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Crucifiée

Crucifiée
« Croix de femme » Poème de RollandJr St-Gelais Magnifique photo par Emilie alias Tokatun sur DeviantArt

Crucifiée

 

Être égale de l’homme?
Quand on y pense, est-ce vrai?
Car combien de maux on lui a fait?
Je ne le crois pas à bien y penser en somme.

 

Être si souvent martyrisée,
Sans oublier tant de fois abusée et violée,
L’histoire regorge de ces femmes au courage remarquable,
Condamnées aux bûchers par des inquisiteurs à la foi indéniable.

 

À leur foi en leurs privilèges,
Qui craignirent quelconques sortilèges,
Pouvant amenant la justice de l’humble raison,
Au sein d’une innocente et tellement pauvre population.

 

On oublie trop souvent,
Et parfois avec le clergé son assentiment,
Que la femme a été voulue par cet être suprême,
Loin des hommes vivant en un lieu ressemblant à la Bohème.

 

Sans sa présence à ces côtés,
Homme seul n’aurait pu réaliser l’humanité,
Être deux pour affronter les chemins de la destinée,
Voilà qu’elle était l’unique but du Créateur sa seule volonté.

 

Mais, qu’en avons-nous fait?
Que peut-on l’accuser et quel est son méfait?
Elle a été tirée de notre chair pour être choyée et aimée,
Pourquoi donc dans de méchanceté? Pourquoi l’avoir crucifiée?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dévotions

Dévotions
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dévotions

 

Seul en ces lieux,
Venu implorer les dieux,
Sous le couvert de la nuit,
Alors que tous sont endormis.

 

Venu chercher échos,
À mes multiples questions,
Et ainsi me donner une raison,
À ce qui m’accablent, à ces maux.

 

J’ai amené comme auguste présent,
L’être aimé de mon cœur désormais absent,
Afin de leur démontrer de mes prières ma pureté,
Envers cet être que j’ai depuis toujours respecté et aimé.

 

L’ayant déposé sur l’autel,
Car mon désir était de leur montrer,
Sans aucune ambiguïté mais en toute vérité,
Comme elle est à mes yeux autant gracieuse que belle.

 

Je l’ai habillée de ce précieux collier,
Que je lui ai offert le jour de son anniversaire,
Avec mon amour qui pour elle toujours présent et sincère.
Ô divinités : ma raison de vivre pourquoi me l’avoir enlevée?

 

Que puis-je faire pour que vous me rendiez,
Mon âme-sœur, celle avec qui famille je voulais fonder?
Quelles supplications dois-je réciter ? Quelles litanies dois-je répéter?
Pour que vous puissiez du haut de vos trônes enfin m’écouter et m’exaucer?

 

Quelles suppliques dois-je vous adresser?
Pour que ma souffrance puisse enfin se terminer.
Rappelez-vous de ceci : Chaque nuit vous aurez mes conjurations.
Car pour ravoir ma bien-aimée sans cesse je vous adresserai mes dévotions.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un beau souvenir

Un beau souvenir
« Un beau souvenir » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pélerin

Un beau souvenir

 

En faisant un petit ménage,
Dans mon grenier qui prend de l’âge,
J’y ai découvert une surprise bien agréable,
Qui me rappela avec nostalgie que j’avance en un âge vénérable.

 

Il y avait tant d’objets hétéroclites dans mes malles,
Que de m’y retrouver un seul instant j’en avais bien mal,
Heureusement j’ai retrouvé de vieux magazines aujourd’hui disparus,
Des magazines d’art méconnu comme ces jolies femmes aux seins nus.

 

De ces revues qui me passionnèrent par leurs couvertures,
Contrairement à celles que je vois aujourd’hui uniformes,
Qui n’ont que pour seul objectif d’avoir belles formes,
Au détriment d’enrichir leurs unes de riches parures.

 

Quelle pauvre société,
Dans laquelle tout doit être aseptisé,
Afin de ne point heurter les supposées âmes sensibles,
Mais qui devant la beauté réelle ne sont que des pensées insensibles.

 

Je regrette ce temps où l’homme pouvait être fier,
De sa virilité sans de tous les maux actuels s’accuser,
Et de pouvoir ces belles dames avec grande joie courtiser,
Voilà maintenant une époque si lointaine et à jamais révoquée.

 

Un tel souvenir m’a fait penser à cette belle noire,
Au corps magnifique avec ses yeux de rubis et aux dents d’ivoire,
Que j’ai connue en un pays au sein d’une mer reluisante telle une émeraude,
Si j’ai bonne mémoire malgré tout le temps qui passe elle se prénommait Maude.

 

Une telle photo m’a permis d’être en paix avec moi-même,
Sans honte que j’avoue que c’est la grâce des femmes ce que j’aime,
Grâce aussi mystérieuse que profonde aussi longtemps que je me souvienne,
Et que je voulais partager avec vous avant que mes derniers jours sur terre viennent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les lambeaux de mon coeur

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les lambeaux de mon cœur

 

Voilà maintenant trois mois,
Que tu es parti étudier loin de moi,
Une langue étrangère sur une terre inconnue,
En nous jurant fidélité tel que nous en avions convenu.

 

Chaque nuit, je pensais sans cesse à toi.
Dans tes lettres, tu jurais de vivre pour moi.
J’attendais avec grande fébrilité tes rares appels,
Car tu me disais souvent à tel point à tes yeux j’étais belle.

 

Puis un jour, une folle idée m’a prise.
Car de toi, je te le jure, follement j’étais éprise.
De prendre le train pour te faire une surprise, j’en avais décidé
En fantasmant que nous aurions fait l’amour avec passion dès mon arrivé.

 

Parvenue sur le seuil de ton appartement,
Je sentais mon cœur saisi de tant de battements,
Espérant te rendre heureux par ma présence inattendue,
Mais en ouvrant la porte, des cris de femme en jouissance, j’ai entendus.

 

Me dirigeant irrésistiblement vers cette porte,
Cette porte de bois qui alla me mener vers l’enfer,
Te voyant ainsi nu sur cette étrangère, je ne savais que faire.
Mes rêves de mariage et d’une famille nombreuse s’envolèrent.

 

Je n’en veux pas à cette beauté radieuse,
Même si, en plus, qu’elle soit très gracieuse.
Avec ses cheveux roux et sa peau blanche comme tu lait,
Car elle n’est en rien responsable de tout le mal que tu m’as fait.

 

Quelles belles paroles lui as-tu dites ?
Quelles formules magiques as-tu prononcées ?
Pour l’amener dans ton lit bien que nous fussions fiancés ?
En un seul instant, je me suis sentie trahie et tout autant maudite.

 

Tu avais bien fait de ne point dire un mot,
En t’apercevant de ce que tu as fait comme maux,
Tout le mal a été fait et maintenant c’est hélas trop tard,
Car aucun geste, aucune excuse, ni aucune parole ne saurait réparer ce tort.

 

Retournant alors sur mes pas pour me diriger vers l’ascenseur,
Évitant de tourner vers toi mon regard de femme trahie et blessée,
En souhaitant ardemment qu’un jour peut-être je pourrai enfin t’oublier,
Dans le silence, je m’y suis engloutie afin d’y ramasser les lambeaux de mon cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Faire l’amour avec toi

Tu m'as quitté pour toujour
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Faire l’amour avec toi

 

Je me rappelle en ces nuits froides d’hiver,
Quand je ferme les yeux pour me réfugier dans les bras de Morphée,
Comment dans le secret mon cœur je t’ai sans cesse aimée,
Et je t’aimerai toujours ! Ô mon Dieu ! Quel enfer !

 

J’ai respecté l’intimité de ton corps,
Qui avait à mes yeux la valeur de l’or,
Je ne t’ai jamais brusquée par un geste de trop,
Ni avoir élevé un mot afin de t’éviter quelques maux.

 

Je revis la sensation bienfaitrice,
De l’eau chaude qui m’enveloppa,
En imaginant être une seule fois dans tes bras,
Et embrasser ton corps digne de la plus belle des cantatrices.

 

Ce que j’aimerais revenir dans le passé,
Afin de revivre ces instants où nous étions heureux,
Car c’est-ce qui comptait vraiment à mes yeux,
Et maintenant te voir ainsi mon cœur en est blessé.

 

Ô ma chère ! Ce que j’aimerais te faire l’amour,
Et te prouver comme je suis un homme sans détour,
Tu es là devant moi et en cet instant entièrement nue,
Te couvrir de mes baisers afin de t’amener vers les nues.

 

Oui, je sais que trop bien.
Que mon corps ne vaut rien.
Mais avant toute chose, homme je suis né
Te faire l’amour, pardonne-moi de t’avoir demandée.

 

Être nus sans gêne et sans pudeur,
Car tu n’auras pas raison d’avoir peur,
Puisque mon seul vœu serait de te combler,
Et te faire jouir, chaque nuit je ne cesse d’en rêver.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je poursuivrai mon chemin

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Je poursuivrai mon chemin

 

Aussi loin que je me souviennes,

Bien des gens me chantent la même rengaine,

Une triste rengaine sur un air de dépit,

Une chanson sur un air de jalousie.

 

Mais, contre toute attente, je me suis tenu debout.

Car je n’ai que faire de tous ces jaloux,

Qui n’ont pas d’autres choses à faire,

Et qui n’ont pas appris à se taire.

 

Les paroles sont comme les glaces sur un cours d’eau,

Qui fondent au soleil aussitôt arrivés les beaux jours,

À jamais dissipées dans la rivière suivant son cours,

Allant rejoindre dans les limbes bien des maux.

 

Je suis tel un marin naviguant sur les mers,

À la découverte de ces nouvelles terres,

De leurs richesses et de leurs beautés,

De ces peuples à respecter.

 

Je suis tel un aigle survolant les paysages,

À la conquête des livres saints afin de devenir sage,

Et de percer avec mon regard les secrets de l’univers,

Tout en composant avec joie ces quelques vers.

 

Quelle a été ma destiné ?

Drôle de question depuis que je suis né.

Maintenant que sera-t-elle ?

Alors qu’il me reste à voir tant de merveilles.

 

Une chose que j’ai apprise de la vie,

C’est que rien ne droit être pris pour acquis,

C’est pourquoi mes craintes sont bien futiles,

Car de ces blessantes paroles envers moi ont été inutiles.

 

Désormais, je m’éloignerai de ces sots.

Qui ont  le cerveau aussi vide qu’un vieux seau,

Et sans cesse je continuerai à croire en demain,

Et comme toujours et à jamais je poursuivrai mon chemin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les sept péchés capitaux

Les sept péchés capitaux


DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les sept péchés capitaux

 

Il y a sept péchés capitaux,

Qui me donnent bien des maux,

Et sur lesquels je veux dire quelques mots,

Car il y en a un qui est à mes yeux tellement beau.

 

Celui de la colère,

Est celui que je n’aime guère,

Car des gens innocents ont péri dans ses guerres,

Tant d’enfants enrôlés dans les armées et pleurés par pères et mères.

 

Pour ce qui est de l’avarice,

C’est celui qui cause bien des supplices,

Car il est le pire en ce monde de tous les vices,

Bien des indigents abreuvent les riches dans leurs calices.

 

Et que puis-je dire de l’envie ?

Pour lequel Caïn a enlevé à son frère la vie.

L’envie m’horripile car furent détruites bien des amitiés,

De belles amitiés qui auraient pu exister pour des éternités.

 

Et pour ce qui est de l’orgueil,

Celui qui procure à son maître devenu esclave,

Et qui le brûle au fond de son âme telle de la lave,

Le pire des châtiments en la présence du mauvais œil.

 

Gourmandise !

Qui est loin d’être une surprise,

En cette époque où opulence règne en reine,

Au détriment pour tant de pauvres aux cœurs qui saignent.

 

Ah ! La paresse !

Parfois, elle peut sembler douce comme une caresse.

Mais que l’on y prenne garde car tombent sur son disciple,

De mauvaises aventures face aux rêves qui à jamais se dissipent.

 

Mais, mon préféré est sans aucun doute celui de la luxure.

Car, avouons-le, quel plus grand plaisir y a-t-il autant que ça dure?

Reconnaissons que nul peuple n’aurait existé sans le doux plaisir de la chair,

Voilà pourquoi je proclame que c’est le plus noble des péchés du haut de ma chaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Demain n’existe plus

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Demain n’existe plus

 

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre officielle.

Celle qui vous détruit le cœur qui vous brise les ailes,

Celle qui enlève la vie à la plus belle des hirondelles,

Qui vous fait regretter votre jeunesse et ses ribambelles.

 

Aujourd’hui j’ai reçu cette triste vérité,

À laquelle bien malgré moi je n’y avais pas pensée.

Et peut-être même que j’avais volontairement oubliée,

Qu’au fil du temps le temps finirait par s’arrêter.

 

C’est alors qu’en parcourant les mots,

Qui allèrent transpercer mon âme de ces maux,

De ces termes à mes yeux inconnus et pourtant médicaux,

Et qu’en fin de compte m’annoncèrent l’heure de son tombeau.

 

C’est alors que je me rappelais soudain,

Que mon plus grand chagrin que ma plus grande peine,

C’est de ne pas avoir pris un seul moment pour dire que je l’aime.

Que c’est mon amour pour elle qui gardait en moi ce flegme.

 

Qui me faisait sans cesse revivre,

À chaque fois où en moi surgissait la peur de mourir.

Mais maintenant qu’elle n’est plus là,

Que deviendrais-je en ce monde sans loi ?

 

Elle savait si bien me consoler,

Et combien de fois elle m’a rassuré.

Devant l’inévitable fin de la vie qui est pour chacun de nous,

Ce que j’aimerais être maintenant avec elle loin de ce monde fou.

 

Mes larmes tombèrent comme douce pluie,

Laissant transparaître les gouttes de mon cœur qui fuit.

De mon cœur de chair brisé qui depuis cet instant languit,

Car j’ai tant de questions à poser à cet Être que j’appelle l’Infini.

 

Pourquoi n’ai-je pas su lui manifester mon amour ?

Voilà le plus grand des regrets qui m’accablera pour toujours.

C’est alors que j’ai compris qu’au sein de mon existence la mort s’est étendue,

Et que mes rêves pour elle sont à jamais détruits car demain n’existe plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pierre noire

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Dessin par Eri Kel de la France

 

La pierre noire 

 

Bienvenue mes amis, 

Installez-vous confortablement, 

J’ai pour vous une histoire qui vous glacera le sang, 

Alors, tendez l’oreille et fermez les yeux mes tendres chéris. 

 

Je vivais jadis dans un pays africain, 

Dans un village reculé mais où tous les gens vivaient bien. 

Nous apprécions ce que nous avait offert mère nature, 

Nourriture abondante et rivière à l’eau si pure. 

 

Non loin de nous vivait une dame que l’on surnommait, 

La sorcière qui jetait mille sorts et qui nous tourmentait, 

Une femme aigrie par la vie ayant perdu enfants et mari, 

Tués par l’envahisseur blanc qui convoitait nos terres infinies. 

 

Voyant la peur habitée dans le cœur de mes frères, 

Constatant la crainte dans les yeux de mes congénères, 

J’ai pris la décision folle ou courageuse de m’offrir en tant qu’enfant, 

À cette vieille dame face à la grande solitude souffrant. 

 

Acceptant ma proposition avec gaieté, 

Elle me supplia de rester avec elle jusqu’à ma majorité, 

Voyant la sincérité de son cœur qui ne demandait qu’à être aimé, 

Avec tristesse que famille j’ai quittée et dans ses yeux la joie d’avoir accepté. 

 

Loin d’être méchante elle m’enseigna mille secrets, 

Des plantes médicinales jusqu’aux mélodies apaisantes, 

Pour guérir bien des maux et éloigner les mauvais esprits qui hantent, 

Elle me confia que seuls peuvent aimer les gens ayant leurs âmes en paix. 

 

Puis un jour ou peut-être une nuit, 

Veuillez me pardonner par mon âge un tel oubli, 

Une étrange maladie frappa le village du plus jeunes aux aînés, 

Cherchant un bouc émissaire à un tel fléau vieille sorcière était désignée. 

 

Voyant la foule en colère avancer vers notre demeure, 

J’en sortis pour affronter gens en furie malgré en moi une peur, 

Jurant que mon amie n’était point coupable de leur malheur, 

Et leur demanda d’amener vers moi leurs malades à cette heure. 

 

Concoctant recette secrète que m’enseigna maîtresse, 

Et en donnant à ces gens pour les guérir de leur mal, 

Tout en étant examinée par mon amie en aval, 

Foule conquise par cette bonté fut en liesse. 

 

Peuple qui voulait nous maudire, 

Maintenant ne faisait que de nous bénir, 

C’est alors que la sorcière nous enseigna cette parabole, 

Ô gens de cette contrée, écoutez bien cette sage parole. 

 

Ne rejeter jamais ce qui de vous est différent, 

Car il est comme vous en son âme et en dedans. 

Vous ne saurez jamais ce qu’il fera pour votre bien, 

Jusqu’à combattre à la mort le Vilain. 

 

Elle retira de son cou un mystérieux talisman, 

Un souvenir transmis de mère en fille seulement, 

Une pierre sculptée dans la nuit ! Une pierre noire ! 

C’est ce que je porte à mon cou pour vous ce soir. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Détachement

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Dessin par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Détachement

 

Dites-moi si je mens. 

La vie est un peu tel que le néant, 

On pense apprendre, connaître et autres choses, 

On est à la recherche de la personne pour être en osmose.

 

Après avoir vécu ici ou bien ailleurs, 

Dans un pays de neige et de glace ou de terre verte et de fleurs, 

Avoir expérimenté l’amour, le chagrin, la joie et la peur, 

Après avoir parcouru mondes et océans, arrivera notre heure.

 

C’est alors que nous verrons que rien ne dure, 

Le plaisir partagé, les surprises quotidiennes et les maux que l’on endure. 

C’est en pensant à ceci et à cela, 

En faisant en ma modeste demeure les cent pas.

 

Parfois en m’inspirant de mes lectures des sages d’autrefois,

Qui avaient visions de la vie et des mœurs aussi différentes que leurs fois,

Que j’en ai conclu sans trop savoir pourquoi ni trop comment mais assurément,

Que finalement pour être heureux dans la vie, il faut pouvoir faire un certain détachement.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada