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Je te porterai mon enfant

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je te porterai mon enfant

 

Je te porterai mon enfant,
Avec fierté, je pense à tes ascendants.
Et tu en feras de même pour tes descendants,
Pour se souvenir de ceux qui furent enlevés de notre continent.

 

Arrachés de nos lointaines terres,
Afin d’enrichir bien des terres étrangères,
De ces terres abreuvées de notre sang et de notre chair,
Avec pour consolation nos chants ancestraux portés dans l’air.

 

Fière de ma peau d’ébène,
Qui est aussi noble que l’antique Hélène,
De cette peau témoin de l’ardeur du soleil,
Qui brille sur nos sols montrant toutes ses merveilles.

 

Tu es en moi comme je suis en toi,
En moi, j’ai reçu la douce semence de ton père,
De cet homme qui aimait tant la paix et méprisait la guerre,
Un homme d’humble condition mais qui se tenait comme un roi.

 

Je te nourrirai avec joie du lait de mes seins,
À la saveur tellement exquise et au goût divin,
Te donnant mon savoir par un don transmis de ma mère,
De ma défunte mère qui fut jadis une inestimable sorcière.

 

Tu feras grand honneur à notre nation,
Et à ta mère comme de raison et avec passion,
Une passion de vivre et de combattre les injustices,
Sans oublier d’offrir à Dieu avec empressement tes prémices.

 

Je te porterai en mon âme lorsque tu naîtras,
Et dans mon cœur de chair, je te suivrai pas à pas,
De ma main bienveillante, je t’inciterai à te surpasser,
Ainsi j’aurai accompli ma mission lorsque je trépasserai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En fredonnant une chanson

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Avec la permission de mon amie Elisa R. de l’Irlande

En fredonnant une chanson

 

En cette journée de froidure,

Qui parfois nous rappelle comme la vie est dure,

Où rien est acquis pour toujours de nuit comme de jour,

Où tout est précieux la vie, la santé, la prospérité comme l’amour.

 

Une journée comme les autres,

Où gens voyageant en terres étrangères,

Cherchant calme et paix loin de la haine et de la guerre,

Et quelques sourires sur des visages qui seront leurs hôtes.

 

Quelques bouffées d’air en nos poumons,

Suffisent pour se souvenir qu’en la nature nous existons,

Et apaisent ainsi nos âmes de ces puériles inquiétudes,

Tout en les extirpant de cet esprit de servitude.

 

En ce temps d’automne,

Où le grondement des mers résonne,

Rappelons-nous que le plus grand des biens,

Est d’espérer sans cesse en de meilleurs lendemains.

 

Même si l’hiver est à nos portes,

Et que nos souvenirs d’été au vent s’emportent,

Laissant place au manteau d’un blanc immaculé,

Et que la nature doucement s’endormira dans les bras de Morphée.

 

En cette journée où tout est calme,

Que les vagues frappent les berges de nos âmes,

Emportant avec elle tant de questions existentielles,

Évitant ainsi par la grâce du ciel que nous devenions des êtres démentiels.

 

En cette journée de morte saison,

Loin cette folle idée d’avoir perdu la raison,

Car pour une rare fois nous pouvons ressentir cette vibration,

Qui rend l’homme heureux simplement en fredonnant une chanson.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le vieil homme…

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« Le vieil homme… »

 

Montant les marches péniblement,

Le dos courbé tourné de tous ces gens,

Se remémorant du temps de ses tendres amours,

Qui lui donnaient raisons de vivre et joies à chaque jour.

 

N’ayant point honte de sa nudité,

Témoin de sa lointaine et noble virilité,

Qu’il partagea avec dames en leurs contant fleurette,

Ha! Ce qu’il aime se souvenir comment elles étaient si coquettes.

 

Regardant de ses yeux fatigués,

L’eau de ce bassin brassée par tant de gens agités.

Ne sachant que faire de bien de cette seconde d’accalmie,

Brisée par quelques rires de ses rares et imaginaires amis.

 

Se souvenant de ses vacances d’autrefois,

Où tout était possible ! Où tous avaient la foi !

De son enfance mystérieuse et de sa  jeunesse brumeuse,

Qui firent place à la fleur de l’âge éphémère en sa mémoire ténébreuse.

 

S’appuyant sur la rampe,

En guise de canne, en guise jambe.

Affrontera-t-il cette eau qui lui glacera les os ?

De ses os jadis couverts d’une peau caressée en des temps plus beaux.

 

De cette main maternelle,

Qui fut remplacée par celles plus sensuelles,

Jours s’écoulant sans cesse amenèrent inlassablement,

Son cortège de rides et de cheveux perdus inévitablement.

 

Allons ! Se dit-il alors.

Je suis bien vivant. Voilà mon trésor !

Que cet instant soit celui du plus grand plaisir,

Car, bien que je sois vieil homme, je désire encore vivre.

 

Poème de RollandJr St-Gelais
Dessin de Eri Kel

Qui se souviendra?

Qui se souviendra?
Qui se souviendra?

Qui se souviendra?

 

Qui se souviendra de cette journée-là où toi et moi avons fait connaissance? 

De cet instant où dans le secret de nos cœurs naquit doucement notre amour. 

Un moment que je souhaitais être figé dans le temps telle une nouvelle naissance. 

Et ton regard que tu posas sur moi qui me semblait durer pour toujours.

Qui se souviendra de cette journée magnifique et illuminée par ton sourire? 

Sans dire un seul mot, tu apprivoisais l’homme que je suis lui donnant ainsi un noble visage. 

En toute simplicité, tu m’as amené au Royaume du bonheur par la magnificence de ton rire. 

De ce rire, je m’en rappellerai toute ma vie tellement il me transporta vers des rêves pas toujours sages.

Qui se souviendra de la couleur de tes yeux lesquels me firent abaisser le pont-levis de ma solitude? 

Tu entras en mon cœur pour ne jamais, je te le jure de toute mon âme, en sortir. 

De cette seconde où tu pénétras mes défenses, tu as su voir que je fus un être prude. 

Une pudeur née de la dureté de la vie et de l’hypocrisie de certains qui ne savaient que mentir.

Je me souviendrai de la joie de vivre qui transpirait de tout ton être.

Je me souviendrai avec nostalgie de ta beauté telle une déesse du mont Olympes. 

Je me souviendrai avec mélancolie lorsque le temps me transformera en un vieil hêtre. 

Je me souviendrai de ta sensualité qui fit de toi une femme incomparable telle une nymphe.

Qui se souviendra de toi dans la monotonie de son quotidien qu’ignorèrent même ses aïeux? 

De ta féminité qui fit d’un animal brut un être pleinement humain? 

Qui se souviendra de la dame qui presque par magie éleva une âme dans les Cieux? 

C’est celui qui écrit ces quelques mots afin de te dire merci de lui permettre de croire en demain.

 

De

 

Rolland St-Gelais  

Québec (Québec) 

Canada