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À la fenêtre

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À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce corset blanc

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Ce corset blanc

 

Cela fait déjà un an que tu es partie,

Partie dans un autre pays avec un de mes amis,

Un ami envers qui j’avais pleinement confiance,

Un ami que j’avais depuis ma plus tendre enfance.

 

Je t’avais pourtant tout donné,

Sans jamais, ne serait-ce qu’une fois, calculer.

Car, tu étais l’élue de mon cœur pour toujours, j’aimerai.

Dès l’instant où je t’ai connue, mon esprit était épris de ta beauté.

 

De ton charme, j’en étais ensorcelé,

De ton corps, j’en étais sans cesse subjugué.

Dis-moi la vérité! Ne t’avais-je donc jamais respectée?

Avec toute mon affection, passionnément je t’ai embrassée.

 

De tous mes plus beaux souvenirs,

Ceux qui, à ma grande surprise, me font encore sourire,

C’est ce vêtement que je t’avais offert et qui t’avait bien fait rire,

Comme tu étais belle. Belle comme une chanson d’amour sous un air de lyre.

 

Sans me prévenir, tu m’as tout de même quitté,

Alors que j’avais encore tant de choses à partager,

Tu es partie en silence en amenant tout ce que je t’avais donné.

À l’exception de ce corset blanc où toutes mes larmes, je verserai.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Te sentir vivante

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Te sentir vivante

 

Dans le silence de ta chambre,

Je suis allé à pas feutrés, à pas de loup,

Pour embrasser avec tendresse ton joli cou,

Dans la lumière atténuée y donnant une couleur d’ambre.

 

Apercevant tes yeux à demi-fermés,

Tu me laissas admirer ton corps ravissant,

Un corps de femme étendu sur un drap blanc,

Alors un désir si coquin, j’ai aisément deviné.

 

Ton sourire en disait long,

Sur tes intentions en cet instant,

Un instant d’intimité partagé tendrement,

Un moment où nos cœurs, sous la passion, s’uniront.

 

Mettant la main sur tes cuisses chaudes,

Je les ai avec légèreté l’une de l’autre écartées,

Me laissant découvrir cette zone propre à la féminité,

Une zone qui, par mon savoir-faire, te fera chanter des odes.

 

Des odes d’amour! Des odes d’exclamation!

Des cris de joie! Des cris d’un bonheur incomparable!

Des sensations de plaisir qui te seront pour toujours inoubliables.,

Tu connaîtras des émotions qui mettront ton cœur et ton corps en communion.

 

Mais, pour l’instant, j’ai une seule ambition qui me hante.

Une volonté de t’amener par la souplesse de ma main,

Un lieu connu que par mes amours qui ont croisé mon chemin,

En cette nuit, oui je le veux, de tout mon être, te sentir si vivante.

 

De ces dames de toutes les nations, de toutes ces nuits sans lendemain,

Quelques-unes resteront bien sûr gravées en ma mémoire à jamais,

Car par leur beauté, une raison de vivre, elles m’offraient,

Une raison de plus pour te plaire jusqu’à demain.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Assis sur un banc de bois

Assis sur un banc de bois Photo et poème de Rolland Jr St-Gelais

Assis sur un banc de bois 

 

Prendre le temps 

L’apprécier très longtemps 

Car nul ne sait ce que demain sera

Journée d’automne à celle d’hiver cédera 

 

Au gré du vent 

Au gré du présent 

De cette fraîcheur d’automne 

Qui nous saisit d’un instant monotone 

 

De l’enfance qui était là 

Voilà semble-t-il un moment déjà 

Laissant place à la vieillesse solitaire 

Qui, devant les passants, ne peut que se taire 

 

Le temps qui hélas défile 

De ces souvenirs des jolies filles 

De ces pensées qui effleurent mon esprit 

Me faisant comprendre comme la vie sans cesse file 

 

Assis sur un banc de bois 

La fatigue hélas me prend dans ses bras 

Levant avec douceur mes yeux vers le ciel bleu 

Je revois une femme dont j’étais jadis amoureux

 

Amoureux un jour 

Amour qui dure toujours 

Car que serais-je sans cette femme 

Qui dans le silence de mon cœur m’enflamme?

 

Assis bien sagement 

Je médite silencieusement 

Sur le sens de ma vie de ma destinée 

De mes histoires qui me feraient plaisir de vous raconter

 

Me restent d’elle que de vagues souvenirs 

Qui me rappelle que je pouvais vivre 

Vivre d’amour et d’espoir 

Avant que vienne le soir 

 

Le soir de mon humble existence 

Sans me faire une quelconque remontrance

Que je me rende compte que tout est éphémère 

Sauf l’amour qui guérit bien des maux et bien des guerres

 

De 

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Dans ta main

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans ta main

 

La nuit est maintenant tombée,

Le firmament se couvre d’un manteau étoilé,

Le silence règne en ce lieu si mystérieux,

Un lieu réservé pour les amoureux.

 

Sans dire un mot, nous avons avec tendresse discuté.

Sans dire un mot, avec complaisance, tout a été affirmé.

Sans dire un mot, nous nous sommes enfin compris.

Sans dire un mot, nous avons longuement souri.

 

D’un simple regard, notre envie s’est manifestée.

Alors, pourquoi de ce désir en cet instant se priver?

D’un simple regard, nous avions suscité nos passions.

Alors, pourquoi se priver de succomber à cette tentation?

 

Avec précaution, tu as enlevé tes vêtements.

Avec grande prudence, j’ai agi pareillement.

Avec tendresse, nous nous sommes découverts.

Avec respect, nous nous sommes l’un à l’autre ouverts.

 

Je t’ai offert simplement le meilleur,

Avec réserve, car je ne voulais point te faire peur.

Tu t’es approchée vers moi avec des yeux scintillants,

Avec précaution, tu es descendue vers ce lieu avec un désir ardent.

 

Glissant lentement ta main vers cet endroit,

Vers ce lieu secret de mon intimité que tu convoitas,

Voyant en toi ce vœu longtemps caché, longtemps souhaité,

Il est maintenant le moment ultime de le concrétiser.

 

Saisissant mon intimité à pleine main,

Semblable, à tes yeux, tel un joyeux festin.

La chaleur de ta peau nourrissait ma verge nue,

Pendant que la paume réchauffait ma bourse pendue.

 

Dans ta main blanche comme neige se trouve ma descendance,

Dans ta main se manifestent toutes formes de concupiscence,

Entre tes doigts magiques se trouve la destinée de ma filiation,

Entre tes doigts de fée tu les manipules avec belle attention.

 

C’est alors en cet instant précis que j’ai enfin compris.

Que tu possèdes dans ta main si douce la vie,

Cette vie que je t’offre avec grand plaisir,

Car c’est avec toi que je veux vivre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada