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Les sept péchés capitaux

Les sept péchés capitaux


DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les sept péchés capitaux

 

Il y a sept péchés capitaux,

Qui me donnent bien des maux,

Et sur lesquels je veux dire quelques mots,

Car il y en a un qui est à mes yeux tellement beau.

 

Celui de la colère,

Est celui que je n’aime guère,

Car des gens innocents ont péri dans ses guerres,

Tant d’enfants enrôlés dans les armées et pleurés par pères et mères.

 

Pour ce qui est de l’avarice,

C’est celui qui cause bien des supplices,

Car il est le pire en ce monde de tous les vices,

Bien des indigents abreuvent les riches dans leurs calices.

 

Et que puis-je dire de l’envie ?

Pour lequel Caïn a enlevé à son frère la vie.

L’envie m’horripile car furent détruites bien des amitiés,

De belles amitiés qui auraient pu exister pour des éternités.

 

Et pour ce qui est de l’orgueil,

Celui qui procure à son maître devenu esclave,

Et qui le brûle au fond de son âme telle de la lave,

Le pire des châtiments en la présence du mauvais œil.

 

Gourmandise !

Qui est loin d’être une surprise,

En cette époque où opulence règne en reine,

Au détriment pour tant de pauvres aux cœurs qui saignent.

 

Ah ! La paresse !

Parfois, elle peut sembler douce comme une caresse.

Mais que l’on y prenne garde car tombent sur son disciple,

De mauvaises aventures face aux rêves qui à jamais se dissipent.

 

Mais, mon préféré est sans aucun doute celui de la luxure.

Car, avouons-le, quel plus grand plaisir y a-t-il autant que ça dure?

Reconnaissons que nul peuple n’aurait existé sans le doux plaisir de la chair,

Voilà pourquoi je proclame que c’est le plus noble des péchés du haut de ma chaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Demain n’existe plus

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Demain n’existe plus

 

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre officielle.

Celle qui vous détruit le cœur qui vous brise les ailes,

Celle qui enlève la vie à la plus belle des hirondelles,

Qui vous fait regretter votre jeunesse et ses ribambelles.

 

Aujourd’hui j’ai reçu cette triste vérité,

À laquelle bien malgré moi je n’y avais pas pensée.

Et peut-être même que j’avais volontairement oubliée,

Qu’au fil du temps le temps finirait par s’arrêter.

 

C’est alors qu’en parcourant les mots,

Qui allèrent transpercer mon âme de ces maux,

De ces termes à mes yeux inconnus et pourtant médicaux,

Et qu’en fin de compte m’annoncèrent l’heure de son tombeau.

 

C’est alors que je me rappelais soudain,

Que mon plus grand chagrin que ma plus grande peine,

C’est de ne pas avoir pris un seul moment pour dire que je l’aime.

Que c’est mon amour pour elle qui gardait en moi ce flegme.

 

Qui me faisait sans cesse revivre,

À chaque fois où en moi surgissait la peur de mourir.

Mais maintenant qu’elle n’est plus là,

Que deviendrais-je en ce monde sans loi ?

 

Elle savait si bien me consoler,

Et combien de fois elle m’a rassuré.

Devant l’inévitable fin de la vie qui est pour chacun de nous,

Ce que j’aimerais être maintenant avec elle loin de ce monde fou.

 

Mes larmes tombèrent comme douce pluie,

Laissant transparaître les gouttes de mon cœur qui fuit.

De mon cœur de chair brisé qui depuis cet instant languit,

Car j’ai tant de questions à poser à cet Être que j’appelle l’Infini.

 

Pourquoi n’ai-je pas su lui manifester mon amour ?

Voilà le plus grand des regrets qui m’accablera pour toujours.

C’est alors que j’ai compris qu’au sein de mon existence la mort s’est étendue,

Et que mes rêves pour elle sont à jamais détruits car demain n’existe plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pierre noire

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Dessin par Eri Kel de la France

 

La pierre noire 

 

Bienvenue mes amis, 

Installez-vous confortablement, 

J’ai pour vous une histoire qui vous glacera le sang, 

Alors, tendez l’oreille et fermez les yeux mes tendres chéris. 

 

Je vivais jadis dans un pays africain, 

Dans un village reculé mais où tous les gens vivaient bien. 

Nous apprécions ce que nous avait offert mère nature, 

Nourriture abondante et rivière à l’eau si pure. 

 

Non loin de nous vivait une dame que l’on surnommait, 

La sorcière qui jetait mille sorts et qui nous tourmentait, 

Une femme aigrie par la vie ayant perdu enfants et mari, 

Tués par l’envahisseur blanc qui convoitait nos terres infinies. 

 

Voyant la peur habitée dans le cœur de mes frères, 

Constatant la crainte dans les yeux de mes congénères, 

J’ai pris la décision folle ou courageuse de m’offrir en tant qu’enfant, 

À cette vieille dame face à la grande solitude souffrant. 

 

Acceptant ma proposition avec gaieté, 

Elle me supplia de rester avec elle jusqu’à ma majorité, 

Voyant la sincérité de son cœur qui ne demandait qu’à être aimé, 

Avec tristesse que famille j’ai quittée et dans ses yeux la joie d’avoir accepté. 

 

Loin d’être méchante elle m’enseigna mille secrets, 

Des plantes médicinales jusqu’aux mélodies apaisantes, 

Pour guérir bien des maux et éloigner les mauvais esprits qui hantent, 

Elle me confia que seuls peuvent aimer les gens ayant leurs âmes en paix. 

 

Puis un jour ou peut-être une nuit, 

Veuillez me pardonner par mon âge un tel oubli, 

Une étrange maladie frappa le village du plus jeunes aux aînés, 

Cherchant un bouc émissaire à un tel fléau vieille sorcière était désignée. 

 

Voyant la foule en colère avancer vers notre demeure, 

J’en sortis pour affronter gens en furie malgré en moi une peur, 

Jurant que mon amie n’était point coupable de leur malheur, 

Et leur demanda d’amener vers moi leurs malades à cette heure. 

 

Concoctant recette secrète que m’enseigna maîtresse, 

Et en donnant à ces gens pour les guérir de leur mal, 

Tout en étant examinée par mon amie en aval, 

Foule conquise par cette bonté fut en liesse. 

 

Peuple qui voulait nous maudire, 

Maintenant ne faisait que de nous bénir, 

C’est alors que la sorcière nous enseigna cette parabole, 

Ô gens de cette contrée, écoutez bien cette sage parole. 

 

Ne rejeter jamais ce qui de vous est différent, 

Car il est comme vous en son âme et en dedans. 

Vous ne saurez jamais ce qu’il fera pour votre bien, 

Jusqu’à combattre à la mort le Vilain. 

 

Elle retira de son cou un mystérieux talisman, 

Un souvenir transmis de mère en fille seulement, 

Une pierre sculptée dans la nuit ! Une pierre noire ! 

C’est ce que je porte à mon cou pour vous ce soir. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Détachement

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Dessin par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Détachement

 

Dites-moi si je mens. 

La vie est un peu tel que le néant, 

On pense apprendre, connaître et autres choses, 

On est à la recherche de la personne pour être en osmose.

 

Après avoir vécu ici ou bien ailleurs, 

Dans un pays de neige et de glace ou de terre verte et de fleurs, 

Avoir expérimenté l’amour, le chagrin, la joie et la peur, 

Après avoir parcouru mondes et océans, arrivera notre heure.

 

C’est alors que nous verrons que rien ne dure, 

Le plaisir partagé, les surprises quotidiennes et les maux que l’on endure. 

C’est en pensant à ceci et à cela, 

En faisant en ma modeste demeure les cent pas.

 

Parfois en m’inspirant de mes lectures des sages d’autrefois,

Qui avaient visions de la vie et des mœurs aussi différentes que leurs fois,

Que j’en ai conclu sans trop savoir pourquoi ni trop comment mais assurément,

Que finalement pour être heureux dans la vie, il faut pouvoir faire un certain détachement.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Prise de position

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Superbe dessin réalisé par Juste Angèle

Prise de position

 

De plein gré je m’offre tout à toi,

Je serai ton esclave et non ton roi.

De mon corps, il sera mon cadeau,

Même si malgré moi, il n’est pas le plus beau.

 

Sans dire un mot,

Il acceptera bien des maux.

Je ne saurai résister à ta beauté,

Ainsi mon phallus sera pour toi bien dressé.

 

Plaisir! Plaisir! Plaisir!

Soupir! Soupir! Soupir!

Jouir! Jouir! Jouir! Et sourire!

Et puis recommencer avec un fou-rire.

 

Montant sur ma fière hampe,

Je croise avec précaution mes jambes.

Vivons cet instant dans une parfaite union,

Quelle belle idée de réaliser cette prise de position.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Parfois le silence

 

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Poème composé en plein cœur de la nuit dans ma chambre

Parfois le silence

 

Parfois il faut savoir se taire
Pour savourer le temps filant comme l’air
Le temps de nos amours et de nos chagrins
Le temps des folles nuits effacées au petit-matin

 

Parfois il est inutile de dire un mot
Pour exprimer tous nos maux
Suffisent alors les larmes
Venant de nos âmes

 

Parfois vaut mieux simplement regarder
Et avec retenue et petite gêne s’en garder
Car seul le regard peut toucher l’être blessé
Et le guérir de ses blessures mal soignées

 

Parfois il suffit de la beauté d’une femme
Pour raviver la joie de vivre cette précieuse flamme
Et dans le silence d’un atelier où l’artiste et sa muse
Prennent le temps d’une pause entre deux poses et puis s’amusent…

 

De

 

Rolland St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Lignes noires

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Superbe dessin réalisé par Eri Kel de la France

Lignes noires

 

Nuit lugubre ! Nuit sombre!

Nuit où l’âme s’égare dans la pénombre.

Nuit de questions sans réponses qui font languir,

Les espérances des hommes qui ne cessent de souffrir.

 

Marchant péniblement sous mon humble toit,

Si chaud en cet été trop court mais en hiver si froid,

Saisissant machinalement un crayon comme une extension,

De mon corps meurtri d’avoir trop bu par une beuverie sans pardon.

 

Boire pour oublier ? Boire pour s’abandonner ? Boire pour cesser de respirer ?

Est-ce la destiné de l’artiste qui vit en moi par ces quelques vers de poèmes composés ?

Mais n’y songeant un seul instant, n’y pensant pas un seul moment, de ma main fatiguée,

Péniblement, j’ai commencé à écrire ces quelques mots afin de mon désespoir l’extirper.

 

J’ai écrit encore et encore sans jamais m’arrêter,

Pour trouver les mots de mes maux sans voix et sans voies,

Afin de faire revivre cette si douce folie que l’on nomme la foi.

Foi de mes aïeux, de mes frères et de mes sœurs en cette humanité.

 

Ne trouvant l’ultime expression libératrice de mes peurs,

Mes yeux se fermaient coupant ainsi mon esprit des leurres,

De ces bruits destructeurs que je buvais par un mystérieux ciboire,

Les ouvrant stupéfaits d’avoir réalisé cette dame de quelques lignes noires.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur le canapé

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Superbe dessin par Gérard Teillot

Sur le canapé

 

En cette si chaude journée

En ce dimanche si ensoleillé

Pendant ce temps de repos mérité

J’ai décidé de vous offrir ma nudité

 

Serait-ce en position couchée?

Comme vos toiles avec le papier lustré?

Serait-ce plutôt en position debout?

Ou bien encore en position à genoux?

 

Non, j’ai décidé d’être assise telle une reine.

Maîtresse de ce jeu en cet illustre arène,

Et d’user de mon pouvoir d’enchanteresse,

Quel le ferait avec prudence une déesse.

 

Assise sans dire un mot,

Dans le silence loin de ces maux,

Mot de trop! Mot inconnu! Mot de pinceaux!

Faits de plumes de magnifiques oiseaux.

 

Je suis dénudée,

Avec un plaisir si épuré,

De toute méchanceté et vanité,

Me voilà ainsi sur cet humble canapé.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Écrire pour ….

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Écrire pour …

 

Devant ma table, je prends ma plume,

En me souvenant de ma belle Dame Plume,

Tout en aimant cette nouvelle venue Goldy,

Qui est si mignonne et tellement jolie.

 

Et puis je me demande vraiment pourquoi,

J’ai décidé d’écrire ces mots du fond de moi,

C’est alors que viennent en mon esprit ces raisons,

Qui animent les raisons de vivre qui me donnent cette passion.

 

Écrire pour enfin réellement vivre,

Dans ce monde qui ne fait que survivre,

Écrire pour exister et pour perdurer dans le temps,

Avant que vient mon heure d’aller rejoindre mes aïeux d’antan.

 

Écrire pour témoigner de mon amour,

Qui parfois ont pris de drôles de détours,

Écrire pour communiquer avec l’univers majestueux,

Même si de ma langue impossible de tout faire ne peut.

 

Écrire pour  simplement être,

Tel un vieux et si noble hêtre,

Enraciné avec solidité dans le sol,

Sous le soleil accablant sans parasol.

 

Écrire quelques mots,

Pour en extirper bien des maux,

Écrire ces quelques insipides lignes,

Devant cette foule parfois bien maligne.

 

Écrire pour éviter de parler,

Et de mon plaisir le faire durer,

Écrire encore et encore et encore,

Car idées immortalisées sur le papier valent de l’or.

 

Écrire pour éviter de souffrir,

Pour me rappeler qu’il faut aussi savoir rire,

Écrire pour donner afin de ne pas reprendre,

Car c’est là que réside ce que l’on ne peut comprendre.

 

Écrire pour savoir se taire,

En longeant une belle rivière imaginaire,

Écrire pour savoir réellement écouter,

Écouter ceux à qui on interdit de parler.

 

Écrire pour communier avec ceux qui souffrent en silence,

Leur rappeler qu’ils ont aussi de la valeur depuis leur lointaine enfance,

Écrire pour raviver le désir de vivre de ceux qui ont si peu,

Leur rappeler que bien des richesses insoupçonnées se trouvent en eux.

 

Écrire une chanson ou de la poésie,

Afin d’égayer ceux qui ont le cœur endolori,

Leur rappeler qu’il suffit souvent d’une étincelle,

Pour voir en la vie ces grandeurs et ces merveilles.

 

Écrire pour me rappeler que je suis être éphémère,

Conçu une nuit dans l’amour d’un père et d’une mère,

Écrire pour me souvenir que le seul vrai trésor découvert sur mon chemin,

Est de pouvoir mettre mes pensées par des mots sur cet ultime parchemin.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

La blessure

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Séance de Shiwarie (habillé) avec l’aide de Dea Kaizoku

La blessure

 

Tu sais ma tendre bien-aimée,

Mon cœur est sans cesse brisé et torturé,

D’être en ce monde seulement qu’un homme,

Qui se voulait être courageux contre les vents et son ombre.

 

Mais, que puis-je faire contre le destin ?

Qui m’accable de ses maux à travers ses mains ?

Ce que je t’aime ! Tu ne pourras jamais te l’imaginer.

Mers et mondes auraient été à toi si puissant j’étais né.

 

Mon cœur saigne dans d’atroces douleurs,

Mon âme languit dans d’inlassables torpeurs,

Mon corps s’endorlorie sous les cordes de la souffrance,

Et mon esprit se précipite dans le fossé profond de la démence.

 

Profonde et vilaine blessure !

Pourquoi viens-tu grafigner mon cœur pur ?

Ne vois-tu pas que j’aime de tout mon cœur ?

Est-ce là le prix de la passion celle qui est mon bonheur ?

 

La blessure infernale,

Celle qui me fait ressentir ce mal,

Mal d’aimer vraiment malgré mon âge,

Est-ce le lot pour devenir tel un vénérable sage ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec Canada