Archives de tags | homme

Femme de feu

 

Femme de feu

Gracieuseté de mon amie Paule Jean de la France

 

Femme de feu

 

Femme de ce temps,

Femme d’hier et d’aujourd’hui,

Femme qui donne l’existence par la vie,

Femme à aimer pour une nuit de pluie et de vent.

 

Ouvre-moi tes bras,

Laisse-moi t’enlacer avec ardeur,

Laisse-moi te combler avec grande douceur,

Ouvre-toi avec confiance comme si j’étais ton roi.

 

Embrasser l’auréole de tes seins,

À en faire damner les anges et les saints,

À en faire tourner les têtes les moines des monastères,

Qui ne connurent que les seins de leurs tendres mères.

 

Que je ressentes la chaleur de ta peau,

Lorsque je serai en ton intimité avec des mots suaves,

Tu connaitras ces plaisirs car je serai ton esclave,

Jamais homme n’a su te satisfaire en évitant ces maux.

 

Car bien des mouvements profonds,

Saccadés dans les instants où nous nous unissions,

Peuvent être brutaux si nous l’oublions par notre passion,

De ces gestes inavouables par la pudeur comme de la raison.

 

Femme rouge de désir,

Femme qui boira de mon blanc elixir,

Qui assouvira ton besoin d’amour et de volupté,

En attendant la prochaine nuit où tu me dévoileras ta nudité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Un témoignage qui m’a fait du bien.

Séance du 27 novembre 2017 3

Un témoignage qui m’a fait du bien.

Être modèle vivant, c’est témoigner de la joie de vivre.

 

Conte de Noël,

Je suis arrivée trop tôt à l’hôpital. J’ai passé presque tout de suite. En sortant de la salle, comme « le petit poucet », je suivais les points verts sur le plancher pour retourner vers la sortie. L’esprit ailleurs à gérer mon mal de tête, je manque une curve. Je me cherche, je suis perdue et là un ange apparaît Sabrina Asselin me montrant les points verts vers la porte de sortie que j’avais manquée.

Je me dis :  Tien! Tiens! Allons manger une pizza végétarienne  » chez Pierrot ». Je m’y rends encore en me lamentant de mon fichu mal de tête. Je passe ma commande après un fou rire avec la caissière (serveuse et bien d’autres fonctions). Je m’assois et je remarque un homme qui mange et là je me dis :  » Odette ta gueule avec tes lamentations.

Je reçois ma commande, la dame me dit les vœux de bonne fêtes. Ce client fait de même. Et à mon tour, je lui formule mes vœux sans m’arrêter. Tout à coup, je m’arrête, rebrousse chemin et lui dit : « Monsieur, je me lamente de mes maux de tête causés par mes sinusites mais en vous regardant manger, sans mains avec vos mognions avec votre cuillère, je n’ai franchement aucune raison de me lamenter, en réalité. Vous venez de faire disparaître mes problèmes. Il rit et me répond…. moi je fais de l’arthrite aux doigts en pouffant de rire. QUEL COURAGE CET HOMME !!! IL RÉUSSIT À FAIRE DES FARCES AVEC SON HANDICAP. Je l’ai eu dans les dents en maudit.

C’est çà, la magie du Temps des Fêtes!!!

Témoignage de Odette S. sur sa page Facebook

Tels des stigmates

20171122_184929

 

Modèle vivant ? RollandJr St-Gelais La Factrie de Shawinigan

 

Tels des stigmates

 

Dans le brouillard du passé,

Où ces tendres souvenirs sont décédés,

De ces anciens amours disparurent dans le silence,

Et en la torture alimentée par le fer rouge de sa démence.

 

Il est devenu l’ombre de son corps nu,

Ne pouvant s’échapper à ces regards qui l’ont vu,

De ces yeux scrutateurs aux moindres parcelles de ses défauts,

Regardez-le bien, ô modeste peuple, puisqu’il le faut.

 

Profitez-en !

Son corps meurtri est là, maintenant.

Ces cicatrices témoignent de cette violence,

Tels des stigmates du Christ subissant le coup de lance.

 

Que voyez-vous vraiment ?

Un homme qui un jour mourra assurément.

Quelle sera, depuis ce jour fatidique, sa destinée ?

Certainement comme le vôtre depuis l’heure où vous êtes nés.

 

Et en lui point de honte futile,

D’être nu si cela peut vous être utile,

Si cela peut sembler pour certains une obsession,

En son for intérieur il en a fait un art, une véritable passion.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un avis intéressant

24232896_10155335755814107_6889122598872942818_n

 

Modèle vivant ? Mistikwonder

 

Un avis intéressant !

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà qu’il m’arrive parfois de discuter avec d’autres modèles vivants au sein de mes nombreux réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit. L’un des plus plus importants est sans contredit Facebook même si d’autres le suivent de très près dans mes échanges avec des artistes œuvrant dans le même domaine que le mien, à l’exception des photographes lesquels occupent une position toute particulière. Il va de soi que nos échanges se déroulent dans le respect, la cordialité et une ouverture d’esprit tout en évitant une quelconque forme de vulgarité. C’est la moindre des choses entre gens civilisés.

Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec une modèle vivant qui habite dans la grande région de Montréal. Une modèle vivant avec qui je n’ai pas eu la chance jusqu’à maintenant de vivre une expérience en duo mais, sait-on jamais ?, cela ne saurait tarder. Nos échanges m’ont amené à lui poser une question qui me trottait dans ma tête, ce depuis longtemps : Pour quelles motifs accepte-t-elle de poser nue à la fois en tant que femme et modèle nue ? En effet, les réalités d’être femme et modèle nue sont indissociables l’une de l’autre. Un peu, sans vouloir être égocentrique, qu’on ne peut passer sous silence le fait que je sois à la fois homme ET modèle nu ET vivant ET avec une handicap physique.

25394009_10155367708949107_1300890650_nBrefs, quels sont ses motifs qui l’ont amené à poser nue ? Elle m’a avoué qu’à ses yeux la sexualité et le corps, en l’occurrence la beauté de celui-ci, devraient être moins tabous au sein de la société. À cela s’ajoute une aisance, voir une familiarité, avec son corps lui permettant ainsi de prendre des poses avec grand plaisir et sans fausse-pudeur. Qui plus est ! Elle est, pour reprendre sa propre expression, une véritable « amoureuse » des selfies même si cela puisse être réalisé en tenue d’Ève.

Sa réponse d’une simplicité fort étonnante mérite une réflexion. Tout d’abord, il est malheureusement vrai que de nos jours, et ce à mon grand désarroi, la sexualité et le nudité ont une image peu enviable au sein de la société. On peut voir des exemples, loin d’être élogieux, sur les sites de pornographie qui polluent l’internet et qui sont, avouons-le, à des années lumières des revues érotiques où la recherche de la beauté est le principal leitmotiv. Soyez rassurés-es ! Il existe encore de nos jours des sites où la beauté de la nudité accompagnée d’un érotisme éloquent est la pierre angulaire de leurs réalisations photographiques. Dieu merci !

12200475_10208456190307319_1418107598_nIl est tout à fait normal que de posséder une aisance avec son corps est un atout majeur dans l’exploration des poses susceptibles d’être réalisées lors d’une séance où la nudité est de mise. Il est à noter qu’une telle aisance est tout aussi importante, voire cruciale, lors de poses avec des costumes. D’ailleurs, j’en sais personnellement quelque chose. En effet, il m’est arrivé à quelques reprises de poser habillé en costume du XVIIIe siècle durant la première partie d’une série de trois. Les deux dernières furent réalisées en tenue d’Adam. Fort heureusement, mon aptitude avec mon corps a été un atout dans le choix de mes poses. Est-il utile de vous dire que cela a été très apprécié par tant par la professeure, madame Samuelle D.H. de Montréal que des élèves présents en salle ?

20171122_183510Pour ce qui est des selfies, je ne sais pas quoi répondre à cela. Toutefois, il est tout de même vrai que chaque personne qui désire œuvrer dans le milieu artistique a une certaine tendance à faire quelques clichés dans leur plus simple apparat soit devant un miroir ou bien devant un appareil-photos dont la minuterie a été programmée. De plus, et si l’occasion est possible, une tierce personne en qui elle a une grande confiance peut s’avérer être utile pour une « première » expérience. De telles opportunités favorisent d’une part, leur aptitude à poser nu pour d’éventuels groupes et d’autre part, et c’est souvent le cas, une acceptation de leurs corps qui ne sont pas conformes, mais qu’est-ce donc que la conformité?, aux images projetées par l’ensemble des médias de masse et, plus souvent qu’autrement et à grand étonnement, les revues de mode. Merci à Mistikwonder pour sa collaboration au sein du présent article. Merci à vous pour votre fidélité à venir lire mes publications. Et, c’est pour moi un devoir de ne pas l’oublier, merci mon Dieu de pouvoir vivre la vie extraordinaire qui s’offre à moi.

Portez-vous bien !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Devant vous

20171129_133751

La Factrie : 29 novembre 2017 Lieu ? Shawinigan au Québec

Devant vous

 

Chères dames,

Belles comme une flamme,

Ce jour est certes très précieux,

Car vous avez ouvert grand les yeux.

 

Sans gêne ni fausse-pudeur,

Je n’ai éprouvé aucune crainte ni peur,

Car j’étais dans ma nudité en cette heure,

Me dévoilant sans maquillage et sans leurres.

 

Sur cette balustrade,

J’ai fait quelques bravades,

Pour alimenter votre désir de création,

Pendant que vous aiguisiez vos précieux crayons.

 

De ma nudité en toute simplicité,

Vous avez pu l’admirer et la contempler,

Pour l’immortaliser sur votre blanc parchemin,

En manipulant avec soin et précision vos agiles mains.

 

Toucher mes chères mon corps !

Allez-y ô mes chéries car il est fait fort.

Que vos yeux avec joie et délice y découvrent,

Toute la virilité de cet homme qui à vous s’ouvre.

 

Oui, j’ai mis à terre un genou.

Oui, je n’ai rien à cacher de ma nudité,

Car les êtres humains naissent ainsi depuis l’éternité,

C’est pourquoi en cet instant je me suis dévoilé nu devant vous.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout est maintenant fini

 

Je suis homme

Modèle vivant ? RollandJr St-Gelais Lieu ? LiveArt de Montréal

 

Tout est maintenant fini

 

Je suis homme,

Je vis tout comme vous,

Semblable à toi et à nous,

Loin de ces chimères et ces fantômes.

 

Homme nu,

Accompagné et vu,

Par une femme aux yeux doux,

Qui de sa beauté me rendait fou.

 

Devant votre regard,

J’allais devenir votre oeuvre d’art,

J’entendis glisser le crayon sur le blanc papier,

Y témoignant votre passion sans vous faire prier.

 

Ne bougeant pas une seconde,

J’entrevoyais la profondeur des ondes,

Parcourant ici et là les lieux dès cet instant,

Où tout se figea une seconde, une minute ou un moment.

 

Rassasiés de votre soif d’exploration,

Repus de cette gastronomie aux multiples noms,

Vous naviguiez sur votre navire imaginaire le vent dans les voiles,

Pour chercher mille trouvailles à déposer tendrement sur vos toiles.

 

Homme avec tendresse transposé sur ce tableau,

Homme heureux sereinement posé car il était si beau,

Par ces mains toutes féminines ne lui voulant que du plaisir,

Avec quelques idées, ô combien, coquines afin d’en jouir.

 

Mains délicates griffonnant avec passion,

Pour immortaliser ce nouvel Adam d’une lointaine Sion,

Profitez-en bien mes bien-aimées chéries car si courte est cette vie,

Qu’un clin d’œil suffise pour comprendre que tout est maintenant fini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada