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Au nom de Dieu

Au nom de Dieu Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par SpookyPic Source : https://www.deviantart.com/spookypic/art/In-the-name-of-God-947717787

Au nom de Dieu

 

Je suis depuis je ne sais quand,

Peut-être depuis tellement longtemps,

Possédé par un succube qui tire ma puissance,

Lorsqu’il vient me visiter afin de saisir ma semence.

 

Cet être à l’élégance exceptionnelle,

Qui prend l’apparence d’une femme si belle.

Lorsque retentirent les douze coups de minuit,

Elle répand une chaleur infernale dans mon lit.

 

Ne pouvant résister à la tentation qui me remplit.

Un à la fois, je retire mes vêtements sous la lune qui reluit.

Haletante de désir, elle s’assoit sur ma hampe au garde-à-vous !

Comment, en une pareille situation, puis-je ne pas devenir fou ?

 

Sans plus attendre, elle a su prendre les devants.

Se balançant allégrement par en arrière et par avant.

Quel délice diabolique de sentir cette ferveur s’épandre sur mon corps !

Une sensation, si dangereuse soit-elle, vaut bien toute son pesant d’or.

 

J’ai eu beau placer ces crucifix sur les murs de ma chambre.

Rien n’a pu me protéger de cet être à la chevelure d’ambre.

Croix bénies, évocations et grandes prières de délivrances,

Rien n’a su me prémunir en cette nuit de cette jouissance.

 

Au nom de Dieu, je t’en conjure, demeure avec moi jusqu’au matin.

Par tous les saints du ciel, accepte que j’effleure tes magnifiques seins.

Dis-moi avec franchise, ô diablesse venue des profondeurs des enfers !

Que dois-je exécuter pour que désormais je puisse à jamais te plaire ?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Comme ils sont beaux tes seins

Ils sont beaux tes seins Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par PhotoGilles@VL2008 Modèle : Alixia Busch Source : Last Days In Cannes | Alixia (alixiamodele.com)

 

Comme ils sont beaux tes seins

 

Ô, mon adorable chérie ! 

Ensemble, nous avons passé la nuit,

À cet hôtel que nous avons jadis découvert,

Mon épouse et moi, durant nos vacances d’hiver.

 

Tu as peuplé mon esprit dès l’instant où j’y suis entré.

J’imaginais ce doux moment où, dans une joie passionnée,

Devant moi, tu retiras tes vêtements sans fausse pudeur.

Puisque face à ces moralistes, nous n’en éprouvons aucune peur.

 

Oui, je suis un mari tout à fait fidèle.

Mais, devant ta beauté, je m’émerveille.

J’adore mon épouse et je ne lui refuserai jamais rien.

Mais, c’est avec toi que je voulais me réveiller au petit matin.

 

Dès l’instant où tu t’es lentement déshabillée,

Avec un regard taquin, tu m’as longuement fixé.

Ta chevelure rougeâtre, tu l’as transformée en une œuvre d’art.

Tu sentais le parfum à la lavande que je t’avais acheté à un prix fort.

 

Tes lèvres pourpres nous suppliaient à la concupiscence.

Nos idées coquines témoignèrent de la perte de notre innocence.

Et, pourtant, nous prenions notre temps pour ne rien brusquer.

Seulement, de cette rare opportunité, avec délice, savoir l’apprécier.

 

 

Fait amusant ! Tu as le même prénom que ma charmante conjointe.

Celle que tu as vu, qui était assise à côté de moi, les mains jointes.

En cette église où au pied de l’autel, nous avons juré une entière fidélité.

En ce lieu de prières où devant la parenté, nos enfants ont été baptisés.

 

 

Quelle ironie que nous sommes ensemble dans cette chambre d’hôtel !

Car, je dois l’avouer, vous êtes l’une et l’autre exceptionnellement belles.

Chaque fois que je t’ai nommé, en mon cœur, j’ai pensé à mon amour.

Oui, toi et elle, de tout mon être, je vous chérirai encore et toujours.

 

 

Cependant, j’ai un drôle de secret à te confier.

Que cela reste entre nous, ô, ma tendre dulcinée.

Dès l’instant où tu as retiré de ta poitrine, tes mains,

Je me suis exclamé : « Comme ils sont beaux tes seins. »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est à partir de cette séance

C’est à partir de cette séance Poème de Rolland Jr St-Gelais Source de la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/173a-945461889

C’est à partir de cette séance

 

Je me promenais dans les rues,

C’est alors que me vint subitement une fringale.

L’une de ces faims qui me crevaient la dalle.

Alors que je profitais du bon temps à pleine vue.

 

Apercevant un kiosque de restauration rapide,

Je m’y suis alors dirigé sans un seul instant me douter.

Que je deviendrai amoureux d’une dame de toute beauté !

Elle y œuvrait afin de payer ses cours avec une attention insipide.

 

Constatant qu’il y avait peu de gens qui attendaient leurs tours,

J’en ai donc profité pour lui demander en quoi elle étudiait.

« En art ! » Elle m’a alors répondu pendant qu’elle me servait.

Ce à quoi je lui ai dit que je cherchais un modèle en ce jour.

 

Je lui ai expliqué que j’étais photographe de profession.

Et que, sans cesse, j’étais à la recherche de modèles,

Une personne qui de corps et d’âme serait belle.

Que je lui prodiguerais un bon cachet comme de raison !

 

Sans hésiter, elle glissa de quoi pour écrire sur le comptoir.

J’ai très vite compris qu’elle souhaitait m’offrir un tel service.

Griffonnant avec empressement : 460 de la rue aux mille vices !

Je lui ai prestement remis ce papier en admirant ses yeux noirs.

 

Les jours et les nuits, puis les mois passèrent inlassablement.

Puis, un soir, on frappa par trois coups à la porte de mon atelier.

Quelle belle surprise d’y trouver celle que j’avais jadis rencontrée !

Sans plus attendre, elle s’introduisit en ma demeure précipitamment.

 

Nous nous regardâmes droit dans les yeux.

C’est alors que j’ai compris la raison de sa venue.

Vers le sofa, elle y alla en ôtant ses vêtements jusqu’à être nue.

Jamais de ma vie, une femme aussi magnifique, je n’avais encore vu.

 

Son corps de jeune dame s’harmonisait impeccablement.

À l’horizon qui s’offrait à la lentille de ma précieuse caméra.

Qui en cette soirée magique pour toujours elle l’immortalisera !

Voilà pourquoi, elle et moi, nous avons œuvré si joyeusement.

 

Ses longs cheveux descendaient jusqu’aux fesses.

De sa bouche, une haleine se dégageait de menthe rafraîchie.

Son être resplendissait, à la fois, de tellement de bonté et de vie.

Devant tant de splendeur qui se manifestait, j’étais en détresse.

 

C’est sur des notes de piano jouées à la radio,

Que cette agréable soirée s’est poursuivie allègrement !

C’est lorsque l’on s’y attend le moins que l’amour naît subitement.

C’est à partir de cette séance qu’elle et moi avons connu des jours si beaux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Car je ne savais plus quoi jouer ensuite

Car je ne savais plus quoi jouer ensuite Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Modèle : Rosenduft Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-don-t-know-what-to-play-next-945253065

Car je ne savais plus quoi jouer ensuite

 

C’est pour moi une bien triste journée.

Mon bien-aimé m’a, à jamais, quitté.

Il est parti vers une si lointaine terre,

Qui ne m’est pas tout à fait étrangère.

 

Je me suis alors dirigé le cœur en peine,

Avec de l’amertume qui coulait dans mes veines,

Vers le grenier où l’on prenait tant de plaisir à chanter,

Des airs mélodieux qui nous faisaient tant vibrer.

 

Des chansons qui ont traversé l’épreuve du temps.

Des groupes que certains couples présentent à leurs enfants.

Pour leur rappeler qu’il y a eu une époque où l’on rêvait.

Pour leur dire qu’il y a eu une période où l’on espérait.

 

Sans prononcer un mot, j’ai enlevé mes vêtements.

Et d’un châle, je couvrais mes épaules délicatement.

Je me suis assise sur le plancher sur le tapis vert,

En me remémorant, les soirées romantiques en hiver.

 

Prenant avec douceur de la main droite mon précieux violon,

Et celle de la gauche, mon archet avec une noble passion.

Je me suis mise à interpréter les plus belles romances,

Que j’ai découvert lors de ma vertueuse adolescence !

 

Chaque note se transformait en sanglot.

Car, autour de moi, tout s’écroulait tel un château,

Une résidence construite par de simples cartes à jouer.

Ces morceaux qui ressemblèrent à mon âme abusée.

 

Je continuais inlassablement à faire danser mon archet,

Sur les cordes d’argent de mon violon sans cesse aux aguets.

Sans relâche, mes doigts parcouraient leurs chemins,

Alors que les notes frappèrent les meubles de pin.

 

Que ça fait du bien de verser toutes ses larmes !

Quelle libération pour notre être sans armes !

Au fil du temps, la fatigue m’a alors envahie,

Une impression bizarre m’a soudain remplie.

 

C’est ainsi que j’ai enfin compris le sens de la vie.

Qu’en ce monde rien n’est fait pour durer à l’infini !

Que le passé finira, un jour ou l’autre, par prendre la fuite !

J’ai ainsi tout déposé, car je ne savais plus quoi jouer ensuite.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Au cœur de la vague

Au cœur de la vague Poème de Rolland Jr St-Gelais Source de la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Unnamed-945291267

Au cœur de la vague

 

Me voici en pleine nuit,

Sans lune ni étoiles au firmament,

J’étais attirée vers la mer impétueuse irrésistiblement,

Écoutant les houles frapper les dunes en faisant grand bruit.

 

Je me sentais si seule et si perdue,

Dans une contrée tellement étrangère,

Où diriger mes pas ? Je ne le savais guère.

Cette mer si agitée semblait s’étaler à perte de vue.

 

C’est alors que j’ai cru percevoir un appel mystérieux.

Une voix qui m’exhortait par le nom de mes précurseurs,

Ceux qui formèrent l’une des nombreuses tribus sans peur.

Les Celtes qui pratiquaient des rites mystiques pour être heureux.

 

Vivre en une parfaite harmonie avec la nature !

Écouter avec attention les messages des saisons !

Mettre en équilibre en tout temps la foi et la raison !

Voilà quels étaient les fondements de leur être dans une sincérité pure.

 

Ces paroles m’appelaient inlassablement.

Sans y prendre garde, je me dirigeais vers une falaise.

C’est à son sommet que je vis ces dames qui me parurent si à l’aise.

Tandis que l’une d’elles s’approcha de moi bien tranquillement.

 

Elle m’invita à rejoindre ses âmes sœurs.

Les sorcières de la mer de la Bretagne et des alentours.

Cette région où sont racontées les légendes de fantômes et d’amour.

Sans plus attendre, j’ai retiré mes vêtements en gardant une étrange pudeur.

 

J’avais après tout trouvé bien des réponses à mes questions,

Que je me répétais chaque jour depuis mon entrée au pensionnat.

Cet endroit lugubre où à la suite du décès de mes parents on me plaça.

Car, croyait-on à cette époque d’inouïe intolérance, j’avais perdu la raison.

 

J’ai enfin compris d’où vinrent mes innombrables incantations,

Que je récitais dans une langue qui m’était totalement inconnue !

Une femme fière de ses origines et de ses traditions, je suis devenue.

Voilà pourquoi, je devais revenir parmi mes sœurs au sein de cette nation.

 

Au cœur de la vague, je me suis laissée étreinte.

Au milieu de ces dames, je me sentais vivre en toute liberté.

Je savais qu’au fond de moi ma place y était depuis toujours réservée.

C’est à ce moment-là que pour une fois mes peurs se sont à jamais éteintes.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada