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Seul, toujours se relever…

Seul, toujours se relever...
« Seul, toujours se relever… » par Séléné Alsace Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Seul, toujours se relever…

Bonjour tout le monde,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter un excellent dimanche des rameaux. Un dimanche qui restera spécial dans les annales de l’Église catholique car il y a longtemps que l’humanité n’avait pas connu une telle période. Une période qui fait resurgir parfois ce qu’il y a de pire mais aussi de meilleurs chez l’être humain. Personnellement, je préfère regarder le meilleur puisque je suis de nature optimiste sans pour autant vivre dans un monde de bisounours.

Ensuite, une telle période suscite chez-moi une pensée bien spéciale envers les personnes qui doivent vivre loin de leurs proches tout en affrontant une précarité tant économique que psychologique. Économique puisque bon nombre d’entre elles ont perdu leur travail donc leur source de revenu servant à payer leurs biens et services pour elles et leurs familles. Psychologique puisque l’isolement signifie souvent une période de grande solitude pour des personnes ayant peu d’amis et de connaissances pour des raisons qui leur sont propres. Une telle situation risque d’être problématique pour les plus faibles d’entre elles. À toutes ces personnes, j’envoie une pensée remplie d’amour et de compassion.

Enfin, cette situation tout à fait inhabituelle m’incite à voir de plus en plus toute la fragilité de l’être humain. Une fragilité qui n’a que faire de la couleur de la peau, des ethnicités, des croyances, des opinions politiques et de tout ce qui nous divise. L’être humain est un être fragile et … seul. Mais paradoxalement, chaque être humain seul dans sa fragilité possède une force incroyable lorsque celui-ci assume ces deux aspects et qu’il le voit chez son prochain. Deux êtres humains seuls peuvent se renforcer en combinant leur solitude face à l’adversité. Il en est de même lorsque des groupes de gens de plus en plus nombreux décident d’unir leur solitude afin de surmonter des obstacles qui paraissent insurmontables. Imaginez maintenant ce que peuvent accomplir d’innombrables groupes de personnes seules qui décident de s’unir. Il s’agit-là d’une force qui dépasse tout ce dont on peut rêver.

C’est un fait. L’homme est seul maître de son destin. Un destin en dents de scie avec ses hauts et ses bas. Et, plus souvent qu’autrement, l’histoire est jalonnée de moments où il a trébuché. Mais, fait remarquable, il s’est toujours relevé.

Se relever quoiqu’il puisse arriver. Se relever quoique les oiseaux de mauvais augure peuvent raconter. Se relever en dépit de nos craintes, de nos peurs et de nos doutes. Se relever car l’être humain est digne. Une dignité qui lui ordonne de toujours se relever coûte que coûte. Se relever afin d’être debout pour regarder son futur avec espoir.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dignité et nudité

Dignité
« Dignité » Photo par G.B. d’AllemagneInstagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Dignité et nudité

Quelle belle photo où dignité et nudité s’harmonisent à la perfection.

Bravo à la fois au photographe et à son modèle pour cette photo!

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Droit au respect et à la dignité

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Avec la permission de John K. des États-Unis

Droit au respect et à la dignité

Bonjour tout le monde,

Je souhaite que vous allez bien et que la période de l’Avent se déroule selon vos espoirs tout en adhérent à diverses festivités de bureau en cette fin d’année 2019. Pour ma part, tout est beau fixe. En effet, j’ai humblement participé à petit quelque chose en collaboration avec Phylactère, une femme magnifique et photographe extraordinaire, pour une publication sur son site personnel. À cela vient s’ajouter la composition de poèmes, l’une de mes passions privilégiées, lesquels sont largement inspirés par les photos prises dans le cadre d’une séance de nudité artistique. Ladite séance a eu lieu dans mon appartement à Québec et ce, en compagnie de la photographe et de deux assistantes.

Comme j’aime bien le mentionner à l’occasions d’un reportage journalistique ayant eu lieu en 2015, il m’est un devoir de ne rien exhiber ni de ne rien cacher lors des séances où la nudité est requise pour une session de dessins, de photos ou de tout autre support visuel. En l’occurrence, ceci signifie tout simplement que chaque partie intégrante de mon être possède la même dignité et a le droit au même respect. Ce qui est aussi le cas, cela peut vous sembler étrange, pour ma jambe artificielle sans laquelle il m’est impossible de me déplacer. Voilà pourquoi elle fait partie intégrante de tout mon être.

Toutefois, et c’est pour moi un élément fondamental dans mon analyse en tant que modèle masculin, les parties intimes reflètent une image de la nudité chez l’homme trop souvent pervertie dans le monde actuel. Serait-ce une conséquence indirecte de l’accessibilité à la pornographie auprès de la masse populaire? Je peux le croire.

Or, il est à souligner que le phallus possède ses lettres de noblesse dès l’époque de la Grèce antique. Nous pouvons penser, à titre d’exemples démontrant la véracité de mon propos, aux œuvres artistiques grecques d’une valeur inestimable qui ne cherchèrent en aucune occasion à occulter cette partie de l’anatomie masculine. Mais attention ! Ne pas les occulter n’indique pas non plus le désir d’y mettre l’accent. Nuance à toujours se souvenir!

En effet, l’essentiel était de mettre l’emphase sur le contrôle de l’esprit sur le corps humain. Un tel contrôle visait à démontrer la supériorité de l’être humain sur l’animal, voire l’homme civilisé sur le barbare ou bien le citadin sur le paysan. Voilà pourquoi le sexe masculin demeurait en état de flaccidité dans la majorité des reproductions artistiques où la nudité de l’homme était exigée. Et dans le cas contraire, voire les rares réalisations artistiques où l’érection y était présentée, souvent de manière grotesque, l’objectif se résumait à prouver l’infériorité du barbare, du fait de son incapacité à contrôler ses pulsions animales, à l’égard de la civilisation hellénistique.

La magnifique photo présentée en début du présent texte constitue l’exemple parfait de mes propos, et ce pour deux raisons majeures. En premier lieu, la présentation du corps du modèle masculin y est faite de manière tout à fait exceptionnelle. En effet, tout y est impeccable : la posture, le choix, l’agencement des teintes du corps avec l’ensemble de la photo. Une telle réalisation rend notre regard tout à fait confortable. En second lieu, la nudité du modèle correspond en tous points à ce que l’on a le droit de s’y attendre, c’est-à-dire de tout voir sans pour autant y dénoter une parcelle de vulgarité, aussi minime soit-elle. Bref, elle respecte ce dont j’ai pour mot d’ordre : Pouvoir tout découvrir, sous un angle artistique et respectueux envers le modèle, mais aussi en évitant toute provocation visuelle.

En résumé, le droit au respect et à la dignité peut très bien se réaliser dans l’éventualité d’une séance-photos. Respect qui se manifeste entre les parties concernées, voire ici le modèle et le créateur de l’œuvre en question. Et dignité envers chacune des parties du corps du modèle qu’il soit une femme ou bien un homme. Mais, dans le cas présent, le modèle masculin est le seul qui possède un phallus.

Je vous remercie infiniment de votre attention.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Éloges vers le ciel

loges vers le ciel
Avec la permission de Jordh00 du Canada

Éloges vers le ciel

 

Il fait nuit et pourtant dans la forêt je suis,
Je le suis comme je le fais à chaque nuit,
Au clair de lune et aux étoiles brillantes,
Nuit sans lune et les étoiles absentes.

 

Ne craignant point les animaux,
Car je sais bien que chacun d’eux est beau,
Et qu’en cette forêt se trouvent tant de créatures,
Qui ne possèdent que ce que leur a donné mère-nature.

 

Sentir en moi chaque goutte de mon sang parcourir mes veines,
Ressentant en mon fort intérieur être le fils d’un roi et d’une reine,
Comme tous les êtres humains devraient pourtant le ressentir pareillement,
Car chacun d’eux possède le droit à la dignité et de vivre humainement.

 

Écoutant les bruits transportés par le vent du nord,
Vent du nord qui annonce subtilement la venue du froid hiver,
Pourtant déjà prévenu par les arbres ayant perdu leurs feuillages verts,
Je me suis alors dirigé vers une vaste clairière tout en me tenant aux abords.

 

Ne pouvant guère lutter contre ce désir étouffant,
De renouer pour un bref instant à la liberté d’un enfant,
Cette liberté qui est si souvent brimée par une hypocrite société,
J’ai alors de manière quasi sacrée mes vêtements salis par le temps enlevés.

 

Quelques pas je fis en direction des verts sapins,
Et vers le firmament je levai tant les yeux que les mains,
En espérant atteindre la cime des arbres pour y trouver refuge,
Loin de ces religions et de leurs dieux qui condamnent et qui jugent.

 

Je ne veux point de ces dieux et de leurs prophètes de malheur,
Car en chacun des êtres en ce monde se trouve le désir du bonheur,
Bonheur d’aimer et d’être aimé ! Bonheur de vivre et de laisser-vivre !
Et de mes éloges vers le ciel, c’est ce dont en cette saine nuit, je m’enivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Croix de femme

Croix de femme
 » Croix de femme  » Poème de RollandJr St-Gelais Magnifique photo par Emilie alias Tokatun sur DeviantArt 

Croix de femme

 

Porter le poids de l’humanité,
En son sein bien avant qu’elle soit née,
Soutenir le fardeau des péchés que l’on nous a inculqués,
Entretenir la charge des fautes que l’on nous a sans cesse accusées.

 

Être femme tant convoitée,
Être femme pécheresse et tant désirée,
Être celle par qui le péché originel arriva sur la Terre,
Être celle par qui tout le mal surgit des profondeurs des enfers.

 

Tellement aimée par ses pères,
Bien souvent rejetée inévitablement par ses pairs,
Crainte pour sa beauté envoûtante bien qu’éphémère,
Pour laquelle tant d’hommes sacrifièrent leurs vies à la guerre.

 

Mère qui donna aux hommes le premier des assassins,
Mère qui livra l’homme divin en holocauste comme ultime destin,
Cet être à la fois humain et divin sorti de ses entrailles de son immaculée sein,
Cet être de sang et de chair telle sa tendre Mère offert par ses gracieuses mains.

 

Et pourtant, qu’avons-nous fait de son corps ?
Qu’avons-nous fait de ce joyau précieux comme l’or ?
L’avons-nous traité comme notre égal, en droit et en dignité ?
L’avons-nous accueilli avec le respect tant en amour qu’en amitié ?

 

Ne savez-vous donc pas qu’elle porte plus que sa croix ?
Que par le simple fait qu’elle soit femme souvent elle n’a plus de droit ?
Qu’il n’y a rien de pire en ce monde pour le cœur d’une épouse, d’une mère,
Que de porter la lourde croix de femme car elle possède un goût des plus amers.

 

Croix latine ou croix byzantine,
Car peu importe réellement sa véritable origine,
La croix de femme est sans contredit la plus lourde,
Car de ses souffrances bien souvent on lui fait l’oreille sourde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada