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Temps modernes

Temps modernes
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Temps modernes

Lorsque j’étais enfant, je voyais le futur de manière fort différente de ce qu’il m’est présenté en ce moment. J’ai bien écrit « qu’il m’est présenté » puisque ma vision de la réalité, de ma réalité, est fort probablement au diapason de ce que plusieurs de mes congénères peuvent découvrir. Autres lieux, autres expériences de la vie, autres valeurs font de nous ce que nous sommes. C’est un fait indéniable.

Certes, je préfère vivre dans les années 2020 que de tenter de survivre à une toute autre époque pas si lointaine dans le passé. En effet, j’ai la chance d’avoir une qualité de vie confortable, d’être entouré de gens sympathiques parmi lesquels se trouvent des amis formidables et de me réaliser dans diverses activités sans oublier la possibilité de communiquer. Bien des gens n’ont pas une telle chance en ce monde. Je le sais trop bien. Voilà pourquoi je n’ai pas l’intention de me plaindre dans cet article.

Ce qui ne m’empêche guère d’être quelque peu soucieux face à tout ce qui se passe actuellement. Des soucis qui se manifestent par une série de questions lesquelles reflètent mes valeurs personnelles basées, est-ce un crime ? sur mon éducation judéo chrétienne inculquée à la fois par ma famille immédiate, les religieux et les religieuses et mes pairs. Des questions qui se résument ainsi : Que sommes-nous devenus? Qu’avons-nous fait pour remettre en question les valeurs qui ont fait de notre société sa force et sa beauté? Tout ce que nos ancêtres ont fait était-il si mauvais, parsemé d’ombre et de noirceur? Pourquoi tenter de perdre les points de repères qui nous a guidé jusqu’à maintenant? Et, l’ultime question, avons-nous besoin de jeter le bébé avec l’eau du bain?

Jeter le bébé avec l’eau du bain. Voilà ce que je peux comprendre face à tout ce qui arrive dans notre monde. À force de vouloir tout changer, tout déconstruire, tout refaire, on risque de se perdre dans le néant. Car, ne l’oublions pas, nous sommes que l’aboutissement de l’histoire en marche, en perpétuel cheminement. Mais, tel un train sur la voie ferrée, aller trop vite risque de nous faire dérailler sur les rails entraînant un résultat aux antipodes au but recherché.

Par ailleurs, une question émerge en mon esprit en rédigeant ces lignes. À qui profitent tous ces mouvements de destruction et de remises en cause de ce qui a fait de notre société ce qu’elle est? Attention! Rien a été parfait dans le passé comme rien ne le sera dans le futur. Cependant, vouloir renier, occulter et détruire les pierres sur lesquelles nous nous sommes édifiés pour les remplacer par un vide sidéral me semble être une aventure périlleuse.

C’est bien beau de parler de modernité, de vouloir faire avancer les choses, mais parfois un peu de retenu est de mise surtout si on désire laisser un futur digne de ce nom à nos descendants. C’est mon humble avis.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Un peu de romance

Un peu de romance
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un peu de romance

 

Assis dans mon lit,

En cet immeuble désormais interdit,

Car selon certains une chaude présence pourrait me tuer,

Alors, on préfère m’isoler pour mieux en moi la vie enlever.

 

Les secondes passent inlassablement,

En cet endroit où la mort règne éternellement,

Regardant par la fenêtre le soleil me saluant amicalement,

Ce fidèle ami qui avec entrain se lèvent beau temps mauvais temps.

 

Attendant l’heure du repas,

J’aperçois une photo en face de moi,

Une photo d’une jolie dame que je crois connaître,

Avant la venue de ce trouble qui de ma mémoire allait faire disparaître.

 

Une photo parmi tant d’autres,

De ces gens qui furent jadis mes hôtes,

Ici et là des gens si souriants, des gens si heureux,

Ici et là des enfants s’amusant en d’autres temps en d’autres lieux.

 

Souvent près de moi se trouvait cette jeune femme,

Souvent, je me demande qui peut bien être cette belle dame,

Il faudra bien un de ces jours à quelqu’un poser cette question,

Et pourquoi pas à celui qui allait apporter mon plateau comme de raison?

 

Tiens! En parlant du loup!

Je l’entends approcher à pas doux,

Apportant en ma chambre par sa présence de la vie,

Je lui dit avec le sourire : Entrez mon ami, je vous en prie!

 

Comment allez-vous? C’est la première fois que je vous vois.

Se dirigeant vers moi avec délicatesse, il me rassura.

Il me répondit : Nous nous sommes très souvent rencontrés,

Comme bien de nombreuses nuits et quelques jours passés.

 

Ho! Veuillez me pardonner pour ma faute. Je lui dis.

Pas de faute mon cher monsieur, il me répondit.

J’ai une simple question ce matin à vous demander,

Me répondre, j’aimerais tant sans vous déranger.

 

Dites-moi ! Qui est cette charmante dame sur cette photo?

Vous savez à cause de mon âge je ne me rappelle plus qui elle peut être,

C’est alors que j’ai senti malgré ma bonne volonté chez lui un mal-être,

Ses mots de ses lèvres sortirent telles de tristes notes de piano.

 

Cette femme est votre épouse et sur les autres sont vos enfants,

Donc si j’ai bien compris ma vie avait de quoi de passionnant,

Mais, je crois bien qu’à cette époque-là la plus grande chance,

C’est d’avoir jadis connu ce qu’est l’amour et un peu de romance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

En pleine nuit

En pleine nuit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En pleine nuit

 

En pleine nuit, je me sens si seul,

En pleine nuit, je refuse de faire mon deuil,

En pleine nuit, je pense encore et toujours à toi,

En pleine nuit, en silence je ne cesse d’être aux abois.

 

Je ne peux fermer les yeux remplis de larmes,

De ces larmes surgissant des profondeurs de mon âme.

Je te revois encore sourire sous le ciel si bleu, si chaud,

Admirant dans silence monastique la douceur de ta peau.

 

Que de larmes j’ai versées le jour où nous nous sommes laissés,

Car en toute sincérité, je voulais par amour tout te laisser.

Avant de partir sachant que mes jours sont comptés,

Ce que j’aurais aimé te dire comme je t’ai aimée.

 

Mais tu ne sais pas, j’ai maintenant très peu de temps.

Peut-être, à ce que l’on m’a dit, même pas jusqu’au Jour de l’An.

Pour t’écrire ces quelques mots trouvés dans la noirceur de cette nuit,

Ce que tu étais belle, ce que tu étais magnifique quand tu m’avais souri.

 

Lorsque nous avons dansé avec gaité sous le ciel étoilé,

Comme si du haut des cieux les étoiles pour nous avaient scintillé.

Jamais je n’oublierai l’éclat de ta beauté quand tu portas cette robe bleue,

Car te voir ainsi si joyeuse et épanouie m’avait rendu tellement heureux.

 

En pleine nuit, j’ai nommé maintes fois ton nom.

En pleine nuit, je voulais chasser tous mes démons.

En pleine nuit, j’affrontais cette chaleur qui m’étouffait.

En pleine nuit, je sentais cette froideur qui inlassablement m’enlaçait.

 

Je t’avais jurée que jamais je ne t’abandonnerai,

Jusqu’à la fin des temps et pour toujours à tes côtés je resterai.

Mais en cette nuit de solitude en pensant à toi je ne fais que pleurer,

Car jamais je n’ai eu ma chance de te dire comme je t’ai aimée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le passé appartient au passé

Autrefois
Le passé appartient au passé Texte de RollandJr St-Gelais Photo libre de droit d’auteur Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-00949-4901-844314150

Le passé appartient au passé

Bon début de semaine tout le monde,

 J’espère que vous allez bien. Pour ma part, tout va à merveille et même plus. En effet, que puis-je demander de plus à la vie que de débuter la semaine avec une journée ensoleillée, d’avoir la chance de dormir dans un lit douillet et de prendre un bon petit déjeuner tout en appréciant d’avoir une excellente santé? Savoir apprécier l’instant est semble être une faculté rarissime en ce monde. Bref, merci la vie et merci mon Dieu.

Cela m’amène à me questionner sur ce qui fait que ma vie soit si belle. Je répondrais qu’un aspect fondamental de ma vision de la vie a contribué fortement à mon petit bonheur. Un aspect qui s’est développé tant au fil de mes expériences personnelles que sur mes réflexions de vie. Certes, chaque être humain possède une expérience de vie qui lui est propre. Ce qui confère une importance égale à chacune d’entre elles d’où la primauté du respect à l’égard du prochain car, comme l’affirme si bien le dicton : Parcours un kilomètre dans les chaussures d’autrui avant de le juger. Enfin bref, ledit aspect s’est construit de manière tout à fait graduelle.

Cet aspect est celui qui a pris le plus de temps à se développer. Et pour cause puisqu’il concerne ma vision de ce que j’appellerais les événements du passé. Non pas que j’ai été malheureux. C’est même loin d’être le cas. Croyez-moi sur parole. Ce qui ne m’a pas empêché de revoir quelques éléments de ma vie et de me questionner sur le pourquoi des choses. Pourquoi suis-je né ainsi? Pourquoi le décès de mon frère en 1972? Pourquoi m’être fait fourvoyer par un avocat sans scrupule en 1984? Pourquoi du pourquoi et de tout ces pourquoi? Que de questions sans réponses!

Sans réponses? Pas tout à fait puisqu’il existe une réponse infaillible à toutes ces questions. Une réponse si simple que peu d’entre nous la découvre. Il s’agit de savoir tourner la page et la tourner pour de bon. En effet, à quoi bon ressasser les événements de jadis alors que nul d’entre nous n’a la capacité de revenir en arrière. Qui plus est! Revenir en arrière et faire les choses autrement risque à son tour d’être à la source d’autres erreurs aux conséquences plus désastreuses que les précédentes. Ce qui a été fait est fait. Un point, c’est tout.

Il y a aussi une chose qui doit être dite une fois pour toutes. Le passé ne peut pas avoir toujours été sombre puisqu’il faut que la présence de la lumière, une présence aussi minime soit-elle, pour éclairer l’existence de chaque être humain. Bon! Je reconnais que mon positivisme a une influence remarquable dans ma façon de voir la vie. C’est peut-être mieux qu’il en soit ainsi. Quoiqu’il en soit, un peu à l’image du yin et du yang, la lumière et la noirceur ne peuvent exister l’un sans l’autre.

Il y a dans chaque existence, du moins je le souhaite ardemment, une présence lumineuse qui ravive le goût de vivre. Cela peut être une simple phrase, un geste humble, un regard amical ou tout autre action que l’on réalise à l’égard de nos semblables tout comme ces derniers peuvent faire envers nous. Attention ! Souvenons-nous que nous sommes interdépendants non seulement dans nos gestes mais aussi dans nos pensées.

En effet, nos pensées précèdent souvent nos actions avant même qu’elles soient commises. C’est pourquoi il est impératif de toujours porter attention aux idées que nous nous faisons de la réalité. D’ailleurs, la réalité pour l’un peut être fort différente pour l’autre. Ce qui est encore plus le cas de notre interprétation du passé lequel est vu que par des spectres construits par notre subconscient. Quoiqu’il en soit, le passé est le passé. Et, qu’il soit simplement fait en noir et blanc, il possède un charme qui lui est unique. Une unicité qui lui confère une richesse extraordinaire.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ton beau tatouage

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Ton beau tatouage Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photo par David Hobbs Photography Modèle est JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Forest-Nymph-560676551

Ton beau tatouage

 

Que fais-tu? D’où es-tu?

S’il-te-plait, veux-tu jouer avec moi?

Allez! Dites-moi oui, ne te gêne pas.

Tu le sais, j’en ai tellement vus.

 

N’aies pas peur de moi jolie demoiselle,

Te voir ainsi entièrement nue sous le ciel,

Je ne crois pas avoir eu la chance de te parler,

Peut-être dans l’un de mes rêves dans le temps passé.

 

Un rêve, un songe, où tu étais ma reine,

Où t’obéir était le seul désir coulant dans mes veines,

J’ai longtemps souhaité pouvoir admirer ton beau tatouage,

Ce dessin gravé dans ta peau pour toujours jusqu’à la fin des âges.

 

Est-ce l’arbre du jardin d’Eden?

De ce jardin où l’arbre était de couleur d’ébène.

Une métaphore, une parabole ou une histoire véridique?

Simple récit étiologique tiré du monde fabuleux du temps biblique?

 

Raconte-moi, pourquoi une telle gravure?

Sur ta peau blanche qui enveloppe ton âme pure.

Raconte-moi, pourquoi avoir choisi cet étrange arbre?

Un arbre figé dans ta chair qui ne me laisse guère de marbre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada