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Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le regard de l’autre !

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Photo : Deborah Lyra

Le regard de l’autre !

Bonjour tout le monde,

Je suis venu vous entretenir d’un sujet qui a déjà été abordé en quelques occasions au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. Trois domaines qui me passionnent réellement. Que serais-je devenu sans leur présence au sein de ma vie ? C’est là une question existentialiste que je n’ose à peine y penser. Bienheureux ceux qui ont une passion dans leurs vies car elle leur sera une source inépuisable de bonheur et de réalisation.

L’opportunité de poser nu pour des artistes s’est souvent offerte à18928272_10153966337283039_1066943527_n votre humble serviteur. Ce qui m’a permis de faire des rencontres très intéressantes tout en développant des relations interpersonnelles enrichissantes. À vrai dire, j’ai aussi été fort étonné par l’angle d’approche de chacun des artistes envers mon corps nu. Pourquoi donc ? Je vous dirais simplement que chacun d’entre eux a perçu mon corps de manières très différentes les unes des autres. Je ne vous apprends rien en vous disant que l’on possède tous une vision qui nous est propre face à cet univers qui nous entoure. Ce qui est tout à fait normal puisque l’être humain ne peut voir qu’un seul côté de la montagne à la fois.

Personnellement, ce que je trouve d’autant plus captivant lors de mes séances de nudité artistique concerne la perspective du regard de l’artiste et celle de son instrument avec lequel il travail. Un artiste regarde certes le sujet, mais c’est par le bien de son support de travail qu’il va immortaliser l’œuvre finale. Le regard et le support ne doivent faire qu’un dans la mesure du possible. Dis-moi ce que tu vois est une chose. Montre-moi ce que tu vois, en est une autre ! C’est un phénomène inhérent à la communication visuelle.

18902170_1950274475203653_398644017_nCeci est d’autant plus vrai lorsque le sujet est vu à travers la lentille d’une caméra. En effet, prendre des clichés peut être une chose assez banale pour le commun d’entre nous. Mais, le fait de chercher, d’explorer et de parcourir les différentes d’approche d’un sujet est loin d’être une chose facile à accomplir surtout lorsque la nudité en est la pierre d’angle. Chercher ce petit quelque chose ! Explorer ce corps telle une terre vierge ! Parcourir les vallées qui jalonnent la chair nue relève presque d’un exploit. C’est d’ailleurs ce que j’ai admiré chez cette photographe extraordinaire du nom de Deborah Lyra pendant notre séance de nudité artistique qui a eu lieu voilà déjà quelques mois. Accepter d’être vu nu est sans contredit un grand risque à prendre. Toutefois, cela peut rapporter beaucoup quand c’est fait avec un grand sens professionnel et que l’on y découvre une autre facette de sa beauté. Une beauté masculine atypique mais vue avec des yeux féminins. Merci chère Deborah Lyra pour ton regard !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Concernant la nudité, l’art et le monde arabe

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Concernant la nudité, l’art et le monde arabe

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien.

Pour ma part, j’ai passé une agréable journée où la réflexion était à l’honneur. En effet, j’ai cru bon de publier quelques articles concernant un sujet rarement abordé au sein de mon blogue artistique. Un sujet qui suscitera un débat dans les années à venir voyant le choc de deux cultures différentes. Inutiles de vous expliquer de quoi il s’agit puisque vous le devinerez par vous-mêmes.

Une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Mon blogue se veut être apolitique et libre de toutes formes de propagande. La beauté n’a ni religion, ni politique, ni ethnie. Elle est ce qu’elle sera toujours, c’est-à-dire celle du cœur. Cependant comme je ne suis pas, et croyez-moi sur parole, vraiment pas un expert dans le domaine de l’Islam et du monde arabe, j’ai cru bon de republier un article concernant la nudité et l’art dans l’islam. Par un souci de respect du droit d’auteurs, un lien se trouve en annexe du présent texte afin de vous diriger vers le texte original.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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Le corps mis à nu dans l’art arabe

L’IMA présente une exposition sur la représentation du corps, et en particulier du nu, chez les artistes arabes modernes et contemporains.

Par Sabrina DUFOURMONT

Voilà une exposition qui va bousculer bien plus d’une idée reçue. Non, le corps n’est pas un sujet tabou chez les artistes arabes. Non, le nu n’est pas interdit. Bien au contraire. Il est exploité, mis en scène, parfois avec bien plus d’audace que chez les artistes occidentaux et un sujet masculin plus présent. L’exposition Le corps découvert lève le voile sur un univers méconnu du public.


La première partie évoque les prémices de ce courant dans l’art arabe. À la fin du XIXe siècle, de jeunes peintres – le plus souvent libanais (Habib Sour, Gibran Khalil Gibran, Georges Daoud Corm) et égyptiens (Georges Hanna Sabbagh, Mahmoud Saïd) – entreprennent ce que l’on appelait à l’époque le « Grand Tour », qui les mène en Italie et en France, parfois même en Espagne et en Angleterre, et au cours duquel ils s’initient aux arcanes des beaux-arts, notamment à l’étude du nu.


Stéréotypes


De retour dans son pays d’origine, cette génération pionnière fait de la représentation du corps un motif récurrent de son oeuvre et décide d’enseigner cet art avec la volonté de se détacher d’une formation jugée trop académique, d’inventer son propre mode d’expression. Lors de ces séjours, ils ont également découvert les clichés orientalistes en cours en Europe. Des clichés qui perdurent – hélas ! – aujourd’hui, transmis comme un héritage. Des clichés que la nouvelle génération d’artistes entend bien s’approprier pour, parfois, les tourner à la dérision. Les commissaires de l’exposition, Philippe Cardinal et Hoda Makram-Ebeid, ont ainsi eu la bonne idée de confronter ces deux regards au sein de cette première partie.


Puis l’on monte à l’étage pour se plonger dans un propos plus thématique où toute la place est donnée aux oeuvres contemporaines, notamment d’artistes féminines. Le corps y est présenté sous tous les aspects : sublimé dans les photographies en noir et blanc des années 1950, meurtri et vieillissant à travers le regard du photographe marocain Touhami Ennadre… À travers la question du voile aussi dans un jeu avec la nudité dans les photos de Majida Khattari ou dans une interrogation sur la maternité avec Sama Alshaïbi, qui photographie des corps voilés montrant seulement un ventre rond dénudé. Mais le corps dévoilé est très souvent masculin. L’Irakienne Tamara Abdul Hadi a voulu briser les stéréotypes de l’image de l’homme arabe dans le monde occidental, livrant des portraits très sensuels.

Source : http://www.lepoint.fr/arts/le-corps-mis-a-nu-dans-l-art-arabe-31-03-2012-1447060_36.php

Comment se passe une séance?

Comment se passe une séance?

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous en ce début de semaine? Comment est votre moral? Que se passe-t-il de beau dans vos vies respectives? Que de questions! Je le sais trop bien. Mais, que voulez-vous?, j’aimerais recevoir de vos nouvelles de temps à autres. Malgré la distance qui nous sépare, c’est toujours un plaisir de savoir que vous lisez avec assiduité mes nombreuses publications et surtout que vous semblez les apprécier.

Sous un autre ordre d’idées, il m’est venu à l’esprit de rédiger un article sur le déroulement d’une séance de nudité artistique afin de démystifier les nombreux clichés pouvant circuler auprès du grand public, mais aussi pour vous expliquer dans la mesure du possible ce que moi-même je ressens au plan émotionnel lors d’une telle séance. Oui, il y a beaucoup d’idées préconçues entourant une séance de nudité artistique mais il y a aussi une gamme d’émotions que je vis de manière très intense. Des émotions qui resteront gravées au plus profond de ma personne puisque une certaine intimité se forme entre l’artiste et votre humble serviteur.

Tout d’abord, il est impératif de mettre les choses au clair. Je me prépare trèsDSCN0595 longtemps à l’avance tant mentalement que physiquement pour être en pleine forme pour la séance. Ce qui inclus une bonne nuit de sommeil, un bon repas pour le petit-déjeuner et avoir fait au préalable une bonne promenade dans les environs de l’atelier afin de m’oxygéner les poumons. Il va de soi qu’une révision de mes choix de poses est faite quelques jours, et parfois la veille, avant la rencontre. Une bonne préparation signifie aussi une hygiène corporelle impeccable. Ceci est fait dans un souci de respect mutuel entre les participants. Ce qui est tout de même normal dans les circonstances.

Ensuite, une bonne discussion doit être établie entre les personnes présentes tout en évitant d’entrer dans le vif du sujet. À vrai dire, il vaut mieux se présenter, bavarder de tout et de rien, voir à discuter de nos intérêts personnels et, en dernier lieu, à raconter nos parcours dans nos domaines respectifs. Rappelons-nous qu’il s’agit avant toute chose d’un échange entre deux êtres humains ayant leurs vies propres. En tenir-compte ne peut qu’enrichir la séance.

Pour ma part, je raconte les principaux faits saillants de ma vie lesquels m’ont amené à vouloir devenir un modèle nu. Des faits qui sont à la fois liés avec ma situation physique causée par la thalidomide mais aussi par les diverses rencontres que j’ai eu la chance d’avoir eu au cours de ma vie. C’est la réalité. Mon chemin de vie est assez particulier mais j’ai préféré le transformer en une force constructive qui favorise mon développement à la fois intérieure que spirituel et même physique. C’est, selon moi, beaucoup plus valorisant comme philosophie de vie. Toutefois, il est bon de retenir que j’évite autant que possible d’élaborer sur la thalidomide. Un tel sujet est à éviter car, voyez-vous?, j’ai fait les manchettes au sein de plusieurs médias de masse dans le passé. Bref, une présentation dans la cordialité est toujours appréciée de part et d’autres.

La séance peut alors débuter de manière tout à fait simple, c’est-à-dire que j’enlève mes vêtements dans un endroit prévu à cette fin pendant que l’artiste se prépare à réaliser ses ouvrages. D’ailleurs, je me rappelle bien que la grande majorité en profite pour installer tout ce qui sera utile pour mon bien-être durant la séance. Une attention très appréciée. Une fois les vêtements enlevés, les poses sont réalisées avec un degré de difficulté accru au fil du temps mais toujours en évitant de me blesser. Le plus bel exemple qui me vient en mémoire se rapporte à ma participation avec Dea Kazoku, une artiste extraordinaire dans l’art japonais du bondage, où nous avons respecté d’une part, le fait que je sois novice dans ce domaine et, d’autre part, les limites liées à ma situation physique. Et, ma foi, le résultat des photos a été fort impressionnant.

Les clichés photographiques peuvent se réaliser que je sois debout, assis, couché ou encore sur le côté. Tout est permis si, et seulement si, la recherche de l’excellence et de l’innovation y est présente. Il va de soi que le respect mutuel est de mise en tout temps. Dans ce cas, les contacts physiques peuvent être faits uniquement si cela est nécessaire et dans un cadre bien précis. Tout débordement y est proscrit. Ici, je me souviens de la tendresse avec laquelle Dea Kazoku se servait pour enlever les cordes qui enroulèrent certaines parties de mon corps après avoir pris les photos. Des gestes à la fois rassurants et calmants vu le caractère un peu spécial de ladite séance.

Ici, il m’est presque impossible de vous décrire toute la gemme d’émotions qui m’envahissent lors d’une séance de nudité artistique. En certaines circonstances, il m’est même arrivé de verser des larmes tellement cela venait me chercher en mon fort intérieur. Il est peut-être difficile pour vous de comprendre l’intensité du moment vécu, mais vous pouvez êtres certains que la chaleur qui m’envahie est réelle et perceptible auprès de chaque personne présente en ces lieux. Une chaleur à la fois bienveillante et réconfortante pour votre humble serviteur. Le degré de complicité entre l’artiste et moi-même y est sans doute pour quelque chose. C’est fort possible.

Une fois la séance terminée, le visionnement des photos peut avoir lieu. J’en profite alors pour choisir celles que j’aimerais utiliser dans d’éventuelles publications au sein de mon blogue artistique. Bien entendu que l’artiste a le droit de garder une copie de chacune d’entre elles car il s’agit bel et bien d’un travail d’équipe. Retenez bien que je remets tous mes vêtements dès que la séance est terminée, et ce par principe professionnel mais également par une question de pudeur. Un autre élément à retenir, et non le moindre, c’est que les artistes pour qui j’ai posé nu possèdent, pour une proportion considérable d’entre eux, une panoplie de logiciels, d’appareils photos et d’ordinateurs que je qualifierai de haut de gamme. Ce qui est tout naturel vu le champ dans lequel ils travaillent. Un travail? Vraiment? Je dirais plutôt une réelle passion et même une raison de vivre que je partage avec eux.

Que se passe-t-il une fois que tout soit bel et bien terminé? Cela dépend des jours. En ce qui me concerne, je profite de la chance d’être à l’extérieur de Québec pour visiter la ville où je me trouve. Et, vous pouvez me croire sur parole, j’y fais souvent de très belles découvertes lesquelles se retrouvent au sein de mon album-photos et, par conséquent, dans certaines publications liées à mes poèmes.

Je vous remercie de m’avoir lu.

Bonne semaine.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada