puissance tu en tires force et gloire pour l’humanité.

 

Déesse aux seins généreux,

Qui nourrissent tes guerriers valeureux,

Afin de les rendre maintenant et à jamais courageux,

Abreuve ton humble serviteur et étanche sa soif pour le rendre heureux.

 

Regarde avec bienveillance tes dévots,

Écoutes leurs prières qui vont vers toi là-haut,

Vierge des guerrières ! Vierge toujours combattante !

Viens au secours de tes disciples face à la tempête battante.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sens en toi l’amour que je ressens pour toi

Sens en toi mon amour que j'éprouve pour toi

 

Avec la permission de Christian d’Allemagne

 

Sens en toi l’amour que je ressens pour toi

 

Ô beauté chérie pour cette seule nuit,

Ô belle déesse peut-être même pour la vie,

Car qui sait, en ce monde, comment sera fait demain,

Serait-ce un rêve disparu au matin ou vécu tel un destin ?

 

Maintenant que tes désirs furent comblés,

Par mes caresses viriles de mains si expérimentés,

Fouillant dans les moindres recoins de ton corps de femme,

Allumant avec précaution tes lieux de plaisir telle une douce flamme.

 

N’écoutant que mes émotions,

Celles de te combler avec mille sensations,

Assouvir avec attention tes demandes et tes supplications,

Dans le but ultime de te donner avec générosité de multiples satisfactions.

 

Sachant, sans te le dire, le bon moment,

Tu m’offris cette vision incroyable gracieusement,

En me suppliant telle une esclave à son maître bien-aimé,

 De te rendre hommage en pénétrant ce haut-lieu tant apprécié.

 

C’est alors qu’en cet instant précis,

Qu’au plus profond de moi j’ai enfin souri,

Puisque j’avais depuis longtemps envie de t’offrir ce cadeau,

Un présent si intime afin de te faire connaître un moment si beau.

 

Un moment que tu ne pourras jamais oublier,

Que tu n’avais jamais connu avec tes amants du passé.

Alors qu’avec douceur je pénètre cette barrière gracieusement levée,

De te faire connaître ce plaisir tant interdit tu ne cesses de me supplier.

 

J’arrive dès cet instant pour te démontrer mon amour,

Je serai bientôt en toi de corps et de cœurs pour toujours,

Je viens sans ménagement et retenu avec amour pour seule loi,

Ô mon adorée, sens en toi tout mon amour que j’éprouve pour toi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Menottés

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Dessin par Juste Angèle de la France

Menottés

 

Ô chérie, Tu sais …

Depuis le temps qu’on se connaît,

Je suis vraiment loin d’être parfait,

Et que rien de ce qui s’est passé ne pourra être refait.

 

Il n’existe pas de formule magique,

Qui pourrait transformer mes erreurs du passé,

Voilà pourquoi je te dis que tu peux me quitter,

Car jamais je ne pourrais t’offrir un jardin féerique.

 

Je ne suis qu’un être humain,

Qui a vécu bien des moments incertains,

Qui se questionne sur les prochains lendemains,

Et qui pourtant garde foi en priant en joignant ses mains.

 

Ô mon tendre amour,

J’aurais tellement aimé te dire,

Que jamais je ne pensais t’avoir fait tant souffrir,

Et que mon cœur blessé aurait été à toi pour toujours.

 

Sache que je t’ai laissé en tout temps de faire le choix,

Car il n’y a pas de plus sacré que l’amour qui se vit sans être une croix.

Et qu’à mes yeux seul ton plus grand bonheur compte vraiment,

Si tu désires me quitter, crois-moi jamais je ne t’en voudrai assurément.

 

Ô ma douce bien-aimée,

Puis-je te demander ceci sans insister sur cela ?

Prends ces menottes et jette-les loin de toi et moi,

Car être menottés ne peut être synonyme du verbe aimer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que vous êtes bonne maîtresse

Dessin par Juste Angèle de la France

Dessin par Juste Angèle de la France

Que vous êtes bonne maîtresse

 

En cette fraîche soirée,

De vous rencontrer, ardemment, j’ai désiré.

Pour ressentir de nouveau ce si suave plaisir,

D’être entre vos mains votre jouet et en souffrir.

 

Avec attention, vous vouliez savoir.

Quelle punition devais-je selon mon désir recevoir.

Vous savouriez chacune de mes paroles pour bien comprendre,

Pour bien me punir d’avoir admiré ces dames sans me faire prendre.

 

Me préparant à recevoir cette correction,

Cette inoubliable et ô combien tendre punition,

Je me souvenais en compagnie d’une belle dame cette humiliation,

Où me tenant en laisse cette beauté me fit faire le tour de la maison.

 

Ô quel sublime délice, ce fut.

Ô quel divin châtiment, je m’en suis repu.

Deux maîtresses ! L’enseignante qui montra à son élève.

À devenir grande perverse ! Être si cruelle ! Une bien étrange Ève.

 

Puis, j’entendis ouvrir la porte des Enfers.

Où apparue dame de noir vêtue à la main de velours,

M’annonçant sans dire un mot que châtiment j’aurais en ce jour

Tout en manipulant avec grand soin son gant de fer.

 

Tout y passa !

Cordes, fouet, glace et tout le tralala.

Ô tendre maîtresse ! Que vous étiez bonne pour moi.

Ô divine tortionnaire ! Vous m’avez appris que je ne serai jamais roi.

 

Et sachant surmonter mes craintes et mes peurs,

Je désirais avec humilité recevoir sur ma peau de satin,

Cette peau que me légua avec amour un quelconque être divin,

Ce que vous y avez incrusté avec passion dans ma chair, tous ces cœurs.

 

Que cet instant de tourments,

Jamais ne pouvait se terminer tellement,

Tellement je ressentais en mon âme tout le bienfait,

Cette sensation bizarre où entre vos mains, je n’étais qu’un jouet.

 

Un jouet consentant,

Qui devint entre vos mains expérimentées,

Instrument tel un passe-temps de son corps si usé,

Un outil qui n’a connu que le sentiment d’avoir toujours été exploité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Votre esclave

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« Votre esclave » dessin réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Votre esclave

 

Chère et adorable maîtresse,

J’adore recevoir vos caresses,

De vos suaves et tendres mains,

Qui frottent mes fesses avec entrain.

 

Vous savez attendre le bon moment,

Pour me faire savourer votre froment,

Je déguste ce précieux instant avec plaisir,

Où je suis attaché pour assouvir votre goût de me faire souffrir.

 

Les yeux bandés permettant à vos amies,

D’assister à l’accomplissement de vos envies,

Afin que je ne puisse les reconnaître,

Moi, l’homme qui entre vos mains demande qu’à renaître.

 

Alors que bien des hommes succomberaient,

Moi, sans cesse, j’en redemandais.

Quel bonheur de recevoir cette douleur,

Quelle jouissance vécue en cette heure.

 

De mes cris de souffrance,

J’exprimais toute ma démence,

De mes supplications de continuer,

Avec joie, vous les avez maintes fois exaucés.

 

Oui ! Mon corps est à vous.

Oui ! Je le sais bien que je suis fou.

Et que dire de votre assistante si belle ?

Si ce n’est que j’ai joui grâce à elle. Quelle merveille !

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jouant de la harpe

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Dessin par Nicole Boileau de Montréal

 

Jouant de la harpe

 

Mademoiselle, ce que vous êtes belle. 

J’ai entendu au loin votre mélodie telle une hirondelle. 

Ne voulant pas vous déranger dans votre inspiration, 

J’ai avancé vers vous avec grande précaution.

 

Doucement, je me suis assis à vos pieds. 

Et me laissant bercer par vos notes, je me suis mis à rêver. 

Rêver d’un monde où la musique serait la reine, 

Et que vos doigts magnifiques gouvernent.

 

Et que chaque air serait fait pour le bonheur, 

De votre royaume à chaque instant, à chaque heure. 

Nulle souffrance ni injustice n’aurait de place, 

Ni dans votre cœur ni dans votre palace.

 

J’écoute l’harmonie de votre musique, 

D’une sensibilité presque héroïque, 

M’apercevant combien c’est merveilleux, 

D’être dans ce lieu ensemble tous les deux.

 

En joignant les mains, 

J’ai pensé à tous ces lendemains, 

Où votre absence se fera sentir, 

Ce qui me fera grandement souffrir.

 

Mais, ce qui me console un peu. 

C’est de conserver une mèche de vos cheveux, 

Que vous m’avez offert avec un sourire si merveilleux, 

Accompagné par votre regard divin de vos yeux si bleus.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Prête-moi tes mains

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Photo par Phylactère

 

Prête-moi tes mains

 

Prête-moi tes mains,

Simplement pour toucher les autres,

Car ils me font penser à des fantômes,

Que je crains chaque nuit jusqu’au matin.

 

Prête-moi tes mains,

N’ai pas peur, je ne te volerai pas,

Demande-moi les et je te les rends d’ici -là.

Des maintenant et certainement pas pour demain.

 

On ne voit bien qu’avec le cœur, dit-on !

Moi, je dis que c’est par le toucher que l’on découvre,

Par le geste de tendresse d’une main que seule notre âme s’ouvre.

Et que les grands esprits de ce temps incertain vibrent à l’unisson.

 

Alors, prête-moi tes mains.

Que je touche le lointain firmament,

Là où demeurent mon frère et ma maman,

Partis pour toujours vers les étoiles depuis si longtemps.

 

Prête-moi tes mains,

Que je puisse à mon tour t’enlacer,

Te protéger de ces gens par ta splendeur médusés,

Dis ! Prête-moi tes mains car je veux construire un meilleur lendemain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Femmes de bois

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Photo prise à la basilique Notre-Dame de Montréal

 

Femme de bois

 

Dans le silence de ces lieux,

Je suis venu me questionner,

Sur le sens de ma modeste destiné,

Quelle en a voulu ce Dieu dans les cieux.

 

Né sans langue mais avec la parole facile,

Me taire fut parfois tellement difficile,

Né sans avoir mes deux mains,

Pourtant jamais je n’ai craint.

 

Né avec une seule jambe,

Et un seul pied pour lui tenir compagnie,

Jamais je n’ai eu peur de me faire des amis,

Et de mes obstacles, avec sourire je les enjambe.

 

J’ai mes yeux pour admirer la beauté de ces dames,

Celles qui ont mis en moi cette magnifique flamme.

Que parfois on nomme amour et que moi j’appelle passion,

Passion de vivre! Passion de la chair! Passion d’une sainte union!

 

Et que dire de mon cœur?

Parfois, il a connu la joie et parfois la peur.

Joie simple d’aimer et de librement me donner.

Mais grande tristesse d’avoir blessé celles qui m’ont aimé.

 

Ainsi va la vie sous les cieux étoilés,

Ainsi sera le chemin de tous ces nouveaux-nés.

Parcourant ce vaste monde avec ses nombreux joyaux,

Combien de fois je m’exclama comme je le trouvais beau?

 

De ces gens riches et adorés,

De ces gens pauvres et souvent mal-aimés,

J’en ai tellement rencontrés sans avoir connus,

Car semblables ils sont devant Dieu et entièrement nus.

 

Je n’ai peut-être pas votre sainteté,

Car je sais trop bien nombreux sont mes péchés.

Cependant je vous en prie: À ma question, répondez-moi.

Que voyez-vous de ce monde là où vous êtes? Femme de bois!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mes seins

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Dessin par Noble Roro de la France

Mes seins

 

Mes seins vénérés,

Tels des saints sans cesse priés,

Par des hommes les mains jointes,

Ou encore occupées à des choses moindres.

 

Mes seins à la peau basanée,

Qui a fait le délice de nouveaux-nés,

Et qui maintenant attendent la douceur des doigts,

De ceux de mes nombreux amis et amants de bon aloi.

 

Allez-y! Gâtez-vous mes chéris!

Savourez-en jusqu’à plus soif le nectar exquis,

Admirez la rondeur de ces magnifiques mamelons,

Léchez-en leur pourtour pour votre plus grande satisfaction.

 

Point de plaisir là où il y a de la gêne,

Alors aussi bien en profiter si on est destiné à la Géhenne.

Car à notre dernier souffle regret sera pour ce que l’on a pas fait,

Regrettant d’avoir agit selon l’hypocrite vertu, voilà l’ultime secret.

 

Vie bien amère pour l’âme en peine,

De constater qu’amertume coule dans ses veines,

Et qu’au soir de sa vie sur la route de ces mondes inconnus,

Prendre plaisirs interdits l’on a pas connu aux moments venus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Amour sauveur

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Dessin réalisé par Juste Angèle 

Amour sauveur

 

Le savais-tu, chérie?

J’ai un secret à te dire cette nuit.

Je suis un homme pas comme les autres,

Et c’est pour te le dire que je voulais être ton hôte.

 

J’ai tant de blessures à cacher,

Mais, ô combien, plus d’amour à donner.

Des souvenirs de guerre qui me semblent être si frais,

De ces témoignages qui prouvent en tout temps que le mal est.

 

À un âge où l’on connaît de nos parents que leurs câlins,

Pour des raisons connues que par des gens avides de gloire,

On me tendit la boisson amère des larmes que je devais boire,

Boire jusqu’à la dernière gorgée! Boire au sein d’un triste festin!

 

J’ai combattu mille ennemis,

En y perdant, malgré moi, de nombreux amis,

Sous des cieux sombres et sur des terres arides sorties des enfers,

Armes aux poings ayant pour seul désir de briser mes chaînes de fer.

 

Chaînes de fer transformant mon cœur en pierre,

Je quittais ce Vieux-continent sans aucune amertume,

En laissant derrière moi tristes pensées de brumes,

Avec espoir de trouver paix sur cette nouvelle terre.

 

Nouveau pays où tout semblait permis,

Des promesses de meilleurs lendemains,

Tout ce que je priais en joignant les mains,

En priant tout ces je-ne-sais-quoi et je-ne-sais-qui.

 

J’ai compris le jour où je t’ai rencontrée,

L’instant où tu m’as offert avec joie ton amitié,

Qu’en moi brûlait un feu que l’on appelait amour,

Et que je ne saurais lui résister pour toujours.

 

Et puis, nous nous sommes fréquentés,

Doucement parce que je ne voulais pas te heurter,

Car l’amour véritable se construit avec grande patience,

Et ne peut s’appuyer que sur une mutuelle confiance.

 

Je t’ai laissé le temps de m’apprivoiser,

Tel un renard d’un conte écrit depuis plusieurs années,

Tu m’as enseigné l’art d’être un homme de paix,

Ah mon Dieu! Quel bien incroyable tu m’as fait.

 

Enfin, un jour ou bien une nuit,

Est-ce important dans mon humble récit?

J’ai pour la première fois ouvert la porte de mon cœur,

Et c’est-là que j’ai compris que seul l’amour est sauveur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada