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Rêves-tu à moi ?

Rêves-tu à moi
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Rêves-tu à moi ?

 

Dis-moi, rêves-tu la nuit ?
Dis-moi, à qui penses-tu dans ton lit ?
Dis-moi, te sens-tu seule dans la noirceur ?
Dis-moi, de quoi pourrais-je te rassurer de tes peurs ?

 

Bien du temps sont passé,
Depuis que nous nous sommes quittés,
Mais, sans cesse, à toi à chaque instant j’ai pensée,
Ne sachant comment faire pour mes erreurs les réparer.

 

Les secondes me sont parues être des éternités,
Alors que j’aurais voulu tant dans mes bras te serrer,
Et sentir ton divin cœur battre à l’unisson contre le mien,
Que je t’aurais donné avenant le cas où cesse de battre le tien.

 

Les minutes sont devenues un véritable supplice,
Un cruel et lent poison versé dans un calice,
Dont chaque gorgée me brûle les entrailles,
À quoi bon vivre car rien ne vaille ?

 

Les heures s’écoulent dans une rivière de souffre,
Dans laquelle, avec désarroi, je m’engouffre,
Devrais-je mettre fin à ma souffrance ?
Pour moi qui erre en ce lieu d’errance.

 

Les jours émergent des profondeurs des enfers,
Car, loin de toi, ô mon amour, je ne sais que faire.
Passant mon chemin sur la route ineffable de la solitude,
Seul devant la vie ! Je ne pourrai pas vivre, c’est une certitude.

 

Les nuits sans toi dans mon palanquin,
À quoi bon espérer un meilleur lendemain ?
Car est perdue ma satisfaction d’être en cet univers,
Et que mon âme porte avec peine le feu impitoyable des fers.

 

Rêves-tu à moi, quelques fois ?
Partages-tu mon envie de te faire l’amour ?
De t’exprimer par des gestes de tendresse qu’un jour,
De voguer de nouveau sur de chaudes mers toi et moi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pensées

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pensées

 

Il est six heures du matin

Et mon cœur est rempli de chagrin

J’aimerais pouvoir te serrer dans mes bras

Mais je crains que tu ne le veuilles pas.

 

Le soleil n’est pas encore levé

Et déjà tu es dans mes pensées

Car je crains qu’il t’arrive grand malheur

Alors que j’aurais voulu faire ton bonheur

 

En toute sincérité, je ne t’ai jamais oubliée

Si tu savais comme je t’ai aimée, je t’ai adorée

Aimée à la folie même si cela m’était interdit

Mais c’est comme ça. Et puis ? Alors, tant pis

 

Tu m’avais fait promettre d’être toujours amis

Mais dans le secret de mon cœur il en était point ainsi

Car j’aurais préféré être ton amoureux pour la vie

Puisqu’à mes yeux ta beauté m’avait tellement ébloui

 

J’aimerais tellement t’embrasser et te faire l’amour

Peut-être sera-t-il possible une de ces nuits, un de ces jours

Me coller simplement contre toi afin de te cajoler et te consoler

Et te dire dans mes mots que tu es la plus belle dans le ciel étoilé

 

Ne m’en veux pas, ô toi, si je t’aime encore

Car tu as vraiment un cœur pur, un cœur en or

Et que seul l’amour est véritablement le plus fort

Puisque dans mes pensées tu y es même quand je dors

 

Ô que oui, je t’aimais

Encore maintenant et à jamais

Que veux-tu ? Je n’y peux rien

Je t’offrirai mon cœur si tu le veux bien

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

 

Il est déjà six heures

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Il est déjà six heures

 

Il est déjà six heures,
Et ton absence me brise le cœur,
Je me rappelle tu es parti peu avant minuit,
Après que nous ayons fait l’amour dans mon lit.

 

Tu m’avais dit que tu reviendrais tôt,
Mais depuis ton départ, mon cœur éclate en sanglots.
J’ai écouté avec attention les nouvelles dès le petit jour,
Car je crains tellement qu’il t’arrive malheur, ô mon amour.

 

Derrière la fenêtre de ma demeure,
Je ne cesse de regarder défiler les heures,
Attendant le moment où tu seras enfin arrivé,
Afin de te serrer de nouveau dans mes bras et t’aimer.

 

Je me suis fait un thé,
Dans lequel un peu de miel j’ai rajouté,
En me souvenant de tes lèvres que j’ai embrassées,
Pendant que nous nous sommes avec grande passion enlacés.

 

Que t’est-il depuis ton départ arrivé ?
Pourquoi rien en ce moment ne peut me rassurer ?
Je serai à la fenêtre et je t’attendrai ô toi mon amour,
Car sans toi, je ne peux vivre pour le reste de mes jours.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce soir

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Avec la permission de Katarzyna B. modèle nue

Ce soir

 

Ce soir, tu seras à moi.

Tu m’obéiras à chaque instant et aux pas.

N’est-ce pas là depuis longtemps ce que tu désires ?

Ce qui depuis bien des jours et des nuits te fait tant souffrir ?

 

De souffrir d’ignorer ce moment tant attendu,

Où dans cette nuit d’amants damnés, nous serons nus.

Nus et libres de s’offrir l’un à l’autre sans regret ni détour,

Et par de tendres gestes nous ne cesserons pas de se faire l’amour.

 

Tu seras en ces heures mon esclave soumise,

Car je connais ton vœu de ne plus être insoumise,

De connaître la chaleur de mes bras et la force de ma verge,

Qui t’amènera dans le royaume des nymphes pures mais non vierges.

 

C’est en évoquant mon divin nom,

En haletant en mon oreille mon prénom,

Que tu me supplieras de poursuivre mon rôle de maître,

Afin de te satisfaire en te faisant par le plaisir toujours renaître.

 

Jeune dame ! Jeune déesse d’une nuit,

Belle femme malgré les jours qui me fuient,

Attends-toi à savourer ces moments d’extase,

Car malgré mon corps meurtri et blessé, je suis un as.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’offre mon corps

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Photo par Phylactère

J’offre mon corps

 

 

Il m’arrive parfois de réfléchir, 

À ce qui jadis m’a tant fait souffrir, 

À ces regards de grands inquisiteurs, 

À ces gens hypocrites et tellement sourieurs.

 

 

Je me souviens des paroles non dites, 

Mais qui en disaient beaucoup trop de ces silences, 

De ces contes de romance qui m’ont entraîné vers la démence, 

De ces promesses belles faites par des sorcières maudites.

 

 

Je me souviens de cette table, 

Où l’on m’y installa tel un veau partant de l’étable, 

Pour être sacrifié en pâturage pour satisfaire êtres immoraux, 

En me faisant miroiter richesses et un magnifique château.

 

 

On m’y ausculta de mille manières, 

  Dessus, dessous, des côtés, du devant et de derrière. 

À la satisfaction des beaux-parleurs et des menteurs, 

Qui ont fui sitôt reçu fortune en leurs heures.

 

 

Aujourd’hui, c’est moi qui décide. 

Sans commettre un quelconque déicide, 

D’offrir mon corps au naturel pour être vu différemment, 

J’attends depuis longtemps cet instant venu au bon moment.

 

 

J’offre mon corps, 

Corps d’un homme prétentieux, 

Corps d’un homme qui à cet instant silencieux, 

Sors de sa torpeur ! Sors de cette brève mort !

 

 

Non, je n’irai plus à l’abattoir. 

Sur cette table servant d’exécutoire, 

Je suis maintenant maître de mon destin, 

Et seule maîtresse aura pouvoir de mettre sur moi sa main.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

La vie est pleine de couleurs

 

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Photo par Mélanie Dufresne

 

La vie est pleine de couleurs

 

Oui, la vie est pleine de couleurs.

Parfois, il faut savoir affronter ses peurs,

Parfois, on a pas tout ce que l’on désire.

Mais cela peut nous éviter de trop souffrir.

 

La vie est remplie de milles nuances,

Des contes de fées et de la belle romance,

Des histoires héroïques comme des récits tristes,

C’est ce qui fait qu’en chaque instant on existe.

 

La vie est un jardin,

Que nous seuls sommes responsables,

Voilà pourquoi éviter ses tâches nous en sommes incapables.

Nous avons toujours ce choix : prendre ou pas le bon chemin.

 

Être conscient de sa réalité,

Peut nous éviter bien des calamités,

Et pourtant, cela ne nous empêche pas,

De parsemer des graines de rêves sur nos pas.

 

Des graines de rêves qui nous font vivre,

Dans cette vie où bon nombre ne fait que survivre,

Aimer, pleurer, espérer et croire nourrit notre âme.

Ne plus aimer, ni pleurer, ni espérer, ni croire nous rend tels que des ânes.

 

Les couleurs font la vie.

Les couleurs expriment nos envies.

Les couleurs donnent sens à nos existences.

Sans couleurs, tout ne serait que de la démence.

 

Couleurs de joie, de plaisir, d’amour et de douleurs !

Couleurs des laudes et des vêpres en leurs heures !

Couleurs des peuples et de toutes les espérances !

Couleurs de jadis et de ma tendre enfance !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai la mine… graphite.

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Dessin par Eri Kel de la France

J’ai la mine… graphite.

 

À un âge vénérable,

Où l’on se sent moins capable,

Où notre mémoire nous joue des tours,

Et où nos sens nous font emprunter mille détours.

 

Revoyant le sourire de ma mère,

Lorsque je n’étais qu’une enfant de la guerre,

Devenue mère moi aussi j’ai souries à mes enfants,

Dès que je les ai pris dans mes bras et au gré du temps.

 

Je les ai vus longtemps grandir,

Je les ai vus tant aimer et tant souffrir,

Telle est l’ultime destinée du genre humain,

Avec ou sans terre, avec parfois les jours sans lendemain.

 

Prendre époux et conjointes,

Ce que j’ai prié Dieu les maintes jointes,

Pour que mes enfants chéris aient du meilleur,

En leur évitant le pire pour leur plus grand bonheur.

 

Quelle joie incommensurable !

De vous exprimer, j’en suis bien incapable.

Que mon cœur ait vécu d’avoir tenu dans mes bras,

La descendance que mes fils et filles m’offrirent ici-bas.

 

Mais quel chagrin émergea au sein de mon cœur,

Lorsque je réalisa l’absence de mon mari à ces heures.

Sachant à tel point qu’il aurait tant souhaité et tant voulu,

Tenir dans ses bras sa descendance avant le jour où il mourut.

 

Ce jour du mois de mai si triste et tellement inoubliable,

Où sa vie fut emportée par un coup du destin impardonnable.

Croyez-moi! La tragédie d’être une mère n’est point un mythe,

Voilà pourquoi, et malgré moi, en cet instant j’ai la mine graphite.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À quoi penses-tu?

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Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

À quoi penses tu?

 

Seule devant ces gens qui te regardent

Tu n’y penses même pas, tu n’y prends garde

Car ton esprit si pur si calme est ailleurs

Pour cet instant et pour ton plus grand bonheur

 

Penses-tu à ces jeux d’innocence

Où toi et moi jouions pendant notre enfance?

Penses-tu à notre premier tendre baiser

Où nous apprenions ce que veut dire le verbe aimer?

 

Yeux bleus grands ouverts vers l’infini

Pensant au moment où nous étions dans mon lit

De cet instant où tu m’as dit oui avec tes lèvres avec ton cœur

De cette nuit où nous avons fait l’amour sans compter toutes les heures

 

Tu prends la pose toute immobile sans bouger et sans peur

Alors que toi et moi en avions fait bien d’autres

En cette nuit où nous nous sommes offerts l’un à l’autre

Dans les draps de mon lit  imbibés de nos sueurs

 

Ce que j’aimerais revivre ce temps de jeunesse

Avant que viennent les années sombres de la vieillesse

Ressentir ce plaisir partagé et t’entendre gémir de plaisir

Et pour finir te sentir contre moi et ressentir ton soupire 

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon corps, c’est mon histoire.

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Mon corps, c’est mon histoire.

 

Corps de sang et de chair

Qui connu amour et guerre,

Qui vécu bonheur et parfois malheur,

En cette vie ! En ces jours ! En ces nuits ! En ces heures !

 

C’est le mien.

Sera-t-il un jour le tiens?

Pourquoi pas ?! Si tu sais l’apprivoiser.

Avec tendresse et soumission et de suaves baisers.

 

C’est mon humble corps,

Crois-moi qu’il vaut son pesant d’or.

Blessures et force en ont fait arme redoutable,

Mais expérience de vie lui confère âme vénérable.

 

C’est mon histoire.

Récit d’un homme qui veut voir,

Admirer dames blanches nues aux dents d’ivoire,

Les emporter aux pays merveilleux et des mille espoirs.

 

Leur faire l’amour en les entendant gémir,

Gémir de plaisir ! Gémir de jouir à en plus finir.

De les satisfaire en parcourant cet endroit interdit,

Tant adulé par Marquis de Sade et ces grands génies.

 

C’est ma chair et mon sang,

Qui sera de ce monde encore longtemps,

Il est le temps de le découvrir de l’immortaliser,

À coups de pinceaux ou  à coups de crayons aiguisés.

 

Devenir immortel !

Tel est son seul désir !

Sur vierge papier il le deviendra,

Pour la postérité, peut-être il le sera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À la découverte d’un modèle nu féminin

À la découverte d’un modèle nu féminin

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/caen-modele-vivant-marie-pose-nue_15143249.html

 

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©Arnaud Héroult/Liberté Le Bonhomme Libre

 

Caen : modèle vivant, Marie pose nue

Depuis quatre ans, Marie Bâton de Caen est modèle vivant. Elle pose nue pour des cours de peinture, dessin ou modelage. 

Pour la première fois, le musée des beaux-arts de Caen organisait la Nuit du modèle vivant jeudi 18 janvier.

Une centaine d’élèves, étudiants ou amateurs, sont venus dessiner des nus académiques. Face à eux, quatre modèles posaient nus (3 femmes, 1 homme), dont Marie Bâton.
Une sorte de retour aux sources, mais de l’autre côté du chevalet pour la Caennaise âgée de 30 ans. « Lycéenne (au lycée Fresnel à Caen) j’ai suivi les cours du soir à l’école des beaux-arts. Cela m’avait laissé un bon souvenir. »

Sans formation particulière, il y a quatre ans Marie a posé sa candidature à l’ESAM (école supérieure d’arts et médias) à Caen. Elle a été retenue.

« Comprendre son propre corps »

« Cela a alors dépassé mes attentes », s’éclaire cette joueuse des Hippocampes, l’équipe de roller hockey de Luc-Sur-Mer. « J’ai appris en échangeant avec les professeurs et les élèves. Leurs attentes, leurs envies. Il faut comprendre son propre corps. »
Un cours, « c’est 2 à 3 h. Des fois des journées complètes de 6 h ». Seul répit pour le modèle, une pause d’un quart d’heure toutes les heures.

Métier physique, le modèle doit savoir « supporter la douleur, mais sans souffrir ». Les douleurs, ce sont toutes ces tensions, points d’appui (tête sur un genou par exemple), engourdissement ou « crampes, heureusement je n’en ai jamais », rigole Marie Bâton, qui en revanche peut avoir la tête qui tourne après une longue pose.
En revanche, se dénuder, n’est pas un souci.

La nudité : un objet d’étude

 » La nudité est synonyme d’intimité, mais lors d’un cours nous sommes un objet d’étude. C’est un travail. Il existe pourtant des modèles très pudiques ou complexés, plus souvent des femmes. Et du côté des élèves novices, ils peuvent être gênés 5 minutes, ensuite le regard change. « 

À tel point que régulièrement, Marie croise en ville un élève qui ne la reconnaît pas « du premier coup d’œil ! ». 

Pas gênée de ses formes, la jeune femme considère :
 » Qu’il faut des modèles aux gabarits différents. Il ne faut pas lasser les élèves et les professeurs. N’avoir que des corps de déesses ou d’apollon, ce n’est pas bon. Être trop squelettique n’est pas apprécié non plus. « 

En revanche, si elle est aussi une passion, « la profession de modèle vivant n’est pas reconnue. Ce sont des vacations, des contrats ponctuels. Nous n’avons aucune sécurité. »

Du yoga hard

Marie Bâton, malgré ses cours à l’ESAM ou lors d’ateliers en MJC par exemple n’arrive pas à joindre les deux bouts.

 » Je ne peux pas en vivre et pourtant c’est mon métier. Je prends donc régulièrement des boulots de nuit. « 

Les deux travails s’enchaînent parfois. Il faut alors ne pas écouter sa fatigue. Mais justement à quoi pense un modèle pendant qu’il pose ?  » À tout ! A notre liste de courses, au film qu’on veut aller voir, au ménage en retard « , rigole Marie Bâton. Mais des fois on ne pense à rien. Dans ces cas-là, le corps est toujours mis à contribution, mais l’esprit est détendu. C’est une sorte de yoga hard : on fait le vide et on morfle un peu…

Avec quelques récompenses aussi. Marie a ainsi reçu des cadeaux d’élèves. « On m’a offert des aquarelles et des croquis. » Une sorte de retour sur soi.