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À qui appartenait cette guitare ?

La possédée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À qui appartenait cette guitare ?

 

Me sentant seule dans ce bar,
Alors qu’il était rempli de gens ivres,
Je ressentais en moi ce désir de m’assoupir,
De me laisser aller à mes pulsions bien qu’il fut tard.

 

Je vis seule dans son coin cette guitare,
Qui m’appelait de ses cordes ajustées pour mes doigts,
Comme si elle me criait à l’aide et d’agir comme il se doit,
Je l’ai saisie d’une main ferme et je montai sur cette scène de mort.

 

Pour lui transmettre mon goût de vivre,
Au public qui ouvrit les yeux devant cette femme de chair,
De sa chair chaude qui réchauffa ce lieu d’un bienfaisant air,
Et de la salle partie une clameur qui le fit tant émouvoir tant revivre.

 

Et de je ne sais où résonnait un refrain,
Une chanson pour laquelle chacun tapait dans ses mains,
Répétant tous en chœur et d’une seule voix « Oyé Como Va »,
Dis-moi mon ami, oui toi, et toi et puis toi : « Comment tu vas ? »

 

Oubliez vos tracas car nous sommes samedi,
Ce soir on danse, on s’amuse et avec joie on rit,
Amenez-moi cette grande dame noire si belle et si magique,
Que cette Black Magic Woman et moi rendions cette nuit féérique.

 

Qui veut monter sur la scène et m’y accompagner ?
Qui veut être avec moi et une chanson sensuelle y chanter ?
N’entendez-vous pas les notes de ma guitare vous appeler ?
Allez ! Allez ! Allez ! C’est le temps de s’embrasser et de festoyer.

 

Je suis celle qui est possédée,
Par un rythme si vivant et si endiablé,
Par un esprit qui s’est emparé de moi dès que j’ai vu,
J’ai aperçu cette guitare seule dans son coin et si nue.

 

Je sais maintenant à qui elle appartenait,
À cet homme qui par sa grâce et son charme m’émerveillait,
Qui par ses mains savait me faire jouir en écoutant ses airs mélodieux,
Je le trouvais si merveilleux et si étonnant comme nul autre tel un Dieu.

 

Allez ! Faites l’amour si le cœur vous en dit.
Car cela va bien avec cette romance ce « Samba Pa Ti »,
Allez ! Dansons ! Allez ! Buvons un bon coup car demain sera meilleur.
Et à ce que je vois à partir de maintenant : « I hope you feel better ».

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré à la fois par une magnifique photo réalisée par mon ami Othmar Bahner et par le fabuleux album Abraxas de Carlos Santana

Le chandelier

Chandelier
Magnifique photo réalisé par mon ami Joël Pèlerin

Le chandelier

 

Je suis maintenant prisonnier,
D’une jolie dame, je suis envoûté.
Dans son château, j’y serai pour l’éternité.

 

Elle m’a ensorcelé par son charme,
Devant sa beauté, je n’ai pu que baisser les armes.
De sa peau basanée et douce comme de la pure soie,
Avec plaisir mes lèvres, j’y déposa de nombreuses fois.

 

Ne sachant comment faire pour résister à mes envies,
À mes pulsions effrénées j’ai succombé avec tant de folie.
Comment aurais-je pu résister à cette beauté, à cette féminité ?
Mon âme et mon corps sont désormais et pour toujours condamnés.

 

À la lueur de cette lumière,
Crée dans les profondeurs des enfers,
J’y découvris une femme d’une lointaine contrée,
Où potions magiques et incantations divinatoires sont formulées.

 

Dès l’instant qu’elle m’embrassa,
Ma volonté à jamais vers les limbes s’en alla,
À quoi bon résister devant une telle beauté de femme ?
À la lueur de ce chandelier je m’y engouffrai dans les flammes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En cette soirée de vice

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Être comblé de mes petits péchés

En cette soirée de vice

 

Plaisir le temps d’un soupir,
En vous, je sais que vous aimez me sentir.
Sentir vous pénétrer, vous combler de ce péché.
De ce péché où tant de gens m’ont convoité.

 

Tous ces gens qui ont admiré mon savoir-faire,
De mon expérience de m’envoyer en l’air,
Pour votre plus grand plaisir
Sans trop les faire souffrir.

 

Je suis un homme et un grand pécheur,
Qui n’a point de moralité ni de pudeur,
Voilà pourquoi des enfers, je n’en éprouve point de peur,
Car bien des hommes succombent sous le poids de leurs labeurs.

 

Peut-être ai-je une crainte de mon ombre ?
Car elle est comme ma conscience couleur d’ambre,
Qui me suit malgré moi et me rappelle que je suis un scélérat,
Tout juste bon à être jeté aux égouts et aux rats.

 

Mais, j’ai choisi de vivre libre et nu.
J’ai tant désiré d’être au-dessus des nues,
Libre et frais comme l’air vivifiant de la mer,
Et loin de toutes ces moralisatrices mères.

 

Loin des règles de société,
Qui acceptent de tuer le nouveau-né,
Avant même sa première bouffée d’air,
C’est cela qu’est pour moi le véritable enfer.

 

Plaisir qui enivre mon existence,
Plaisirs jouissifs de mes addictions,
Quel bonheur de succomber à mes pulsions,
Quel grâce d’avoir cédé à ces divines tentations.

 

Loin de ce temps où je vivais l’innocence,
Où je n’en avais pas encore conscience
Savourant chaque geste que vous demoiselles,
Sur mon corps offert avec grâce à ces fausses pucelles.

 

Plaisir ! Oh oui, plaisir de jouir !
De jouir de la vie par un pur plaisir,
Cesser de penser à ce lointain lendemain fini,
Qui sera pareil qu’hier, aujourd’hui et à l’infini.

 

En me laissant dorloter par vos féériques mains.
De vos douces mains qui savent extirper mon nectar,
Ce breuvage sacré que je vous offre directement de mon dard,
Que vous savourez avec gourmandise jusqu’à la fin.

 

C’est sans aucun regret,
Que pour vous je serai toujours prêt,
Prêt à recevoir vos si bonnes attentions,
En cette soirée de vice, vous me comblerez d’affections.

 

Cependant, je penserai à mon âme en allant me confesser.
Car je veux bien comparaître devant mon Dieu avec les mains blanches,
Même si avec délice j’ai caressé vos seins et vos corps jusqu’aux hanches.
Et à quoi bon aller se confesser si on a rien à se faire pardonner ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Arrache! Délivre-moi!

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Arrache! Délivre-moi!

 

Arrache! Vas-y, arrache!

Enlève-moi mes vêtements

Avec force et sans ménagement

Je suis l’arbre qui attend le coup d’hache.

 

Vas-y sans fausse pudeur

Car de toi je n’ai point peur

Je t’offrirai chaque parcelle de mon corps

Tel un terrain qui renferme un grand trésor.

 

Tu me pénétreras avec joie, avec force

Car de cette envie je suis une bête féroce

Mes seins pointus n’attendent que tes mains

Tes mains de velours sur leur peau de satin.

 

Sens monter en toi mon désir

Mon souhait que tu puisses en moi jouir

Délivre-toi à jamais de cette interdiction

De cette moral hypocrite qui brise nos pulsions.

 

Arrache! Arrache! Arrache! Ô oui!

Bénie soit mille fois cette nuit où nous ensemble

Nous faisons l’amour jusqu’à ce que la terre tremble

Et que cette nuit soit dédiée à l’amour à la vie.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Laissez-moi vous prendre !

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Dessin par Gier de Gier de la France

Laissez-moi vous prendre !

 

Bonsoir madame
Qui ravivez ma flamme
Flamme de passion et d’émotions
Flamme de désirs et de pulsions

 

Que vous êtes belle
Votre démarche me fait penser
À un oiseau qui veut être caressé
Un petit être semblable à une hirondelle

 

Venez vers moi ! Allons, n’ayez pas peur.
Je prendrai soin de vous tout en douceur.
Satisfaisant vos moindres caprices
Qui seront pour nous un véritable délice

 

Venez! Venez! Venez!
Découvrir un monde insoupçonné.
Où la volupté de nos corps magnifiques
S’uniront dans des étreintes dignes des contes féeriques.

 

Allez! N’attendez pas ce moment.
Où tout sera permis assurément
Des baisers! Des caresses! Des jeux interdits!
Loin de ces gens où tout plaisir semble être maudit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

Quand la chaise ne sert pas à s'asseoir

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

 

Voici une chaise,
Mon amour ! Mets-toi à l’aise !
Allons ! N’aies pas peur.
Tu sais, je suis toute douceur.

 

Raconte-moi ta journée,
Dévoile-moi toutes tes craintes,
Dis-moi tes rêves et tes envies,
Confies-moi tes bons coups et tes envies.

 

Tu sais mon amour,
Être près de toi me suffit,
Pour oublier mes chagrins et mes soucis,
Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours.

 

Ton regard en dit long,
Sur tes secrets désirs et tes émotions,
Te voir enlever doucement tes vêtements,
Fait monter en moi la sève de la passion assurément.

 

Sans dire un mot,
Tu me tournes lentement le dos,
M’offrant ainsi ta croupe tant admirée,
Subjugué par mes pulsions d’amant tant aimé.

 

Sentant ma hampe se gorger de sang,
Ne souhaitant te rendre hommage délicatement,
Tu vis ma silencieuse demande avec grande joie,
À laquelle tu lui répondis avec entrain et de bon aloi.

 

Ô mon amour de ces temps interdits,
Où tout se vit ! Où tout se voit ! Où tout se dit !
C’est à la lueur d’une chandelle du début du soir,
Que tu m’aies appris que la chaise ne sert pas à s’assoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada