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La vieille veste de cuir

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La vieille veste de cuir

 

Je ne suis qu’une vieille veste de cuir

J’ai parcouru bien des pays et des contrées

J’y ai vu des gens à la recherche d’une âme à aimer

Des gens comme bien d’autres qui n’en finissent plus de souffrir.

 

Mon maître possédait une moto sur laquelle il voyageait

Partout où en ce monde il y allait, jamais il ne m’oubliait

Dans ses randonnées en terres étrangères, il croisait belles dames

Qui ravinaient en lui d’un vieil amour une auguste flamme.

 

Nous dormions souvent à la belle étoile

De ces étoiles brillantes dans le ciel qui lui servaient de voile

Que ce temps de ses chansons de bonheur me paraît si lointain

Quand je me rappelle toutes ces mélodies, tous ces refrains.

 

Puis, il fut un jour ou bien peut-être même une nuit

Pardonnez-moi, je ne me souviens plus tellement je m’ennuie

Il rencontra au bar d’une auberge une dame à la beauté exquise

Quel coup de foudre ! Combien de fois, se sont-ils fait la bise?

 

Oh surprise ! Le grand amour était au rendez-vous.

Comme des enfants devant un jeu, ils étaient un peu fous.

Devinant au plus profond de moi mon souhait tenu si discret

Sa vieille veste de cuir, il lui pria de la mettre afin de voir s’il lui allait.

 

Quelle nuit de plaisir interdit, de passion charnelle et de volupté

Comme des amants portés dans leur extase, ils ont ensemble passé

De toutes les vestes de cuir en ce monde, j’étais sûrement le plus heureux.

Car pour combler de caresses cette femme si jolie, nous étions deux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour mon Gigolo

Ce soir je chanterai
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Pour mon Gigolo

 

Bienvenu dans mon bar,

Même s’il commence à se faire tard.

Même si je commence à être un peu fatiguée,

De m’être sur la scène sans cesse déhanchée.

 

Cela fait un bon moment que je t’attendais,

Que tu ne viendrais pas me voir vraiment je le craignais,

Mais maintenant que tu es là parmi les gens un peu ébréchés,

Vas-y ! Prends quelques bières mais prends garde de ne pas te saouler.

 

Car, vois-tu mon chéri, cette chanson, c’est pour toi que je la chanterai.

J’espère que tu comprendras à tel point que tu m’as fait souffrir,

Et qu’à partir de ce soir, je désire simplement en finir.

Et que tout sera fini dès les portes je franchirai.

 

Ne m’en veux pas, mon gigolo, si je te quitte pour toujours,

Par tes belles paroles tu trouveras sûrement un nouvel amour,

Une autre femme que tu pourras sans cesse mentir et tromper,

Qu’elle ne trouve pas les photos de tes maîtresses bien-aimées.

 

Crois-moi, il serait préférable que tu te tiennes loin de moi.

Car je ne voudrais qu’il t’arrive malheur sous ce toit.

J’en ai plus qu’assez de me faire niaiser,

Je ne suis pas là que pour baiser.

 

Je veux, pour ce que je suis, être aimée

Être aimée, choyée et surtout respectée.

Écoute bien cette chanson pour une dernière fois,

Savoure ta bière et ensuite prend la porte qui est derrière toi.

 

J’ai ma vie à vivre et mes rêves à accomplir.

Je désire que dès l’instant où cette chanson sera finie,

De mon existence, tu en sois à jamais et pour de bon sorti.

Alors comprends-moi bien que nous avons chacun nos chemins à suivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pensées

Pensées
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Pensées

 

Depuis tout juste hier
Dans ce bar aux lumières tamisées
Où nous avons tellement dansé et chanté
Je pense à toi qui m’a réchauffé du froid hiver.

 

Je t’avais regardé car ton physique me perturbait
Comment en arrive-t-il à avoir le sourire comme il est?
Désolé pour cette bizarre question,
Mais je ne crois pas être la seule qui se la pose. Non?

 

Et puis, je me suis lancé vers toi
Afin d’en savoir un peu plus sur moi
Tu m’as sourie comme si nous étions amis
Alors que rien ne nous engageait à être ennemis.

 

Je t’ai demandé ce que tu avais eu
Avec simplicité et sans amertume tu m’as répondu
Tu m’as demandé ce que je faisais dans la vie
Et je t’ai raconté mes unes et milles péripéties.

 

Tu ne m’as jamais jugée
Ni du regard ni de mots prononcés
Tu m’as écouté comme j’en avais besoin
Car tu as un cœur bien plus grand que mille mains.

 

Puis nous nous sommes dirigés vers la piste de danse
Là où tu m’as chanté une chanson de romance
D’un chanteur aujourd’hui décédé et longtemps regretté
Une chanson qui raconte un jardin où les amoureux vont gambader.

 

Un jardin situé au Luxembourg
Où semble-t-il merveilleux sont les jours
Tu m’as chanté cette chanson car tu ne voulais pas m’oublier
Alors que c’est moi qui maintenant à toi je ne fais que penser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À qui appartenait cette guitare ?

La possédée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À qui appartenait cette guitare ?

 

Me sentant seule dans ce bar,
Alors qu’il était rempli de gens ivres,
Je ressentais en moi ce désir de m’assoupir,
De me laisser aller à mes pulsions bien qu’il fut tard.

 

Je vis seule dans son coin cette guitare,
Qui m’appelait de ses cordes ajustées pour mes doigts,
Comme si elle me criait à l’aide et d’agir comme il se doit,
Je l’ai saisie d’une main ferme et je montai sur cette scène de mort.

 

Pour lui transmettre mon goût de vivre,
Au public qui ouvrit les yeux devant cette femme de chair,
De sa chair chaude qui réchauffa ce lieu d’un bienfaisant air,
Et de la salle partie une clameur qui le fit tant émouvoir tant revivre.

 

Et de je ne sais où résonnait un refrain,
Une chanson pour laquelle chacun tapait dans ses mains,
Répétant tous en chœur et d’une seule voix « Oyé Como Va »,
Dis-moi mon ami, oui toi, et toi et puis toi : « Comment tu vas ? »

 

Oubliez vos tracas car nous sommes samedi,
Ce soir on danse, on s’amuse et avec joie on rit,
Amenez-moi cette grande dame noire si belle et si magique,
Que cette Black Magic Woman et moi rendions cette nuit féérique.

 

Qui veut monter sur la scène et m’y accompagner ?
Qui veut être avec moi et une chanson sensuelle y chanter ?
N’entendez-vous pas les notes de ma guitare vous appeler ?
Allez ! Allez ! Allez ! C’est le temps de s’embrasser et de festoyer.

 

Je suis celle qui est possédée,
Par un rythme si vivant et si endiablé,
Par un esprit qui s’est emparé de moi dès que j’ai vu,
J’ai aperçu cette guitare seule dans son coin et si nue.

 

Je sais maintenant à qui elle appartenait,
À cet homme qui par sa grâce et son charme m’émerveillait,
Qui par ses mains savait me faire jouir en écoutant ses airs mélodieux,
Je le trouvais si merveilleux et si étonnant comme nul autre tel un Dieu.

 

Allez ! Faites l’amour si le cœur vous en dit.
Car cela va bien avec cette romance ce « Samba Pa Ti »,
Allez ! Dansons ! Allez ! Buvons un bon coup car demain sera meilleur.
Et à ce que je vois à partir de maintenant : « I hope you feel better ».

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré à la fois par une magnifique photo réalisée par mon ami Othmar Bahner et par le fabuleux album Abraxas de Carlos Santana

Tu as besoin de mes mains

Tu as besoin de mes mains
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Tu as besoin de mes mains

 

Je le sais trop bien,
Même si je ne suis guère un galopin,
Nous avons vécu tellement de joyeux lendemains,
À faire l’amour les jours et les nuits comme des refrains.

 

J’ai adoré embrasser ton corps,
Chaque parcelle précieuse comme de l’or,
Sentir le parfum de ta peau veloutée à souhait,
Mais je ne peux aller plus loin, voilà le mal qui est fait.

 

J’aurais tant voulu t’offrir mes mains,
Malheureusement ne point en avoir est mon destin,
Je vois néanmoins un petit sourire sur le coin de tes lèvres,
Car la nature m’a heureusement compensé pour combler ma belle Ève.

 

Te rappelles-tu la fois où nous nous sommes rencontrés,
Dans le bar où j’avais pris quelques verres, bu un bon coup.
Je t’avais invitée humblement à ma table afin d’apprendre qui tu es,
Tu m’avais raconté les histoires de ton pays, les gens qui y vivent beaux et laids.

 

Discussions aidées par quelques verres de boissons alcoolisées,
Intriguée tu m’avais demandé si je voulais avec toi passer du bon temps,
Pourquoi pas ? Je t’ai répondu avant que les ans passent comme chagrin dans le vent.
Cette histoire d’une nuit s’est transformée en début d’un roman où deux âmes allèrent s’aimer.

 

Il est vrai que nous n’avons jamais vécu ensemble,
Mais, ce n’était vraiment pas nécessaire, il me semble.
Nous avons fréquenté les plus beaux lieux tels des dieux,
Avec toi et, je l’avoue de tout mon coeur, tout fut si merveilleux.

 

Je t’avais donné mon coeur, je t’aurais donné ma vie.
Mais, je peux comprendre que maintenant tout est fini.
Puisque jamais je ne pourrai te donner ce que je ne possède pas.
Ces mains que la vie m’a injustement volée au bout de mes tendres bras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada