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Si tel est ton désir

Si tel est ton désir Poème de Rolland Jr St-Gelais

Si tel est ton désir

 

Si tu veux partir

Si tu ne veux pas souffrir

Si tu souhaites retourner vers notre mère

Tu seras à mes yeux un merveilleux père.

 

Tu as tant donné à tes enfants

Tu as le droit de penser à toi maintenant

Jamais tu n’as refusé de tendre la main

À celui qui était dans le besoin.

 

Homme au grand cœur

Tu savais surmonter tes peurs

Homme aux valeurs nobles et sans pareil

Tu as su voir en la vie toutes ses merveilles.

 

Affrontant les soubresauts de la vie

Tu relevais avec courage ses nombreux défis

Tu m’as enseigné à avoir confiance en moi

En me montrant celle qui était en toi.

 

Par un dimanche matin

Tu m’as montré un grand chemin

Le chemin que j’ai parcouru de mes pas

En me tendant avec amour tes bras.

 

Ces premiers pas si fragiles que j’ai faits

M’ont amené à voir la vie telle qu’elle est

Sans jamais craindre quoiqu’il advienne

Car tu étais toujours dans mes veines.

 

En cette nuit où en mon cœur tout est gris

Je t’adresse ces mots pour te dire merci

J’ignore ce qu’il adviendra demain

Tel sera le chemin du destin.

 

Si tel est ton réel désir

En paix tu peux maintenant partir

Peu importe ce que tu choisiras

En mon cœur tu seras toujours là papa.

 

De ton fils qui t’aime

 

Rolland St-Gelais de Québec

« V » comme victoire

« V » comme victoire Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain et modèle nu Atsuko

« V » comme victoire

 

Ô beauté étrangère,

Mets-toi près des étagères,

Penche-toi un peu vers l’arrière,

Sois prête telle une guerrière.

 

Ne sois pas, avec moi, gênée.

Car jamais je n’ai vu telle beauté,

Un corps si parfait dans ce monde effronté,

Qui ignore ce qu’est la chance que peut offrir la destinée.

 

Belles courbes qui jalonnent ce corps.

Ces courbes semblables à une toison d’or,

Et de cette zone interdite qui me porte à bon port,

Sois sans crainte, charmante dame, je ne te ferai aucun tors.

 

Je saurai transposer votre douceur sur ce papier,

Sur ce papier où avec grande précaution je naviguerai,

Je voguerai sur une houle aussi chaude que l’été,

De cette saison qui passe, hélas, trop vite en cette cité.

 

Plus j’admire votre corps magnifique,

Plus je suis possédé par votre charme authentique,

Mais, sans vouloir être insolent, ce qui me semble presque féérique.

C’est cet endroit si ténébreux que je qualifierais de magique.

 

Hypnotisé par les poils de ton pubis,

Je sens monter en moi une irrésistible envie,

Celle de les caresser afin d’en saisir toute la vie,

Mais, par respect pour vous, je garderai mes distances ainsi.

 

Poils pubiens ! Votre disposition évoque une page de l’histoire.

Celle d’un homme avec un verre d’alcool et qui veillait tard le soir,

Car grande est sa valeur pour avoir combattu des forces noires,

C’est en faisant le « V » qui galvanisait son peuple pour la victoire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Miroir brisé

Miroir brisé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/50-00160-888309817

Miroir brisé

 

En cette journée de pluie,

De cette pluie qui tombe et qui reluit,

Qui reluit sur le macadam usé par tant de gens,

Ces gens qui recherchent leurs âmes sœurs désespérément.

 

Lourdeur insupportable par cette humidité.

Aussi lourde que l’air ambiant qui étouffe mes pensées,

Mes pensées portant malgré moi sur ma triste destinée,

Qui aurait été différente, si à une autre époque, j’étais née.

 

De mes rêves si coquins, tels ceux d’une adulatrice,

À bien des hommes, j’aurais été une excellente éducatrice,

Afin de leur enseigner comment à leurs épouses faire l’amour,

Tout en leur restant fidèles le temps d’une vie et pour toujours.

 

Quelle formidable époque de cette belle Nana,

De cette courtisane sortie de l’imagination d’Émile Zola.

Femme aux mœurs légères, mais aux idées tellement imaginaires,

Devant qui chaque homme cédait par son charme et son savoir-faire.

 

Comme toi, j’aurais vécu dans la luxure.

Comme toi, j’aurais été vêtue de belles parures.

Dans les banquets et les fêtes mondaines, j’aurais été invitée.

Dans les palais somptueux et les lits moelleux, j’aurais été comblée.

 

Fort malheureusement, je vis à une époque si différente.

Où l’hypocrisie est devenue une chose tellement courante,

Le jugement facile du bas peuple a remplacé les sermons du curé,

Sur les réseaux sociaux peuplés d’une audience tellement attentionnée.

 

Comment puis-je devenir avec le temps une courtisane adulée?

Comment puis-je être l’image même de cette femme libérée?

De cette femme que j’ai connue depuis que j’ai lu ce roman,

De ses aventures dans le vice et dans les doux moments.

 

Ô belle Nana ! Femme à la beauté impudique.

Tant convoitée par les femmes aux allures pudiques,

Femmes étouffées par tant d’hypocrisie et de fausse pudeur,

De mes rêves brisés, tel un miroir, délivrez-moi, car j’ai si peur.

 

Miroir brisé annonçant sept ans de malheurs,

Disparais à jamais, je te l’ordonne à cette heure.

De toi ne dépendent ni désastres ni moments d’euphorie.

Être femme frivole, je le serai aussi longtemps que je resterai jolie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La femme chauve-souris

La femme chauve-souris Par Albert Joseph Pénot (1862-1930)   Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Penot01-887294774

La femme chauve-souris

Par Albert Joseph Pénot (1862-1930)

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois d’août se déroule selon vos attentes. De mon côté, tout va à merveille. Je pourrais ajouter que ma vie va de surprise en surprise. En effet, chaque journée amène des nouvelles parfois cocasses, parfois drôles, et, Dieu merci, moins souvent tristes. Ainsi va la vie. Il faut la prendre comme elle est et en tirer son meilleur. 

À propos de belles surprises, j’ai trouvé une photo d’une œuvre extraordinaire, réalisée par Albert Joseph Pénot (1862-1930) et qui s’intitule  » La femme chauve-souris ». Une œuvre d’art qui m’a fait sourire dès l’instant où je l’ai trouvée.  Vous savez bien qu’un des personnages de bandes dessinées les plus connus à notre époque n’est nul autre que Batman, la chauve-souris. Personnage tout de noir vêtu et maniant à la perfection ses accessoires contre les criminels aux esprits tordus et sans foi ni loi.

Toutefois, je dois reconnaître que l’œuvre de Albert Joseph Pénot m’a étonné pour diverses raisons. Mais, dans un souci d’alléger ma présentation, je me contenterai d‘en énumérer seulement deux. Il s’agit sans aucun doute des plus importantes, du moins à mes yeux.

En premier lieu, la notion même de « femme chauve-souris » est née bien des années avant la création de Batman. Qui plus est! La première a vu le jour, je devrais plutôt écrire « la nuit », vers 1890 France alors que le second est apparu le 30 mars 1939 en Amérique du Nord. Deux cultures distinctes, deux pays aux mœurs et coutumes diamétralement opposées et deux nations parlant deux langues différentes. Celle de la langue de Molière constitue une richesse inestimable pour la nation de l’hexagone tant que la langue de Shakespeare est l’apanage des descendants de la divine Albion.

En second lieu, les deux œuvres dénotent chacune à sa manière un érotisme particulier. En effet, la perfection des corps renvoie à une image sensuelle tant de l’homme que de la femme. Une sensualité que je qualifierais de mystérieuse, voire d’interdite, pour le commun des mortels. Et, croyez-moi, le terme de « commun des mortels » est tout à fait approprié dans mes propos. Par le fait que, d’une part, la « femme chauve-souris » est, par sa nature, affublée de certains attributs propres à la chauve-souris et ne peut, par le fait même, enjôler les hommes par son charme que la nuit tombée alors que, d’autre part, Batman revêt un habit afin de garder secrète sa véritable identité face à ses nombreux ennemis.

Il va sans dire que la nudité à la fois gracieuse et noble de la « femme chauve-souris » va à l’encontre du personnage même de Batman. Une telle absence de nudité chez le justicier masqué serait-elle une conséquence indirecte du puritanisme anglo-saxon qui prévalait au sein de la société étatsunienne de cette époque? C’est possible.

Quoiqu’il en soit, la découverte de la « femme chauve-souris » m’a agréablement surpris. Une surprise telle que cela a incité votre humble serviteur à rédiger un article sur le sujet. Un sujet qui mérite amplement d’être abordé au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie ainsi qu’à mes nombreuses réflexions personnelles.

Je vous remercie de votre attention.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Derrière ces feuilles

Derrière ces feuilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Avec la permission spéciale de Anioblica de Pologne Instagram : anioblica Photographe : Dunvael Photography

Derrière ces feuilles

 

Dans la brume du matin,

Alors que je suivais mon chemin,

J’admirais le paysage recouvert d’un manteau,

Qui allait disparaître aussitôt que sera arrivé le temps beau.

 

Errant sans me faire de souci dans ces bois,

Marchant avec une certaine lourdeur dans mes pas,

Ne pensant à rien, car j’ignore tel sera mon destin,

Un destin tracé selon mes décisions prises sans chagrin.

 

Car le chagrin est un vain sentiment,

Une sensation qui au fond de soi nous ment,

Puisque l’on agit très souvent par le moment présent,

Un instant vite passé, mais que les conséquences durent longtemps.

 

Sillonnant le sentier avec grande attention,

Afin d’y découvrir quelques animaux avec précaution,

J’entendis des branches bouger tels les doigts d’un marionnettiste,

J’ai avancé sans faire de bruit pour ne pas déranger cet imaginaire artiste.

 

Je n’ai point aperçu un seul artiste de mes yeux d’homme avancé en âge,

Mais plutôt une jolie dame qui marchait libre de tout plumage,

À demi cachée par les feuilles grises en ce matin brumeux,

Sa présence dissipait en moi les souvenirs si ténébreux.

 

Derrière ces feuilles, une beauté s’y trouvait.

Une beauté, de ma journée avec surprise, l’égayait.

Une dame, telle une fleur au parfum enivrant, a ensoleillé ma journée.

Sans dire un mot, j’ai opéré un demi-tour pour en ma demeure y retourner.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada